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L'Atelier Fan Area => Best of => Discussion démarrée par: Blackdoom le Juin 04, 2009, 06:29:05 pm



Titre: [Terminée] NightDreamers [Avertissement pour les plus jeunes]
Posté par: Blackdoom le Juin 04, 2009, 06:29:05 pm
Edit [20/12/2012] : Cette fanfiction contient des scènes à caractères violents et/ou sexuels.
Néanmoins il est utile de préciser aux plus dégueulasses d'entre vous qui ne liraient cette fic que pour ce genre de passages violents et/ou sexuels que lesdits passages se comptent sur les doigts d'une main et qu'ils sont pour la plupart loin d'être traumatisants.
Merci.

... Ca fait un petit bout de temps.
Et bien me revoilà dans cette section. Plus en temps que membre qui passe une fois tous les six mois pour poster un ramassis de conneries, mais comme ficeur. Quelle nostalgie x)
Dans la lignée des deux premières fics que j'ai terminées voilà presque trois ans, je reviens cette fois avec plusieurs personnages que je n'ai pas inventés de moi-même. Vous les reconnaîtrez facilement, leurs propriétaires sont assez connus sur ce forum... En tout cas dans cette section.

En écrivant, je me suis rendu compte que le prologue faisait cinq pages, et le premier chapitre le double. On est loin des une-deux pages que j'écrivais avant x')
Je couperais le prologue en trois, chaque partie présentant un personnage important. Ca vous permettra aussi d'entrer à votre aise dans l'étrange ambiance que je veux instaurer. Une ambiance toujours dans la lignée des deux autres fics que j'ai écrites.
Pour ceux qui connaissent déjà, ils sont prévenus.
Pour les autres, évitez de lire certaines parties seul dans votre chambre en pleine nuit...



« De tout temps, beaucoup de Confréries, de Confédérations, ont été inventées. Les unes pour gouverner le Bien, les autres pour légitimer le Mal. Nous ne sommes ni pour l’un, ni pour l’autre.
De beaucoup pensent que si le Bien régnait en maître sur le Mal, le Monde irait mieux. C’est faux. Absolument faux, puisque personne ne peut le savoir. Personne ne doit le savoir. La balance de notre Monde qui régit le Bien et le Mal existe depuis son Origine. Notre devoir, la préserver. Donc ne préférer aucun camp, que ce soit pour le Bien, comme pour le Mal…

-----------------

Les flocons se balançaient lentement dans les airs, au rythme d’un vent léger et frais.

La fumée de la cigarette dansait entre les cristaux blancs. L’homme porta cette dernière à la bouche et expira un rond de fumée qui sembla traverser le froid de cette nuit d’hiver. Accoudé à sa voiture noire, il retira ses lunettes et goûta la fraicheur d’un moment de répit. Il avait fait son boulot. Aujourd’hui, il avait scellé un contrat avec l’un des présidents Mobiens les plus réputés de toute l’histoire de cette planète. Irascible, intransigeant et détestant les palabres inutiles, il avait néanmoins su écouter son interlocuteur et comprendre l’importance de son message. Message qui allait prodiguer une somme considérable à l’agence qui l’avait choisi, et une forte réputation à celui qui avait su fléchir cet hybride connu pour sa sévérité.

Le type en question porta une nouvelle fois sa cigarette à la bouche.
-   J’aime la neige. Elle est blanche, immaculée… Innocente… Et tellement reposante. Elle ne fait aucun bruit lorsqu’elle tombe.
L’homme fut surpris par cette apparition inattendue, sur les abords d’une route perdue entre deux petits villages. Mais il fut plus surpris encore par l’apparence de ce visiteur.
A l’évidence, il s’agissait d’un hybride, de par les pics qui tombaient à quelques centimètres du sol, à demi cachés par une longue cape noire à l’apparence miteuse. Son museau restait caché par une capuche qui accumulait les flocons blancs.
-   Par contre, je n’aime pas la cigarette… Ca pue, et ça pollue.
-   Qui êtes-vous ? Demanda alors le salaryman, vexé de se faire insulter en tant que fumeur.
L’hybride se tourna alors lentement vers lui. Ses bras semblaient être cachés à l’intérieur de la cape. Lorsqu’elle se tourna, elle sembla glisser sur la neige. Son habit ne se froissa pas. Deux yeux bleus percèrent le voile de la capuche et sondèrent l’âme de l’homme en costume-cravate.
-   N’y voyez rien de personnel.

L’homme ressentit alors une brûlure au niveau de sa main. Sous le coup de la douleur, il lâcha la cigarette qui tomba dans la neige. Sans qu'il ne le voie, trop occupé à regarder avec effarement son poignet se solidifier sous une glace transparente, l’hybride fixa la cigarette au milieu de la neige et eut un rictus méprisable. L’homme poussa alors un cri de douleur. Un froid intense l’envahissait, glaçait le sang dans ses veines, attaquait les nerfs de ses fonctions vitales comme des centaines d’aiguilles. La glace recouvrit peu à peu son corps entier, alors que le cerveau, touché de l’intérieur, stoppait déjà ses activités. L’homme tomba dans la neige, rigide comme la pierre, les yeux et la bouche grands ouverts, emprisonné dans la glace.
L’hybride n’avait fait aucun geste. Elle s’était contentée de regarder ce spectacle méprisant sans une once de sentiment. Elle fit quelques pas et ramassa la cigarette qui ne s’était pas encore entièrement consumée du bout des doigts. Puis elle se retourna vers le corps de l’homme et s’agenouilla près de lui, en tendant la cigarette au-dessus de la bouche de sa victime. La glace, à cet endroit, sembla se liquéfier, sans altérer celle autour du visage. Zalosta laissa tomber la cigarette dans sa bouche. La glace la recouvrit alors une nouvelle fois.
La hérissonne se releva sans quitter l’homme du regard. Puis elle se retourna et partit sans se presser. Derrière elle, la glace qui emprisonnait le corps de l’homme se brisa de toute part.

La neige, elle, continuait de tomber, témoin muette de cette scène morbide.

---------------

Voilà, s't'un peu court pour le moment. La suite va suivre très rapidement, et ce sera Hunter aux commandes pour une chasse aux démons o/


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Juin 04, 2009, 06:44:18 pm
Voilà ce qui se passe quand on fume pas loin d'une personne u.u ! Fumeur, abstenez vous de fumer./me se prend un pavé.

Quand je dis que mon mari écrit bien ._. ! J'ai pas tord.

Fils ! Vient faire un calin à ton père ! èoé *se prend une buche*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: SpaceMoule le Juin 04, 2009, 06:48:52 pm
Alors, c'est donc ça dont tu m'avais touché deux mots, ou me gourrerais-je donc ?

Alors, c'est que c'est mignon tout ça. Il est vrai que c'est un peu court comme intro, mais si c'est du bon, je vois pas où est le problème. J'attends de voir la suite.

Ensuite, bon tu répètes souvent "l'homme", je pense qu'il y aurait eu moyen de trouver d'autres termes pour qualifier ce type.
Et le détail qui sert strictement à rien : dommage que tu dévoiles le nom de ton hérissonne dès le premier chapitre. C'est que ça aurait fait mystère ^.^

Sur ce, GG.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Juin 04, 2009, 06:54:19 pm
Haha ! Depuis le temps que j'attendais ça ! Re-bienvenu chez les ficeurs Blackdoom !

C'est clair, tes années d'absence ton rendu encore plus doué en écriture qu'avant ! Bon c'est qu'un petit extrait, certes, mais l'ambiance attire vraiment !
Zalosta est une tueuse de sang froid (très froid même) ? Je l'ignorais >.>

Bien joué pour cette intro ! C'est un peu cours mais en s'en contentera... quoi que... non. La suite maintenant, la suite ! ^_^

"GG" comme dis SpaceMoule ! Ça va être cool, j'en suis sûr !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hunter le Juin 04, 2009, 06:59:12 pm
GG, ouais. Ce type écrit bien, y a rien à dire.

Bah, c'que j'en pense ... On s'en fout, nan ? *SBAF* Breeef ... Que dire ? Tu sais très bien faire ressortir ce genre de situations. La neige, le froid, la mort ... Tout ce qui tourne autour ... Ça faisait longtemps que j'attendais un truc comme ça à me mettre sous la dent. Un renouveau dans le genre, ça fait pas de mal. Ça change de ce qu'on trouve en majorité sur le forum. M'enfin j'vais pas dire que les autres font de la merde non plus, vu que c'est complètement faut ... 'Fin on est pas là pour parler de ça.

Suite, voilà ce que je dis. Et que cette atmosphère perdure et évolue.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Juin 04, 2009, 07:18:18 pm
Je te previens de suite Donfy, tu me fais pas une fausse joie. Celle là t'as intérêt à la mener au bout ou je t'étripe.

Bon comme d'ordinaire, très bon, rien à voir avec tes premiers textes. Y'a de la maturité dans celui ci.


Par pitié n'abandonne pas au beau milieu !!


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: floresita le Juin 05, 2009, 02:05:00 am
Ça m'intrigue! J'avais déjà lu tes autres histoires, mais je n'ai pas posté parce que je n'étais pas encore membre dans ce temps la.... Bref, tu es un tres bon écrivain, à mon goût, et ta facon de décrire la froideur et les meurtres, Waw! J'adore! Je pense bien que t'es le seul ici qui manipule bien ce type de texte!
Je n'ai pas vue de fautes d'orthographes, mais c'est court donc c'est plus facil à en faire moins.... Je suppose 8-)
Alooors, comme tout le monde, j'attend la suite! ( même si ce petit intro était court, mais c'est ce qui nous pique vouloir lire la suite! ! ! !)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Juin 05, 2009, 12:15:05 pm
YEAH ! Contente de lire enfin du Blacky ! Je te dessinerai des illustrations si tu veux X3

*se reçoit un pavé, elle aussi*

Bien, j'ai très hâte de lire la suite, parce que c'est bien écrit, sans fautes, c'est cool à lire et Zalosta a la classe. J'ai super hâte de savoir de quoi il en retourne exactement ! ^^

Très bonne continuation, Junior. Et fais attention à toi, n'oublie pas.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Naomi le Juin 05, 2009, 03:38:48 pm
Un coup de "tilt".

Citation
La fumée de la cigarette dansait entre les cristaux blancs. L’homme la porta à la bouche

Qu'est-ce qu'il porte à sa bouche ? la fumée ou la cigarette ? Oui, j'en déduit que c'est la cigarette en lisant la suite de la phrase (au départ, j'ai cru qu'il inhalait la fumée pour en créer un cercle) ; mais c'est bancal parce qu'il y a deux féminins dans la phrase précédente !
-> La fumée de la cigarette dansait entre les cristaux blancs. L’homme porta cette dernière à la bouche...

Sinon, c'est bon dans l'ensemble (plus laconique, tu meurs !).


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Juin 06, 2009, 04:39:20 pm
Et bah, près d'une dizaine de posts dès la première partie. Si je m'attendais à ça ! Enfin, je vais pas me plaindre, ça me va droit au coeur. Merci beaucoup, à tous. Ca fait plaisir, même après autant de temps.
Et surtout au vu de mes deux dernières fics, que je n'ai jamais terminées. Miko, ce coup-ci, je compte bien aller jusqu'au bout.
Et dit Zalos', si j'écris aussi bien que ça et que je suis un bon mari, tu me laisseras fumer quelques clopes par-ci par-là, hein ? o/  */crève

Space M' < J'ai revu le texte pour les répétitions, je pense que ça va maintenant. Et pour le détail du nom, l'intérêt ne consistait pas à garder secrète son identité, à ma petite hérissonne, au contraire. Néanmoins j'ai bien mis son nom à la toute fin, et juste une fois. Ca, c'était fait pour x)
Merci beaucoup d'être passé !

Saïko, je te l'ai déjà dit, je t'aime. T'es un tueur. Merci pour tes compliments et tes encouragements frérot ^o^
Hunter, Fils, ton estime me touche. C'est bien la première fois (si on oublie les fameux Mps dossier) que tu accordes le respect à ton père. Sale gosse. Mais si tu aimes ce genre d'ambiance, je vais me faire un plaisir de t'en écrire à foison x)
Miko, comme dit plus haut, je tiens pas à abandonner ce coup-ci. Je me retrouve à nouveau en train d'utiliser les persos d'autres membres, et ça rappelle des souvenirs. En parlant de ça, j'ai relu ma deuxième fic il y a quelques jours, et c'est vrai que ça change ! XD
Floresita, il me semble que c'est la première fois qu'on se voie ? Si non, pardonne ma piètre mémoire X'D En tout cas merci d'être passée, tes compliments me touchent o/

Sephyra < Okay pour les illustrations, vous êtes déjà deux à m'avoir proposé l'offre ^o^ Mais occupe-toi déjà de ma requête spéciale, espèce de grand-mère radine. */Crève
Et oui je fais attention à moi... Vous aurez votre surprise dès le premier chapitre, chère amie o/
Naomi < Merci d'être passée, j'ai corrigé la faute. Effectivement, j'avais pas vu le coup du double féminin venir. Je m'y attendais pas x)
Citation de: Naomi
(plus laconique, tu meurs !)
Tout à fait o/
J'aime les textes courts et forts à la fois. Je pense qu'on a pas forcément besoin d'écrire un long pavé pour faire passer un message.
Trois mots suffisent pour décrire un sentiment si fort, après tout... C'est beau, je sais, c'est ma période é_è

Enfin, pour finir, je tiens une nouvelle fois à tous vous remercier. Je ne sais pas si je retrouverai chacun d'entre vous après chaque partie, mais en tout cas vous êtes venus là, et c'est ce qui compte.
Maintenant, puisque vous attendez cette fameuse seconde partie du prologue, la voilà x)
On laisse un peu de côté le meurtre froid pour passer à quelque chose de plus... Spirituel. Avec Hunter en humain, pour changer. Bonne lecture !




L’homme tourna après une enième ruelle et reprit sa respiration avec difficulté en s’appuyant contre un mur. Pourquoi maintenant, pourquoi ce soir, pourquoi lui ? Qu’est-ce qu’on lui voulait ? Qu’est-ce qu’il avait fait ? Est-ce qu’ils étaient venus pour… Non, impossible. Et pourtant…
   -   Arrête de courir, c’est lassant à force. J’en ai marre des courses-poursuites, c’est pas mon job à la fin, merde quoi…
L’échine de l’homme en cavale se dressa sur sa nuque. Celui qui le poursuivait avançait dans la ruelle. Qui était ce type, comment le retrouvait-il ? Il repartit en courant mais se prit les pieds dans des boîtes laissées à l’abandon dans la ruelle. Il s’étala de tout son long sur le sol et, trop fatigué, n’arriva pas à se relever.  L’autre homme, un fusil à pompe calé sur l’épaule, se dressa devant lui.
   -   Bon, c’est terminé ? Tu vas te rendre ?
   -   Qu’est-ce que… Vous me voulez… ? Demanda l’homme en respirant avec difficulté.
   -   On posera les questions après, là faut que je t’emmène. Mais avant, tu vas pioncer un peu…
L’homme armé retourna son flingue et frappa la tempe de l’homme à terre avec la crosse. Puis il s’agenouilla par terre en s’appuyant sur son fusil.
   -   J’en ai marre de courir, ça m’épuise…
   -   Toi qui aime les activités de groupe, tu devrais adorer, pourtant.
   -   La ferme toi, si j’avais voulu te sonner, j’aurai frappé à ta porte.
   -   T’as l’air crevé. Tu me laisses la place ?
   -   Hm… A condition que tu respectes l’ordre de mission. On doit ramener un corps vivant, pas de la viande hachée.
   -   J’ai le sens des responsabilités, voyons.

L’homme reprit conscience quelques heures plus tard dans une chambre froide, aux murs et au sol dallé blancs immaculés. Ses poignets et ses pieds étaient entravés par des attaches en métal qui le lacéraient et coupaient sa circulation sanguine. Il ne sentait déjà plus ses membres bleuâtres.
    -   Qu’est-ce que… Où je suis… ?
Dans la bouche de l’homme, un goût bizarre. Une sensation pâteuse. Hunter entra à ce moment là par une porte sur le côté, la seule de la pièce. Son costume ainsi que son chapeau s’harmoniaient bien avec son environnement : tout de blanc.
    -   Oh, enfin réveillé ?
    -   Pas trop tôt.
    -   Qu’est-ce que… C’était quoi cette voix ?
    -   C’est mon Démon, pas d’inquiétude.
L’homme sembla au contraire encore plus apeuré.
    -   Qu’est-ce que vous allez faire de moi ?
Hunter s’était entre-temps approché de la table qui emprisonnait l’homme. Une autre petite table à roulettes était posée à côté. Sur elle, divers petits objets médicaux à l’aspect sordide. Hunter prit une seringue et fit couler quelques gouttes.
    -   Vous allez… Me torturer ?
    -   Oh, non. C’est interdit par la loi.
    -   On va juste te tuer.
    -   … Quoi ?
Hunter enfonça sans plus attendre la seringue dans l’abdomen de l’homme. Celui-ci cria, puis, après seulement quelques secondes, il sentit le liquide se déverser dans son cœur, le stoppant dans son travail. Les battements s’arrêtèrent rapidement. L’homme sombra dans la mort anonymement.
    -   Efficace, le sérum.
    -   Et voilà, t’as encore envoyé une âme en enfer.
    -   C’est pas lui qui va aller en enfer, et tu ferais mieux de te tenir aux aguets, il va pas tarder à sortir.
A ce moment là, un courant d’air d’une rare violence fit valser la petite table et son contenu. Hunter recula sous la violence de l’impact mais reprit rapidement contenance. Il ferma les yeux, libéra son esprit et relâcha ses muscles.
    -   « A toi de jouer »
    -  « Avec plaisir, camarade. »

Hunter sentit aussitôt son corps disparaître de son contrôle. Le Démon présent en lui prenait sa place. Le corps d’Hunter, lui, ne changea presque pas. Sous sa coûteuse chemise blanche immaculée, des tatouages noirs firent leur apparition. Son chapeau blanc, qui ne le quittait jamais en temps normal, s’envola. Sa chevelure brune prit des teintes rougeâtres. Lorsqu’il rouvrit les yeux, deux globes violets, sans iris, sans pupille, constataient les dégâts et la profondeur démoniaque de l’esprit présent dans la salle. Un esprit. Un démon en liberté. Un bilan effarant et surtout dangereux.
Un étrange cri emplit la salle. Un cri de souffrance, démoniaque, surnaturel. Ce fut ensuite au tour du Démon d’Hunter de crier. Un hurlement inaudible pour toute espèce vivante commune. Un cri de rage d’une extrême violence qui produisit un impact dans toute la pièce, faisant voler les archives stockées dans les armoires, les outils des étagères. Ce à quoi répondit le Démon en liberté par un nouveau hurlement blessant, qui renversa la table sur laquelle était encore emprisonné le cadavre. Le Démon d’Hunter frappa alors violemment du poing le milieu exact de la pièce. Les lumières s’éteignirent, la pièce fut plongée dans le noir, toujours avec le même courant d’air surnaturel. Plusieurs cercles apparurent alors, translucides, brillant dans les ténèbres. Des cercles s’enchaînant, concentriques, dans lesquels étaient inscrits des formules étranges, incompréhensibles. Le Démon d’Hunter se releva au milieu de cet enchaînement de formules, au point exact où tous les cercles se rejoignaient, et joignit ses mains devant lui, paumes ouvertes vers le sol. Il ferma les yeux et psalmodia des formules d’un autre temps. Aussitôt un nouveau cri se fit entendre. Les cercles se firent plus lumineux que jamais, englobant la pièce entière dans un rite étrange. Puis le courant d’air se stoppa d’un coup, en même temps que le hurlement.

Hunter reprit possession de son corps, épuisé.
    -   Et un Démon en moins, un… Bien, on prend un peu de repos et on passe au suivant. Tu suis au fond ?
    -   J’ai vraiment le choix ?
Hunter rit tout seul dans la salle plongée dans la pénombre.
    -   Mais dis-moi, c’est que tu es crevé… L’héritage de ton père ne devrait pas empêcher ça ?
    -   Non, pas avec tes petits tours de sorcellerie. Après tout, tu prends mon corps et use d’une énergie que cette pierre ne connaît pas.
 Le jeune homme alla ramasser son chapeau blanc qu’il remit en place avant de se diriger vers la sortie. Au moment de sortir, son Démon le stoppa.
    -   On doit continuer ses missions… Jusqu’au moment où il ne restera plus que moi.
    -   Où tu veux en venir ?
    -   Ce jour là, tu sais ce que tu auras à faire. Alors n’hésite pas le moment venu…
Hunter ferma les yeux et eut un étrange sourire dans la pénombre.
    -   Ne t’inquiète pas. On a tous un lieu où on doit retourner. J’en suis conscient.
Le Démon se fit de nouveau silencieux. Hunter ouvrit la porte et sortit de la pièce.
L’équipe de nettoyage suivrait après, pour remettre la pièce en ordre et jeter le cadavre à la morgue en tout anonymat.

-----------------


Rendez-vous bientôt pour la suite. Suite dans laquelle on plonge dans l'horreur. Scène sanglante à prévoir sur la fin.
Tout est dit, merci d'avance ^o^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: SpaceMoule le Juin 06, 2009, 05:12:14 pm
Aloreuh

Donc, je vais pas juger l'jistoire, pour l'instant, on est plus dans le flou et ce chapitre apporte peu de réponses.
Toujours quelques répétitions avec "l'homme" mais j'imagine que ça va se calmer avec le temps (surtout que là...)

J'attends de vohér, j'attends...

P.S : Ah, enfin quelqu'un qui fait des chapitres moins long que les miens.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Juin 06, 2009, 05:42:16 pm
Citation
divers petits objets médicales
Depuis quand c'est féminin, "objet" ?

Voilà, pour une fois que je peux relever une erreur j'hésite pas ! En tout cas on a le plaisir de contempler du Hunter dans toute sa splendeur ; grands dieux ce que ça fait plaisir. Tu m'avais manqué, Hunty ^o^
*une enceinte de chaîne hi-fi lui percute violemment le crâne*
Quant à toi Junior, t'as intérêt à nous plonger vite fait dans la mélasse d'une histoire sombre et glauque et compliquée et passionnante surtout ! Je compte sur toi X3

Voilà, je ne peux que t'encourager à continuer parce que ça me plaît vraiment. Du moins pour l'instant. Alors bosse nom de Dieu, si tu veux pas perdre une lectrice vite fait. *PAF*

Allez, bonne continuation ^^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Juin 06, 2009, 05:56:35 pm
*Hurle parce que Firefox a effacé son message précédent*

Bon, c'est court, mais c'est bon. Hunter pète la classe, c'est normal c'est mon fils ! èoé
Et sinon, rendez moi ce bout de chaine hifi ou je pète un foutu câble èAé !

*Râle râle grogne coupd'pied dans un stylo qui traine*

Sinon, ce qui est bien, c'est qu'on reconnait que c'est le duo Hunter/démon, à cause de l'usage des balises italiques. C'est une bonne idée d'avoir reprit le truc, ça permet de se repérer un peu.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hunter le Juin 06, 2009, 06:42:26 pm
Owi, moi. Moi, moi, moi. *se fait violemment tabasser puis assassiner pour enfin crever dans d'atroces souffrances ... (Car oui, même assassiné, je ne crève pas. *crève*)*

Hmm ... Ne faites pas attention à la ligne du dessus, merci x) Bref. Tu nous plonges encore plus dans cette atmosphère que tu maîtrises si bien ... Pauv' gonze, quand même. J'pensais pas pouvoir être aussi sadique. *PAN* 'Fin c'est normal, faut éradiquer ces saloperies de démons ... Parce qu'il n'y a que le mien qui soit aussi charismatique, et pawaful, et ... *se fait foudroyer*

M'enfin ... C'est développé, comme d'hab. Et ça le sera encore plus au fil de ta fic, je le sens. Continue dans cette voie-là, encore et toujours ... Du bon, encore du bon, toujours du bon ! Vive Donf. *fuit*

(Et Sephyra, ne m'appelle pas Hunty >< *PAN*)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Juin 07, 2009, 06:03:58 am
Citation de: Donf
Et surtout au vu de mes deux dernières fics, que je n'ai jamais terminées. Miko, ce coup-ci, je compte bien aller jusqu'au bout.

T'as grandement intérêt !!

Alors nous avons une Zalos légèrement sadique qui supporte pas la fumée. (rappellez moi d'éviter la cigarette devant elle).
Un Hunty en chasseur de démon (plutôt ironique comme situation d'ailleurs.) La partie qui concerne l'héradiquation du démon me fait penser à FMA et Tokyo Babylon. Influance ?

Enfin j'aime bien l'ambiance, j'aime bien retrouver des personnages connus. C'est devenu à la mode de faire des fic en empruntant les persos des autres. Mais au moins ça met un peu de piment dans l'histoire. La grosse flemme de chercher les fautes. T'as qu'à demander à ton fils, il est doué pour ça.

Citation
Je couperais le prologue en trois, chaque partie présentant un personnage important.

Donc il nous reste à découvrir le troisième protagoniste. Je suis curieuse de savoir qui c'est !


Bon courage pour la suite !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Juin 07, 2009, 06:53:39 pm
Encore une partie passionnante avec un Hunter au summum de ses capacités meurtrières ! XD
En plus je ne m'attendais pas à le voir en humain, moi qui le préfère en hybride (c'est vrai, en hybride il est plus classe, plus fort et il a des Dreadlocks ! XD)

Alors, il chasse les démons d'une façon décontractée, ce qui prouve qu'il fait ça depuis pas mal de temps, tout comme avec Zalosta et sa réplique "N'y voyez rien de personnel…" (Réplique que j'adore ! Vive Zalosta !). Il y a bien plus de nouvelles questions restées en suspend que de réponses. Le suspense est vraiment génial ! Franchement plus j'en lis et plus je veux connaître la suite ! C'est toi le tueur Blacky, my bro !
Le texte est super fluide à lire, c'est intéressant, les descriptions sont simples mais terriblement efficaces, les fautes sont rares, les personnages sont super charismatiques et l'ambiance est sombre et confuse. On dirait un Thriller haletant comme on voudrait en voir souvent ! Je t'admire pour ça, bro !

Franchement tu assures ! Continue comme ça ! Vivement la suite bien sanglante et vive les fics adressées aux public avertis ! XD

Enfin bref, encore bravo pour ton histoire ! Vivement le réel commencement de l'histoire vu qu'on est encore qu'au prologue ! D'ici là je suis à fond avec toi ! Continue comme ça brother ! XD


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: floresita le Juin 07, 2009, 10:40:00 pm
Toujours aussi bien!
Naaah on ne c'est jamais ''vue'' dans le forum, comme je l'ai dit, je n'étais pas membre encore... ouf il y a environs 3 ans dans le genre? je lisais tes fics et comme j'étais une ''invitée'' je ne pouvais pas posté des commentaires et en plus, dans ce temps la je ne savais même pas comment faire ^^'

Bref, j'adore ce que tu écris... c'est prennant et curieux! Je n'ai pas grand chose à dire aujourd'hui (désolé ^^')
Alors que dire de plus que les autres disent? Bonne continuation, bonne chance et j'ai hate de lire la suite! ( même si c'est court! Grrrr! xD)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Juin 08, 2009, 07:42:51 pm
Et encore 7 posts, eh bien ! Merci à tous, encore une fois ! Je commence à me demander si on vous paye pas è_é ? *On l'assassine sauvagement

SpaceM' < Erf, toujours des répétitions ? Je vais voir ça. J'espère qu'il n'y en aura pas encore des masses dans la partie qui va suivre.
Sinon le prologue n'est pas fait pour juger l'histoire, donc tu peux attendre que la fic commence sans problème, c'est-à-dire... Au prochain post de ma part x)
Merci d'être passé, une nouvelle fois ! (Et fais gaffe pour les chapitres, ils font une dizaine de pages pour le moment. Hé hé.)
Sephyra < Alors ça j'ai corrigé une fois ton post lu. J'ai pas attendu. C'était tellement gros XD
Sinon tu vas devoir lâcher un peu Hunter. Allons, grand-mère, il est un peu jeune pour toi è_é
Et pour une mamie tu jures beaucoup ! Tu ferais mieux de revoir ton langage. Et prépare-toi, ta surprise est pour le prochain post x)
Capita < J'aurais bien aimé savoir ce que tu avais marqué à l'origine ._.
Sinon j'te rappelle qu'Hunty est mon fils aussi ! èoé *Crève
Hunter < ... Je te reconnais plus, Fils. Ya un truc pas net. J'ai dû louper un épisode. Ta mère t'as promis une nouvelle moto si tu m'offrais tes encouragements, c'est ça ? Parce que ça, on s'en souviendra longtemps :
Citation de: Fiston
Vive Donf.
Et on le souligne ! Et on le met en gras ! Et on le colorie en rouge ! Et on agrandit la police ! Parce que ça, c'est du collector de collector o/
Miko < Tiens, tu connais FMA ? sinon oui, l'histoire des cercles concentriques, les inscriptions, toussa... Beau clin d'oeil au manga que je suis depuis ses débuts, mi 2005 si mes souvenirs sont bons. Par contre Tokyo Babylon est inconnu au bataillon. Pour le troisième protagoniste, tu vas bien voir dans la partie qui va suivre. On va plutôt appeler ça un tandem, et original qui plus est. Puisque les personnages sont de ma propre création o/
Saïko < Z'êtes soulants à tous être en hybrides ! Bon ok on est sur un forum d'hybrides, mais bon. Un peu d'originalité que diable ! è_é Sinon un thriller... ? Un thriller horrifique alors. Quoique, certains passages, comme le premier chapitre... Enfin tu verras bien. En tout cas, j'espère que ça continuera à te plaire, frérot ^o^
Floresita < Et oui, trois ans... Ca commence à dater, quand même. Que de nostalgie XD En tout cas, heureux de te compter comme nouvelle admiratrice, même si le mot me paraît... Enfin... Je le mérite vraiment ? Je fais juste qu'écrire, moi ._. Mais merci d'être repassée !

