Prof de français ? Dans une autre vie peut-être

Normalement oui, je devrais tenir jusqu'à la fin. Pour l'instant je n'ai pas de nombre de chapitres exact, il y en 8 titrés et bien définis où j'ai déjà abordé les grandes lignes pour le moment, les autres ont un nom mais pas de numéro. Je pense qu'il y en aura moins de 15 quand même, oui, entre 10 et 14 ou moins.
Pour l'instant à la rédaction destinée à la publication, je n'en suis qu'à la partie deux du chapitre 4.
Je fais quelques fautes d'étourderies oui, je le confesse, je me relis bien trop rapidement

Tu as raison, ce sont bien les joues qui sont rouges écarlates, mais elles sont
D'UN rouge, et comme tu le sais
un est un déterminant qui marque le singulier.
Dans le cas où il aurait été écrit [...] teindre ses joues qui deviennent rouges (sans écarlate) il y aurait eu accord mais dans le cas que tu cites, la présence de "un", s'applique directement au mot rouge.
Et troisièmement ça peut toujours servir, lorsqu'une couleur est exprimée par deux termes ou plus (comme rouge écarlate), les termes restent invariables.
"Ses joues ont teint au point de devenir rouge écarlate"
Le plus grand plaisir pour moi, c'est que tu fasses ce genre de spéculations autour de Black ou des orphelins... c'est vraiment très plaisant

Les émeraudes... finira-il par les avoir, va-t-il se faire éliminer, tous ces éléments de réponses tu les auras bien assez tôt

PS : Pour le coup de Shadow et de la différence temporelle entre les deux mondes, effectivement, je te décerne la médaille de la chippoteuse du siècle