Bon. Je tiens encore une fois à tous vous remercier. Atteindre la fin du prologue seulement à la deuxième page du topic, faut le faire, et c'est grâce à vous.
Maintenant je vais arrêter mon bla-bla, et je vous laisse avec la fin de ce long prologue. On va enfin pouvoir commencer sérieusement la fic dès le prochain post. En attendant, voilà une dernière partie pour le moins... Sanglante, comme je vous le laisse découvrir.
Attention tout de même, la lune n'est pas toujours bonne conseillère. Les ombres que projette sa lumière blanche laisse parfois entrevoir des choses invisibles à nos yeux, pauvres mortels que nous sommes. Et au fond, ce n'est peut-être pas un mal...




Le professeur avançait dans le couloir, plongé dans la pénombre. Il  connaissait l’établissement comme sa poche. Cette université, c’était son « chez-lui ». Il y avait vécu plus de la moitié de sa vie. Et maintenant qu’il avait fait cette découverte incroyable, qui allait ouvrir les yeux à des centaines et des centaines de mobiens et d’humains, il allait devenir connu, et rendrait cette université plus réputée encore. Peut-être même qu’elle finirait par porter son nom.
C’est avec ces pensées qu’il entra dans la salle de classe. La lumière de la lune éclairait la salle d’une blancheur surnaturelle ; quelque peu magique. Le professeur monta sur l’estrade et laissa retomber sur son bureau une petite pile de dossiers. C’est alors qu’il la vit. Au fond de la classe, sur la dernière table au fond à droite, à côté de la fenêtre. La lune ne semblait plus qu’éclairer cette petite peluche à l’allure sordide. Le professeur contourna son bureau sans la quitter des yeux. Mais il s’arrêta entre les tables, à quelques rangées du bureau sur lequel était posée la peluche en forme de renard. Il s’était stoppé et la regardait d’un air effaré. Une goutte de sueur se prolongea le long de son front.

La peluche avait bougé la tête sur le côté. Ses grands yeux noirs au milieu de ce museau vert et blanc semblaient le dévisager d’un air sordide. La scène avait tout d’un conte d’épouvante. Le professeur avala sa salive et réussit à se prouver qu’il avait rêvé, rejetant le fait que la peluche le fixait avec insistance. Alors qu’il souriait de sa propre bêtise, le bras de la peluche se souleva lentement de lui-même. Les petits doigts en tissus se replièrent sur eux-mêmes sauf un, qui pointa sur le professeur. Celui-ci recula instinctivement de quelques pas, la bouche grande ouverte, le teint livide. Il recula jusqu’à atteindre l’estrade de son bureau, ne quittant pas la peluche des yeux. Celle-ci se releva lentement, toujours en pointant l’homme du doigt. Elle sauta soudainement à terre, et disparut dans la pénombre. Quelques secondes, le professeur crut avoir rêvé. Il reprit son souffle en se massant l’arrière du crâne, tout en se promettant de prendre du repos. La découverte qu’il avait faîte était tellement stupéfiante que son esprit lui jouait des tours.
Soudainement, la poupée réapparut entre deux rangées, à la lumière de la lune. Ses grands yeux noirs semblaient plus terrifiants que jamais, et fixaient toujours le professeur avec obsession. Elle tenait maintenant un énorme couteau dans sa petite main de peluche.
A sa vue et devant son apparition brutale, le professeur hurla et voulut reculer instinctivement. Ses pieds heurtèrent l’estrade et il tomba en arrière sur le bois. Lorsqu’il releva la tête, il constata avec terreur que la peluche avait encore avancé de quelques rangées. La lame du couteau luisait à la lumière de la lune, autant que ses yeux noirs qui dévisageaient le professeur. Celui-ci hurla et rampa, paniqué, jusqu’au mur auquel était accroché le tableau, puis ferma les yeux en essayant de se persuader que ce n’était qu’une illusion de son esprit.

Soudain, il sentit un poids sur son ventre. Sans voix, il ouvrit lentement les yeux. Son regard se posa sur les yeux entièrement noirs qui se trouvaient à quelques centimètres devant lui. Il voulut crier, frapper la peluche et s’enfuir. Mais la terreur, viscérale, le coupait de tout mouvement. Ses pensées étaient bloquées.
Le renard en peluche leva lentement le couteau, et l’enfonça profondément dans le ventre du professeur. Celui-ci sentit le contact froid de la lame contre sa peau. La souffrance de la plaie qui le vidait de son sang. La créature retira la lame et répéta le même mouvement, deux, trois, quatre, puis dix, quinze, vingt fois. L’homme ne put rien faire. Il était paralysé. Se vidant de son sang, agonisant, il entraperçut alors une forme humaine à ses côtés.
-   Super, Millie ! Tu me l’as laissé comme je les aime !
A la lumière de la lune, le professeur put voir un enfant s’agenouiller à ses côtés, le regardant avec gourmandise. Ses dents, étrangement effilées, luisaient de convoitise.
-   Bon appétit ! S’exclama le petit garçon avec un sourire carnassier.
 L’homme rendit son dernier soupir au moment où l’enfant planta ses dents dans sa chair, arrachant la peau de son ventre déjà tailladée par les coups de couteau.

--------------

Nous faisons en sorte que la Balance de notre Monde ne s’écroule pas. Aucun de nos faits n’apparaît au grand jour. Notre Organisation est absolument secrète. Nous agissons dans la nuit.
Nous sommes les… »



NightDreamers



Et voilà le travail. Je vous laisse. J'allume la veilleuse avant de partir ? J'espère que vous n'avez pas de peluches chez vous, en tout cas. Sinon... Bonne nuit ?
A la prochaine fois pour le premier chapitre o/


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Juin 08, 2009, 07:49:14 pm
/me fixe la Tails Doll qui trône dans son lit
.. Maintenant je me méfie.
Mais Millie quoi ! TOT Pourquoi pas la Tails Doll ? *esquive un coup de couteau*

Enfin ! Je m'attendais à autre chose, mais au moins on a le prologue ! <3
Et j'ai hâte de voir la suite !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: SpaceMoule le Juin 08, 2009, 07:50:15 pm
Sympathique tout ça...quoique, et là il ne s'agit que de moi, je n'arrive pas à éprouver quoique se soit dans les scènes d'horreurs ou d'épouvante dans la lecture.
Le Tails Doll est exploité dans ps mals de fics depuis un moment j'ai l'impression.

Bon, et bien, j'attends donc la suite.

Tant que j'y pense, c'est moi ou la consonance NighDreamers et Nightmares est fait exprès ?


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Juin 09, 2009, 06:46:21 am
Quel gros naze ce prof, même pas foutu de se défendre d'une petite peluche meurtrière armée d'un couteau ! Non mais je vous jure !

Hem... Sanglant comme tu dis, enfin bon, on a vécu pire hahahaha *PAN*
Bref, je n'aurai pas besoin de veilleuse, Junior, tout va bien. Mais quoiqu'il en soit, je trouve que ça répète un peu trop des "grands yeux noirs", tu pourrais alterner avec une image comme "regard glacial" ou un truc du genre...

Sinon j'ai hâte au premier chapitre moi, alors bouge-toi. Sinon tu seras privé de sortie, de M&M's, et de FMA 21 quand il sortira c'est à dire le 9 Juillet Y'a du mal à faire de la pub pour une merveille ?

Bien ! Je te souhaite bonne continuation, Junior. Et t'en fais pas, je veille sur mon petit-fils ainsi que mon arrière petit-fils. Tout comme ma belle-petite-fille d'ailleurs... Argh, trop compliqué les histoires de famille !

A peluche waaaah le jeu de mots...



Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Viper Dragoon le Juin 09, 2009, 11:40:48 am
Je sais que c'est une fanfic réservée aux membres de PSo mais je repproche un manque de clarté qui ne rend pas celle ci abordable aux nouveaux lecteur, pense aussi que des gens qui ne connaissent pas les fiqueurs de PSo tels que des nouveaux membres ou de nouveaux anciens (Comme moi) n'ont aucune idée de ce dont tu parle. Généralement les prologues sont fait pour rester enigmatiques bien sur mais dans la mesure ou tu parle des personnages en détail (Hunter et son Demon) on aurait attendu un peu plus de détails, comme ne serais ce que la race du dénommé hunter. Mais comme c'est le prologue il n'y a aucun vrai commentaire a faire je pense. On va attendre le chap 1 pour ça.

(Au passage ton prologue avait une taille tout a fait honorable je ne vois pas pourquoi tu l'a morcellé, 5 pages word c'est pas la mort a lire je dirais même que c'est une taille standard pour un prologue de fanfic)

Bonne continuation :)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Juin 09, 2009, 03:10:22 pm
Encore Tails Doll ! Décidément cette peluche est à la mode... ^^
Bien sûr que je connais FMA. C'est pas parce que je suis vieille que je m'intéresse pas aux manga. -_-

Quelques répétitions, une ambiance des plus sinistre et noire. Je n'arrive pas encore à cerner l'intrigue, comme si plusieurs histoires se superposaient. Mais ce n'est que le prologue, il est difficile de juger sur si peu. J'attendrais donc de voir les premiers chapitres. Pour le reste, ortho et compagnie pour une fois je laisse à d'autre, je suis pas d'humeur à faire des corrections.

Par contre VD je ne suis pas d'accord avec toi.
Cette fic n'est pas réservée au membres de PSo. lol Il manque la description des protagonistes je suppose que c'est voulu, quant à la race de Hunter, elle est donnée.
Citation
Avec Hunter en humain, pour changer.

Par contre il est vrai qu'un seul morceau suffisait pour le prologue, je m'attendais à plus long. Ca dépassait la limitation ?



Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Viper Dragoon le Juin 09, 2009, 04:30:45 pm
Comme je l'ai dit il est encore trop tôt pour se prononcer vu que c'est le prologue donc la clarté devrais venir par la suite :).(Il serait mieux de donner la race DANS la fic, parce que normallement on devrais pas avoir a lire les commentaires pour la trouver)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Juin 09, 2009, 09:20:21 pm
Pour Miko et VéDé :
Il faut comprendre que j'inscris ma fic dans un univers particulier.
Mon scénario se base d'abord et avant tout sur quatre personnages (Zalosta, Hunter, et deux autres que vous découvrirez dès le premier chapitre). Des personnages qui existaient déjà sans mon intervention, et dont je n'ai pas écrit l'histoire. Je m'efforce donc de respecter chacun de ses personnages d’après leurs auteurs, même si j’y ajoute mon petit grain de sel dans leurs comportements.
Ensuite, j’écris avant tout pour mon plaisir, et celui des membres à qui j’ai emprunté leurs persos (que je considère comme des amis, soit-dit en passant sans vouloir jouer les boulets de première). Si j’ai posté cette fic ici (ce que je ne voulais même pas au départ, pardonnez ma franchise ._.), c’est pour faire profiter de cette histoire aux lecteurs du forum qui serait tenté d’en découvrir en peu plus sur ces personnages qui ne sont pas de ma création. Je les regroupe, en fait des tandems, et je les associe à d’autres persos de mon imagination pour créer une histoire de mon goût.

Tout ça pour dire que même si je décris chaque personnage physiquement, pour que le lecteur puisse se l’imaginer quand même, ne vous attendez pas à ce que j’en dresse leur histoire complète.
Pour les simples et bonnes raisons que voici :
-   Ces personnages ne sont pas ma propriété. Il ne me revient donc pas le droit de divulguer certaines infos « spoil » sur leur passé, cela nuirait à leurs propriétaires.
-   Pour deux, voir trois de ces personnages, leur histoire est basée comme sujet  dans les fics de leurs proprios. Si vous voulez tout savoir, allez cliquer (coup de pub o/)
-   Ce n’est tout simplement pas le but de ma fic. En gros, ce sont surtout des clins d’œil plus que des éclaircissements que vous pourrez trouver sur leur passé.

VéDé, toi qui ne connaît pas forcément ces ficeurs et leurs personnages, tu es un bon exemple de lecteurs pour lesquels cette fic ne s’adressait pas en premier plan. Mais, et je dis bien mais, tu peux prendre l’histoire et les persos comme ils s’offrent à toi : c’est-à-dire énigmatiques, avec peu de détails sur leur vie. Au fil de la fic, tu en découvriras plus, tu les comprendras, et le tour sera joué. Et à la fin, tu connaîtras à peu près leur passé même si certaines questions resteront en suspens (ça rejoint la questions des spoils). Dans ce cas, si un de ces personnages t’aura intéressé, tu pourras toujours aller lire la fiction de son propriétaire x)
En somme, ceux qui veulent lire lisent, ceux qui grognent parce qu’ils ne connaissent pas les persos… Attendez, ou allez voir ailleurs. Je ne peux pas contenter tout le monde, après tout ^^’

J’en profite pour éclaircir deux autres points :
Citation de: ViperDragoon
on aurait attendu un peu plus de détails, comme ne serais ce que la race du dénommé hunter
Je n’aime pas les précisions trop faciles. A mon goût, lire relève aussi du plaisir de jouer sur les mots et les descriptions. Tout donner d’un coup au lecteur, c’est trop facile. Et il finit par s’ennuyer, ça n’a plus rien d’intéressant. C’est pour cela que même si Hunter n’est pas clairement présenté dans une description de trois lignes en tant qu’humain en costume blanc, j’ai placé quelques indices dans le texte pour le souligner au lecteur. Parmi eux :
Citation
L’autre homme, un fusil à pompe calé sur l’épaule, se dressa devant lui.
Citation
L’homme armé retourna son flingue et frappa la tempe de l’homme à terre avec la crosse.
Citation
Le jeune homme alla ramasser son chapeau blanc qu’il remit en place
Mais peut-être que ces détails se perdent dans la répétition du mot "homme", comme l'a souligné SpaceM'. Je corrigerai ça de toute façon. Tu remarqueras que les habits ne sont pas décris tout de suite, eux non plus. Le lecteur s’en fait l’image petit à petit, au fur et à mesure de sa lecture ^^

Pour ce qui est de la longueur du prologue, faute à moi. J’ai encore cette habitude de me dire que les lecteurs sur un forum préfèrent un texte court à un pavé de 6 pages. Mais ce n’est plus le cas apparemment.
Ne vous en faîtes pas, les prochains chapitres seront coupés en deux, chaque partie faisant à peu près 5 pages. Je pense que ça contentera tout le monde x)

Ah, et encore une chose sur le scénario. Je vois beaucoup de « Tails Doll ». Vous tirez beaucoup de conclusions hâtives à ce que je vois XD
J’ai vraiment marqué ce nom dans le texte ?


(‘Tain le pavé, alors que je poste même pas pour répondre à tout le monde. Et j’ramène même pas le premier chapitre ! J’suis parano.)
S'il n'y a pas d'autre post, je doublerai. Vu la longueur du chapitre, ça m'étonnerai que ça passe en plus de ce message.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Juin 10, 2009, 05:53:25 am
Tu peux voir ça comme de la charité de ma part, mais ceci t'évitera ledit double post ^^
Allez, bouge toi Junior, on le veut ce chapitre ! >w< Bon courage =3


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Juin 11, 2009, 10:41:05 am
Erf, la charité t'est rendue, Sephy'. Merci à toi x)
Et merci aux autres, encore une fois. Merci de passer, merci de commenter. Même si vous allez trop vite dans vos conclusions. Tant mieux ça me permet de vous prendre à revers XD (Même si l'effet Peluche-renard était fait exprès et reste un clin d'oeil à notre univers Sonicien).
SpaceM', tu auras tout le temps de faire tes suppositions quant à la signification du titre. Pour te mettre sur le chemin, le consonance n'est pas anodine en effet.
Et merci à toi Védé, ça fait toujours plaisir de te revoir. Avec une nouvelle fic en prime, c'est bon à savoir ^^
Bien, voilà le premier chapitre ! Ou en tout cas sa première partie. Bonne lecture o/




Elle se dresse, droite dans sa nuisette transparente qui ne dissimule presque pas ses formes discrètes. Droite en face du paysage. Ce paysage si lointain, si inaccessible. Droite devant les faibles lumières qui percent les rideaux des fenêtres de l’immeuble, sur le côté. A l’intérieur desquelles chaque être a sa vie, son intimité.
Elle est droite devant le vide qui s’étend à ses pieds, debout sur le bord du toit.
Un léger coup de vent fait voler le bas de sa nuisette. Sa fourrure la protège du froid. Ses jambes ne tremblent pas. Ses bras reposent le long de son corps. Ses lèvres, entre-ouvertes, laissent passer un mince filet de vie, à peine perceptible. Ses yeux, éteints, contemplent le vide sans le voir. Ils voient au-delà. Au-delà de l’acte, au-delà du choc. Au-delà de la mort.
Alors, lentement, elle relâche le poids d’une de ses pattes, et la lève devant le vide.
Un pas vers l’au-delà.
Elle lève les bras sur les côtés, inspire une dernière fois.
Et surtout ne ferme pas les yeux.
Puis elle avance son poids en avant, lentement, comme dans un rêve. Alors elle sent une force impérieuse l’attirer vers le bas. Le paysage s’éteint, l’image des immeubles chavire. Le sol, rien que le sol, qui vient à elle à une vitesse vertigineuse…


NightDreamers
Chapitre 1 ~ Rencontres


Le sable, le soleil, le vent. Tout était brûlant. Tout l’agressait. Elle qui s’était accoutumée au froid givrant de cette ville… Un froid qui était tout sauf naturel. Un froid qui lui avait brisé le cœur et, paradoxalement, dont elle s’était toujours sentie proche. Mais il y avait une raison à tout cela. Beaucoup de choses s’étaient passées, pendant toutes ces années. Un drame, une guerre affreuse, et un sacrifice qu’elle n’avait pu empêcher…
Elle était partie pour passer à autre chose. Sa vie ne pouvait s’arrêter à ces quelques souvenirs. Elle l’avait compris, et son mari aussi.
Elle savait qu’il l’attendrait. Toute la vie s’il le faudrait. Pour elle, il lui fallait encore marcher, entre son passé, son présent et son avenir. Elle devait apprendre à mettre ses pas dans l’invisible, l’un après l’autre.
Mais pour le moment, ses nuits restaient empreintes de ses sombres cauchemars…


Un vent cinglant faillit faire voler le châle qui protégeait le museau de la roussette. Ses deux oreilles pointues étaient repliées sous le tissu, afin de ne pas être agressées par les particules de sable pris par les bourrasques. Hormis cela, elle portait toujours ses habituels vêtements violets, avec son obi et ses chaussures vertes. Elle avait fait en sorte que la châle lui couvre aussi le museau, de sorte à ce qu’elle puisse respirer même sous ces bourrasques de vent. Sephyra avançait lentement mais sûrement, un pas après l’autre. Quand enfin elle vit à l’horizon les premiers immeubles de la ville, elle poussa un soupir de soulagement.

A plusieurs centaines de mètres de la ville, un gros rocher se dressait sur le sable, comme unique vestige d’une gloire passée. Sur sa surface, assis en tailleur, un goupil enrubanné dans une cape jaune, les yeux fermés, semblait écouter le sens du vent. Bien que celui-ci soufflait moins fort dans cette zone-là.
Sephyra s’approcha du rocher.
-    Excusez-moi…, l’apostropha la roussette en levant les yeux et en plaçant son bras en visière pour se protéger du soleil.
-   Je vous excuse, répondit le renard sans ouvrir les yeux.
Sephyra resta quelques secondes interdite.
-   Je vous demande pardon… ?
-   J’ai déjà dis que je vous pardonnais. Qu’est-ce que vous me voulez ?
-   Euh… Je voulais simplement vous demander quelle était cette ville…
-   J’en sais foutrement rien.
-   Mais… Qui êtes-vous ? Que faîtes-vous ici ?
-   J’attends.
-   Quoi ?
-   J’en sais rien.
Sephyra hocha la tête sur le côté et réprima une grimace. De son côté, le goupil n’avait encore fait aucun geste.
-   Et qu’est-ce que vous savez au juste ?
-   J’en sais rien.
-   Vous ne savez pas ?
-   Si je le sais.
-   Alors vous savez ce que vous savez… Aha ! S’exclama Sephyra en pointant le goupil du doigt.
-   … Vous allez me casser les pattes encore longtemps ?
Sephyra fixa le goupil d’un regard coléreux.
-   Vous, alors… Vous êtes franchement spécial.
-   Quant à vous… Commença le goupil en dédaignant lever un sourcil.
Il reluqua la roussette de haut en bas.
-   Plate… Trop plate.
-   Quoi ?!

Un katana se ficha soudainement dans la roche, juste en-dessous du goupil, qui ne broncha pas. Sans le montrer, il fut quand même étonné. La lame était enfoncée bien droite dans la roche, et il ne l’avait même pas vu dégainer. Il posa une nouvelle fois son regard sur Sephyra, qui le regardait d’un air menaçant, un semblant de sourire sur les lèvres.
-   Qui tu traites de plate espèce de renard de médeux…
-   … Je vois, reprit Saïko en souriant.
Il leva brusquement un bras en hauteur en faisant voler sa cape sur l’autre épaule. Un souffle d’air pointa alors sur le côté. Il fut si brusque qu’il fit s’envoler le châle de la roussette. Celle-ci, éberluée, regarda tour à tour son châle se faisant emporter et le goupil, qui avait rabaissé son bras et remis sa tenue en ordre.
-   Qu… Alors toi !
Elle sauta sur la roche, prit le pommeau de son katana et tira dessus de toutes ses forces. L’arme sortit de la roche, projetant son propriétaire dans les airs. Celle-ci se rétablis dans son saut avant d’atterrir parfaitement et de rengainer son arme.
-   On règlera ça une autre fois !
Et elle partie à la poursuite de son châle.
Saïko resta silencieux et immobile plusieurs secondes avant de conclure :
-   Comment a-t-elle pu survivre dans ce désert… En étant aussi plate… ?
Puis il reprit sa méditation, avant qu’un restant de journal ne lui atterrisse dans la figure par la force du vent. Saïko le prit et le porta à ses yeux en grognant. Son regard passa du gros titre de l’article à la photo qui occupait la place centrale de la première page du journal.

« Une victime de plus pour la résidence Fujyô », avec, en bas du titre, la photo d’une hybride baignant dans son sang, prise en vue de hauteur. Ses membres étaient inclinés n’importe comment.


La ruelle était étroite mais suffisamment large pour que les trois lascars puissent encercler leur victime. Leurs regards luisaient d’une lueur perverse.
-   Allez, quoi, enlève ta cape…
-   Wai, montre-nous un peu ce que t’as ! Ricana l’un d’eux.
-   Si t’es habillée comme ça d’façon, c’est bien parce q’t’es chaude, qu’est’ke part, non… ?
La concernée, emmitouflée dans sa cape noire et assise à même le sol, dos au mur, persistait à fixer le sol sans répondre, le regard perdu. Un des types, muni d’un bâton, l’utilisa pour lever un voile du vêtement, laissant entrevoir la poitrine – pour le moins généreuse – de sa victime. Celle-ci ne fit aucun geste. L’un des hommes siffla.
-   C’est qu’elle en a du matos !
-   Wai, c’serait un crime de pas en profiter…
La hérissonne leva alors les yeux sur celui qui tenait le bâton. Des yeux bleus, à la profondeur peu commune. L’homme eut un rictus méprisable.
-   Et alors quoi, on s’rebelle ? J’vais t’apprendre moi !
Il leva son bâton, prêt à violenter sa victime. Le sourire de ses deux comparses n’en fût que plus menaçant. Tabasser les filles qui traînaient dans la ville, puis abuser d’elles. Même en pleine après-midi. Telles étaient leurs méthodes.
C’est alors que l’extrémité du bâton fut coupée nette. La deuxième moitié tomba à terre. S’en suivit un long silence, pendant lequel les trois lascars avaient perdus leur sourire. Le regard de celui qui tenait le bâton passait de son poignet pris dans la glace au bout de bois qui gisait à terre. Sans qu’ils le voient, la hérissonne eut un regard étonné et jeta un coup d’œil sur le côté, en direction du fond de la ruelle, plongé dans le noir. Une lame perça les ténèbres, suivit d’une silhouette à l’apparence hybride.
-   Le prochain coup j’te coupe la main. Et si tu comprends toujours pas, c’est la deuxième qui suivra. Comme ça, faute de plus pouvoir tabasser personne, tu ne pourras même plus te procurer du plaisir seul.
Des yeux verts et menaçants luisaient dans le noir. La lame du katana pointée dans leur direction, les trois lascars n’en menaient pas large.
-   T’as compris le sens du message, « mec » ? Où faut que je répète ?
Celui qui tenait le bâton regarda son poignet pris dans la glace. Il jeta un coup d’œil à l’hybride qui était restée assise par terre et qui continuait de le fixer avec un regard indéchiffrable. Puis il émit un sifflement méprisant entre ses dents.
-   Allez les gars, on s’casse.
Les trois lascars se dirigèrent vers la lumière au bout de la ruelle, quand soudain ils s’immobilisèrent. Un froid intense venait de s’immiscer dans leurs veines. Un froid glacial, intenable. L’un des trois se prit la tête entre les mains et hurla. Le deuxième se jeta de force contre le mur, pris de convulsions. Le troisième resta immobile, les yeux grand ouverts. Quand il expira, son souffle se transforma en buée. Il fut pris d’un tremblement violent et s’étala à terre.
Sephyra abaissa son katana et regarda avec stupeur l’étrange événement auquel elle assistait. Le premier était déjà mort, les yeux révulsés, les mains crispées sur son crâne. Du sang coulait de ses oreilles et de ses yeux. La bouche grande ouverte, il avait la langue gelée.
Le deuxième tremblait comme si un démon s’était emparé de son corps. Soudain, son corps s’arc-bouta, ses ongles râpèrent le sol, et il poussa un râle horrible. Aussitôt, partout dans son corps, des pics de glace traversèrent sa peau et le trouèrent de part en part. Il agonisa bientôt dans son propre sang.
La roussette rangea son arme dans son fourreau et s’approcha du troisième, qui n’avait pas bougé depuis qu’il s’était effondré. Elle jeta au passage un rapide coup d’œil à l’hybride dans sa cape, qui n’avait pas esquissé le moindre étonnement quant au spectacle morbide qui venait de se dérouler.
Sephyra s’agenouilla devant le troisième type et posa une main sur son dos… Pour la retirer vivement. Cette morsure de la glace aussi brûlante que mille flammes… Elle connaissait cela. L’homme quant à lui était pris dans une glace invisible, entièrement congelé. La roussette se releva et, de la patte, le fit pivoter. Elle grimaça en contemplant le visage de l’homme. Les yeux anormalement ouverts, la bouche aussi, en quête d’un souffle inexistant. Et le pire était ce regard, qui vivait encore. Pris par la mort dans le fait même. Sephyra détourna ses yeux d’un tel tableau pour les reposer sur la hérissonne.

Celle-ci se releva très lentement. Ses piques tombèrent le long de la cape, et leurs bouts violets touchèrent les jambes de l’hybride. Elle retira sa capuche et posa ses yeux sur Sephyra.
Cette dernière la contempla longuement. Dans son regard vivait quelque chose qu’elle ne connaissait pas. Une lueur presque éteinte, comme ensevelie par le poids des années. Combien de temps exactement avait vécu cette hybride… ?
-   Ca va aller… ? Demanda Sephyra, sans savoir si c’était la bonne question à poser dans ce genre de situation.
La hérissonne, pour toute réponse, hocha la tête sur le côté, l’air interrogateur. Ses yeux se posèrent dans le regard de Sephyra. Celle-ci en tressaillit. Le bleu de ses iris semblait percer son âme et ses plus intimes secrets. Puis le regard l’hybride descendit, contempla le tatouage qui ornait le sternum de la roussette – une sorte de tatouage tribale à l’encre noire -, avant de se poser sur sa poitrine. Elle resta quelques secondes à la regarder fixement, puis ferma les yeux et éclata d’un petit rire cristallin très discret, qui avait tout du gentil rire d’un enfant. Sephyra se sentie rougir.
-   Que… Quoi encore ! C’est ma poitrine c’est ça ?!
La hérissonne la regarda gentiment avant de hocher la tête négativement. Puis elle s’avança vers la roussette et, lui prenant la main, se dirigea vers la lumière au bout de la ruelle.
Quand Zalosta lui avait pris la main, Sephyra avait failli la retirer vivement. Heureusement elle s’était contrôlée à temps. Le froid qui imprégnait sa peau était surnaturel…
-   Suis-moi, dit la hérissonne d’une voix presque éteinte.
Sans être volontairement désagréable, sa voix était glaciale elle aussi. Sephyra en tressaillit sans le vouloir.
Elles laissèrent les corps sans vie et sortirent à la lumière du jour.


(4 pages pour celle-ci, 5 pour la prochaine. Enjoy o/)
Petite précision avant de continuer : je tiens à dire, et à affirmer clairement et publiquement que la vraie, la réelle Sephyra n'est pas plate. Pour l'avoir vue, je peux affirmer que ce délire sur sa poitrine ne reste qu'un délire. ... Mais ça veut pas dire que j'ai maté Irl ! è_é/me fuit


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Juin 11, 2009, 11:20:29 am
Citation
La lame du katana pointée en direction dans leur direction
... Ah ouais quand même !

Citation
sa nuisette
XD

Citation
-   Plate… Trop plate.
Looool ! Quel enfoiré de goupil, il m'en fera voir jusqu'à la fin de ma vie ou quoi ?!

Bon chapitre si non, j'ai aimé mon apparition bien que décidément, on ne me lâche pas une seconde avec ces critiques illégitimes sur mon poitrimoine génétique ! ( z'avez vu le jeu de mots un peu ).

Plus sérieusement, la description de ma situation, mon comportement, tout était parfait : moi-même n'aurait pas fait mieux. Je pense que c'est une bonne chose que tu réinterprètes ma perso, ça m'aide à la connaître à travers le regard de quelqu'un d'autre ^^
J'espère que tu me feras parler de mon mari XD En tout cas, c'est assez marrant, mais la suite d'Imaginaire se déroule un peu comme ça pour Seph' ( oui je connais la suite de toutes mes fics, il y a même un TBS 4 dans ma tête XD ). Elle était censée voyager ici et là, laissant Athem à Anethie pour qu'il puisse gouverner le royaume. Ensuite elle devait tomber malade en étant enceinte de son cher mari, et plein de trucs affreux... bref XD

En tout cas c'était super. La partie avec Zalosta aussi, bien qu'un peu flippante. Et l'arrivée de Saïko, énorme XD J'ai trop hâte qu'on soit tous réunis X3 C'était bien décrit, intéressant... Bref, j'adore toujours autant !
En gros je veux la suite. Plus vite que ça.

Et sinon c'est un katana dans tagueul.
 
Et dis à Saïko qu'il n'a absolument aucun sens critique de la physionomie féminine ! Car en plus d'avoir une belle poitrine, j'ai des fesses superbes ! *PAN*

Bonne continuation Blacky et encore merci pour m'avoir jointe à cette super histoire ^^


Edit :
Citation
Petite précision avant de continuer : je tiens à dire, et à affirmer clairement et publiquement que la vraie, la réelle Sephyra n'est pas plate. Pour l'avoir vue, je peux affirmer que ce délire sur sa poitrine ne reste qu'un délire. ... Mais ça veut pas dire que j'ai maté Irl ! è_é
JUSTICE !!

Ah et une dernière horreur que j'avais pas captée :
Citation
évènement
C'est événement è_é


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Juin 11, 2009, 02:44:34 pm
/me s'avance vers Sephyra dans son dos, et la choppe, en posant ses mains sur sa poitrine.

Je confirme, ce n'est pas si plat que ça.
/me se fait tuer à grand renfort de katana

XD !
Tain j'aime j'aime j'aime j'aime ce chapitre. Mais en direction dans leur direction, joli. Et j'adore le parlé de Saïko, c'est mortel ! XD Owhi j'aime beaucoup. Sephyra, t'as la classe en katana dans ce chapitre n'empêche.

... Et c'est quoi cette histoire de fesses ? o_o


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Juin 11, 2009, 03:29:28 pm
La grosse flemme de chercher si il y en a d'autres, celles ci m'ont sauté aux yeux.
 
Citation
Le deuxième tremblait comme si un démon s’était emparé de son corps. Soudain, son corps  s’arc-bouta, ses ongles râpèrent le sol, et il poussa un râle horrible. Aussitôt, partout dans son corps, des pics de glace traversèrent sa peau et le trouèrent de part en part.

Répétitions, faudrait trouver un synonyme.

Citation
une sorte de tatouage tribale  à l’encre noire.

C'est pas une sorte qui est tribale c'est bien le tatouage ? Enfin je crois.
Citation
Sephyra se sentie  rougir.
Faute de frappe je suppose.

C'est toujours intéressant de voir comment d'autres auteurs interprètent son personnage. Ca permet de le voir différemment, d'un regard neuf. De voir également si les caractéristiques qu'on lui donne sont bien perçues par les lecteurs et donc bien retranscrites par l'auteur qui l'emprunte. C'est étrange parce que le style d'écriture est différent mais je reconnais assez bien Sephyra. Premier petit chapitre qui présente les personnages du moins en partie. Je suis toujours plus curieuse de connaître la suite.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Juin 11, 2009, 03:34:15 pm
Désolé de ne pas avoir commenté la dernière partie de ton prologue Blackdoom mais j'étais malade ><". Heureusement, tu postes le premier chapitre dès que je vais mieux ^^ ! Merci bro !

Perso, j'attends de voir la suite pour avoir vraiment une idée parce que pour l'instant c'est encore calme, mais cependant j'aime beaucoup ! Mon petit Saïko à l'air bien grognon dis donc, et puis c'est marrant de voir comment il parle à Sephyra ^^. J'aurais jamais cru qu'il sortirait un "t'es plate" comme ça XD ! Il a un drôle de langage ^^.
Par contre, il est toujours aussi décontracté, c'est bien. Mais c'est quand même dommage, maintenant on va le pointer du doigt en disant que c'est un mal élevé T_T (Vous faites pas des idées ! C'est parce qu'il à pas passé une bonne nuit ^^". C'est un garçon très respectable sinon !)

Enfin bref. Sephyra est à l'honneur dans ce chapitre. J'aime bien ce que tu écris sur elle, son comportement est très bien retranscrit, enfin… la concernée la déjà expliqué, mais je viens confirmer derrière ^^. Et puis Zalosta, toujours aussi étrange, toujours aussi mortelle ! Il y a pas à dire, de tous les autres pour l'instant c'est elle qui suinte le plus de classe ! Le coup des piques qui sortent du type… mais totale respect quoi ! *Se met à genoux devant la toute puissance de Zalosta*

Vivement la suite du chapitre ! Je me demande bien où notre hérissonne va conduire notre roussette nationale… en tout cas, j'espère comme Sephy qu'on verra la troupe entière réunie !
Et j'ai hâte de voir dans quel genres d'histoires ils vont tous être traînés. Et j'ai aussi envie de voir si Saïko va rester encore longtemps sur son rocher ! \o/
Aller, la suite Donf !... Sinon je t'envoies une boule de feu dans les cheveux, ça te motiveras ^^

Citation de: Capita
* Capita s'avance vers Sephyra dans son dos, et la choppe, en posant ses mains sur sa poitrine.

Je confirme, ce n'est pas si plat que ça.
* Capita se fait tuer à grand renfort de katana
Je reste perplexe... je devrais aller vérifier aussi.../me se fait trancher la gorge à coup de katana.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Juin 11, 2009, 07:22:37 pm
*Zalosta qui fait signe à Saïko de se relever vite fait >o<"

Sinon, j'ai un syllogisme stupide envers Sephyra :

Eau = Plate.
Sephyra = Plate.

Eau = Sephyra.

... J'ai réussi sans pouvoirs à foutre un froid dans une conversation avec Saïko, j'suis forte hein ?
/me se fait assassiner


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Juin 12, 2009, 05:27:22 am
*Sephyra poursuit Saïko et Capita sauvagement*

D'abord, ni moi ni ma perso ne souffrons d'un poitrimoine génétique faible !! è_é Heureusement que mon fidèle katana vous fera goûter la justice...

Allez Donfy, on se magne au lieu de faire circuler des rumeurs débiles ^o^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Juin 13, 2009, 01:49:32 pm
Merci une nouvelle fois à vous tous. Merci ! o/

Sephyra < Et encore une faute de corrigé direct. Si c'est que des fautes d'inattentions ça va encore, m'enfin. Pourtant c'est pas faute de relire. Sinon pour l'avenir de ta perso, wai, tu m'en avais parlé. Le coup des fausses couches, de l'ulcère... Bref comme tu dis XD
Et pour ton mari aussi, c'est prévu, t'inquiète pas. Il va intervenir à la toute fin en gueulant POURQUOI T'ES PARTIIIIIII BOUHOU et crever dans d'horribles souffrances pour sauver ton alliance que tu avais jeté par terre en allant coucher avec Saïko.
... Quoi ça te plait pas ? *Fuit*
Capita < *La regarde faire* ... Ca c'est ma femme. */ Crève
Sinon, histoires de fesses, histoires de fesses... Histoire de cul alors ? /* Crève une nouvelle fois o/
Miko < En plus des tiennes je suis encore tombé sur une autre faute de frappe au tout début. Mais personne ne l'a relevé celle-là. Vous avez eu pitié, c'est ça... ? Je suis un misérable. Personne m'aime. Le monde me comprend pas. Je suis seul!!!!!!!!:cry::cry:
... Hem. Je vais corriger de ce pas. Merci d'être passée Miko ^o^
Saïko < Frangin, j'avais un truc à te dire depuis longtemps, mais j'osais pas... Tu vois, si t'es tombé malade... C'est parce que j'ai changé tes médocs contre TES PILULES ! T_T Tu l'as pas encore remarqué mais maintenant t'as de grosses fesses et une poitrine tombante ! Tu es ma... SOEUR !
.../me fuit
Capita² < Bravo chérie ! Tu as trouvé le jeu de mot pourri ! Et elle a gagné LE MILLION ! Bravo on l'applaudit bien fort.
Sephyra < Te bille pas Sephy', le jour où ils te verront en vrai, ils ne diront plus ça... Ils auront tes fesses à critiquer. *Fuit* Et arrêtez de polluer mon topic avec vos conneries ! è_é *Crève encore, toujours... x)

J'arrête mes conneries et je vous laisse la fin de ce premier chapitre. Par contre je me demande encore si la fin est assez... Si la dernière phrase est bien... Enfin.
Bonne lecture o/


Hunter s’approcha de l’imposante grille en fer et sonna à l’interphone, plaqué sur le mur juste à côté de l’entrée. Quelques bips lui répondirent avant que la caméra ne s’allume et ne le regarde de haut en bas.
-   Yoy Hunter ! Deux minutes, j’arrive, répondit une voix masculine à l’interphone.
Le jeune homme s’adossa au mur sans rien dire. Quelques secondes plus tard, le bruit caractéristique d’une porte en fer qu’on ouvrait résonna. Un autre humain s’avança vers lui en souriant. Brun, les cheveux mi-longs et à peine coiffés sur le côté, un jean bleu délavé, un maillot blanc à col ouvert sur son torse et une paire de lunettes sur le nez.
-   Yo.
Hunter checka un signe de bras en X avec son ami.
-   Tiens, t’as pas ton chapeau sur la tête ? C’est rare.
-   ‘Fait chaud, répondit Hunter, qui tenait le bout de tissu blanc dans sa main. Bref, comment va ?
-   La routine, et pour toi ? Ca s’est passé comment ?
-   J’ai encore dû lui courir après, mais dans l’ensemble c’était pas trop mauvais.
-   Gros morceau ?
-   Pas à mon goût. Ni au sien.
-   Oh, salut Arès !
Une sorte de grognement sourd lui répondit.
-   Il est de mauvaise humeur ? Demanda le jeune homme en regardant Hunter.
-   Tu sais bien qu’il aime pas qu’on l’appelle par ce prénom, abruti.
-   Je vais pas l’appeler Monsieur le Démon, non plus, répliqua le brun en grimaçant. Et Miss Monde Démoniaque, ça lui va ?
-   Tu vas le foutre en colère… Je réponds plus de rien s’il te démembre sur place.
-   En parlant de ça ya du nouveau.
Le jeune homme avait soudain pris un air sérieux. Hunter le dévisagea tranquillement, assez curieux.
-   Une affaire d’esprits, dans une résidence à deux pas d’ici. Quatre suicides en à peine une semaine. Toutes des adolescentes.
-   Humaines ?
-   Hm… Une hybride parmi les quatre, il me semble. Mais elles sautent toutes du même immeuble, dans la même direction. Et vu la hauteur du bâtiment, les corps sont pas beaux à voir, une fois retrouvés en bas…
-   Qu’est-ce que j’ai à voir là-dedans ? Si elles n’ont pas assez d’argent de poche pour se payer le dernier vernis à ongle à la mode, c’est pas mon problème.
-   C’est plus grave que ça. ‘Semblerait que quelque chose les pousse à sauter de ce toit. Un esprit, apparemment. Reste à savoir quel lien existe entre cet immeuble et ces quatre filles…
-   Je m’occupe pas des esprits, s’pas mon job. ‘M’intéresse pas.
-   Le patron veut que tu escortes un type capable de se rendre sur place et d’arrêter ce massacre.
-   Quoi… ? Hors de question que je fasse équipe avec un exorciste ! Ces gens là me donnent la gerbe ! Répliqua violemment Hunter en frappant l’air du poing.
Un grondement rauque approuva ses paroles. Démons et exorcistes n’allaient pas de pair, semblait-il.
-   On te demande pas ton avis. Les ordres sont les ordres… Répliqua le jeune homme en remontant ses lunettes sur le nez, l’air pincé.

C’est à ce moment là qu’apparut Zalosta au coin de la rue, accompagnée de Sephyra qui la suivait, semblait-il hésitante.
-   Oh, encore une revenante. B’jour madame ! S’exclama le brun quand elles furent arrivées à leur hauteur.
-   Salut Donf ! Répliqua la hérissonne en serrant le jeune homme dans ses bras.
Le brun, collé à la poitrine de l’hybride qui ne semblait même pas se rendre compte de ce qu’elle faisait, semblait être parti dans un autre monde aux couleurs et aux formes différentes… Hunter émit un sifflement méprisable entre ses dents.
-   Tss… Il lui faut pas grand-chose.
Zalosta lâcha Donf pour aller ébouriffer Hunter.
-   Hunter, je suis contente de te revoir ! S’exclama-t-elle, enjouée.
Hunter recula aussitôt en se plaquant une main sur les cheveux, son chapeau blanc à la main.
-   Me… Mais… Hey ! Ce… Ca se fait pas ! … Mais… Salut…
-   … Qui parlait de moi, hein, hein ? Répliqua Donf en tapant un coup de coude dans les côtes d’Hunter.
-   La… La ferme toi ! Abruti !
Ils aperçurent alors Sephyra. A deux, ils eurent le même regard. De haut en bas, puis du bas vers le haut jusqu’à… La poitrine.
-   … B’jour Monsieur, dit Donf.
Hunter pouffa de rire discrètement. Sephyra quant à elle sentit le rouge de la colère lui monter au museau.
-   Mais qu’est-ce que vous avez tous aujourd’hui avec ma poitrine ?! Répliqua-t-elle en pointant le jeune homme du doigt, rageuse.
Donf ne sembla pas tilter tout de suite. Soudain, son visage s’éclaira, et il déclara, étonné :
-   Ah ! … C’est une poitrine ?
Cette fois-ci Hunter ne put se retenir et éclata d’un rire sonore. Zalosta elle-même se couvrit le museau de la main, drôlement amusée. Sephyra trépignait de rage sur place. La hérissonne s’interposa entre Donf et Sephyra pour éviter que la roussette ne passe ses nerfs sur le pauvre humain qui n’avait toujours rien compris de son erreur.
-   Donf, on peut rentrer ?
-   Hm… Oui, pas de problème pour toi. Mais elle je la connaît pas. Comment il… Elle s’appelle ? Tu la remorques d’où ?
-   Remorquée… Il parle de moi ? Les coupa Sephyra, interloquée.
-   Elle m’a sauvée dans une ruelle. Elle m’a l’air d’avoir de bonnes capacités !
Donf et Hunter s’échangèrent un drôle de regard.
-   Elle t’a… Sauvée ?
-   Oui ! Répliqua Zalosta, tout sourire.
Les deux humains regardèrent Sephyra bizarrement. Celle-ci garda son air boudeur. Hunter, comprenant qu’il avait fait une bien mauvaise erreur, desserra sa cravate et avala sa salive. Donf, ne comprenant jamais rien de toute façon, regarda tour à tour Zalosta puis Sephyra.
-   Bon… Mais tu la tiens à l’œil. Jusqu’à temps qu’elle ait pas vu le Patron, je veux pas la voir déambuler dans le bâtiment toute seule sans surveillance.
Donf ouvrit une petite porte en fer qui se trouvait elle-même dans celle à deux battants, beaucoup plus imposante.
-   D’accord chéri, répondit Zalosta, obéissante.
-   Et ne m’appelle pas chéri, c’est très gênant, répliqua Donf en rigolant, tout rouge.
La hérissonne acquiesça gentiment d’un mouvement de tête, puis prit Sephyra par le bras et l’entraîna à l’intérieur de l’enceinte du bâtiment. Les deux humains les regardèrent entrer dans le manoir après qu’elles eurent traversé le parvis caillouteux.
-   T’as bien entendu comme moi, commença Hunter. Elle a bien dis que cette roussette l’avait… « Sauvée » ?
-   Ouais, j’ai cru entendre ça aussi…
-   Eh ben mon pote, je suis déjà passé plusieurs fois à côté de la mort, mais là… On a eu chaud aux fesses.
-   Ouais… Mais dis, tu crois vraiment que c’est une femme ? T’as vu la poitrine qu’elle a sans déconner ? On croirait pas…
Hunter regarda Donf d’un air méprisable, un sourire néanmoins amusé sur les lèvres. Il lui donna un coup sur le crâne.
-   Toi alors. Tu comprends vraiment jamais rien.


Zalosta et Sephyra s’arrêtèrent à l’entrée du réfectoire. A leur droite, le comptoir où on servait les plats chauds, ainsi que les rayons où se déversaient les entrées et les desserts, aux choix. A leur gauche, puis obliquant vers la droite après le comptoir et couvrant tout le fond de la salle, des tables. Certaines plus longues que d’autres.
-   Il n’y pas grand monde, constata la roussette.
-   Effectivement… Nous sommes les premières ! Lui répondit Zalosta, toute enjouée par cette conclusion, apparemment.
Soudain, un bruit de pas précipités derrière elles. Elles se retournèrent.
-   Zalooooos’ !
Arthur se précipita dans les bras de la hérissonne. Celle-ci lui caressa la tête.
-   Tu m’as manqué !
-   Toi aussi Arthur. Tu as bien fait ton travail comme on te l’avait demandé ? L’interrogea l’hybride en lui souriant affectueusement.
Le petit garçon, pour toute réponse, la gratifia d’un large sourire. A ce moment, une petite fille arriva juste derrière lui. Zalosta s’agenouilla devant elle et lui déposa un bisou sur la joue. La fillette en rougit, serrant un peu plus contre elle sa peluche qu’elle tenait dans ses bras.
-   Bon… Bonjour Tante Zalosta… Déclara-t-elle en fixant le sol de ses grands yeux violets.
La hérissonne se tourna vers Sephyra.
-   Je te présente Arthur et Millie.
La roussette observa attentivement les deux gamins. Ils n’avaient de toute évidence rien de commun ; lui avec sa chemise blanche à carreaux, ses yeux jaunes aux fentes rétrécies, et ses dents effilées comme des rasoirs et anormalement longues ; elle avec son chapeau de paille blanc qui lui couvrait toute la tête, sa petite robe à bretelles rose et sa peluche glauque, qui ressemblait à un renard avec une antenne sur la tête. L’un avait les cheveux courts et blonds comme les blés, l’autre les avait longs, un peu plus bas que la nuque, et d’un noir clair virant presque au châtain.
-   Arthur, et Millie… Dit-elle en les regardant l’un après l’autre. Enchanté, moi c’est Sephyra, se força-t-elle à sourire, malgré sa gêne.
Millie s’approcha alors de Zalosta en prenant soin de s’écarter de Sephyra. La hérissonne s’abaissa une nouvelle à son niveau et lui tendit l’oreille. Puis elle se releva et dit en coin à Sephyra, l’air amusée :
-   Tu n’as pas dit bonjour à sa peluche.
La roussette soupira intérieurement. Les enfants la mettaient toujours mal à l’aise. Prenant son courage à deux mains, elle s’avança vers Millie et s’agenouilla devant elle en souriant.
-   Comment s’appelle-t-elle ? Demanda-t-elle d’une voix douce.
-   Dails…
-   Et bien… Bonjour, Dails, continua Sephyra en regardant la peluche avec le même sourire, prenant bien soin de refouler en elle l’étrange sentiment que cette poupée semblait vivante avec ses grands yeux noirs.
C’est alors qu’Arthur la pointa du doigt, l’air interrogateur.
-   Mais au fait Madame la chauve-souris !
-   Je suis une roussette, le coupa Sephyra.
-   Ah, pardon Madame la rousse. Mais vous, vous avez pas les mêmes trucs que Zalos’ ! Vous êtes pas une fille ? Demanda l’enfant en pointant la poitrine de Sephyra.
Celle-ci chopa la tête du gamin dans sa main et la comprima.
-   QUI TU TRAITES DE SUPER PLANCHE A LINGE AUSSI PLATE QU’UNE FEUILLE DE PAPIER A4 ESPECE DE NAIN DE JARDIN ?!
Arthur se massa la tête en éclatant d’un rire enfantin.
-   Zalos’, ta copine elle est géniale ! S’exclama-t-il d’une voix enjouée.
Zalosta rit gentiment en regardant Sephyra se calmer dans son coin. Puis Arthur prit Millie par la main.
-   Bon nous on y va, on doit aller faire notre rapport au Patron. A tout à l’heure Zalos’ !
Et il quitta le réfectoire, obligeant Millie à le suivre en courant. Zalosta les regarda partir d’un regard tendre. Soudain, une tête passa au-dessus du rayon « entrées ».
-   Hey ! On court pas dans la cantine ! Ni dans le manoir, même !
Donf grogna en remettant sa toque de cuistot à sa place sur sa tête.
-   Tss… Saletés de gamins…
Sephyra le regarda, étonné. Ils poussèrent le même cri de surprise.
-   Ah !
-   Encore toi !
-   T’es pas partie, la planche à repasser ?
Donf, se croyant à l’abri derrière son comptoir, se ramassa un coup de pied dans la tronche. Il se releva en se pinçant le nez, son tablier plein de sang.
-   Et qui t’as donné l’autorisation de me tutoyer… Ronchonna-t-il.
-   Qu’est-ce que tu fais là ? Lui demanda Sephyra, ignorant complètement la remarque.
-   Je m’occupe de l’entrée du manoir toute la journée, mais je me retrouve aussi chef cuistot à tous les repas, répondit Donf en remettant sa toque correctement et en remontant sa paire de lunettes. Bon, qu’est-ce que vous voulez les filles ? Ce midi on a…
-   Euh Donf, je préfèrerais être servie par quelqu’un d’autre, le coupa Zalosta en regardant ses mains remplies de sang.
Le jeune homme contempla longuement son tablier, plongé dans une profonde méditation. Soudain, il sortit de sa torpeur.
-   Ah ! … Je vais me laver les mains.
-   C’est pas le problème ! S’écria Sephyra en levant le poing, prête à en remettre une couche
Zalosta rit. Quand soudain, elle se tapa la paume de son poing.
-   Ah ! Zut. J’ai oublié de dire aux enfants qu’Hunter était déjà avec le Patron, lui aussi.


Hunter souffla sur ses mains gelées. Les journées étaient chaudes, mais les nuits fraîches. C’est alors qu’apparut un jeune homme au coin de la rue. Habillé d’un long manteau noir, les cheveux longs et de la même couleur, il tenait une valise dans sa main. Ou plutôt une malle.
Le prenant tout d’abord pour un jeune fonctionnaire rentrant du travail, Hunter n’y fit pas tellement attention. Mais il dut se rendre à l’évidence lorsqu’il vit le jeune homme s’avancer résolument vers l’entrée de l’immeuble, où il attendait depuis quelques minutes.
-   Vous êtes l’exorciste ? Demanda d’emblée Hunter, étonné.
Le jeune homme le regarda, un sourire sympathique aux lèvres.
-   Et bien oui, c’est la charge qu’on me porte.
-   Pardonnez-moi, mais à vos vêtements… Enfin, on dit bien que l’habit ne fait pas le moine.
-   Je suis tout à fait d’accord. Vous attendez depuis longtemps ?
-   Oh, non. Je viens tout juste d’arriver.
Le jeune homme lui sourit, puis il jeta un coup d’œil à l’immeuble.
-   C’est la fameuse résidence hantée ?
-   Il semblerait.
-   Et bien, allons vérifier, lui proposa l’exorciste.
-   Volontiers, répondit Hunter sur un ton neutre en remettant son chapeau en place.
Il voulait en terminer rapidement avec cette ridicule histoire d’esprits. Sa quête à lui, elle, n’attendait pas.

A l’autre bout de la rue, au fond d’une ruelle, gisait un homme étendu par terre, sa longue veste religieuse blanche tâchée de sang.
Il était habillé en exorciste.



Prochain chapitre, on replonge dans une atmosphère un peu plus glauque. A la prochaine o/


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Juin 13, 2009, 02:39:06 pm
Aaah alors la poupée, c'est Dails !
J'aime ce chapitre... Et t'as oublié de préciser que la cantine/cafet', ça fait parti du territoire de Zalosta./me se prend une poële.

Et tu me feras mes paninis, si t'es si cuisto que ça ? *BLAM*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Juin 13, 2009, 04:42:54 pm
Citation
après qu’elles aient
Après qu'elles euuuuuuuuurent ! On emploie toujours l'indicatif après "après que" !

Citation
Les enfants la mettaient toujours mal à l’aise.
Ca c'est bien vrai !

Citation
Mais vous, vous avez pas les mêmes trucs que Zalos’ ! Vous êtes pas une fille ?
Ca c'est bien faux !

Citation
les cheveux blonds comme les blés et courts,
"Courts, et blonds comme les blés". Alphonse, Fullmetal Alchemist, volume 16. Belle influence qu'est celle de ce manga.

Citation
- QUI TU TRAITES DE SUPER PLANCHE A LINGE AUSSI PLATE QU’UNE FEUILLE DE PAPIER A4 ESPECE DE NAIN DE JARDIN ?!
Mon dieu, je suis devenue aussi impulsive qu'Edward ? XD

 
Bien, super chapitre ! Contente de rencontrer enfin THE TEAM, même si elle reste insensible à la générosité de mon poitrimoine. Mais bon, un jour vous comprendrez la vie, les enfants. Aaaah... *soupire* Pauvre jeunesse.

J'ai hâte au sang et à la bastoooooon ! Je suis sûre que vous nous préparez des tas de rebondissements intéressants, captivants même, et je ne les raterai pour rien au monde !... Mais au risque de vous décevoir, je n'ai pas jeté l'alliance de mon mariage avec mon mari adoré è_é

Bien, mister Donf, je vous félicite pour ce premier chapitre. J'ai hâte au prochain moi, et vu que, pareille à Sasori, je hais attendre ou faire attendre, bougez-vous le cul et écrivez-nous la suite è_é

*Sephyra se ramasse une chaise du réfectoire*

Bon courage à vous =3


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hunter le Juin 17, 2009, 06:36:52 am
Mesadmes, mesdemoiselles, messieurs, offert par Donf et (re)corrigé par moi-même ... Un nouveau chapitre de NightDreamers ! ('OùkiléDonf ? - Il est pas là, j'le remplace ! *se prend une cagette*)

Bref, enjoy !