Oh et j'espère que ça a été pour toi !
Allez, have a nice reading
Chapitre 4 : L'exilée (2)
Mobius.
C’est sur cet astre qu’avait élu domicile Sonic le hérisson bleu. Cette planète sphérique à la teinte verdâtre, a à de nombreuses reprises été le théâtre d’innombrables batailles, opposant la tyrannie du Docteur Ivo Robotnik à son principal rival hérissé, qui n’avait de cesse de déjouer ses plans, constamment suppléé par ses camarades et amis.
C’est également sur cette planète que Gally conformément aux dires de Christy, venait tout juste d’aluner à bord du petit transporteur que lui avait confié cette dernière. En effet, pour un vaisseau spatial censé voyager à travers la galaxie, l’appareil de l’adolescente semblait au final somme toute assez étriqué, pour un enjeu de cette taille. D’ailleurs, ses dimensions restaient très modestes avec sa petite dizaine de mètres de longueur à vue de nez et sa largeur à moitié moindre. Il disposait aussi de deux ailes repliées sur le revêtement de l’appareil, ainsi que quatre turboréacteurs cylindriques fixés par paire à l’arrière de l’astronef.
Avec son cockpit à l’avant composé d’une épaisse verrière derrière laquelle se tenaient les deux sièges des passagers, ce vaisseau spatial ressemblait davantage à une version améliorée du jet de combat de Christy. Seulement, même si les apparences ne paraissaient guère jouer en sa faveur, l’alliage métallique ocré qui en composait principalement la coque, semblait d’une robustesse à toute épreuve et mettait ainsi définitivement un terme à tout débat, quant à sa capacité à voyager dans l’espace.
Ceci étant dit, la navette de la féline s’était posée dans l’une des nombreuses prairies mobiennes, plus précisément à l’orée d’un bois. Ce pré naturel dominé par ce vert printanier, s’étendait à perte de vue vers des horizons qui paraissaient sans limite.
C’est donc au milieu de ce décor champêtre, que la porte située sur la paroi latérale du vaisseau a fini par coulisser et ainsi, permettre à Gally de découvrir ces nouveaux paysages qu’elle observait déjà d’un regard curieux.
D’ailleurs, à peine avait-elle posé le pied sur le gazon sec de la plaine, que la féline se voyait déjà accueillie par la présence de menaçants cumulonimbus, fidèlement accompagnés par un vent qui n’avait pas mis longtemps avant de se lever.
Face à cette bourrasque tant violente qu’inattendue, la rescapée de Aurora et plus récemment de Cascade, paraissait surprise voire totalement dépassée, au point lutter pour garder sa stabilité ainsi que celle de sa robe, qu’elle maintenait fermement d’une main.
Face à ces conditions climatiques qui se dégradaient, Gally n’a pas eu d’autre choix que de trouver refuge dans la forêt, dont l’entrée ne se situait qu’à quelques pas de son vaisseau. Autant dire que bien lui avait pris, car la pluie s’était soudainement abattue dès lors qu’elle a pénétré dans le bois.
La féline a alors contemplé d’un air ébahi bien à l’abri sous les feuilles des grands arbres, l’averse qui gagnait peu à peu en intensité.
Sans aucun recours ni même autre idée en tête, la jeune féline a décidé de s’enfoncer dans la forêt, dans l’espoir de la traverser avant la tombée de la nuit.
Gally a donc marché, remarché, marché encore et toujours et ce, des heures durant sans vraiment savoir où aller. Au fil de sa progression, ses pieds n’avaient de cesse de s’enliser dans la boue et les gouttes de pluie glissant entre les feuilles des arbres, venaient humidifier sa tenue immaculée qui s’imbibait progressivement, pour s’agripper désagréablement à son pellage.
Le visage pourtant si déterminé de Gally à l’idée de rencontrer Sonic, se convertissait petit à petit en une expression morose. Son dépit se traduisait surtout par des pas de plus en plus lents et une mine des plus dépitée.
Pour faire simple, la gardienne par défaut des émeraudes du Chaos était perdue, au point de finir par s’arrêter et s’emparer de son sac qu’elle avait agrippé à son épaule.
Elle l’a ensuite ouvert, avant de contempler un long moment son contenu.
Les sept émeraudes brillaient d’un éclat éblouissant, rassurant mais aussi, chaleureux. Elles apportaient lumière et espoir dans cette forêt relativement assombrie par les nuages qui dominaient le ciel. En tout cas, à cette espérance Gally a fermement voulu y croire.
« Et vous ? Vous n’êtes pas en mesure de m’aider à retrouver Sonic je suppose… »
En fixant les émeraudes d’un œil étincelant d’espoir, la féline semblait plus que tout attendre ne serait-ce qu’un signe de leur part, n’importe quoi pourvu qu’elles lui redonnent confiance. Hélas, mis à part un profond silence que la chute de la pluie battante venait perturber, Gally a rapidement dû se rendre à l’évidence, les émeraudes ne dialoguent guère. Face à cette désillusion, la rescapée de Aurora a évacué un profond soupir de déception, qui allait de pair avec ses traits abattus