La montre du loup, le seul hybride de la bande, sonna. Il regarda l’écran.
-   Minuit, les gars ! S’exclama-t-il, joyeux.
Les autres levèrent leurs bouteilles en riant. Tous, sauf un. Ce dernier avait plaqué sa main sur son cœur, le teint livide. Le loup le regarda.
-   Hé, ça va pas ?
-   Il a trop bu !
-   Ha ha ! Il va gerber, regardez comme il est blanc !
Un feu étrange lui lacérait le cœur, élançant sa poitrine et lui coupant la respiration. Son sang bouillonna dans ses veines. Ses muscles lui étirèrent les sens, l’engourdissant totalement. Sous l’effet de la rage qui se développait en lui, l’adolescent fut projeté à terre.
-   Il nous fait quoi là ?
-   Il est bourré tu crois ?
Pris de convulsions, les spasmes de douleur firent leur apparition alors que ses doigts se transformaient en pattes, longues et velues. Ses ongles s’allongèrent pour former des griffes redoutables.
L’adolescent hurla. La flamme qui lui entaillait le cœur et qui troublait ses sens était insupportable. Ses muscles s’allongeaient, ses os se creusaient pour se transformer d’eux-mêmes, pour s’adapter au résultat final. Tout son corps était en ébullition.
Et ce ballet de souffrances ne s’arrêta pas là. Le garçon entendit un craquement sonore résonner dans sa tête. Les muscles et les os de son visage lui arrachèrent un hurlement de souffrance inhumain. Indépendamment de sa volonté, des larmes de souffrances inondèrent son visage qui se transformait de seconde en seconde en un long museau velu. Certaines de ses dents s’allongèrent en pointes, d’autres tombèrent d’elles-mêmes. Sa mâchoire se transforma, rajoutant à sa souffrance, en s’allongeant pour former le museau. Un museau redoutable et effrayant.
Sa pilosité bondit de manière spectaculaire. L’adolescent porta alors ses pattes griffues devant ses yeux, les couvrant de ses poils. La douleur était atroce. Irréelle. Entre ses griffes, ses iris avaient disparu, laissant place à un noir intriguant, et ses pupilles s’étaient amincies en se colorant d’un jaune effrayant.
A ce moment, la bête écarta violemment ses bras sur les côtés et écartant ses griffes au maximum, et hurla face à la pleine lune. Son cri sauvage suintait le sang et la faim.
Les trois adolescents, terrifiés, regardaient leur ami qui n’était plus celui qu’ils connaissaient. Il était devenu quelque chose d’autre. Quelque chose de poilu, aux yeux jaunes, aux dents très longues et au museau menaçant, suintant de rage.
Le loup-garou leva sa patte devant ses yeux et bougea ses griffes. Il claqua de la mâchoire, puis déposa ses yeux sur ses – anciens – amis. Ceux-ci étaient pétrifiés de terreur.  Il déploya ses bras sur les côtés. Les fentes de ses pupilles s’amincirent. Une longue coulée de bave s’écrasa sur le sol sec de la forêt.
La balle en argent se logea dans son cœur et n’y bougea plus. Le loup-garou fit quelques pas en avant, avant de s’effondrer, mort.
Les trois adolescents, côté à côté, les genoux tremblants, n’y comprenaient rien. Une silhouette féminine perça les ténèbres du feuillage et se posta derrière le corps du monstre.
Deux pistolets dans les mains, elle regardait la créature morte d’un regard froid.
-   C’est bête, tu aurais pu nous être utile…, murmura-t-elle pour elle–même.
-   Qu… Il s’est… Il s’est passé… Quoi, Là ? Risqua un des adolescents en état de choc.
La tigresse leva alors ses yeux de meurtrière pour dévisager un à un les gamins. Plus rapide que l’éclair, elle leva sa main gauche et tira deux balles. Les deux adolescents humains s’écroulèrent en arrière presque en même temps, un trou énorme à la place de la cervelle. Le loup regarda ses deux amis avant de redéposer ses yeux sur la tueuse.
-   Mais enfin, c’est quoi ce dél…
Le canidé n’eut plus jamais l’occasion de terminer sa question. Il s’écroula à son tour dans le feuillage, mort.
La tigresse rangea ses armes dans leurs pochoirs accrochés à ses hanches. Elle regarda à nouveau le corps du loup-garou, puis leva ses yeux jaunes sur la lune. Elle resta quelques secondes à la contempler, avant de faire demi-tour.
Elle se fondit à nouveau dans les ténèbres, sans mouvements inutiles, sans bruits.
Sans fausse note.


NightDreamers
Chapitre 2 ~ Contre-nature


Hunter et Loth étaient directement montés sur le toit. Le vent les balayait, soulevant le bas de la chemise d’Hunter et le long manteau du jeune exorciste.
-   C’est donc ici que sautent ces jeunes filles…
-   De ce côté-là, pour être plus précis, répondit Hunter en s’approchant du bord est.
Loth le suivit, posa un pied sur le rebord et regarda en bas.
-   Sacré saut.
-   Effectivement…
-   Bien. On va déjà voir si quelqu’un ici peut nous en apprendre un peu plus. Quelqu’un ou quelque chose.
-   Je vous laisse faire ?
Loth eut quelques secondes de réflexion.
-   Mettez-vous devant la porte qui mène au toit et veillez à ce qu’elle reste bien fermée.
-   Ca, je suis au moins capable de le faire.
Loth le regarda en souriant. Hunter tira sur son chapeau en signe d’acquiescement, avant de se diriger vers la porte et de se poster devant elle.
Loth fit le tour du toit, avant de revenir au milieu. Il regarda la lune avant de s’agenouiller par terre et de toucher le sol d’une main.
Hunter le regardait faire, la bouche tirée d’une grimace discrète. Il trouvait cette scène ridicule.
-   Vous êtes au courant du lien entre les jeunes filles et ce toit ? Lui demanda l’exorciste en retirant ses gants blancs.
-   A vrai dire, je n’ai eu que très peu d’informations…
-   Je vais vous conter leur histoire.
L’exorciste entama son récit sans se retourner, arpentant le toit ici et là, en daignant jeter quelque fois un coup d’œil à Hunter.
-   Il était une fois cinq amies, qui aimaient les histoires de fantômes et les lieux hantés. Ayant entendu parler de cet immeuble dépravé où plus personne n’habitait, elles décidèrent d’aller y faire un tour, le temps d’une soirée. On racontait qu’il y avait de cela quelques années, lorsque la résidence était encore occupée, une jeune femme s’était suicidée en sautant du toit…
Loth regarda Hunter sans ciller. Celui-ci écoutait d’une oreille distraite. Tout ce qu’il souhaitait, c’était que cette mascarade prenne fin au plus tôt.
-   De ce toit, précisément.
-   Drôle de coïncidence.
-   N’est-ce pas ? Répondit le jeune homme en souriant.
Il gagna une nouvelle fois les abords du toit, et continua d’une voix plus forte, pour couvrir le bruit du vent et se faire entendre de son interlocuteur.
-   Mais qui sait ce qu’elles ont découvert dans cet immeuble ? Qui sait ce qu’il s’y est réellement passé ? Toujours est-il que depuis cette fameuse soirée, les cinq amies n’ont plus jamais été les mêmes. A l’école, elles étaient devenues silencieuses, repliées sur elles-mêmes. Elles restaient entre elles, elles qui étaient si joyeuses par le passé. Elles étaient devenues pareilles à des poupées, sans état d’âme, sans envies personnelles. Des poupées vides.
-   Comment avez-vous su tout ça ? La presse en a parlé ?
-   Nous avons mené notre propre enquête… Répondit Loth sur un ton énigmatique.
-   Des poupées vides, hein… ? Drôle de description. On dirait que ça ne vous apporte aucune émotion, aucune compassion.
Loth garda le silence. Il reprit d’une voix différente, plus sombre, plus énigmatique que jamais.
-   Ces filles étaient enfermées dans un monde qui ne leur appartenait pas. Un monde dont elles ne connaissaient ni les règles, ni la profondeur de son obscurité…
Hunter leva un sourcil, étonné par le changement radical de son acolyte. L’exorciste se retourna alors et s’avança jusqu’au milieu du toit. Il posa sa mallette sur le sol, puis se releva en toisant Hunter. Il sortit alors un paquet de cigarettes de ses poches, en prit une et l’alluma.
-   Dis-moi Hunter, est-ce que tu aimerais connaître ce monde ? Demanda-t-il d’un regard indéchiffrable, un sourire glacé sur les lèvres.
Hunter n’apprécia pas le subit tutoiement et la question qu’on lui avait posée. Et il ne se rappelait pas avoir décliné son identité.
-   Où veux-tu en venir ?
A ce moment, la pression se fit plus intense. Hunter éprouva du mal à respirer. La nuit se fit plus glacée, plus obscure.
-   Ce monde nous appartient.
Le soi-disant exorciste tira une bouffée de sa cigarette. Son interlocuteur le regardait avec suspicion.
-   Pour décimer le Bien, on utilise le Mal. Mais on n’éradique pas le mal en usant du Bien. Non, on dit bien qu’on ne répond au Mal que par le Mal. Tu comprends… ? Le Bien se contente de moyens pacifiques, non violents. A partir du moment où tu veux te battre, quelles qu’en soit tes justifications, tu t’inscris dans le Mal. Tu utilises Ses moyens. Comme l’explique si bien ce vieux dicton… « Jeu de mains, jeu de vilains ».
-   Où tu veux en venir… ? Répéta Hunter, mal à l’aise.
-   Es-tu vraiment persuadé que vous faîtes le Bien ?
Hunter écarquilla les yeux. Ce ton, ce regard. Ce discours… Le jeune homme croyait mal comprendre. Ce type…
-   Qu’est-ce que tu sais exactement ? Qui es-tu ?
L’exorciste décocha un sourire sinistre. Hunter serra les poings. Non, il ne s’était pas trompé.
-   Tu n’es pas exorciste. Et tu es à l’origine de cette affaire de suicides. Ca me fait déjà une bonne raison pour te foutre sur la gueule.
Hunter arbora à son tour un sourire cruel, menaçant.
-   Mais maintenant, c’est différent… Tu vas me suivre. Je veux savoir qui tu es et ce que tu sais sur nous. Et crois-moi, avec moi tu vas parler. Je m’y connais bien en matière de tortures.
Loth ne perdit pas pour autant son sourire sinistre.
-   Nous ne sommes pas vos ennemis… Nous voulons juste nous assurer que vous n’interviendrez pas dans nos affaires.
-   En sacrifiant des adolescentes avec vos façons ? Pas moyen de croire une histoire pareille. Mais si tu veux vraiment jouer les fiers, on peut régler ça à ma façon…
Hunter commença à s’approcher lentement de Loth sans le quitter des yeux, en faisant craquer ses phalanges et ses cervicales, l’air décidé à infliger une bonne correction à cet usurpateur.
-   Au fait, où est passé l’exorciste, le vrai ?
-   Oh, lui ? Je l’ai tué, bien entendu.
-   Evidemment…
-   Tu veux que je montre comment j’ai fait ?
Loth s’agenouilla devant sa malle, la cigarette à la main. Il apposa le bout incandescent sur la surface de la mallette et traça des signes incompréhensibles. Hunter le regardait faire, grimaçant.
-   Tu me fais quoi, là… ?
-   Je vais te montrer notre monde, répondit Loth en levant ses yeux sur son interlocuteur.
Des yeux noirs, à l’éclat meurtrier. Le visage du jeune homme n’avait plus rien à voir avec celui de l’exorciste qu’il jouait, il y avait quelques minutes. Sans quitter Hunter du regard, il ouvrit sa malle. Une sorte de fumée en sortit et s’attaqua directement à Hunter, le noyant dans une chape noire. Le jeune homme, plongé dans l’obscurité, ne sentait plus ni les morsures du vent, ni la lumière de la lune. Perdu dans les ténèbres, il porta une main à son cou. Il éprouvait de plus en plus de mal à respirer convenablement. Il se sentit alors pris de vertiges. Il  voulut faire un pas mais, incapable de bouger, il ne put que s’agenouiller. C’est alors qu’il perçut, dans la lointaine obscurité, des rires enfantins. Une comptine parvint à ses oreilles.
-   Qu’est-ce que…
Hunter toussa et posa une main sur son cœur. Les vertiges s’accentuaient par manque d’oxygène. Dans un ultime effort, pris de nausées, il leva le poing et l’abattit furieusement sur le sol. A sa plus grande surprise, son poing ne rencontra que le vide. Hunter ne se sentait même plus agenouillé contre quelque chose. C’est alors que, tout au fond de cette obscurité, il aperçut une lumière. Des arbres firent leur apparition. Sans bouger, Hunter les rejoignit, comme si l’environnement bougeait de lui-même. A l’entrée de la forêt, des enfants apparurent. Quand il arriva assez près pour les distinguer, Hunter retint un cri d‘exclamation. Ses nausées se firent plus violentes encore, et il dut se faire force pour ne pas dégurgiter. En face de lui, des enfants tailladés se dressaient, tenant dans leurs petites mains des peluches ou des bouts de bois. Des enfants meurtris par de multiples blessures. Certains avaient le visage fendu en deux ; d’autres à qui il manquait un œil, voir les deux. Quelques uns avaient un gros trou dans le corps ou un membre en moins. Hunter en vit même un avec les bras rapiécés de toutes parts, l’oreille droite sanguinolente, pendue à un bout de chair qui l’empêchait de se décrocher.
Tous regardaient le nouveau-venu avec attention. Un silence se fit. Puis, soudainement, tous les enfants crièrent en chœur, levant leurs jouets ou leurs bouts de bois, avant de courir vers Hunter. Ils l’encerclèrent, puis se prirent les mains et, entamant une comptine pour enfants, dansèrent en rond autour du jeune homme. Celui-ci plaqua ses mains sur ses oreilles et ferma les yeux. Les pupilles entièrement noirs des enfants le regardaient, un grand sourire fendu sur chacun de leur visage, tout en chantant. Ils dansaient de plus en plus vite, chantaient de plus en plus fort. D’autres rires, diaboliques, aigus, rythmèrent bientôt la comptine qui devenait grotesque, menaçante.
Soudain, une vive lumière perça les ténèbres. Les enfants s’arrêtèrent tous de chanter pour regarder son apparition, au-dessus des arbres. Hunter lui-même ressenti une étrange chaleur rassurer son âme. Il ouvrit les yeux et abaissa ses mains, redoutant le pire. Mais il n’avait plus aucune force. Alors que la lumière se faisait de plus en plus vive, il s’écroula à terre… Ou plutôt dans le vide. Ses paupières, bien malgré lui, se refermèrent sur ses yeux violets. Avant de sombrer dans l’inconscience, le cri suraigu et irréel des enfants lui arracha un hurlement de souffrance. Alors il entendit distinctement, au creux de son oreille, ses derniers mots :
-   Nous serons toujours derrière toi, Hunter, dans ton ombre…


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Juin 17, 2009, 07:04:10 am
... Vachement bien foutu ce chapitre. Fichu mari qui te donne ça à poster, mon pauvre fils va avoir des cauchemards ! >o<
Moi j'imaginais pas ça du tout pour l'exorciste, je pensais plus que genre y'en avait plein qui était venu, et qu'a chaque fois il se faisait prendre au machin suicidaire... J'avais totalement tord !
Et encore une espèce de faction là, que représente le vilain exorciste. J'ai hâte de voir la suite.

Et le début, avec la tigresse... Une ME-CHAN-TEUH.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Juin 17, 2009, 09:31:53 am
Citation
-   Nous seront toujours derrière toi, Hunter, dans ton ombre…
Alors là... ALORS LÀ ! JE PORTE PLAINTE POUR PLAGIAT !!

*La roussette sort un sifflet de police mais la mystérieuse tigresse du début de chapitre lui tire une balle dans la nuque*

En plus t'as fait une faute, pfff ! C'est nous "serons" ! è_é
Bref. Contente de voir qu'FMA t'inspire toujours autant. Et cette histoire d'exorscistes, cette ambiance glauque au possible... Ca pour le coup, c'est D. Gray-man ^^ On dirait que vous aimez les shonens écrits par des femmes, très cher ! Mais ça vous fait honneur ^o^

Bref, revenons sur une critique sérieuse ! J'ai A-DO-RÉ ! Nan franchement, c'était tellement bien que j'ai envie de vous tuer pour nous avoir privé de vos fanfics durant tout ce temps !
Descriptions, géniales. Caractère des persos, génial. Dialogues, impec'... Bref, c'est du grand art !
J'étais dedans du début à la fin ! Et j'ai envie de vous étrangler pour avoir osé vous arrêter là ! On veut la suite, nous ! Au boulot flemmard è_é

*Sephyra reçoit la cigarette du méchant-pabô qui a été vilain avec Hunty dans l'oeil*

Bien, voilà... Et merci à Hunty qui nous a filé la suite à la place de ce pauvre Junior ^^ Il ne serait décidément rien sans toi et nous non plus :'D *PAF*
Bon, bravo à tous les deux ! J'ai super hâte de lire la suite !

Bonne continuation ! X3


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hunter le Juin 17, 2009, 11:44:00 am
J'ai corrigé la faute. (Ça m'apprendra à corriger au saut du lit. ~~)

Ouais, y a pas à dire, l'ambiance est méga-glauque, et ça rend super bien. Et la description des enfants .... Gerbante. Pile ce qu'il fallait. *PAN*

Vous aurez droit à une suite vendredi, normalement. x)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Juin 18, 2009, 02:29:10 pm
Hey ! Déjà la fin du chapitre 1 ! Et je suis en retard ><". Désolé bro ! Tu vas m'enfermer dans la cave… comme le jour ou j'avais laissé cramer le dîner ? é_è

J'ai bien ris à la lecture de cette fin de chapitre. C'est fou comment c'est facile de se payer la tête de notre chère Sephyra ^^. Mais c'est sûr qu'on sens bien l'inspiration FMA dans les coups de gueules.
Sinon, Self-insert ! Self-insert XD ! Donf en cuistot, c'est marrant ^^. C'est aussi drôle de voir les relations qu'ont les personnages entre eux. Ils forment une grande famille ! Avec même les gosses XD. D'ailleurs, ils ne m'inspirent pas confiance. C'est sûr que ce sont eux les assassins du prof et sachant ça, ça va être dur de s'attacher à eux… En plus avec le petit gars et ses dents pointues, il me fait penser Gluttony croisé à Greed. Il me fout les chocottes ce gamin >< ! Et dire que Sephyra risque peut-être de rejoindre ce groupe de tueur. C'est pas un mauvais truc d'un certain côté mais… ooh ça y est, je commence à douter ><. 

Ensuite le coup du faux exorciste, ça pète. On se demande qui il est vraiment et ce qu'il veut exactement. Bien zarbi le coup des enfants zombies aussi, et puis c'est qui ce type qui vient sauver Hunter ? J'espère qu'on saura tout ça dans le prochain chapitre ^^, vivement Vendredi ! En tout cas, j'aime toujours autant pour l'instant (c'est que le début aussi >_>). Ça prend des tournures bien étranges. Maintenant il est aussi question de Loup-garou et de Tigresse à la Selene de Underworld XD. Quel genre de surprises glauques et recouvertes de sang tu nous réserve bro ?

Bonne continuation surtout ! Continue à tourner à plein régime ! Et vivement que toute cette histoire prenne enfin forme !
A plus Donf, my bro !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hunter le Juin 19, 2009, 07:03:36 pm
Suite et fin du chapitre deux ! Donf reprendra la main la semaine prochaine.


Loth regardait Hunter, allongé sur le sol, se débattre en vain. Amusé, il avait rallumé une autre cigarette, la première ayant servi à déclencher son maléfice. C’est alors qu’une lumière, aussi vive que le soleil lui-même, avait percé la nuit. Loth s’était retourné mais, aveuglé, n’avait pu percevoir son origine. C’est alors qu’une voix furieuse l’avait agressée :
-   Toi… C’est toi ! Vous êtes à l’origine de toutes ces catastrophes ! Je ne te laisserai pas m’échapper, cette fois !
Alors que la lumière s’était rapprochée de lui, Loth sentit un formidable coup de poing dans le ventre l’étaler au sol. Meurtri, il s’était écroulé près de sa malle. D’un geste rageur, il prit le socle et referma la mallette d’un geste vif avant de siffler. La fumée noire sortit alors d’Hunter par les narines, la bouche et les oreilles, et entoura cette fois-ci son propriétaire. Celui-ci ne put distinguer son attaquant, mais il ne manqua pas de jeter un regard haineux à la lumière avant de disparaître dans une chape de ténèbres.
Le pendentif de Saïko perdit alors sa luminosité. La contre-nature s’était envolée loin d’ici, il ne la percevait plus. Le renard s’approcha alors du corps d’Hunter et tâta son pouls. Heureusement, il était intervenu à temps. Il plaqua ses deux mains sur le torse du jeune homme. Une douce lumière entoura alors le corps de l’inconscient.


Des bribes de voix dansaient dans ses rêves sombres, sans images. Des mots répétés, qui n’avaient aucun sens. Des rires fusèrent, lointains. Puis toute cette agitation laissa place à une mélodie tout droit sortie d’une boîte à musique. Les notes se faisaient écho, comme un lointain souvenir, déclenchant une série d’images qui n’avaient aucun rapport les unes aux autres. C’est alors qu’une voix enfantine répéta ses mots, devenant de plus en plus grave au fil de la phrase :
-   Nous serons toujours derrière toi, dans ton ombre…
Puis la voix éclata d’un rire démoniaque.
-   LAISSEZ-MOI ! Hurla Hunter en se relevant en sursaut sur sa couche.
Son regard tomba sur une fenêtre donnant sur un autre immeuble. Le corps en sueur, essoufflé, Hunter prit lentement conscience qu’il sortait d’un cauchemar ; plus de temps encore pour se remémorer les derniers évènements. Il avait raté un épisode. Il essuya d’un revers de main la sueur qui lui piquait les yeux, puis se rallongea en posant une main sur son torse, là où se dessinait sa cicatrice. Sa cicatrice… Hunter engagea immédiatement la conversation mentale avec son Démon.
-   Pourquoi tu n’es pas intervenu ? Souffla-t-il d’un air rageur.
Il n’obtint aucune réponse. Sa colère ne fit que monter d’un rang.
-   Je sais bien que tu n’aimes pas les exorcistes, mais là c’était un peu fort ! J’ai failli crever !
Toujours aucune réponse. Hunter mobilisa le peu d’énergie qu’il gardait en réserve pour se concentrer mentalement. Son esprit empiéta sur le domaine de son Démon. Il savait que cela le ferait réagir. Son symbiote n’aimait pas qu’il gagne son territoire. Il était déjà contraint de vivre sous la tutelle d’un corps qui ne lui appartenait pas, il tenait au moins à son petit côté au fond du placard. Hunter laissa son esprit gagner le territoire inconnu, quand il sentit une présence. Ce qu’il perçut le laissa pantois. L’âme de son Démon tremblait, reclus dans un coin de son territoire. Hunter libéra sa concentration mentale pour revenir à la réalité. Jamais, au grand jamais il n’avais senti l’âme de son Démon trembler. Sauf de rage. Mais cette fois-ci, il le sentait, ce n’était pas le cas. Il tremblait… De peur ? Cette hypothèse rendit Hunter encore plus apeuré qu’il n’était en colère quelques secondes plus tôt.

C’est alors qu’une personne monta les escaliers, juste à sa gauche. Hunter tourna vivement la tête vers la personne qui venait d’apparaître au seuil de l’étage. Malgré l’obscurité, il crut reconnaître la silhouette d’un renard.
-   J’ai entendu un cri, c’était toi ? demanda l’inconnu.
-   Ca se pourrait… Répondit le jeune homme, sur la défensive.
Il voulut se relever sans quitter l’hybride des yeux, mais l’énergie qui lui restait ne lui permettait même pas de glisser une jambe hors de sa couche. Il posa alors ses yeux sur celle-ci : il était allongé dans un sac de couchage qui ne lui appartenait pas. En laissant ses yeux balayer la pièce, il crut reconnaître l’immeuble dans lequel il était monté, dans la soirée, avec ce faux-exorciste. L’étage était grand, vide. L’immeuble avait été le dernier en construction de la résidence, et faute de moyens, n’avait pu être terminé. L’étage n’était donc composé que de l’escalier et des fenêtres, de simples trous carrés dans le mur.
-   Je suis intervenu à temps. Un peu plus et ce type t’aurait tué.
-   Qu’est-ce que vous avez fait ? Demanda Hunter en reposant son regard sur l’inconnu.
-   Rien du tout. Je suis leur ennemi. Quand il m’a vu, il a pris la fuite. Ce sont des lâches, de vrais serpents sournois. Ils mordent et laissent leur venin attaquer leur ennemi de l’intérieur puis, quand celui-ci est paralysé par la douleur, ils l’achèvent sans état d’âme. Ils n’attaquent pas un ennemi de front. Surtout pas un type comme moi.
-   Vous parlez de plusieurs personnes… Il s’agit d’une organisation ?
-   Je pense que tu n’es pas le mieux placé pour me poser ce genre de questions, répliqua Saïko d’un ton sans détour.
Il s’avança vers Hunter et se plaça au bout du sac de couchage, plongeant son regard dans celui de son interlocuteur, les bras croisés derrière son dos.
-   C’est plutôt à moi de mener l’interrogatoire. Qui es-tu, et que faisais-tu ici avec un type pareil ?
Hunter se prit la tête d’une main et rit tout seul.
-   Désolé… Je vous remercie pour ce que vous avez fait pour moi, mais je ne suis pas habilité à vous répondre.
-   Pourquoi pas ? Demanda Saïko en levant un sourcil.
Hunter abaissa sa main et la posa sur ca cicatrice, puis regarda Saïko d’un regard dur, un sourire souffrant sur les lèvres.
-   Si je le faisais, je devrais mourir.
Un long silence succéda à ses paroles. Saïko fixait toujours le jeune homme d’un regard indéchiffrable.
-   Très bien… Je ne peux pas te forcer non plus, vu ton état.
Hunter le prit comme une moquerie.
-   Ca veut dire quoi ça… ? Répliqua-t-il, vexé.
Saïko lui sourit d’un air amusé.
-   Je n’ai pas pour habitude de faire connaissance avec les gens de la ville. Cependant, les circonstances actuelles sont un peu… Spéciales.
-   Vous croyez ? Dit Hunter, moqueur à son tour.
-   Je m’appelle Saïko, se présenta le renard.
Hunter le regarda. Il pouvait tout aussi bien mentir, ou essayer de le rabaisser encore un peu. Mais devant les yeux amicaux du goupil, et vu l’état de la situation, il se présenta à son tour.
-   Hunter. Merci de m’avoir sauvé, Saïko.
L’hybride lui sourit une nouvelle fois en levant une main en signe d’acquiescement.
-   Je pionce depuis combien de temps ?
-   Toute la nuit, depuis ce qu’il s’est passé. Le jour ne va pas tarder à se lever.
En effet, dehors, quelques oiseaux commençaient à piailler leurs chants matinaux. Hunter ne s’intéressa cependant pas à cette belle image naturelle. Il tourna la tête à gauche et à droite, l’air vaguement inquiet.
-   Et… Mon chapeau ?
Saïko leva alors le chapeau blanc de derrière son dos.
-   Ah ! Tu parles de ce bout de tissu ? Je l’ai essayé dans la nuit. C’est peut-être la classe sur un humain, mais pour un hybride, c’est pas très pratique… Et puis le blanc c’est salissant.
-   Hey ! C’est mon chapeau ! C’est à moi ça, pas touche, personne n’a le droit ! J’y crois pas ça, bordel ! C’est pas parce que tu m’as sauvé que tu peux te croire permis de tout faire ! Même de toucher à mon chapeau ! S’énerva Hunter.
-   Alors tiens, le voilà !
Saïko s’approcha de lui et lui enfonça le chapeau sur la tête. Le rebord arriva sur les yeux du jeune homme. Celui-ci resta quelques secondes ainsi, ridicule, les poings tremblants, le sourire crispé.
-   Et ma main dans la gueule ? Elle sera pas perdue, crois-moi…
Le renard rit de bon cœur, tandis que les premiers rayons du matin perçaient l’obscurité.


Sephyra jouait avec son alliance, accoudée au balcon, perdue dans ses pensées. Une fois encore, elle n’avait que très peu dormi. Ses cauchemars étaient revenus la hanter. Encore et toujours… Elle pensait à celui qu’elle aimait. A celui qui l’aimait, qui attendait son retour. Il avait su accepter la décision de la roussette. Il l’avait regardée partir sans une larme, droit et fier, digne de son semi-deuil en attendant le retour de sa femme. Mais la roussette savait au fond d’elle-même qu’il souffrait. Moins qu’elle, puisqu’il n’arrivait pas à comprendre totalement pourquoi elle était partie. Il ne pouvait pas comprendre. Mais il souffrait aussi.
Millie, elle, dormait à poings fermés, Dails entre ses bras. Arthur, dans la même chambre que son amie, roupillait le ventre à l’air et la bave au bec. Il se tourna dans ses draps en reniflant bruyamment, et murmura « maman… ».
Zalosta, assise à même le sol contre une commode de sa chambre personnelle, avait gardé sa couverture noire dépiécée. Les yeux mi-clos, elle était plongée dans un mutisme qui lui était devenu coutumier depuis des décennies…


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Juin 19, 2009, 07:43:11 pm
Saïko, sacré sauveur ! X3 Et j'imagine trop la scène du chapeau... Saïko qui prend des poses à la Travolta, et autres du genre...
Mais mon fils est génial avec son père ^o^ Décidément, trop aimable de nous servir de fa... Facteur ?/me a comme un furieux doute.

J'aime pas le mot facteur ._.
/me sort


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Juin 20, 2009, 07:46:56 pm
Waah, le retour de Saïko, qui pue la classe comme de coutume XD J'ai bien aimé la réplique d'Hunty :
Citation
-   Et ma main dans la gueule ?
Si je ne m'abuse...
"Et ma main dans votre gueule?" réplique d'Allen Walker, volume 1 de D.Gray-Man par Katsura Hoshino. Je suis vraiment heureuse que vos deux grands manga d'inspiration soient FMA et DGray ^^

Super chapitre mais je veux la suite è_é Ah, et j'ai beaucoup aimé le paragraphe de la fin où je fais zouzou avec mon alliance. X3
C'était mignon. Aussi la description d'Arthur qui dort n'importe comment ( en fait ce garçon est un mélange entre Edward à 10 ans et Selim, c'est ça ? XD )
En tout cas, chapeau bas pour avoir une fois de plus parfaitement cerné l'état d'esprit de Sephy du moment, mais aussi ce que pense Athem et le fait qu'il ne comprenne pas tout à fait la raison de son départ. ...
...
Aaargh ! Je veux la suite >.<

Bonne continuation très cher =3


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: floresita le Juin 22, 2009, 03:41:05 am
O.O..... Mais je suis en retard!!!..... et en plus je n'ose pas terminé lire ......... -_-'
Mille pardon! Mais bon, ce n'était qu'un petit passage pour dire que j'aime toujours et que même si je ne poste pas de commentaire, je tiens toujours le fil!  Bonne chance, continue et.... Bah si j'arrive à finir de lire cette année ^^'
( un commentaire inutile de ma part, je sais je sais, mais que veux-tu?)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Juin 22, 2009, 05:29:03 pm
Alors. J'étais pas là cette semaine (ça s'est remarqué ?), mais comme le chapitre était déjà écrit, je voulais pas vous laisser sans rien (à l'heure où j'écris ces mots le chapitre 4 est déjà terminé). En tout cas je vois qu'Hunty joue bien son rôle, il a bien fait comme il fallait x)
Merci fiston, je te revaudrai ça.

Bref, merci, merci à tous encore une fois o/
J'ai la flemme de reprendre les posts un par un, vous m'en voudrez pas trop ? XD
En tout Sephyra, comme je te l'ai déjà dit, tu vois un peu trop loin. Espèce de parano. Je suis pas fan de D.Gray-Man, même si je connais. Pour la citation que tu m'as faîte, c'est une quote d'Hunter sur msn (qui m'étais adressé qui plus est), et pour le coup de l'exorciste, j'aurai pu dire aussi prêtre que ça n'aurait rien changé à mes inspirations. Compris ? è_é Espèce de fana de mangas.
Floresita, je t'en veux pas, je t'en voudrais jamais, un post est un post et ça fait toujours plaisir à lire. Merci de passer x)
D'ailleurs, étant moi-même un lecteur peu posteur, je comprends tout à fait et j'ai rien à dire o/ * Crève
Zalos', ma chérie, ton fils est un facteur. Et moi je suis stéril.

Enfin bref ! Hem.
Je reprends la main, je remercie une nouvelle fois Hunter, vous tous aussi, et je vous laisse avec ce début de troisième chapitre. 'Se passe pas grand chose dans celui-là, la violence est plus dans les dialogues.
A vous de voir. Bonne lecture o/


Il y a une chose que je hais de toute mon âme. Une chose qui n’est pas de ce monde.
Une chose que je ne peux même pas détruire, puisqu’elle est la mort elle-même.
Une chose contre laquelle je ne peux rien faire, parce qu’elle est une Déesse, et moi une simple hérissonne trop lâche qui fuit depuis toutes ces années…
Au moins le fait que je sois « immortelle » me permet de me dire que je ne la côtoierais pas avant un bon bout de temps.
C’est la seule chose qui me retienne à la vie.



- Zalosta



NightDreamers
Chapitre 3 ~ Point de vue


Sephyra s’arrêta devant la grande double-porte qui menait à la personnalité la plus importante de ce manoir. Elle regarda la poignée en argent et avala sa salive. Elle ferma les yeux. Le souvenir de la discussion d’hier, dans la soirée, lui revint en mémoire. Elle savait ce qu’elle avait à dire. Elle n’était pas obligée de le faire, mais elle le devait.
La roussette s’approcha de la porte et frappa à trois reprises. Une voix grave, calme et posée, lui enjoignit d’entrer. Elle prit la poignée, la tira vers le bas et poussa la porte avant de la refermer derrière elle.
Le bureau n’était pas si grand que ça, et ne correspondait nullement à l’image qu’elle s’était faite à partir d’un souvenir lointain. La pièce était quasiment vide. Aucun meuble, mis à part le  bureau en lui-même - qui prenait les trois quarts de la longueur de la pièce – et une petite étagère sur le côté droit. Aucune fenêtre. Le bureau était plongé dans la pénombre. Seule une petite lampe allumée offrait la luminosité dans cette obscurité, posée sur le côté gauche du bureau. Le bureau de Nelson, qu’elle avait eu l’habitude de voir il y avait quelques années, ne s’apparentait vraiment pas à celui dans lequel elle était. Nelson… Celui qui lui avait tout appris, et celui qu’il l’avait tué une première fois… La roussette balaya ses souvenirs en sentant la cicatrice sur son œil gauche la démanger. Elle s’avança au milieu de la pièce et essaya de discerner son interlocuteur, assis sur une chaise derrière son bureau. Elle ne parvenait pas à voir son visage.
-   Vous vouliez me voir, Mademoiselle ? Lui demanda le Patron.
-   En effet, je voulais discuter avec vous.
-   Et bien commencez par vous asseoir, l’enjoignit l’homme à la voix grave et posée.
Sephyra prit place dans un fauteuil en cuir des plus confortables. Deux autres étaient disposés à côté du sien. Même assise face au bureau, elle ne parvenait toujours pas à discerner le visage de l’homme. Celui-ci restait dans l’obscurité, les mains posées sur ses genoux, les jambes croisées.
-   J’ai parlé avec Zalosta, hier soir. Elle m’a raconté les objectifs de votre… « Organisation ».
-   Zalosta… Un bon élément. Très consciencieuse, et peu bavarde. Elle exécute toujours son travail de manière impeccable, résuma le Patron sur la personne de Zalosta.
-   Justement, c’est de son travail, et de celui des autres, dont je voulais vous parler.
-   Et bien, parlez.
Sephyra prit une inspiration avant de commencer. Elle était consciente de se mettre elle-même en danger. Consciente du genre d’endroit dans lequel elle était, et de la difficulté qu’elle aurait à s’en sortir si jamais elle ouvrait ses paroles à la critique.
Mais elle devait le faire. Elle ne pouvait s’en empêcher.

-   Pourquoi… Pourquoi faîtes-vous tout cela au juste ?
Le Patron mit plusieurs secondes avant de répondre, sûrement étonné par la question de la roussette.
-   Pourquoi nous faisons quoi ? Lui demanda-t-il en retour en appuyant sur le « quoi ».
-   Tous ces meurtres, ces personnes que vous enrôlez… Il y a d’autres moyens que de tuer ! Alors pourquoi ? Pourquoi dirigez-vous ces opérations, pourquoi est-ce que ces gens tuent ?
-   L’équilibre est une chose bien précaire, ma longue expérience en témoigne…
-   De quel équilibre parlez-vous… ?
L’homme changea de jambe avant de continuer, de manière toujours aussi calme.
-   Sephyra, sais-tu pourquoi Dieu a été inventé ? Sais-tu qui il est réellement ?
La roussette fut autant troublée par la question que par le fait que cet inconnu connaisse son nom.
-   Que… Je vous demande pardon ? Comment connaissez-vous mon nom… ?
-   Ton vrai nom est Cae-la Sephyra. Tu es née sur la petite île d’Eurasias, île qui a été détruite par l’hydre Inferis. Dernière rescapée de ton clan, tu as été élevée par les loups de la tribu d’Anethie. Il y a quelques années, au cours de la guerre qui a opposée les humains aux hybrides, tu t’es fait remarquer en concluant la bataille finale aux côtés de ton pire ennemi, celui qui commanditait les humains… Nelson, l’ancien président de Station Square. La cicatrice sur ton œil provient de lui. Après la condamnation à mort de Nelson, tu t’es mariée au nouveau roi de la tribu d’Anethie, Athem. Même après ces quelques années, tes exploits restent connus, Sephyra…
La concernée en resta bouche-bée. Certes la guerre l’avait rendue tristement célèbre. Mais de là à entendre sa biographie dictée par un inconnu, devant elle, sans s’y attendre… De plus, sa naissance à Eurasias restait un élément connu de très peu de personnes vivantes.
-   Mais comment… qui êtes-vous ?! S’exclama-t-elle sous le coup de la surprise.
-   Sephyra, crois-tu en Dieu ?
-   Je… Non, pas vraiment… Pas après toutes les horreurs que j’ai vécues et que j’ai pu voir, hésita la roussette, que la question surprenait.
-   Moi non plus. Pourtant, je sais qu’il existe.
-   Qu’il existe… ?
-   Dans le cœur de chacun d’entre nous. Vois-tu, Dieu a été inventé pour représenter l’équilibre qui nous confond tous entre le Bien et le Mal. Nous avons tous en nous chacune de ces deux parts. Même si respecter cet équilibre est parfois bien difficile, c’est le devoir de l’être vivant pensant d’osciller perpétuellement entre les deux. Cependant, il existe des individus qui arrivent à choisir entre les deux. Dans ce cas là, il n’est plus question d’équilibre, et cet individu devient nocif pour notre civilisation. Qu’il soit Bon ou Mauvais, choisir d’œuvrer à l’extrême pour l’un ou l’autre et y parvenir est un crime pour tout être vivant. Lorsque ce cas arrive, nous détruisons cet individu contre-nature.
-   En réquisitionnant des enfants comme Millie et Arthur pour le tuer ? Belle façon de rétablir l’équilibre, répliqua Sephyra.
-   N’est-ce  pas ? Répondit son interlocuteur avec une pointe d’ironie.
La roussette perdit alors son calme apparent.
-   Mais enfin nous ne sommes pas des Dieux ! On ne peut pas prétendre avoir le droit de vie ou de mort sur les autres, aussi facilement !
-   Le droit de vie ou de mort sur les autres ? Tout le monde a ce droit, sur soi-même aussi. Il est très facile de tuer quelqu’un dehors, juste parce qu’on en a envie. Comme il est très facile de se pendre.
L’esprit de Sephyra s’échauffait. Elle n’aimait pas cet homme, n’aimait pas son discours. Elle n’adhérait pas du tout à sa façon de voir les choses. Le Patron reprit cependant, se moquant bien de ce que la roussette pouvait penser.
-   Ce qui est hypocrite, c’est de dire cela quand on ne reconnaît même pas l’existence de Dieu. Je me trompe, petite criminelle de guerre… ?
-   Que… Qu’est-ce que vous voulez dire par là ?
-   Et toi, combien de personnes as-tu tué lors de ta petite guerre pour « sauver » notre monde ?
Sephyra ouvrit grand les yeux, puis détourna le regard en serrant les dents.
-   Je… C’était différent !
-   Qu’est-ce qui est différent ? La justification de tuer ? Tu crois qu’on peut simplement prendre une vie en se disant qu’on œuvre pour le Bien ? Tu crois être à l’abri du meurtre parce que tu jouais le sort du monde en retour ?
La roussette sentit ses articulations blanchir. Elle n’avait rien à rétorquer.
-   Dans ce cas, tu n’as qu’à te dire que nous faisons ça pour « sauver » le monde de l’anarchie, nous aussi… A notre manière.
Sephyra tremblait. Ce n’était pas ce qu’elle avait prévu. Ca ne pouvait pas se terminer ainsi. Et pourtant, elle ne trouvait rien à dire.
-   Ce n’est pas… Je ne peux pas…
-   Discussion close, la coupa l’homme d’une voix sans détour.
La roussette regarda ce visage qu’elle n’arrivait pas à discerner dans l’obscurité, avant de se lever lentement. Elle sortit de la pièce, confuse, tremblante, humiliée, les idées embrouillées et la gorge sèche.


Les cailloux du parvis de l’entrée crissèrent sous les chaussures de Sephyra. Celle-ci se dirigeait vers la sortie, bien décidée à révéler au grand jour les actions de cette société criminelle. Elle savait. Elle pouvait faire cesser tout cela, et éviter une mort tragique à quelque futurs malheureux.
-   Où vas-tu ?
La roussette s’immobilisa avant de se retourner lentement et faire face à la hérissonne, toujours encapuchonnée dans sa longue cape noire miteuse. Celle-ci la regardait du fond de sa capuche, l’air à moitié étonnée. D’une certaine façon, l’autre moitié semblait résignée à une cause inconnue.
-   Zalosta, comprends-moi… Je ne peux pas laisser tout ça continuer…, répondit Sephyra d’un air triste mais décidée.
-   Oh, je vois… Oui, je comprends.
-   Alors laisse-moi partir. Et toi aussi, pars avant que les autorités n’interviennent. Je ne vous dénoncerai pas, toi et les enfants.
-   Non, je ne peux pas partir. Millie et Arthur dorment encore. Pour eux comme pour moi, ce manoir est notre maison. Nous y avons trouvé un nouveau « chez nous ».
Sephyra contempla longuement celle qu’elle avait été prête à considérer comme une nouvelle amie, le jour d’avant.
-   Je comprends, moi aussi… Mais ça me fait de la peine. Je t’en prie, pars avec les enfants…
-   Je ne peux pas, Sephyra. Nous sommes bien ici. Mais c’est à toi que revient la décision de détruire ce bonheur ou non.
-   Je ne peux pas laisser faire de telles choses, maintenant que je suis au courant ! Essaye de te mettre à ma place, c’est trop difficile… Ces meurtres, ces actions… Je ne peux pas cautionner ça. J’ai vécu de trop longues années dans les combats et le sang. Je ne veux plus que de telles choses arrivent.
-   C’est pour éviter cela que nous travaillons. On en tue un pour en sauver des centaines.
-   Et parfois vous en sauvez pour en tuer d’autres… Je suis désolé Zalosta, je ne peux pas accepter.
Sephyra commença à se retourner pour partir, l’air résigné, quand la proposition de la hérissonne la cloua sur place.
-   Pourquoi tu ne resterais pas avec nous, ici ? Arthur et Millie t’aiment bien, après tout ! Et moi aussi, rajouta-t-elle d’une petite voix.
Sephyra resta immobile un long moment, les yeux posés sur les cailloux.
-   Ca ne change rien… Que je reste ou non, vous continuerez…
-   Oui, mais au moins tu seras avec nous. Je ne te demande pas de prendre part à nos actions, ni même d’accepter. Je te demande juste de nous rejoindre.
-   Elle a pas tort ! Et puis tu pourrais continuer de goûter à ma bonne cuisine.
Donf, assis sur une branche, caché dans le feuillage, avait écouté la conversation et compris les désirs de la roussette. Il sauta de son perchoir et atterrit en face de Sephyra, à la droite de Zalosta, à quelques mètres d’elles, une cigarette à la bouche.
-   C’est ma pause, objecta-t-il comme excuse.
Zalosta le regarda sévèrement.
-   Eteins-moi ça, répliqua-t-elle sur un ton lourd de menaces.
-   Ohé, je viens de dire que c’était ma pause ! S’exclama le jeune homme.
-   Tu sais très bien que j’ai horreur de te voir fumer.
-   Jusque là j’étais seul dans mon coin, c’est vous deux qui avez débarqué avec vos histoires…
-   Je ne te le répèterai pas une troisième fois : éteins-moi cette cigarette.
-   Qu’est-ce que tu peux être stricte, des fois… Se lamenta le jeune homme en regardant ailleurs.
C’est alors que le bout incandescent de sa cigarette s’éteignit. Donf sentit que l’air autour de lui s’était refroidit. Il grogna et sortit son paquet de clopes, avant de placer la cigarette dedans et de remettre le paquet à sa place.
-   Contente ?  Bougonna-t-il en regardant Zalosta d’un air coléreux.
Celle-ci ne fit plus attention au jeune homme et reposa ses yeux sur Sephyra, qui avait regardé tristement la scène. Elle avait conscience qu’elle allait briser leur monde, cette petite vie à laquelle ils s’accrochaient tous. Ils avaient trouvés leur place. Et elle allait détruire tout ce à quoi ils croyaient. Mais elle savait que c’était pour leur bien, au fond. Ce qu’ils faisaient était mal, elle devait les en persuader, leur montrer. Elle ferma les yeux, puis murmura comme sur un ton d’excuse, avant de se retourner une bonne fois pour toute vers la grille en fer :
-   Je suis désolée…



Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Juin 22, 2009, 05:54:29 pm
Owhi j'aime, Sephyra toussa son attitude... Y'a de quoi flipper, c'est vrai. C'est qui le patron, le fact*BUNK*
J'ai hâte de voir la suite, va bien falloir rattraper Sephyra... On casse pas la maison quoi. C'est vivant comme récit, j'adore.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Juin 22, 2009, 06:22:54 pm
God damn ! Moi aussi je suis en retard ! J'étais à l'honneur dans le précédent passage en plus >_<" !

J'ai été étonné de voir que c'était Saïko qui venait sauver Hunter, je m'attendais à autre chose moi ! Autant te dire que j'ai été agréablement surpris ^^ ! J'adore comment tu as décrit Saïko là ! Contrairement à la première fois, il fait plus gentil, c'est cool ! Je me demande quand même qui pouvait bien être ce type et pourquoi il est l'ennemi de Saïko. C'est dommage qu'il se soit enfuit comme un couard, j'aurais bien voulu voir comment tu aurais décris les attaques de mon petit goupil ^^ !
Super aussi le passage avec le chapeau ! Ça pourrait le faire en illustration ! Au moins c'est cool : Saïko risque de devenir ami avec Hunter ! Wouhoo ! \o/
Joli passage aussi avec Sephyra et son alliance. Ché ti pa mignon ? D'ailleurs où est la bague de Saïko Strife aussi ? Elle la jetée è_é ? Ha non, c'est vrai… c'est pas la même histoire.

Le chapitre 3 est de toute beauté. Franchement, j'imagine TROP les scènes que tu écris en série animé ou en film. Capita a raison, c'est vivant, c'est beau !
On dirait vraiment que Sephyra est vraiment l'un des personnages les plus importants. En plus on s'attache très vite à elle vis-à-vis de ses sentiments et de ses réactions. Et puis les relations Donf/Zalo quoi ! C'est la grande classe ! Par contre arrête de fumer bro, j'te le répéterais pas deux fois ! è_é
Franchement j'adore, quand on lit, on sent tellement l'émotion. Et puis j'adore la citation de Zalosta ! Ça fait classe, ça fait solennel, ça fait film !! \o/ Ton histoire, ça aurait été une série animé ça aurait fait le même effet, j'te jure !

Encore une fois un chouette passage ! Pourquoi est-ce que cela ne m'étonne plus ? Vivement la suite Bro !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Juin 22, 2009, 06:47:51 pm
NOOOOOOOOON je vais quand même pas les trahir tous ! Je les aimait tant ! Et leur manoir était beau, l'architecture de très bon goût ! Les arbres du jardin sentaient bon ! Aaaarghh !!

*La roussette part en conflit intérieur : elle commence à se rouler par terre en hurlant, passe sous plusieurs bagnoles en traversant l'autoroute et finit dans le fleuve pollué par les Géostigma*

Bref... Je ne vais pas renchérir ce que les autres ont déjà dit parce que ce serait d'une évidence... En revanche, j'ai moi-même relu mon propre passé, et je me suis redécouverte é_è Comme c'était beau ! Et mes souvenirs de Nelson... Ahlàlàà ^^ Aïe, ma cicatrice picote

Mais je te félicite quand même parce que c'était génial, cette conversation. En temps normal je pense plutôt comme Sephy, là tu as assez bien respecté mon caractère ; en plus les arguments du big boss m'ont paru très convaincants, et sincères. On voit que vous n'avez pas lésiné en pensées philosophiques ces derniers temps, très cher.
Enfin, c'était excellent, comme d'hab, je me répète à cause de vous... Je radote, je me fais vieille !! è_é Et au fait, mon petit neveu ( oui Saïko c'est à toi que je parle ), j'ai hâte que tu fasses ton grand retour avec Hunty, donc du nerf ! è_é *PAF*

Bon, encore bravo, encore merci, c'était troooooooop bien, wouaou je veux la suite, Donf forever, etc, etc.

Et que je ne vous revoie plus avec ces maudites cigarettes ! è_é *Sephyra kidnappe le paquet de Donf et veut bien l'échanger contre le chapitre 4*


PS : Ah mais au fait, il serait temps que je relève les fautes ! J'étais tellement absorbée par ce qu'il se passait que j'y ai même pas pensé...

Citation
celui qu’il l’avait tué une première fois…
C'est pas plutôt "celui qui l'avait tuée" ?

Citation
La roussette balaya ses souvenirs en sentant la cicatrice sur son œil droit la démanger.
C'est l'oeil gauche ! Suffit de regarder mon avatar pour le savoir XD

Citation
Pas après toutes les horreurs que j’ai vécu
vécues

Citation
La roussette sentit ses articulations blanchirent.
blanchir !

Citation
Je ne vous dénoncerais pas
ou
Citation
Je ne te le répèterais pas une troisième fois
Même erreur, c'est du futur donc : dénoncerai, et répèterai.

Citation
Sephyra commença à se retourner pour partir, l’air résignée
Je pense que ce serait mieux si tu accordais "résigné" avec "air"... ça donnerait "l'air résigné".

Citation
Il sauta de son perchoir et atterris
atterrit

Bon, voilà... c'est ce que j'ai vu globalement. Bon, encore une fois, bonne continuation ^^ Et vos clopes sont toujours en ma possession, qui sait ce qui peut leur arriver... En deux mots : chap 4!! è_é *PAF*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Juin 29, 2009, 12:11:28 am
Hop là, désolé pour l'absence. M'enfin les exams sont enfin passés, et j'avoue avoir un peu profiter des premiers de jours de vacs' avant de venir poster. Ceci explique cela, et je vous avoue ne pas avoir bosser sur le chapitre 5 et la finalisation du chapitre 4 ._. (Enfin pas de problème, celui-ci sera prêt rapidement).

Capita < Toi et ton facteur. Hunty n'est pas le fils illégitime ! è_é Ou alors c'est moi qui vais casser la maison ! Bordel de merde >o< *On l'arrête à coups de fouet
Saïko < T'inquiète pas trop, on va bientôt te voir à l'oeuvre... Pour le meilleur comme pour le pire d'ailleurs. Hu hu, j'en dis pas plus. Bon courage frangin o/
Sinon, ma fic en série animée ? Ouais, faut pas trop rêver, mais si un jour j'ai l'occaz', on en reparlera. Et je vous ferai une sublime OST parce que je kiffe les OST de malade à m'en taper les tympans °O° * Crève
Sephyra < Si ! T'es qu'une traître ! Ha ha tu t'es fait géostigmafier bien fait pour taggle ! è_é * Fuit
Le pire dans tout ça j'ai que je voyais bien la cicatrice sur l'oeil droit. Alors pourquoi le gauche ? Hm... Philosophique tout ça. * Elle l'assassine sauvagement
Pour les cigarettes j'avais entendu dire que vous étiez devenue plus tolérante ! Méchante, traitresse ! Menteuse ! Et avec ça tu oses proclamer un "Donf forever, etc"... Je vais vous tuer. Votre personnage va subir un lent et terrible supplice ^O^

Bref, sur ce, je vous remercie tous une nouvelle fois ! Et je vous laisse avec la fin de ce chapitre 3. On continue la phase dialogues et indécisions, mais en plus... Violent que la première partie. Encore un chapitre intercalaire et on pourra commencer les choses sérieuses. Les ficelles se mettent lentement en place...



C’est alors que, après avoir fait à peine quelques pas, un froid intense empêcha Sephyra de continuer. Elle écarquilla les yeux et se retourna avant de dévisager Zalosta. Celle-ci la fixait. Dans ses yeux, une lueur menaçante s’était allumée. La hérissonne lui envoyait un regard dur, mais ses traits prouvaient qu’elle le faisait à contrecœur.
-   Zalosta… Murmura Sephyra, angoissée à l’idée de se battre contre elle.
-   Je ne peux pas te laisser partir, répliqua la hérissonne sur un ton froid.
Le fond de l’air se fit plus glacial autour de la roussette. Les deux hybrides se dévisageaient réciproquement. C’est alors que Sephyra serra les dents.
-   Tu ne m’empêcheras pas de partir, Zalosta ! S’exclama-t-elle.
-   Oh que si, j’en ai bien l’intention. Je ne te laisserais pas partir avec toutes les informations que tu as obtenues.
-   Et alors quoi ? Tu vas me tuer, c’est ça ? Comme tant d’autres ?
-   Ce n’est pas ce que tu crois… Répondit la hérissonne en serrant les poings. Tu te trompes du début à la fin !
-   Tuer, peu importent les justifications, reste un crime ! C’est ton Patron lui-même qui me l’a appris pour ce que j’ai fais il y a quelques années ! Sauf que moi… Moi, je ne l’ai pas fait par plaisir comme vous. J’y ai été contrainte… Si tu veux tout savoir, Zalosta, c’est pour ça que j’ai quitté mon mari ! Je l’ai laissé seul, parce que je n’arrivais plus à faire face à lui ! Je ne dors jamais, chaque nuit je fais ces cauchemars. Je m’en veux, pour chaque crime que j’ai commis… Mais c’était pour le bien, j’en reste persuadée. Je sais que ce que j’ai fait n’avait pas pour but de servir la mauvaise cause. Malgré tout…
-   Je sais tout ça ! La coupa Zalosta. Je sais, Sephyra ! J’étais là, je t’ai vu faire cette guerre atroce… Je t’ai vu grandir, je t’ai vu te battre ! Je sais que tu as souffert, je sais…
-   Tu ne peux pas savoir ! Explosa Sephyra, au bord des larmes. Tu ne sais rien ! Rien du tout ! Je n’ai pas tué pour le plaisir ! J’ai vu des gens mourir, des gens que j’aimais ! J’ai combattu contre des personnes en qui je croyais pouvoir avoir confiance ! Tu ne sais rien de tout cela, rien !
Zalosta baissa les yeux.
-   Tu as raison… Je ne sais pas ce que ça fait de combattre pour sa liberté, pour ceux qu’on aime. Moi… Je ne fais que fuir, depuis toujours…, répondit-elle sur un air mélancolique, affligée.
Puis elle releva les yeux et fixa Sephyra, en reprenant d’une voix forte où perçait l’émotion :
-   Mais eux, ils m’ont donné une raison de me battre. Ce que tu vois comme des meurtres, c’est pour rétablir l’équilibre, pour éviter qu’une nouvelle guerre comme celle contre laquelle tu t’es battue ne recommence ! Pour éviter que d’autres enfants comme Millie et Arthur ne connaissent pareils tourments ! C’est toi qui ne sais rien, Sephyra. Et tu ne peux pas comprendre.
Sephyra tremblait. Des larmes perlaient à ses yeux, et elle faisait tout son possible pour les retenir de couler.
-   Ce n’est qu’une question de point de vue, intervint Donf en regardant la roussette, compréhensif, adossé à son arbre. On a tous une raison ou une autre de choisir notre chemin. On a tous une petite voix dans notre tête qui nous dit que ce qu’on fait est bien ou mal. Même toi, Sephyra. Tu ne comprends pas que pour nous, c’est notre raison de vivre ? C’est le chemin qu’on a choisit de prendre. Et ce n’est pas à toi de nous juger.
Sephyra le regarda sans trop comprendre. Mais la voix calme et posée du jeune homme la rassura un peu. Juger ? Elle qui avait horreur de ça… Elle baissa les yeux, l’esprit de nouveau embrouillé. Puis elle hocha la tête de droite à gauche, les poings serrés. Elle ravala ses larmes.
-   Je ne peux pas vous comprendre.
La roussette se retourna à nouveau. L’air glacial revint aussitôt. Elle ne put réprimer un frisson qui n’annonçait rien de joyeux. Elle se retourna alors vivement.
-   Essaye seulement de me tuer, Zalosta !
-   Ne m’oblige pas à le faire…
-   Je pars.
-   Tu ne me laisse pas d’autre choix.
Sephyra eut du mal à avaler sa salive tellement le froid qui l’agressa fut glacial. Elle posa une main sur l’un de ses deux fourreaux.
-   Je ne ferais pas ça si j’étais à ta place…, la prévint Donf.
C’est alors que la porte en fer grinça et se referma brusquement. Sephyra sursauta et se retourna vivement pour tomber sur Hunter, qui restait immobile devant l’unique sortie.
-   Et bien, j’ai pas tout suivi, mais je vous laisse le temps d’une nuit pour que vous vous foutiez tous sur la gueule. Vous êtes vraiment immatures…
-   Et vous, vous êtes tous des meurtriers, répliqua violemment Sephyra sur un ton lourd de reproches.
Elle regretta aussitôt ses paroles. Hunter la regarda en levant un sourcil, étonné, avant de fixer Zalosta, visiblement contrarié et en colère.
-   Ohé, moi je suis juste le gardien et chef cuistot, se défendit Donf.
-   Toi on t’a pas sonné, objecta Hunter sans regarder le jeune homme. Je ne sais pas ce qu’on t’a dit, mais moi je m’occupe juste des Démons. Et je suis obligé de tuer les personnes qui sont les hôtes, car ils ne peuvent survivre une fois le démon extrait de leur âme.
-   Et moi je m’occupe de ceux qui œuvrent pour le profit d’une menace raciale. Comme tu l’as fait en ton temps… Répliqua Zalosta sur un ton plus doux que précédemment.
Sephyra les regarda tous un par un, sans déroger sa main du fourreau. Que devait-elle croire ? Que devait-elle faire ? Un choix ? Les laisser continuer leurs actions ou les dénoncer pour éviter de nouveaux crimes ? Mais étaient-ce vraiment des crimes ? Pour quoi étaient-ils commis ? Dans quelle mesure ? Sephyra baissa à nouveau la tête, perdue. Elle ferma les yeux, respira à fond, puis regarda le ciel. C’était encore le matin. Le soleil n’était pas haut dans le ciel, et celui-ci resplendissait d’un bleu éclatant, sans nuages.
Sale temps pour dénoncer une amie et des enfants. Elle releva ses yeux sur Zalosta.
-   Promet-moi que tu ne le fais pas par plaisir…
-   Je ne le fais pas par plaisir. Je le fais car, à ma façon et de mon point de vue, c’est la seule manière que j’ai de donner un sens à mon existence et de pouvoir apporter mon aide à un monde proche de l’anarchie.
Alors que Sephyra dévisageait cette amie qu’elle n’arrivait pas à comprendre, une main réconfortante se posa sur son épaule. La voix d’Hunter, grave et posée, la rassura.
-   Allons à l’intérieur, on sera plus tranquilles. Et en ce qui me concerne j’ai les crocs, j’suis pas d’humeur à m’engueuler. Pas vous ?
-   Ca tombe bien, je vous ai fait des petites gâteries. Un brin de chocolat et une bonne dose de guimauve, comme on les aime. Avec un bon chocolat chaud, ça passera tout seul ! Continua Donf, guilleret, en s’avançant vers eux.
Zalosta regarda Sephyra, un sourire triste mais encourageant sur les lèvres. Elle lui tendit la main.
-   Tu viens ?
Sephyra se laissa convaincre en souriant tristement. A ce moment, elle ne savait plus quoi penser. Ce qu’elle savait en tout cas, c’est qu’elle avait appris à ne pas juger les gens trop rapidement. Avant de faire quoi que ce soit, elle allait apprendre à les connaître un peu mieux. Peut-être qu’elle comprendrait alors pourquoi ils faisaient ça.
Son estomac gargouilla. Etonnée et un peu honteuse, elle se laissa aller à sourire. Zalosta se couvrit le museau d’une main, l’air amusée. Quant à Donf et Hunter, ils éclatèrent de rire au même instant.
-   Allez, allons manger ! S’exclama Donf.
-   Ouais, ben ya intérêt à ce que ce soit réussi, pour une fois, répliqua Hunter en avançant vers le manoir avec les autres.
-   Comment ça « pour une fois » ? T’es en train d’insulter mon travail, j’suis un vrai gourmet j’te signale ! Tu peux affirmer une seule fois avoir mangé un truc dégueulasse avec moi aux cuisines ?
-   Facile ! La fois où tu nous as servi ta soupe de poisson, j’ai tout recraché dès la première cuillère.
-   Pas faux ! Approuva Zalosta.
-   C’est pas ma faute, le traiteur m’avait envoyé des poissons avariés…
-   Quoi ! Ils étaient pourris, en plus ?!