« Non bien évidemment, quelle idiote je peux faire… Comme si des simples pierres pouvaient me répondre.. »
« - La vache ! Ça t’prend souvent de parler à ton sac à dos comme ça ?
Une voix ? Mais d’où pouvait bien provenir cette phonation ? C’est en tout cas la question que s’est posée Gally qui soudainement, a été prise d’une peur panique. D’un sursaut, l’amnésique a alors brusquement relevé la tête et c’est au moment où elle a fait face à son propriétaire, que ses mirettes se sont écarquillées d’une torpeur quasi palpable. Au vu de la situation, il y avait quand même de quoi, surtout lorsqu’elle a aperçu juste sous son nez, le visage d’un hérisson qui la fixait avec de grands yeux inquisiteurs.
Ce personnage hérissé qui était soudainement apparu devant la rescapée de Aurora n’était pas Sonic, comme le témoignait ce pelage vert citron qu’il arborait. Ce nouveau personnage était vêtu d’une petite veste en cuir carmine aux manches courtes, qui contrastait avec ses yeux azurins. Le hérisson portait aussi autour de ses poignets, deux bracelets en cuir parsemés de pointes aiguisées.
La seul comparaison avec Sonic ne se limitait uniquement qu’au point de vue de l’espèce, car contrairement à lui, il disposait au sommet de son crâne de plusieurs piquants assez fins, tandis que deux autres plus épais venaient se succéder à l’arrière de sa tête.
Quoiqu’il en soit Sonic ou pas, la réaction de Gally qui dans sa tête ne voyait là qu’un voyeur qui la fixait d’un air des plus indiscrets, a été de pousser un énorme cri animé par une frayeur sans borne, qu’elle a extériorisé par l’intermédiaire d’un virulent soufflet que le hérisson a violemment encaissé bien malgré lui.
Le pauvre qui n’avait rien demandé, s’est vu propulser à plusieurs mètres en arrière, avant de finir sa course au milieu d’une flaque d’eau croupie.
Sonné, le hérisson a mis plusieurs secondes avant de finalement reprendre ses esprits, et affichait un visage on ne peut plus grimaçant. Il s’est ainsi progressivement relevé, en tenant fermement sa joue marquée par ce teint rouge et l’empreinte de la féline.
« Miel ! Ça c’était d’la pêche, parole de hérisson ! »
A l’écoute des lamentations de sa victime bien malgré elle, Gally a aussitôt compris son erreur et c’est juste après avoir refermé son bagage et l’avoir suspendu dans son dos, qu’elle s’est vivement rapprochée de l’agressé d’une mine accablée.
« - Je t’en supplie pa... pardonne-moi… J’avais nullement l’intention de te faire du mal, j’ai simplement pris peur…
Dès lors qu’elle est arrivée face à son interlocuteur, la gardienne des émeraudes à humblement étayer ses excuses, par une courbette dont l’inclinaison semblait proportionnelle au sentiment de culpabilité qui la rongeait.
Le hérisson ne paraissait guère rancunier par rapport à l’attitude un peu sauvageonne de Gally. Bien au contraire, ce dernier a esquissé un sourire compatissant et s’est même permis de détendre l’atmosphère à base d’humour.
- Aller t’inquiète ! Ça gaz j’te jure. J’suis solide comme un roc moi. »
Pour accompagner ses dires, le hérisson n’a pas pu s’empêcher d’exhiber ses biceps qu’il contractait avec beaucoup de peine, sous le regard amusé de son interlocutrice.
Après cette démonstration de force plus gaguesque que convaincante, le nouvel arrivant a repris un air sérieux et a interrogé la rescapée de Aurora l’index sur le menton.
« Mais plus sérieusement, j’m’attendais pas à croiser âme qui vive dans ces bois et surtout pas à c’t heure-ci..
Gally qui l’observait d’un regard ébahi, a vu cette rencontre totalement fortuite, comme un signe des émeraudes du Chaos qui avaient répondu à son appel de détresse. C’est pourquoi, elle a fermement tenu la lanière de son sac puis a tenté sa chance d’une voix pleine de détermination.
- Je suis à la recherche de Sonic le hérisson, le héros capable d’utiliser la lumière du Chaos pour réaliser des miracles. Saurais-tu où je peux le trouver s’il te plait ?
D’abord intrigué par la requête de la féline, le hérisson vert s’est dans un premier temps plongé dans une intense réflexion, illustré par cet air solennel et ce regard jugeur qui la scrutait avec minutie de haut en bas.
Il a finalement esquissé un large sourire amical et a pointé un index tendu en direction de ce qu’il a jugé comme étant le chemin à suivre.
- Un peu mon n’veu ! En continuant par-là, tu devrais rapidement arriver au village où il habite et avant la tombée d’la nuit, parole de hérisson. »
Lorsque la marche à suivre est parvenue jusqu’à ses oreilles, Gally n’a pas perdu un seul instant pour remercier son sauveur d’une légère courbette, avant de se remettre en route en entamant une course folle.