Loth se dirigea à pas réguliers vers l’escalier. Il monta les marches sans se presser, tenant sa malle immobile à ses côtés, le même manteau long et noir sur les épaules. Le jeune homme, une fois arrivé en haut, fit le tour de l’étage en suivant les parois en verre à sa droite. Derrière celles-ci, en contrebas, un grand terrain sablonneux s’étalait à la vue des scientifiques qui observaient les être vivants dans leur enclos. Loth jeta un rapide regard aux nombreux corps démembrés, dont le sang avait repeint une grande partie du sable en un rouge sombre. Il s’arrêta à quelques mètres d’une personne un peu plus grande que lui, emmitouflée de la tête au pied dans une cape en soie noire aux reflets rouges d’une grande valeur. Cette dernière semblait elle aussi absorbée par le terrain de combat… Ou plutôt de survie.
Loth s’agenouilla à ses côtés en déposant sa malle sans bruit sur le sol, et inclina respectueusement la tête. Il posa sa main droite sur sa poitrine, au niveau du cœur.
-   Madame.
-   Te revoilà, Loth, lui répondit la femme.
Sa voix avait tout du ton naturel d’une jeune femme, hormis le fait qu’elle prononçait ses mots d’une voix trop douce pour être réelle. Ses mots semblaient glisser sur la rocaille. Rien que par la parole, elle jetait une terreur surnaturelle à son interlocuteur. Loth, même après autant d’années, était toujours surpris par cette femme. Quelque chose en elle l’attirait. Mais il ne savait pas quoi.
-   J’ai bien fait ce que vous m’aviez demandé. Je n’ai pas tué ce chasseur, mais je lui ai imprimé ma marque.
-   Très bien, il ne nous échappera pas ainsi. Je suis fière de toi, Loth. Une fois de plus…
La femme se tourna alors lentement et tendit une main vers le jeune homme. De ses doigts fins et délicats elle lui caressa la joue, puis elle les descendit affectueusement pour les placer sous le menton de Loth et l’obliger à lever la tête. Celui-ci se releva aussitôt et plongea son regard dans celui de la femme. Il fut hypnotisé – comme toujours – par ses yeux d’un vert pur, aux pupilles si noires qu’il n’arrivait jamais à en mesurer leur profondeur. Son visage était parfait. Les lignes s’effilaient sans défauts ; les courbes de son nez et de ses lèvres attiraient sans détours. Elle charmait d’un simple regard. La jeune femme contempla Loth en lui souriant affectueusement. Si deux canines ne pointaient pas sur les côtés de ses lèvres sensuelles, elle aurait pu paraître humaine. Mais elle ne l’était pas.
D’un geste de la main, elle enjoignit le jeune homme à tourner son regard au-delà des parois en verres. Curieux, ses yeux se posèrent sur la seule silhouette encore mouvante dans l’espace clos et sablonneux. Loth était trop haut pour discerner exactement ses traits, mais il voyait quand même de sa hauteur les tâches de sang qui imprégnaient la fourrure de l’hybride. Celui-ci rejeta alors furieusement le museau en arrière et hurla de rire. Un rire fou. Un rire de meurtrier sans état d’âme. A ses pieds gisaient les derniers cadavres qu’il avait déchiquetés de ses griffes et de ses dents. De tous les autres hybrides et humains enfermés dans cet espace comme expérience, il n’était plus que le seul survivant. L’hybride s’arrêta de rire pour se lécher les babines, l’air à peine fatigué.
-   Je te présente Neal, un renard. Il n’a aucune origine sauf l’Obscurité, comme toi et moi. Il n’a aucun passé, aucun présent, mais nous lui offrons un avenir. Désormais, il vivra pour tuer, et tuera pour vivre.
Un sourire étrange se dessina sur les lèvres du jeune homme.
-   Alors voici notre nouveau Faucheur…



-----------------


-   Zalosta, les types dans la ruelle, tout à l’heure… C’est bien toi qui les as tué ?
-   Si je te réponds que oui, que c’est bien moi, tu vas m’en vouloir ?
-   Non, mais tu ne trouves pas ça un peu trop… Extrême ?
-   Pas vraiment. Si je ne les avais pas tués, ils auraient recommencé avec quelqu’un d’autre. Au moins la ville est débarrassée de ces cloportes sans avenir. De toute façon, c’est mon travail de détruire ce qui va contre les discriminations de ce genre.
-   Et vous n’avez pas d’autre manière d’appliquer la justice que de tuer… ?
-   Une autre manière… ? Tu n’aimes pas tuer ?
-   Je ne suis pas pour ce genre de « justice ». Je pense qu’il y a d’autres moyens moins… Primaires.
-   Primaires ? Mais c’est bien parce que c’est une manière primaire qui fait que tuer est légitime. Depuis ses débuts, l’être vivant tue. C’est la seule justice qui existe. Tu n’es pas d’accord… ?
-   Non, bien sûr que non ! Et les familles de vos victimes, vous y pensez au moins ?
-   Oui, bien sûr !
-   … Et donc ?
-   Nous les tuons aussi.
-   … Pardon ?
-   Pas toujours, mais dès qu’il y a le moindre doute… Par exemple, l’info que la victime possédait a pu échapper, il a pu en parler à ses proches, amis ou famille. Dans ce cas là nous réduisons tout ce petit monde au silence. Personne  ne doit savoir.
-   Qui vous ordonne de faire ces choses là ?
-   Nous le faisons parce que nous le voulons. C’est le Patron qui s’occupe après de nous donner nos directives.
-   Le Patron, hein… ?



- Discussion tirée de Sephyra et Zalosta le soir de leur rencontre


Allez, tchao et à la prochaine pour le quatrième chapitre o/


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Juin 29, 2009, 07:36:03 am
Décidément, je fais chier moi XD Mon pôôôôôvre mari qui m'attend à la maison bien sagement *_* Quand le reverrai-je ? *chiale*
Eh tu me diras, lui il s'est pas barré, mais pendant la guerre aussi il a zigouillé des gens ! Plus que moi en plus XD Enfin je suppose qu'il s'assume, lui. Et puis un roi c'est fier, non mais. Pas comme les reines illégitimes comme moi *PAF*

Bon, c'est l'heure de relever les fautes ! Enjoy X3


Citation
-   Ce n’est qu’une question de point de vue. On a tous une raison ou une autre de choisir notre chemin. On a tous une petite voix dans notre tête qui nous dit que ce qu’on fait est bien ou mal. Même toi, Sephyra. Tu ne comprends pas que pour nous, c’est notre raison de vivre ? C’est le chemin qu’on a choisit de prendre. Et ce n’est pas à toi de nous juger, intervint Donf en regardant la roussette, compréhensif, adossé à son arbre.
Là c'est pas vraiment une faute, c'est juste un truc pratique : quand j'ai commencé à lire cette réplique, je pensais qu'elle était de Zalosta, et arrivée au bout je me suis rendue compte que non, il a donc fallu que je la relise en m'imaginant la voix de Donf plutôt que celle de Zalos'... Alors je pense que tu ferais bien de signaler plus tôt dans la réplique qui parle. Par exemple, ici :
-   Ce n’est qu’une question de point de vue, intervint Donf en regardant la roussette, compréhensif, adossé à son arbre. On a tous une raison ou une autre de choisir notre chemin. On a tous une petite voix dans notre tête qui nous dit que ce qu’on fait est bien ou mal. Même toi, Sephyra. Tu ne comprends pas que pour nous, c’est notre raison de vivre ? C’est le chemin qu’on a choisi de prendre. Et ce n’est pas à toi de nous juger.
Ah, et c'est "choisi" au fait, faudra que tu corriges ce détail ^^

Citation
-   Et moi je m’occupe de ceux qui œuvrent pour le profit d’une menace raciale. Comme tu l’as fait en ton temps… Répliqua Zalosta sur un ton plus doux que tout à l’heure.
Ici, je ne suis pas sûre, mais le "tout à l'heure" me gène un peu. Je pense que c'est une expression orale qu'il faut réserver pour un dialogue ou du discours indirect libre. Dans ce cas, j'aurais plutôt mis quelque chose du genre : "Sur un ton plus doux qu'il y a quelques instants".

Citation
-   Ouais, ben ya intérêt à ce que ce soit réussis, pour une fois, répliqua Hunter en avançant vers le manoir avec les autres.
Que ce soit réussi, ou qu'ils soient réussis ^^

Citation
-   Facile ! La fois où tu nous as servis ta soupe de poisson, j’ai tout recraché dès la première cuillère.
Servi

Citation
Loth, même après autant d’années, étaient toujours surpris par cette femme.
Loth est un groupe de plusieurs personnes ? O_o Si non, il faut écrire "était" lol


Et voilà, peu de fautes cette fois, c'est bien ^^ Continuez ainsi très cher. Il me tarde de lire la suite qui, je n'en doute pas, sera aussi géniale que les précédentes. Zalosta... elle m'a replongée à Yvanesca, l'espace d'un instant XD
Sinon ça m'a fait marrer quand Neal est apparu. Avant qu'elle dise son nom, je me disais que ça pouvait être que lui, un cinglé pareil ^^ Et j'ai trop hâte qu'on lui fasse sa fête !

Bon, je te souhaite une très bonne continuation ^^ Continue vite, j'adoooore ta fic X3
Sephyra au pouvoir ! Ne quittes pas le manoir ! Sephyra au pouvoir ! Ne quittes pas le man*PAF PAF PAF*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Juin 29, 2009, 07:50:24 am
Sephyra au pouvoir ? Ouais, en statue de glace devant le chateau, ça peut inspirer la crainte ^-^ Un détail très sympa.../me est pris d'un ricanement.

Justement dans ce chapitre, Sephyra se fait pas transformer en glaçon ! Yvanesca, Zalosta peut t'y faire retourner quand elle veut... A sa manière en effet ! XD
Owhi et Hunter qui vient calmer le jeu rien que par sa présence... Et Donf, tu fais de la remballe ? Je ne savais pas. *HEADSHOT*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Juillet 31, 2009, 10:50:32 pm
HA AH AH AH A*SBAF*/me se fait défoncer sévèrement, tend la main pour demander de l'aide, se la fait piétiner sans ménagement

... Ok, d'accord, c'est bien tout ça. Je viens pour amener la suite après un bon mois et c'est comme ça qu'on m'accueille, génial. Je m'en fous depuis le temps j'ai bien avancé dans l'aménagement de mon scénario, et je termine justement le chapitre 6, après un cinquième qui fait dix bonnes pages de long remplies de bastonnages sévères.
Alors, excusé ? Ya intérêt è_é *on le défonce encore*

Capita < *range le FAMAS* Et vlan, un headshot pour la bonne femme. C'est qu'ça rembourre le sous-tif', là-dedans./me se fait boken-der laggle
Sephyra < Ouais mais Athem c'est un mec ! Et nous, les mecs, ont tuent tout le monde ! Vous, les filles, vous êtes plus à fleur de peau... *sent le regard de sa femme* ... En général en tout cas...

Bref bref. Voilà la première partie de ce quatrième chapitre, où on voit un peu plus clair dans Saïko, et où on se tape des délires avec les autres... Mais plus pour longtemps, ça se sent tout ça.
En résumé, profitez-en, les choses accélèrent après.


Qui suis-je ?
Mon présent actuel n’est pas le mien. Celui qui m’appartient fait parti d’un passé révolu par le poids des années.
Je ne devrais pas être là. Mais je suis présent. Présent dans ce futur qui ne m’appartient pas.
Qu’est-ce que mon existence ? Que suis-je censé faire dans ce temps présent ?
Je me perds dans une distorsion temporelle que je ne m’explique pas. Une spirale dont je suis étranger. Un cycle dans lequel je représente l’erreur.
Je pourchasse ceux qui sont contre-nature, mais je fais moi-même parti de mes ennemis. Je n’ai aucune envie de revenir en arrière. J’ai fais ce que j’avais à faire dans le présent d’où je viens. Ma famille, mes amis… Je n’ai plus rien. Je n’ai peut-être jamais rien eu, au final.
Alors je continue d’errer, dans l’espoir qu’un jour une entité supérieure puisse me remettre en règle dans l’ordre de la nature. Ces règles que nul ne peut transgresser, j’en suis l’erreur non désirée.
La seule chose que je puisse faire en attendant, c’est me battre avec mes propres armes.
Ma seule existence contre celle d’une Histoire toute entière vouée à l’à-venir.




NightDreamers
Chapitre 4 ~ Discussions


Saïko, toujours enveloppé dans sa cape jaune, était en pleine méditation sur le toit d’un immeuble. Des souvenirs affluaient sa mémoire et lui apparaissaient en brèves images. Un passé révolu…
Il revit sa joyeuse mais courte enfance, comme une vieille pellicule en noir et blanc, sans sons. Un grand renard se dressait devant un massif portique en bois sur lequel étaient inscrits des signes très anciens. Ce goupil à l’allure fière, réservé et droit, c’était son père, le chef de clan. Celui qui lui avait tout apprit. Celui qui était mort, comme les autres, emporté par une rage égoïste et orgueilleuse, décimé par la surprise et la vélocité de l’attaque, aussi violente que meurtrière.
Eux tous qui n’avaient rien fait. Eux tous, qui étaient pour lui sa seule famille, ses amis, ses proches… Des tâches sombres imprégnèrent les images de son passé. Il revit les corps ensanglantés de ceux qu’il avait connu. Ceux dont il avait partagé le quotidien, aussi beau que bref. Ils auraient pu continuer à vivre paisiblement dans la nature qui leur avait tout donné, si seulement ils n’étaient pas intervenus… La jalousie rend les esprits amers et agressifs. Leur quête de puissance et l’orgueil de ne pas être les plus forts dans ce monde les avaient amené à ce massacre. Même si, après bien des années et durant des générations entières, ils avaient cherchés à se repentir de ce crime atroce, les traces de sang imprégnaient toujours les souvenirs d’un certain rescapé…
Saïko ouvrit lentement les yeux, l’esprit embrumé. Le soleil tapait fort en ce début de matinée. Il ne faisait pas bon sortir de ce temps-là.
-   C’est normal, une telle chaleur, d’après toi ? Demanda le renard, tout haut.
Une lumière s’illumina dans le creux sombre du petit médaillon ovale transparent enroulé autour de son cou grâce à une petite chaîne d’argent courte mais résistante. Une voix assez grave faisant penser à une personne d’un certain âge lui répondit :
-   Je ne sais pas trop… Nous ne sommes ici que depuis trop peu de temps, je ne peux pas encore analyser correctement le climat de cette région.
-   Je vois… Nous sommes en plein désert, c’est normal qu’il fasse aussi chaud, après tout.
-   Peut-être… Cependant…
Il y eut un court silence.
-   Cependant quoi ? Demanda Saïko.
-   Cependant… Il y a quelque chose d’étrange. Je ressens une anomalie dans le cycle météorologique.
-   Une anomalie ? De quel type ?
-   Une tempête se prépare…
-   Holà, sois plus clair. Quel genre de tempête ?
-   Je ne sais pas justement. Je n’arrive pas à définir la cause exacte de ce phénomène. Mais quelque chose me dérange… Ce n’est peut-être que la trace de ces contre-natures qui se baladent dans le coin, après tout.
-   Ou alors ce sont eux qui préparent quelque chose…
Il y eut de nouveau un silence, plus pesant cette fois-ci.
-   Tu sais, ça n’engage que moi, je ne suis pas réellement certain de ce que j’affirme.
-   Et tu mets toujours un point d’honneur à respecter tes engagements… Je prends ton affirmation comme ce qu’elle vaut : une mise en garde sérieuse.
Saïko se releva. Le médaillon perdit son éclat, signe que la discussion était close pour le moment. Le renard s’approcha du rebord du toit et regarda l’horizon. Au loin, dans le désert, une tempête de sable tourbillonnait dans les airs. Le vent produit par cet effet traversa la lande désertique et balaya la ville, soulevant la cape du goupil. Il n’était pas rare que ce genre de phénomène se produise dans le désert, et ce n’était pas ce qui inquiétait Saïko.
Ce dernier fronça tout de même les sourcils.


-   Bon ! Qu’est-ce qu’on fait, maintenant ?
Hunter, Zalosta et Sephyra, affalés sur leur chaise, à la même table, regardaient en silence les tasses vides. Quelques miettes se dispersaient sur le bois verni.
-   T’as encore bouffé comme une goinfre, Zalos’…
-   On dit « manger » ! « Manger » ! Répliqua la hérissonne en pointant le jeune homme du doigt, assis en face d’elle.
Sephyra était assise à côté d’elle.
-   En attendant c’était délicieux… Remarqua la roussette d’une petite voix.
L’évènement un peu plus tôt dans la matinée n’était pas encore totalement passé. Donf débarqua, un plateau repas à la main avec trois nouvelles tasses et d’autres pâtisseries.
-   Je prends ça comme un compliment ! Je suppose que vous en revoulez ?
-   Nan t’abuses, là ! J’ai le ventre prêt à exploser ! Me met pas un autre gâteau devant les yeux ou je vais avoir la gerbe…
-   A moi ! A moi ! Brailla Zalosta en levant les mains en l’air.
-   Et voilà pour la jolie demoiselle !
Le jeune homme accompagna ses paroles en déposant une nouvelle tasse de chocolat fumante accompagnée de trois pâtisseries en forme de cœur devant la cliente. Zalosta les regarda les gâteaux l’un après l’autre. Hunter de même.
-   … Qu’est-ce que c’est que ce bordel, encore… ? Demanda ce dernier d’un air méprisable.
-   Ben quoi, j’ai fait ça spécialement pour Zalos, et ca veut rien dire d’autre.
Hunter se plaqua une main sur le visage en soupirant.
-   T’as fait ça pour moi ? Demanda la hérissonne.
-   C’est vrai qu’ils sont bien faits en plus, ajouta Sephyra en prenant une des pâtisseries.
-   Euh… Ouais, répondit le jeune homme.
Zalosta se leva et sauta dans les bras de Donf.
-   Chéri, t’es trop mignon !
-   Oh, tu crois toi aussi ? Répondit le jeune homme d’une petite voix timide en se laissant faire.
La hérissonne prit Donf par les épaules et le regarda droit dans les yeux en souriant affectueusement. Ce dernier la regarda, étonné et… Impatient de voir arriver une certaine récompense ?
-   Mais tu sais, t’es pas mon genre, objecta la hérissonne, tout sourire.
Donf vit du coin de l’œil Hunter imiter un pistolet avec sa main et faire semblant de lui tirer une balle, avant de lui lancer un clin d’œil ravageur. Le jeune homme baissa la tête, l’air affligé.
-   Merci Zalos’, c’est vrai que t’es froide dans ton genre, j’avais oublié…
-   Eh oui, elle maîtrise la glace après tout, renchérit Hunter.
Zalosta se rassit et avala les gâteaux d’une seule traite.
-   Délichieux quand même, merchi ché’i ! S’exclama-t-elle la bouche pleine.
-   Pas de quoi… Bon et toi la planche à pain, t’en veux aussi ?
-   Non merci, ça va all…
Il y eut un silence parfait pendant quelques secondes. Puis Donf se retrouva les jambes en l’air entre plusieurs tables renversées, son plateau repas encastré autour du cou.
-   Il arrête jamais, cet abruti… Maugréa le chasseur, qui s’était bouché les oreilles pour couvrir le vacarme de l’attaque.
-   Bon moi, je vais me doucher, répliqua Sephyra.
Zalosta dressa ses oreilles.
-   Oh… ? Tu vas te doucher ?
-   Oui, pourquoi ? Je n’ai pas le droit… ?
-   Non, non, c’est pas ça ! Pas du tout !
Nouveau silence pendant lequel Zalosta fixa Sephyra avec de grands yeux, le regard indéchiffrable. Sephyra commençait à se poser des questions. Et elle n’était pas la seule.
-   Nan… Me dis pas que… Commença Hunter.
Zalosta le regarda avec les mêmes grands yeux, après avoir eu du mal à détacher ceux-ci de la roussette.
-   T’es lesbienne ?
La tasse devant lui explosa en morceaux. Le fond du chocolat que le jeune homme n’avait pas finis de boire était collé à la table, gelé.
Hunter avala sa salive.
-   Bon, j’y vais…, dit Sephyra, un peu à côté de la plaque.
-   Donf, ne profite pas du fait que je t’ai planté pour aller mater ! S’exclama Zalosta pour changer de sujet.
Le jeune homme en question se relevait à peine d’entre les tables, essayant d’extirper le plateau qui lui enserrait le cou.
-   Pas de problème, pour ce qu’il y a à mater, de toute façon…
Donf se prit une tasse en pleine figure.

Sephyra partie, Hunter approcha sa chaise de la table et se pencha en avant vers Zalosta.
-   Qu’est-ce qu’il y a avec elle ?
-   Qu… Qu’est-ce que tu veux dire ? Y a rien, rien du tout ! C’était juste un simple regard, c’est tout !
-   Je te parle pas que de ça, Zalosta. C’est pas ton genre de te faire des amitiés comme ça avec la première venue. En plus tu l’as amené ici, et je découvre qu’en une soirée elle a eu le temps d’en apprendre plus sur nous. Tu lui as raconté qui on était, c’est ça ? Ce qu’on faisait ?
-   Oui, et alors ? Se défendit la hérissonne en fronçant les sourcils.
-   Pourquoi t’as fait ça ? Tu sais bien que c’est défendu. D’ailleurs je comprends toujours pas pourquoi le Patron la laisse vivre avec ce qu’elle sait.
-   Le Patron et moi on sait quoi penser d’elle, c’est tout. Pas besoin de chercher plus loin.
Hunter se renfrogna.
-   Mouais… A nos risques et périls. Si jamais elle cafte, on est tous dans la merde. Moi, toi, toute l’organisation, sans parler des gosses.
-   Je t’assure que t’as pas à t’inquiéter, on sait ce qu’on fait.
-   Y a intérêt, grommela Hunter.
Zalosta sirota son chocolat en silence avant de le reposer et de reprendre d’une voix un peu plus curieuse.
-   Au fait t’étais passé où hier soir ?
-   Ah ! C’est vrai, faut que j’aille faire le rapport au Patron, moi !
-   … Et donc ? Un imprévu ?
-   Un gros, même, reprit Hunter d’une voix plus assombrie en posant ses coudes sur la table, les bras croisés. L’exorciste n’en était pas un.
-   Une imposture ? Dans quel but ?
-   Me tuer apparemment.
La hérissonne resta de marbre. Le meurtre faisait parti du langage courant dans leur quotidien.
-   Je répète : dans quel but ?
-   J’en sais rien moi ! S’énerva Hunter. Mais ce type était bizarre…
-   Raconte-moi.
Hunter lui fit le récit des évènements de la soirée. Zalosta resta muette du début à la fin. Après quelques minutes, elle porta une nouvelle fois la tasse à ses lèvres… Pour la reposer, étonnée, et y jeter un œil : le chocolat s’était glacé.
-   Ca a pas que des avantages, cette maîtrise… Bougonna la hérissonne.
-   T’en pense quoi ? Lui demanda Hunter
-   Je le sens pas. Ce type qui t’as sauvé et l’imposteur avaient l’air de se connaître. C’est pas bon. Le dernier avait l’air d’en savoir long sur nous, et le sauveur t’a quand même posé des questions. Même si tu n’y as pas répondu, il a quand même perçu que tu étais un suspect peu commun…
-   Mais s’il combat celui qui as tenté de m’éliminer, c’est qu’il est de notre côté, non ?
-   De quel côté tu parles ? Il n’y a aucun côté, et tu le sais bien. Aucune préférence pour quelque camp que ce soit.
-   Ouais… C’est pas ce que je voulais dire. Au fait, pour le rapport… ?
-   Oui, ne mentionne pas le renard au Patron. Tu sais bien ce qui pourrait arriver s’il savait que tu avais décliné ton identité à un inconnu qui t’as suspecté…
-   Tu garderas ça pour toi.
-   T’inquiète pas.
-   Est-ce que quelqu’un pourrait m’aider, à la fin ?!
Donf se battait encore avec son plateau-repas. Il ne pouvait le retirer sans s’écorcher la peau du cou. C’est alors que le poids du plateau augmenta légèrement. Il sentit son échine se dresser sur sa nuque en réponse au froid qui tournait autour lui. Soudain, Le plateau se brisa de toutes parts et tomba à terre en morceaux congelés et craquelés. A ce moment, Zalosta se leva et, sans jeter un regard ni à Hunter, ni à Donf, sortit du réfectoire.
-   … Merci quand même, dit ce dernier sans bouger.
Hunter soupira et sortit à son tour.


De gros nuages s’amoncelaient dans le ciel, cachant le soleil à la vue de Saïko. Celui-ci, le museau levé, humait l’air.
-   La tempête pourrait bien arriver plus tôt que prévu, murmura-t-il.
Un grondement se fit entendre, léger, lointain. Mais l’orage allait bientôt arriver et tomber sur la ville et ses habitants. Saïko resserra sa cape autour de ses épaules.
-   On va pas s’éterniser ici, nous.
Il se retourna, jaugea la distance qui le séparait du rebord inverse, prit son inspiration, puis commença à courir. L’air autour de lui se réchauffa. Un vent étrange se leva et entoura le goupil. Quand ce dernier sauta, l’air se comprima, et il tomba de moins en moins vite dans la ruelle. A à peine un mètre du sol, il relâcha la tension de l’air et se réceptionna accroupi. Sa cape jaune se déversa sur ses épaules alors qu’il se relevait lentement. Une pluie fine commençait déjà à mouiller sa fourrure.


A dans trois ou quatre jours o/


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hunter le Juillet 31, 2009, 10:55:12 pm
... Enfoiré ='D *PAN*

Bref. Encore une fois, suspense. Dès le début, on a le droit à cette histoire de tempête étrange, de quoi remettre une couche à la noirceur du scénar'. T'essayes de détendre un peu le jeu avec la scène dans le réfectoire, mais tout de suite après, recouche de mystère avec Zalosta qui cache des choses ... Du coup, on a un mélange assez tendu, et on aimerait bien savoir ce qui nous attend.

GG, donc. Tu continues à manier ton jeu comme c'est pas permis. Y a plus qu'à attendre la suite ...


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Août 01, 2009, 04:06:30 pm
Tout d'abord, j'aimerai m'excuser du retard pour ne pas avoir poster plus tôt.

Ensuite, mes impressions...
Alors, franchement, c'est une fic géniale !! Le suspense, un peu d'humour (j'adore Donf XD)... Tout quoi !! Malgré quelque scène morbide (pour moi, certains adore) et quelques répétitions, je trouve cette fic extra.

J'aime beaucoup les caractères de tous. Il y a de tout : un peu mystérieux, soupe au lait, calme, drôle et bête (pardon, Donf ^^")... Bref, j'aime beaucoup ça.
A mon avis, la mystérieuse tigresse a un rapport avec Loth. D'ailleurs, rien que ce perso et son organisation sont mystérieux, particulièrement la femme... J'espère que la tempête ne fera pas trop de dégât.
J'aime beaucoup Millie et Arthur (non, non, je n'oublie pas Dails), mais j'ai du mal à croire que ce sont eux qui ont tué le prof... Comme ça en plus...
Pour Sephyra, quand elle a failli quitter "l'organisation" où il y a Zalosta et tout, je l'ai compris, mais j'ai eu peur qu'elle quitterait à tout jamais. Heureusement qu'ils lui ont expliqué pourquoi ils agissaient ^^
Et Hunter, fait gaffe à toi ! J'veux pas que tu meures et que tu sois torturés où d'autre chose dans ce genre !

Bref, du mystère, de l'action ! Je n'ai que quelques trucs à dire : J'adore, et vivement la suite !!

Bon courage ^^ 


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Août 03, 2009, 01:31:40 pm
Retard, retard ! >_<

Salut Blacky dear bro ! Il était temps que j’arrive pour poster mes impressions (très bonnes d’ailleurs) sur ce commencement de chapitre ! o/

Alors, en ce qui concerne Saïko pour commencer. Vraiment très bien ! Tu sembles avoir bien compris ce qu’il ressent fis à fis de son passé. J’ai bien aimé le début avec la citation de Saïko… à par un petit truc mais je te l’ai déjà dis sur MSN ^^ Saïko… why lord ?!... Snif… whyyyyy ?! T_T.

Ensuite, en ce qui concerne les autres. J’aime toujours autant ! Le groupe qu’ils forment est très attachant ! Il y a de tout comme le dit Kayra ! J’adore Donf et ses incessantes remarques et conneries ! XD C’est bien mon bro, tient ! Et j’adore comment il s’est fait casser ! XDD
Et puis Zalosta et le moment où elle regarde Sephyra ! XD Il manque plus que l’arrière plan en bulles de savon tout rose et scintillant ! Si tu les fait saoules un jour, ça risque de valoir le détour ^///^ (se fait latter la gorge à coups de fouet à clous par Zalo et Sephy) ! Et puis la remarque de Hunter après ça : énorme ! XD Je me demande quand même pourquoi ce regard…

Le mystère persiste toujours. J’ai trop hâte de voir la suite ! La tempête se lève et c’est signe de mauvais augures. On va peut-être enfin avoir une mission de groupe avec toute la bande ! Ça serait le pied !

Enfin bon, une fois de plus, j’adore ! Continue Blacky ! Il y a encore tellement de trucs à découvrir dans ta fic ! Dire que c’est que le début ! Tu as tout mon soutient bro !
*/me fait un check à Blackdoom


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Août 03, 2009, 06:45:47 pm
Hoy o/
Merci à tous les trois, c'est sympa de passer !

Hunter < Fiston, les compliments venant de toi étant rares, je garde ceux-là précieusement. T'es sûr que c'était pas Angie qui tapait derrière l'écran ? *SBAF*
Nan sérieusement merci, et t'inquiète pas, si cette ambiance te plaît, tu vas pas être déçu x)
Kayra < Mais ne t'excuse pas au contraire ! C'est plutôt à moi de te remercier, tout commentaire est le bienvenu (d'ailleurs en parlant de ça faudrait que je commente un peu plus moi aussi ._."). Par contre, malheureusement, bien que ce ne soient pas tes goûts, les scènes morbides vont revenir dans la fic. C'est un peu mon style, même si je maîtrise aussi le ton humoristique apparemment, avec Donf x)
En ce qui concerne les liens entre Loth et Rika, très, très bonne question. Tu le verras bien assez... Tard fhu fhu *SBAF*
Saïko < Frangin ! *Fait un check aussi*
Toujours un plaisir de te voir ici, tu le sais ! Pour le petit truc de l'intro, tu verras. Aha, ya du suspens o/
Ravi que le groupe vous plaise à tous en tout cas ! Et merci beaucoup pour tous ces compliments, à toi comme aux autres ^o^

Bien ! J'avais peur qu'au final la fic n'attire que les protagonistes qui apparaissent dedans, mais quand je vois Floresita et Kayra, ça me rassure. Et je sais aussi qu'à l'instar de Miko, d'autres lisent sans avoir forcément le temps ni l'envie de poster - ce que je comprends tout à fait.
Une nouvelle fois, merci à tous ! Je vous laisse avec la fin de ce quatrième chapitre. La tempête se prépare pour la suite...




Hunter regardait la pluie déferler sur la ville et marteler la double-vitre du balcon de sa chambre.
-   Et dire qu’il faisait beau y a à peine une demi-heure…
-   Comme quoi, les temps changent.
-   Ah, te revoilà toi.
Le jeune homme soupira sans se lasser de regarder les gouttes s’écouler sur le carreau.
-   Alors ? Tu vas m’expliquer ?
-   La météo ne m’a pas l’air anormal…
-   Je m’en fous de ça, je te demande pas de faire le bulletin météo sur la chaîne câblée.
Il sentit son démon grogner dans son esprit.
-   Quelque chose n’allait pas avec cet homme…
-   Ca explique le fait que tu m’ais laissé crever ?
-   T’es toujours en vie à ce que je sache.
-   Toi aussi, et je t’en remercie pas, t’y es pour rien.
-   … J’étais bloqué.
-   Par quoi ?
Hunter sentait que son démon n’avait pas envie d’en parler. Mais il voulait savoir.
-   Je t’ai senti… Comment dire… Fiévreux après ce qu’il s’est passé. C’était la première fois. Pourquoi ?
-   Tu comprendrais si tu pouvais ressentir la nature des choses.
-   Je suis bloqué aux abonnés absents, je pige rien à ce que tu dis, imbécile.
-   Ce type n’était pas humain.
-   Mais encore ?
Le démon grogna un peu plus fort. Hunter se renfrogna.
-   C’est pas le premier genre de « monstre de foire » qu’on croise, on en a vu des types pas normaux pendant ces quelques dernières années.
-   Pas comme lui. Tu comprendras bien assez tôt…
-   Ca veut dire quoi ça ? Objecta le jeune homme en grimaçant.
C’est alors qu’il entendit un bruit derrière lui. L’orage rendait la chambre sombre, et il n’avait allumé aucune lumière. Il était aussi censé être seul, dans cette pièce.
Hunter se retourna et inspecta sa chambre du regard. Le lit à sa droite, impeccable puisqu’il n’y avait pas passé la nuit, avec juste à côté une petite commode où était posée une lampe de chevet ; la grande armoire à glace à sa gauche, accompagnée d’une petite étagère avec ses rares effets personnels : quelques armes à feu, quelques livres, et une photo encadrée, qui trônait à elle seule sur une étagère.
Hunter s’approcha de l’armoire à glace et contempla son reflet dans le miroir. Son costume blanc était un peu chiffonné par endroits, et sa cravate... Desserrée, pendait plus d’un côté que de l’autre sur les petits boutons blancs de sa veste. C’est alors que deux fentes jaunes se reflétèrent brillamment dans la glace au moment où un coup de tonnerre explosa. La chose se trouvait sur son lit. Elle n’y était pas quelques secondes avant.
Nous serons toujours dans ton ombre…
Hunter se retourna vivement. Le chat miaula en le regardant avec ses yeux jaunes. Le jeune homme décontracta ses muscles en souriant nerveusement. Il poussa un profond soupir en s’approchant du lit, puis attrapa le félin par la peau du cou et le porta devant son visage.
-   Qu’est-ce que tu fous là, toi ?
Pour toute réponse, le chat à la fourrure gris cendrée miaula une nouvelle fois.
-   C’est pas ici que tu vas trouver à bouffer, va voir ailleurs.
Hunter le laissa à la porte de sa chambre avant de refermer celle-ci sur le pauvre félin, qui s’en alla chercher ailleurs.


Sephyra prit la poignée en fer, glacée par la pluie qui s’abattait sur elle depuis près d’un quart d’heure, et tira la porte à elle.
-   Tu sors ?
La roussette soupira légèrement en souriant. Elle se retourna et fit une nouvelle fois face à la hérissonne.
-   C’est la même scène que tout à l’heure…
Zalosta ne répondit rien. Elle avait troqué sa cape noire contre une robe bleue délavée qui lui scindait tout le haut du corps et mettait ses formes en relief. Le bas, peu ample, couvrait ses jambes mais laissait dépasser ses baskets noires aux bandes rouges. Elle s’était vêtue d’un manteau en cuir rouge. Pas forcément pour se protéger de la pluie, cependant.
-   Oui, je sors. Je vais juste faire un petit tour,  j’ai besoin de prendre l’air. Tu veux m’accompagner ?
La hérissonne, les mains dans les poches de son manteau en cuir, rejoignit la roussette au niveau de la porte. Cette dernière la laissa sortir en première en tenant la porte ouverte.
-   Tu n’as pas confiance ?
-   Oh, ce n’est pas forcément ça. J’aime bien la pluie… Elle est plus bruyante que la neige, mais chaque goutte que je sens tomber sur moi est comme une aiguille qui me rappelle ma propre lâcheté.
Sephyra referma la porte en fer, qui émit son éternel grincement, sur ses étranges paroles puis s’avança aux côtés de la hérissonne.

-   Ca fait longtemps que… ?
Sephyra n’arriva pas à terminer sa phrase.
-   Que je travaille ici ? Oh, je ne sais pas trop… Quelques années… Peut-être près de dix ans. Pas très longtemps à vrai dire.
-   Pas très longtemps ? Dix ans ? On ne doit pas avoir la même notion du temps, rétorqua Sephyra d’un ton ironique, sans vouloir être méchante.
Elles marchaient toutes les deux sous la pluie d’une allure lente, sans destination particulière. Les gouttes tombaient à flot et empêchaient aux deux hybrides de voir à plus de quinze mètres autour d’elles. Cependant l’orage semblait s’être calmé.
-   A vrai dire, c’est ça, le réel problème, reprit Zalosta, le regard perdu à l’horizon.
-   Comment ça ?
-   Le temps.
Sephyra regarda la hérissonne. Le jour précédent, quand elle l’avait rencontré, elle avait cru discerner quelque chose de spécial dans le regard profond de Zalosta.
-   Au fait, tu as dit des choses bizarres ce matin. Que tu m’avais vu grandir, je crois… Et tu as parlé de la guerre…
-   Oui, c’est vrai. Je te dois quelques explications.
Zalosta se dirigea vers un banc public, à côte d’un arbre. Sephyra ne savait absolument pas où elles étaient exactement, mais suivit la hérissonne. Elles s’assirent sur le bois humide. La hérissonne retira alors son manteau et le tendit à la roussette.
-   Prend-le, tu en as plus besoin que moi. Il devrait t’aller.
-   Mais… Tu vas être trempée.
-   Je ne crains pas le froid, répondit Zalosta avec un sourire triste.
Elle laissa passer un petit silence, le temps que Sephyra enfile le manteau, avant de continuer.
-   J’ai à peu près, bien que mes calculs ne soient plus vraiment à jour… Près de deux millénaires au compteur.
La roussette mit quelques secondes pour accuser le coup.
-   Pardon… ?
-   J’ai eu une longue vie, rétorqua Zalosta en riant doucement.
-   Mais comment… Tu es… Immortelle ?
-   Peut-être… Enfin non, pas exactement. Je vieillis, moi aussi. Mais pas au même rythme que tout le monde.
-   Alors quand tu parlais de m’avoir vu grandir…
-   Et oui… Je t’ai connu toute petite. Ou plutôt, je t’ai vu grandir. Nous avons pris part à la guerre, nous aussi, mais à nos manières. Nous n’étions pas pour un camp précis. Comme toujours.
-   Pourtant nous n’avons jamais eu d’échos comme quoi…
-   Il n’y a jamais d’échos, rétorqua Zalosta.
Un court silence s’installa entre les deux hybrides. Sephyra avait le regard perdu, plongée dans ses pensées et les difficiles révélations qu’elle venait d’entendre. Zalosta gardait les yeux fixés sur l’horizon, qui demeurait flou à travers les gouttes d’eau qui s’abattaient sur eux deux.
-   Ca fait… bizarre. Je me sens affreusement… Comment dire…
-   Mal à l’aise ?
-   Oui un peu, mais… Enfin, je veux dire, comment… Comment veux-tu que je te crois ? Je ne veux pas être blessante bien sûr, mais c’est difficile à encaisser.
-   Je comprends, tu n’es pas obligée de me croire. Tu voulais des réponses, les voilà, c’est tout.
Elles restèrent toutes les deux silencieuses sous la pluie battante, assises sur le même banc, trempées.


La pluie rendait flou le paysage. Les fines gouttelettes tombaient inlassablement, donnant au décor un aspect instable, gesticulant. Sa fourrure était trempée. Un instant, il ferma les yeux, imaginant avec complaisance ses poils suintant d’un liquide au rouge sombre. Un sourire diabolique dessina les contours de son museau. Il serra davantage sa poigne sur le fer frigorifié de son arme. La faux se dressait droite sous la pluie battante, implacable et menaçante. Son propriétaire huma l’air quelques secondes, puis se dirigea d’un pas vif, sans pour autant se presser, vers ses victimes.


Saïko s’était abrité sous le hall d’un ancien magasin en ruine. Les anciennes affiches décolorées, les contours délabrés des murs défraîchis par l’usure du temps donnaient au lieu un aspect sordide. Les néons gisaient pendus au plafond, le verre brisé, la poussière recouvrant les lieux. Le goupil, silencieux, regardait la pluie tomber au-dehors. Les portes-vitrées de l’entrée de l’ancien magasin, à l’abri sous une grande enseigne dont il manquait la moitié des lettres, geignaient quelquefois sous la force du vent. Hormis ceci, le lieu était plongé dans un mutisme mortel. C’est pour cela que quand Saïko sentit une présence, il ne se fit aucune illusion quant à ses attentions.
Son médaillon se mit à briller.
-   Quelque chose approche, souffla la vieille voix dans un murmure.
Le renard se retourna, scrutant les contours des anciennes caisses. Le fond du magasin était plongé dans la pénombre. Là-bas, tout au fond, quelque chose approchait. Le frappement de ses chaussures sur le dallage du magasin à l’abandon ne permettait aucun doute. La personne s’avançait entre les rayons à rythme régulier. Une silhouette se dessina lentement. Une silhouette humaine, en apparence, qui s’arrêta à la hauteur des caisses à l’abandon recouvertes d’une couche de poussière. Saïko mit tout ses sens aux aguets.
Une voix profondément grave, au ton menaçant et sans détour, perça le silence.
-   Tu déplais à notre organisation. Tu te trouves depuis trop longtemps sur notre chemin… J’ai été chargé de t’éliminer définitivement.
Tout cela avait été dit de manière presque naturel, sur un ton posé. Saïko se prit à sourire de cette mise en scène pour le moins originale.
-   Vous avez de l’humour… J’essaye de vous attraper et vous disparaissez, puis maintenant vous venez directement à moi. Au moins, ça m’évite d’avoir à vous courir après plus longtemps.
Aucune attitude ne trompa la silhouette humaine, qui restait trop loin dans la pénombre pour que Saïko puisse discerner les traits de son visage. Il lui semblait néanmoins que son ennemi portait un long manteau noir. En cuir, vu les frottements qu’il avait entendu lorsque l’homme marchait.
-   Avant de commencer, mes commanditaires auraient aimé des réponses à leurs questions. Je suppose que tu ne répondras pas ?
-   Belle déduction.
-   Dans ce cas, le mystère restera entier. Les présentations étant faîtes, nous pouvons commencer.
Saïko se mit en position de combat, attendant le premier geste de son adversaire. Le silence était oppressant, la pénombre gênante pour le goupil. Les nuages noirs, au dehors, rendaient l’atmosphère sordide et cachaient une bonne partie de la lumière en cet après-midi. Le renard ne devrait pas trop s’éloigner des portes vitrées. Tout portait à croire que son ennemi se débrouillait mieux que lui dans l’obscurité…


Zalosta perçut immédiatement le geste de l’attaque. Une friction dans l’air… Elle se poussa volontairement sur le côté du banc, se projetant elle et Sephyra à terre. La faux décrivit au même moment une courbe parfaite dans les airs et s’abattit avec violence sur le banc, déchiquetant le bois et s’enfonçant à mi-lame dans la terre. Un rire démentiel résonna au milieu de la pluie torrentielle. Deux pattes griffues redressèrent la faux dans les airs, la faisant tourner sur elle-même avant de la reposer,  lame pointée en direction des deux hybrides. Ces dernières, Sephyra sous le choc et la vitesse de l’action, Zalosta plongée dans un mutisme qui précédait le carnage, regardaient le goupil qui leur faisait face sans trop comprendre.
-   Mesdemoiselles, bonjour ! S’exclama Neal, le museau flanqué d’un sourire sadique.




Un nouveau corps a été découvert ce matin, à la résidence Fujyô. Ce qui amène le total de victimes à cinq, cinq filles qui, d’après la teneur de l’enquête, se seraient toutes suicidées de la même manière et du même endroit. Beaucoup de détails restent à élucider pour les enquêteurs ; quelle est la relation entre ces filles et la résidence ? Qu’est-ce qui les a poussé à sauter du même toit, dans la même direction ? Car rappelons-le, les victimes ont été toutes les cinq retrouvées au même endroit, les unes après les autres. La police a mis en place un cordon de sécurité et mobilisé quelques uns de ses hommes pour surveiller la résidence, garantissant qu’il n’y aurait plus d’autre tentative de suicide. Ce que se demande la population, c’est pourquoi les forces de l’ordre ne sont-elles pas intervenues plus tôt pour éviter ce drame…

Extrait de Courrier du Jour, édition du matin.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Août 04, 2009, 04:31:10 pm
Génial !!

J'adore ce chapitre, comme tout les autres ! Du mystère... Sephyra, Saïko et Zalosta, vous avez pas intérêt de mourir ! Allez, vous allez réussir à les avoir, vous les battrez !! *La louve part dans un délire complet*
Zalosta fait vraiment pas son âge, au passage ! *Se fait tuer*

Nan, mais j'aime beaucoup ce chapitre !! J'ai eu peur pour Hunter, mais au final c'était qu'un chat. Mais je trouve ça bizarre, tout de même, que ce soit qu'un minou...

Enfin, beaucoup de suspense, d'action... Bref, encore une fois j'adore !! En tout cas j'adore comment tu écris. On se sent vraiment dans la fic... Et la personne qui attaque Saïko, ce serait pas Loth pas hasard ? ^^
Enfin, j'espère qu'ils s'en sortiront tous, nos amis ! Veut pas qu'ils meurent XO
Citation
Par contre, malheureusement, bien que ce ne soient pas tes goûts, les scènes morbides vont revenir dans la fic.

Oh, tu sais ça ne me dérange pas. Ca fait partit de la fic, et je dois avouer que j'ai eu l'habitude avec Hunter. Même si c'est vrai que c'est pas mes goûts ^^"
Citation
En ce qui concerne les liens entre Loth et Rika, très, très bonne question. Tu le verras bien assez... Tard fhu fhu *SBAF*

Sadique, va XO *Se fait tuer une deuxième fois*

Enfin, je te souhaite bon courage pour la suite !! Et vivement la suite, d'ailleurs ^^
Au fait, félicitation pour être arrivé dans les best-ofs !! 


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Août 07, 2009, 05:09:04 pm
Yoy !
Merci à toi Kayra, tant que j'ai au moins un commentaire, ça permet de faire avancer les choses ! Et je te remercie pour les compliments ^o^

Évidemment, pour Loth et Rika, je vais pas tout dévoiler maintenant ! XD
N'empêche que, sans vouloir tout spoiler, une bonne partie est consacré au mystérieux fumeur dans le prochain chapitre.
Et sinon Kayra, on a pas confiance avec les minous ? x)
Enfin bref, voilà le fameux chapitre 5, entièrement consacré à la baston ! Un nouveau perso important apparaît, inspiré d'une série de films dont je suis fan depuis un peu plus d'un an maintenant.
Je vous laisse avec la première partie o/


J'ai très peu de souvenirs de ce passage de ma vie. Je sais juste qu'on m'a emmené là-bas, à ce laboratoire, dont j'ignorais tout ou presque... Jusqu'à ce fameux jour. Et à vrai dire, j'aurai mieux aimé ne rien savoir du tout en raison de ce que j'ai gagné à y être allé.
J'ai cette image de mon « père » qui me tient par la main. L'environnement qui défile à travers la vitre de la voiture. Le soleil qui inonde le bâtiment immense, dont la structure entièrement blanche m'aveuglait. De cette main que je croyais paternelle me tenir si chaudement, me guider dans cet espace inconnu et dont je me sentais familier... Sans savoir que cette impression ne partirait pas de sitôt, au vu des évènements qui allaient se passer.
Alors qu'on entrait dans le hall du laboratoire, un scientifique en blouse blanche vint vers mon père et lui donna une feuille de papier en lui glissant quelques mots, à l'abri de mes oreilles indiscrètes. Mon père me regarda, répondit au scientifique, revint vers moi et s'agenouilla.
-   J'ai encore un travail à terminer, je ne pourrais pas te faire de visite pour aujourd'hui. Je suis désolé Hunter... Mais si tu le souhaites vraiment, tu peux toujours la faire avec un de mes collègues. Ca t'intéresse ?
J'aurai dû dire « non », tout simplement. Mais avant même que je réponde, ignorant la mine boudeuse d'un gamin qui ne côtoyait que trop rarement ses parents et qui se voyait encore voler le plaisir de passer un court instant avec eux, il interpella le scientifique et donna quelques ordres. Puis il se tourna à nouveau vers moi.
-   Je viendrai te voir lorsque la visite sera terminée.
-   Hmm... Promis ?
-   Promis.
Et quelle promesse, effectivement...



NightDreamers
Chapitre 5 ~ Invitation


Lorsqu’il entendit la porte de sa chambre s’ouvrir lentement, Hunter coupa court à ses pensées et se retourna brusquement. Au-dehors, les nuages gris tournaient au noir, se  rassemblant pour former une seule et unique masse compacte nuageuse, qui stagnait au-dessus de la ville comme une chape de ténèbres. Le tonnerre grondait. La pluie ne s’arrêtait pas de tomber à flot. Malgré le fait qu’il devait être tout au plus quatorze ou quinze heures, l’atmosphère était grise. L’averse n’améliorait pas les choses. Et, s’ajoutant à tout cela, les éclairs suivis de leurs grondements tonitruants mettaient un point d’honneur à servir aux habitants de la petite ville une atmosphère des plus pesantes.
Dans l’ombre de l’encadrement de la porte, à moitié ouverte, une petite silhouette apparue. La touffe blonde d’Arthur arrivait pile au niveau de la poignée, si bien que le petit garçon tenait cette dernière des deux mains, les bras levés. Millie, tenant le maillot jaune à carreaux qui faisait office de pyjama au blondinet, le suivait pas à pas, serrant contre elle sa peluche. Les enfants rentrèrent dans la chambre en hésitant. Levant les yeux vers le propriétaire des lieux, ils lui adressèrent une prière muette. Hunter grimaça.
-   C’est bon, entrez…
Les enfants se regardèrent, puis entrèrent tout à fait. Millie se posa très délicatement sur le rebord du lit, la mine perplexe. Arthur quant à lui s’avança d’un pas lent vers la vitre, traînant ses chaussons sur la moquette de la chambre. La pluie tambourinait contre le carreau, rendant le paysage complètement flou. Le petit garçon resta plusieurs minutes ainsi, immobile, les yeux perdus dans une contemplation imaginaire au-delà de la vitre. Hunter le regardait bizarrement. Quand soudain, un éclair déchira le ciel, rapidement suivi d’un coup de tonnerre qui fit presque trembler les fenêtres. Millie serra fortement sa peluche contre elle, émettant une plainte sourde et terrifiée. Hunter siffla de mépris.
-   Pas besoin d’avoir peur. L’orage est naturel.
-   Non…
Le jeune homme reposa son regard sur le petit garçon. Celui-ci, le regard toujours fixé sur un point invisible droit devant lui, restait immobile, les yeux ronds. Ses lèvres entrouvertes laissaient apparaître ses canines acérées.
-   Je sens… L’odeur de la mort…
Son aîné s’agenouilla à ses côtés et passa plusieurs fois sa main devant les yeux du garçon, puis claqua des doigts, guettant visiblement une réaction quelconque. Réaction qui ne vint pas.
-   … C’est du sérieux.
-   J’ai…
Arthur tourna alors lentement la tête, et déposa son regard dans celui d’Hunter. Ce dernier ne put s’empêcher de réprimer un frisson. Les pupilles du jeune garçon s’étaient amincies de manière surnaturelle. Celui-ci se passa lentement la langue sur les lèvres.
-   J’ai… Le goût du sang, dans la bouche…
Hunter regarda dehors. La mort, le sang… Cela avait-il un rapport avec ce qu’il avait vécu la nuit dernière ? L’imposteur était-il revenu de lui-même achevé son travail ? Il avait parlé de cinq amies dans son histoire, mais seulement quatre corps avaient été retrouvés pour le moment… A moins qu’il n’ait cette fois décidé d’amené quelques collègues, histoire de terminer le travail qu’il n’avait pas conclu dans la nuit ; c’est-à-dire se débarrasser de lui… ?


Le katana vola dans les airs pour atterrir loin de sa propriétaire. Celle-ci grimaça de douleur, mais n’eut pas le temps de s’apitoyer sur son sort. Déjà son adversaire repartait à l’attaque, faisant jouer son énorme lame comme s’il s’agissait d’une simple épée. La faux, pourtant pesante et impressionnante, ne semblait guère peser entre les mains du renard. Celui-ci, tombé en plein délire, ricanait comme un demeuré en jouant de sa vélocité surprenante. L’énorme lame effleura une énième fois le visage de la roussette. Elle contra une nouvelle fois avec le dernier katana qui lui restait, déviant la trajectoire meurtrière de la faux qui aurait dû lui entailler la taille obliquement. Elle ne put empêcher une plainte de douleur de trahir sa fatigue et sa souffrance. Ses muscles étaient endoloris. Le combat n’avait commencé que depuis quelques minutes à peine, mais elle était déjà à bout de force. Elle ne s’était plus battue sérieusement depuis trop longtemps. Et l’arme qu’utilisait son ennemi était imposante à contrer, à éviter, à dévier. D’autant que le renard était très rapide.
Sephyra recula d’un pas, mais son appui mal assuré par la fatigue, elle trébucha à moitié. Sous la panique, elle ne parvint pas à se redresser aussitôt. Du coin de l’œil, elle vit la lame scintiller sous la pluie, traversant avec une vélocité malveillante la nappe de gouttes en direction de sa poitrine. Elle ferma les yeux, sentant simplement la morsure du froid lui piquer le corps. Le noir, le froid… Alors c’était cela, la mort ? Avec ce petit bruit glissant, râpant contre la surface lisse de… La glace ? Sephyra ouvrit les yeux. Devant elle, la surplombant de toute sa taille, un écran de glace l’avait protégé du coup mortel. Etonnée, paralysée par la quasi-sensation du néant qui l’avait attrapé à la gorge, elle mit quelques secondes à reprendre ses esprits.
-   Vite, dégage-toi de là ! Lui cria une voix féminine.
Sephyra, son katana à la main, se retourna et fonça en direction de la seconde arme qu’elle avait perdue de main, profitant de l’occasion.
Neal regardait de tout côté, nullement inquiété. Sa fourrure ruisselait, mais pas de sueur. Malgré le poids de son arme et la rapidité de ses attaques, il n’était en rien fatigué.
-   La pluie, la pluie… Ca m’emmerde ! Où est-ce que tu te caches, l’hérissonne ? Cria-t-il de sa voix cynique, empreinte d’un ton meurtrier.
-   Moi elle m’arrange. Au milieu d’un tel déluge, je suis sur mon terrain de chasse. C’est pas ton jour, manque de bol.
Zalosta perçut immédiatement le mouvement d’air sur sa gauche. Roulant sur elle-même, elle évita de peu la faux qui traversa l’air, ne rencontrant que les gouttes sur son passage qui s’effilèrent sur sa lame.
-   Je t’ai trouvé, je t’ai trouvé ! S’écria le renard en enfonçant son arme là où se trouvait la hérissonne il y avait quelques secondes.
Celle-ci avait roulé en arrière avant se réceptionner sur ses pieds. D’un mouvement preste et circulaire, le renard releva son arme, jetant une gerbe de terre rendue meuble par la pluie dans les airs, puis enchaîna en tournant sur lui-même, projetant sa lame du bas vers le haut en direction de Zalosta. Une nouvelle fois, son attaque fut bloquée nette par un mur de glace.
-   Aucune arme ne peut passer à travers cette glace, jeta la hérissonne derrière son écran de protection.
-   Sans déconner ! S’époumona Neal en levant sa faux sur la gauche, avant de la projeter dans la direction inverse.
La lame coupa nette la glace. Le haut du mur, glissant sur lui-même, s’effondra sur le sol. Zalosta en resta bouche bée. Le renard, profitant de la faiblesse de son adversaire, leva son arme et la projeta avec force vers l’avant.
Les deux lames des katanas parèrent le coup avec difficulté, pliant sous la force prodigieuse de l’attaque. Sephyra s’était jetée in-extremis entre Zalosta et leur ennemi, coupant la trajectoire de la faux. Ses genoux tremblaient. Ses bras ne tardèrent pas à suivre le même mouvement. Grimaçant, la roussette hurla de toutes ses forces et puisa dans les dernières ressources de ses bras pour relever quelque peu la faux, prendre appui sur un pied et balancer l’autre vers l’avant. Le coup porta en plein thorax. Neal, le souffle coupé, fut projeté en arrière sur quelques mètres. Sephyra, ne perdant pas une seconde, rangea ses katanas dans leurs fourreaux et se tourna vers Zalosta. Celle-ci, retrouvant ses esprits avec empressement, la prit par la main et l’entraîna sous la pluie au pas de course, laissant le renard derrière elles.


Saïko reprenait son souffle avec difficulté. Sa fourrure ruisselait de sueur. La vue brouillée par un mince filet de sang, provoqué par une entaille sur l’arcade sourcilière, le gênait. Epuisé par les attaques qu’il menait, aussi puissantes qu’inutiles, il se savait en mauvaise posture.
En face, à quelques mètres, son adversaire avait le visage complètement brûlé. Un bruit de succion se fit alors entendre. Les tissus organiques se réparèrent, les yeux regagnèrent leur orbite, la mâchoire se reforma, les cheveux se développèrent à nouveau sur le crâne fraîchement reformé ; le visage retrouva son naturel. L’humain essuya lentement le dernier filet de sang qui tâchait le coin de sa bouche. Puis, de ses yeux profondément enfoncés dans leurs orbites, il lança un regard méprisable au renard qui avait assisté au spectacle, exténué et impuissant.
-   Inutile.
Saïko perçut le mouvement derrière lui. D’un soubresaut mû d’un soudain instinct de survie, il roula sur le côté, évitant les immenses pattes du rhinocéros qui allaient le piétiner. Faisant face à cette soudaine apparition, il se releva avec difficulté, toujours essoufflé.
L’animal, entièrement nappé d’un noir ténébreux dont seulement deux globes minces et blancs faisant office d’yeux ressortaient, se tourna vers lui et baissa le museau, présentant sa redoutable corne à son adversaire, prêt à foncer d’une seconde à l’autre. Saïko, le bras gauche enveloppé dans la manche de sa cape jaune, rapprocha son poing droit sur son torse en fermant les yeux, cherchant à rassembler le peu de force qu’il lui restait.
L’animal renâcla puissamment, puis se jeta à la charge, corne levée. Alors qu’il arrivait sur le renard, ce dernier tendit soudainement le bras face à l’animal en ouvrant les yeux, dont ses pupilles s’étaient teintées d’un rouge ardent comme la braise. L’air se réchauffa, et un souffle de flammes s’attaqua au rhinocéros, trop apprêté dans sa charge féroce pour esquiver l’attaque. Un mugissement rauque se fit alors entendre tandis que les flammes avalaient l’ombre dans leur danse jaune-orangée. Quand Saïko baissa le bras, les flammes s’éteignirent. Du rhinocéros, il ne subsistait rien.

Une ombre… Une simple et redoutable ombre. Mais une ombre matérielle, vivante et… Dangereuse. Depuis le début du combat, c’étaient grâce à ces ombres que son adversaire l’attaquait, privilégiant l’attaque à distance. A chaque fois elles apparaissaient sous les traits d’un animal quelconque, puis disparaissaient comme elles étaient apparues quand Saïko s’en défendait. Alors c’était à lui de répliquer. Ses flammes avaient léchées le corps de son ennemi à plusieurs reprises, brûlant sa peau et réduisant son organisme à une simple bouillie. Mais à chaque fois, celui-ci se reconstituait. Contre-nature… Ils l’étaient tous. Et celui-ci n’était pas le moins dangereux qu’il rencontrait. Comment venir à bout d’un adversaire qui se régénérait de toute attaque… ?
Son ennemi se redressait toujours, droit dans son long manteau en cuir noir, le visage plongé dans la pénombre, les bras reposant le long de son corps régénéré à maintes reprises.
-   Inutile…, répéta celui-ci d’un ton sombre, qui n’avait pas changé depuis le début.
Saïko se prit à sourire avant de tomber à genoux. Il n’avait plus aucune force. Ses tempes cognaient à en perdre la tête. Le sang qu’il perdait le faisait tourner de l’œil. A moitié conscient, il perçut une nouvelle fois la menace. Relevant la tête et essayant de garder sa lucidité, il resta bouche bée face à ce qui l’attendait. Tout autour de lui, regroupé en cercle face à leur proie, un véritable troupeau d’animaux l’entourait. Des ours, des pumas, des loups, des chacals, des cerfs, des corbeaux… Une véritable meute d’ombres aussi menaçantes qu’irréelles qui n’attendaient qu’un ordre pour se jeter tous sur le pauvre renard, agenouillé dans la contemplation de sa propre mort. Celui-ci baissa la tête et posa ses mains à plat sur le sol. Il se sentit pris d’une terrible nausée. Les bras flageolants, il peinait à rester digne, redoutant de s’écrouler à tout instant. Avec de furieux tremblements, il attrapa son médaillon qui pendait autour de son cou.
-   Tu vas devoir intervenir, Fox… Murmura-t-il pour lui-même.
Dans un dernier élan de courage et de curiosité, il s’adressa à son ennemi.
-   Malgré le fait que je t’ai attaqué, tu ne meurs pas… Pourquoi ?
-   Toutes ces ombres que tu vois depuis le début sont une partie de moi. Si tu me blesses, je me sers d’elles pour rétablir la partie touchée.
-   Donc, si je les tues toutes une par une…
-   Inutile, répéta l’homme une nouvelle fois. Elles sont tellement nombreuses que personne ne peut en venir à bout définitivement.
-   Je vois… En définitive, tu es…
-   Je suis immortel.
Saïko poussa un profond soupir. Évidemment, dans un tel cas, il aurait dû y songer plus tôt… A cette force. Au moment où il raffermit sa poigne sur le médaillon, commençant à se concentrer sur l’appel d’un esprit aussi ancestral que puissant, une voix féminine le cloua sur place.
-   Immortel ? Me fait pas rire…
Une silhouette perça l’obscurité, sortant comme par magie d’une des allées du magasin. Saïko, du peu qu’il voyait dans la pénombre et de son unique œil en service, remarqua un long vêtement qui ceignait le corps de la jeune femme – à en juger par sa voix. Celle-ci avançait très lentement, d’un pas tranquille. Au frappement de ses chaussures contre le dallage du bâtiment, elle devait porter des bottines.
A l’abri dans la pénombre, la jeune femme eut un étrange sourire.
-   Je t’ai trouvé…



Et voilà le travail. A la prochaine pour la suite o/
Edit : Merci pour les deux répétitions, Kayra et Saïko ! J'ai corrigé ^o^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Août 07, 2009, 05:32:56 pm
NAN !! Pourquoi t'arrêtes piles au suspense ? T.T

J'aime beaucoup ce qui est noté en italique. On se sent vraiment à la place de Hunter, tellement c'est bien expliqué.
Sinon, pour le chapitre...
Génial, comme d'habitude. J'adore !! Par contre, j'ai remarqué une répétition, en début de chapitre : c'est pas grave du tout mais je te préviens quand même ^^

Citation
Elle ne put empêcher une plainte de douleur de trahir sa fatigue et sa douleur.

C'est juste ça ^^ Il faudrait remplacer l'un des "douleur" par "souffrance", etc...

Mais bref, ça n'enlève vraiment pas la magnificence du chapitre. Comme d'hab, j'adore !! Franchement, je suis contente que Zalosta et Sephyra ont réussi à se débarrasser de Neal pour le moment. Faut qu'elles s'enfuient vite !! J'aurai pas envie qu'elles meurent XO

Pour Saïko... Je sais pas qui c'est, mais j'adore cette femme. Elle a sauver Saïko !! Merci, mademoiselle T.T
J'ai eu vraiment peur que le mec allait tuer notre pauvre renard. Je veux pas qu'il meurt, ça me ferait pas plaisir !! ;.; Et puis, je suis vraiment contente que cette femme soit arrivé au bon moment (je vais le répéter combien de fois ?!).

Bref, comme d'habitude j'adore !! Au fait, j'aime particulièrement comment tu as décrit le premier paragraphe, je veux dire avec Hunter, Arthur, Millie et Dails (je l'oublie pas ^^). Ca donne vraiment des frissons !

Citation
Et sinon Kayra, on a pas confiance avec les minous ? x)

J'adore les chats, mais celui-là je n'ai vraiment pas confiance, tu as raison ^^ Je me fie à l'instinct de Hunter (après tout, la phrase lui est revenu à ce moment... Je trouve ça bizarre. Si ça ce trouve, je ne me fais que des idées ?).

Enfin, bon courage pour la suite Blackdoom !! Je veux que le mystère disparaisse XO


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Août 08, 2009, 02:39:27 am
Wouha ! Quel chapitre ! De l’action et surtout beaucoup de suspense : un cocktail qui fonctionne, évidement !

Une fois de plus, je reste impressionné par la qualité de l’écriture, même si elle est un peu gâchée quelque fois pas des petites répétitions.   
Le combat Zalosta/Sephyra VS Neal est super ! On voit bien la supériorité masculine pour l’instant ! *Se fait gifler pas le public féminin* La façon dont tu décris les scènes de baston est génial, les actions sont bien détaillés, les sensations aussi ! Je l’ai déjà dis mais on se croirait devant un Anime !
Le combat Saïko VS … (je suis pas sûr alors pour pas passer pour un idiot, je ne préfère rien dire… c’est Loth c’est ça ? ^^") est tout aussi génial ! (Même si Saïko à l’air de plus s’en prendre que les autres ! è_é)
Mais qui est cette femme qui vient sauver mon goupil ?!... Elle vient pour le sauver n’est-ce pas (je vais commencer à devenir parano moi ! XD) ? En tout cas, on s’y croit dès qu’on lit. Par contre, je dénote une référence à FMA (même si je te l’ai déjà dis ^^), ne serait-ce que la façon dont se régénère l’ennemi de Saïko (comme Greed, le plus classe de tous les homoculus o/) et aussi le fait qu’il soit invincible de la même manière (je veux pas spoiler pour ceux qui connaissant FMA mais... remplacez juste les ombres avec une des milliers d’âme humaine capturés par la pierre philosophale et vous avec l’invincibilité d’un Homoculus ! ^^). Mais bon, je vais pas crier au scandale juste pour ça.

Bon et bien Bro, je te souhait encore bonne chance pour la suite ! C’est vraiment accrocheur toute cette histoire ! Et puis j’ai envie de voir ce qui se passe avec Arthur et Millie. Ils foutent vraiment les chocottes ces mouflets ! Que la lumière soit faite sur tous ces événements bizarres !

Aller, à la prochaine Donf ! 


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Août 08, 2009, 04:55:05 pm
*Sephyra s'avanca lentement sur le topic du cuistot réputé dans le quartier, le vénérable Donf, qui avait depuis deux semaines pondu plusieurs magnifiques chapitres dans lesquels elle s'était égarée dès les premières lignes. Comme d'hab.*

Très cher, je suis tellement heureuse d'avoir pu dévorer un peu de votre fic à mon retour de Normandie! Perdue dans la cambrousse, je pensais à votre fic et à tout ce que vous alliez m'y faire subir...

*frappe une énième fois Donf pour l'avoir encore vannée dans son histoire*

Malotru! Pour tout vous dire, j'ai hâte que le scénario s'assombrisse, comme ça les vannes se calmeront un peu (j'espère) !
Bien bien. Sinon, je vous félicite pour votre entrée au Best of. Vous le méritez amplement, si je peux me permettre!

Ah, et au fait... Le truc des ombres + la régénération : prends-moi-pas-pour-une-conne-cette-fois :t'as encore plagié FMA ( même Seigneur Saïko le dit )! On croirait voir Selim, tout craché, dans le tome 21 !
Au fait... j'ai hâte que le 22 sorte. Je materai des South Park et mangerai du riz au lait en attendant. *PAF*

Bravo à vous très cher ! Bonne continuation, bon courage, encore félicitations pour ces milles et une merveilles que vous rassemblez sur ce superbe topic !

PSaÏko : Rends-moi mon fils, foutu goupil! è_é *PAF* (voir mon topic de fan arts pour comprendre mais attention : j'ai jamais dit que ça en valait la peine)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Août 11, 2009, 12:24:52 pm
Citation de: Frangin
[...] la façon dont se régénère l’ennemi de Saïko (comme Greed, le plus classe de tous les homoculus o/) et aussi le fait qu’il soit invincible de la même manière (je veux pas spoiler pour ceux qui connaissant FMA mais... remplacez juste les ombres avec une des milliers d’âme humaine capturés par la pierre philosophale et vous avec l’invincibilité d’un Homoculus ! ^^).

Citation de: La Rousse
Le truc des ombres + la régénération : prends-moi-pas-pour-une-conne-cette-fois :t'as encore plagié FMA ( même Seigneur Saïko le dit )! On croirait voir Selim, tout craché, dans le tome 21 !

... C'est incroyable, ça. Faut sortir un peu de vos lectures basiques, faut voir des choses autres que les séries archi-connues, un peu. Lâchez vos FMA, D.Gray-Man, Code Geass et autre Naruto, quoi ._.
Bon, bon... Vous avez tout faux, et ça m'emmerde un peu mais je me dois de justifier. Parce que c'est vrai que FMA je m'en inspire pour quelques clins d'oeil ("Nous serons toujours dans ton ombre" ha ha *SBAF*), mais là ça devient gros quand même. Et la fille qui va apparaître vous allez me sortir que c'est May Chang peut-être ? XD
Bon... Je sors mes inspirations pour cette fois, mais j'espère que ce sera la dernière. La prochaine fois je vous laisse patauger è_é
Par contre je tiens à ce que vous cliquiez sur le lien une fois la fin du chapitre lu. Sinon vous allez vous embrouiller plus qu'autre chose.

Hormis vos références foireuses, merci ! \o/ *On l'entraîne dans les toilettes pour le défoncer librement et le laisser en sang sur la cuvette*
Ca me fait quand même plaisir de vous retrouver, même avec votre culture limitée x)
Je vous laisse donc avec cette fin de chapitre 5, qui clôt les combats... Pas pour longtemps ? Au fait Sephy, c'était bien tes vacances ? il paraît que MÊME en Normandie ya des insolations. C'est fort. Très fort./me fuit
Et merci encore, Kayra, ravi que ça te plaise ^o^
Allez, la suite. Je parle trop.



L’homme en noir se retourna lentement pour faire face à l’inconnue.
-   Je n’ai pas la chance de te connaître. Qui es-tu ?
-   Je suis humaine.
Le type siffla entre ses dents d’un air méprisable, le ton remplit d’orgueil et d’arrogance.
-   Une simple humaine qui ose m’affronter, moi ?
Il retrouva soudainement son sérieux. Sa voix prit une teinte complètement différente. C’était au-delà de la simple colère. Une rage profonde et sournoise s’empara de chacun des mots qu’il prononça.
-   Quel affront… Tu vas périr sans avoir le temps de comprendre ce qui t’arrive, pauvre inconsciente !
Saïko suivait l’altercation sans comprendre ce qu’il se passait réellement. Qui était cette fille ? Par où était-elle venue ? Et surtout, le renard se posait de sérieuses questions quant à l’équilibre mental qui poussait ainsi la jeune femme à provoquer un être immortel. Avait-elle suivi le combat depuis le début, au moins ?
L’homme leva son bras gauche perpendiculairement à son corps. Son long manteau de cuir suivit le mouvement, comme si de l’intérieur du vêtement quelque chose se mouvait pour sortir. Et en effet. Un immense alligator ténébreux, beaucoup plus gros que la moyenne, sortit bientôt du manteau, faisant face à la jeune femme. Celle-ci, Saïko en était quasiment certain, gardait les yeux fermés depuis qu’elle était arrivée.
D’un geste emplit d’une grâce féminine, elle prit le couteau qu’elle gardait coincé entre sa ceinture et son kimono. Elle fit coulisser le petit fourreau qui l’entravait et jeta celui-ci sur le coté. Puis elle leva le couteau, dont le pommeau était incrusté de trois signes incompréhensibles et dont la lame semblait redoutablement effilée, pointe vers le sol, en posture de combat.
Lorsque l’énorme alligator claqua de la mâchoire, elle ouvrit les yeux. Ses iris violets aux étranges reflets bleus et noirs analysèrent attentivement le corps de l’animal. Lorsque celui-ci passa à l’attaque, elle se jeta sur lui, lame en avant, sans crainte. Ce qu’il se passa alors fut incompréhensible, autant pour Saïko que pour son ennemi, qui restèrent de marbre face au spectacle. La jeune femme, en une demi-seconde, était passée derrière l’alligator, qui lui restait immobile, gueule ouverte. Elle gardait le couteau levé devant elle, comme si elle n’avait pas bougé. L’ombre derrière elle fut soudain prise de tremblements, puis se contorsionna sur elle-même avant de disparaître.
L’homme au manteau de cuir regardait attentivement la jeune femme, qui abaissait son couteau et le fixait elle aussi.
-   Impossible, tu as les… Impossible !
-   Bon. Autant en terminer.
Elle se jeta sur son adversaire, le couteau à nouveau levé, pointe vers le sol. Deux canidés surgirent du manteau pour se ruer sur elle, aboyant  férocement. L’un sauta pour tenter de l’accrocher à la tête. La jeune femme plia les jambes et fit jouer sa lame dans les airs, coupant en deux coups l’ombre qui s’éparpillait déjà dans l’obscurité. Le deuxième canidé se prit le couteau juste en-dessous du museau, alors qu’il s’apprêtait à suivre le même chemin que son acolyte. La situation sembla figer un moment, comme le couteau qui resta enfoncé de toute sa lame dans le cou de l’animal, jusqu’à ce que l’ombre se disloquât dans le vide. La jeune femme, balançant son arme de la main gauche à la main droite, reprit sa course si rapidement que l’homme au manteau ne put rien faire. Elle sauta, et la lame traversa le bras droit comme du beurre, avant qu’elle ne se réceptionne accroupie juste derrière.
L’homme regarda son bras coupé au niveau de l’épaule.
-   Pourquoi je n’arrive pas à le régénérer ? Pourquoi ?!
-   Ca ne sert à rien… Je n’ai pas détruit ce que tu pouvais reconstruire. J’ai détruit ton bras lui-même. Ca, rien ni personne ne te le fera revenir.
-   Mensonge ! S’écria l’homme en se tournant vers la femme, le visage déformé par la haine. Je suis immortel !
-   L’immortalité… Susurra la jeune femme qui se releva lentement, puis se tourna pour faire à nouveau face. Qu’est-ce que c’est, l’immortalité ?
L’homme trembla de rage. La respiration saccadée, il regardait son bras sans vouloir y croire.
-   Un tel pouvoir… Je n’aurai jamais cru te rencontrer maintenant…
-   Le plaisir est partagé, répliqua la femme du tac au tac.
Son ennemi la fixa d’un regard meurtrier.
-   TUEZ-LA ! Hurla-t-il de toutes ses forces en s’adressant à la meute d’animaux qui n’avait pas bougé depuis le début de l’action.
Tous les animaux se ruèrent d’un même mouvement sur la jeune femme. Ils passèrent à côté de Saïko sans même s’en intéresser. Celui-ci esquiva du mieux qu’il pût les terribles pattes de certaines des ombres qui se montraient massives. Ils se jetèrent sur la femme qui ne fit rien pour se défendre. Une énorme meute fut bientôt là où elle se dressait encore il y avait quelques secondes. Elle était là, au milieu de toutes ces ombres. Mais dans quel état… ? Ceux qui étaient en arrière et qui étaient assez agiles sautèrent sur le dos des autres animaux pour avoir leur part. Les corbeaux et autres oiseaux voraces et redoutables plongèrent en piqué au milieu de cette ronde macabre.
L’homme éclata d’un rire sauvage. Saïko regardait le spectacle, se demandant ce qu’il devait faire. Fuir… ? C’était l’occasion ou jamais. Mais cette femme… Il avait mauvaise conscience. Mais il ne pouvait plus rien pour elle.
C’est alors que des cris rauques et sauvages emplirent le magasin abandonné. Un étrange halo sembla sortir du milieu de la meute. Bientôt le cercle s’élargit. Les animaux reculaient. En son centre, la jeune femme tournait sur elle-même dans une danse à la chorégraphie meurtrière : elle balançait sa lame dans les ombres à un rythme effréné, ne laissant le temps à aucun d’eux de planter ses crocs dans sa chair. Un rat, se glissant entre les pattes de ses acolytes, s’accrocha à la jambe de la femme. Alors qu’il s’apprêtait à planter ses redoutables dents, il fut envoyé en l’air d’un geste impulsif pour ne jamais retomber. Son ombre s’évapora dans le vide. C’était cela, la provenance de ce halo qui augmentait au rythme des coups de couteau : toutes ces ombres qui s'évaporaient. Bientôt, les derniers animaux de la meute se ruèrent ensemble sur la femme, qui les accrédita de nombreux coups de lame projetés à une vélocité effrénée. Le halo se dissipa lentement, révélant en son centre une jeune femme essoufflée mais bien vivante. Soufflant un bon coup, elle fixa de nouveau l’homme au manteau. Les points sont la mort, les lignes sont ses traces… Elle fit tourner son couteau dans sa main.
L’homme, lui, la regardait, la mine déconfite. La bouche ouverte, il ne parvenait pas à en sortir quelque chose. Droit, immobile, il contemplait la seule qui pouvait le tuer. La seule et l’unique. Et il avait fallu qu’elle arrive ce jour-là. Tremblant de rage plus que de peur, il se mit de nouveau à hurler en invectivant la jeune femme.
-   Impossible ! Impossible ! Tu ne pas me tuer, je suis immortel !! TU NE PEUX PAS ME T…
Il fut coupé net dans sa phrase. La lame qui s’était enfoncée dans son thorax lui déchira les entrailles. La situation sembla figée quelques instants. Saïko ne savait quoi faire, quoi penser. Il restait à regarder cet étrange spectacle, accroupi sur le sol. Sa stupeur était telle qu’il ne sentait même plus ses nausées.
La jeune femme tenait le pommeau de ses deux mains, gardant profondément enfoncé la lame dans le corps de son ennemi. Elle était un peu moins grande que lui. Elle entendit son souffle se saccader.
-   Comment…
-   Ton immortalité a ses limites. Mon pouvoir, lui, non. Immortel ou pas, tu possèdes ton propre commencement, ainsi que ta propre fin. Mes yeux arrivent à détecter la mort de toutes choses.
-   J’ai surpassé la mort depuis bien longtemps… Je ne peux pas mourir…
-   Tu as peut-être plus de pouvoirs que moi. Tu es peut-être immortel, éternel. Mais ce que j’anéantis à cet instant, c’est ton existence même, Micheal Roa Valdamjong. Je mets fin à cette existence.
D’un geste brusque, la jeune femme prolongea la plaie en faisant traverser sa lame sur tout le haut du corps de l’homme. Son couteau coupa la peau et les viscères comme du papier.
Partir du point, suivre la ligne…
Micheal Roa Valdamjong cracha une volée de sang alors que ses yeux se fermaient pour toujours. Puis son corps disparu lentement, s’évaporant dans les airs comme ses ombres qui le constituaient.
La jeune femme contempla la fin de son ennemi, avant de tourner de l’œil. Elle tomba sur ses genoux, essoufflée et affaiblis par un tel combat. Quand elle se sentit perdre conscience, une main se posa sur épaule, l’empêchant de s’effondrer. Mais elle sentit sa lucidité glisser dans l’inconscience. Elle n’eut pas le temps de se débattre contre ce nouvel ennemi avant de sombrer…


Sephyra et Zalosta reprenaient leur souffle derrière la porte. La roussette s’adossa contre le bois, totalement épuisée.
-   Il nous lâche pas ! Dit-elle entre deux souffles.
Zalosta, les mains posées sur ses hanches, acquiesça d’un mouvement de tête. Au plus profond d’elle-même, elle se détestait. Elle n’y arrivait pas. Que se passait-il ? Son pouvoir était inefficace sur ce nouvel ennemi. Il était bien trop rapide… Quant à la glace qu’elle formait, il avait tôt fait de la briser en glaçons avec son énorme faux. Cette arme n’était pas naturelle. Lui non plus. Voilà ce qu’avait fini par se dire Zalosta, au comble d’elle-même. Car au fond, elle non plus n’était pas un modèle de normalité…
-   Que faîtes-vous ici ? Sortez de chez moi !
Zalosta et Sephyra regardèrent la vieille dame, étonnées et surtout apeurées. La propriétaire des lieux les fixa toutes les deux d’un regard sévère.
-   Zalosta, si on bouge pas d’ici tout de suite elle va se faire… !
La roussette n’eut pas le temps de terminer sa phrase. La porte contre laquelle elle était encore adossée vira de ses gonds. Sephyra fut projetée à terre, sous la porte qui la recouvrit à moitié. Zalosta regarda avec crainte le renard se présenter sur le pas de l’entrée.
-   Oups, j’ai oublié de frapper.
Les gouttes de pluie qui tombaient encore dehors passèrent à côté de Neal et se regroupèrent en face de lui.
-   Nan, pas encore… Se lamenta-t-il en souriant.
Il balança sa faux dans la nappe d’eau et avança de quelques pas, alors que les gouttes s’étaient déjà éparpillées sur le sol.
Zalosta n’y arrivait pas. Là où elle se trouvait, aucune trace d’humidité. Faire venir l’eau de dehors prenait trop de temps contre la vélocité de son ennemi. De rage, elle agrippa le haut de la porte et la balança sur Neal, avant de prendre Sephyra qui était restée écroulée sous le bois. Alors qu’elle la traînait en arrière par les épaules, la porte se scinda en morceaux. Un rire abominable résonna dans toute la maisonnée.
-   Mais qu’est-ce qui se passe ici, enfin ? Qui êtes-vous ?! S’écria la vieille dame, qui était restée en retrait.
Neal la regarda étrangement, soudain immobile, les yeux ronds et la bouche ouverte. Un éclair de folie passa dans ses yeux, et ses lèvres s’étirèrent dans un sourire diabolique, découvrant ses canines acérées.
Zalosta pendant ce temps traîna Sephyra, restée inconsciente, dans un petit salon jouxtant l’entrée. Soufflant rapidement, elle fixa la vitre qui frémissait sous la violence de la pluie. Le carreau se givra soudain, puis s’effrita avant d’exploser. Zalosta dégagea du pied les quelques bouts qui étaient restés collé au cadre, puis prit Sephyra dans ses bras et sauta tant bien que mal à travers la fenêtre dégagée. Elle roula sur le trottoir mouillé, grimaçant sous l’impact du bitume qui la lancina à l’épaule gauche. Ne perdant pas une seconde, elle se redressa tant bien que mal et posa la tête de la roussette sur ses hanches. Les gouttes qui s’écrasaient sur son visage lui donnaient un air cadavérique. La hérissonne écarta quelques mèches de ses cheveux violets et ne put s’empêcher de la trouver mignonne. On la croyait profondément endormie.
-   Sephyra… Sephyra, réveille-toi… Lui murmura-t-elle avec un sourire chagriné.
La roussette bougea bientôt. Les traits de son visage se durcirent sous la pluie, et elle se redressa, une main sur la tête.
-   Quel mal de crâne… Que s’est-il passé ? Murmura-t-elle, affaiblie.
-   Tu t’es évanouie.
La hérissonne aida son amie à se relever. Elle chancelait encore.
-   On est sauvées ? On a réussis à le semer ? Demanda abruptement la roussette, sans arriver à se souvenir précisément de qui ou de quoi elle voulait parler.
A ce moment, quelque chose atterrit juste devant elles dans un bruit flasque. Le corps de la vieille dame leur était de dos, mais le sang qui ne tarda pas à se diluer sous la pluie ne permettait aucun doute. Sephyra s’approcha lentement du corps, la main sur la bouche, effrayée. Zalosta restait de marbre.
-   Tuer, tuer, tuer TUER ! S’écria Neal en sortant de la maison, la fourrure tâchée de sang, le regard empreint d’une folie sans nom.
Ses lèvres, étirées d’un sourire carnassier, dévoilaient ses canines dont le sang gouttait encore. Ses griffes, que le même rouge sombre recouvrait, tenaient fermement la faux qui elle restait vierge de toute trace. Le renard se lécha les pattes avec un frisson de plaisir. La pluie se calmait lentement. Aux fenêtres des maisons, quelques intéressés suivaient la scène avec étonnement, se demandant ce qu’il se passait.
-   Mais je peux pas, j’ai pas le droit… Je peux pas… Se lamenta soudain Neal avec un ton pitoyable, en descendant les marches du perron.
Sephyra et Zalosta, les sens en alertes, attendaient l’attaque. Se sentant toutes les deux épuisée par la course-poursuite, elles savaient qu’elles auraient du mal à s’en tirer. Et regagner la bâtisse, leur maison, était trop dangereux si leur ennemi parvenait à s’enfuir avec leur position comme info. A leur grand étonnement, Neal se posta simplement devant le corps de la vieille dame, la faux dans une main, et ne semblait plus animé par ses désirs meurtriers.
-   Je peux pas vous tuer, on m’a interdit de le faire…
Les traits de son museau prouvaient sa grande tristesse. Sephyra ne savait que penser. Zalosta restait à l’affut du moindre geste suspect.
-   Je devais juste vous passer l’info… Juste ça… Pourquoi, pourquoi ? Pourquoi ne pas tuer, ne pas déchiqueter… C’est tellement difficile de résister…
Le renard se passa une main sur le visage. Tout avait l’air d’une sombre comédie glauque à souhait.
-   Et… Quelle info ? Demanda Sephyra après une courte hésitation.
Neal, le visage sur le museau, écarta ses doigts, figeant son œil gauche dans le regard de Sephyra. Celle-ci fut pétrifiée par le désir de meurtre sauvage qui y résidait. Cependant, le renard se retourna bientôt, et, commençant à partir, laissa simplement ces quelques mots se diluer sous la pluie, plongeant les deux hybrides dans une grande perplexité :
-   Vous êtes invités par ma Maîtresse, dans deux jours, à dix-neuf heures, au manoir de Bellegrand… Elle organise une réception. Elle espère que vous ne manquerez pas à cette invitation. Elle souhaite de tout cœur faire votre connaissance…
La silhouette du meurtrier s’évanouit bientôt, avalée par la pluie. Zalosta et Sephyra restèrent figées plusieurs minutes. Quand quelques badauds s’avancèrent dans leur direction, la hérissonne prit la roussette par le bras.
-   On ne doit pas rester ici… Rentrons.
Elles partirent dans la direction opposée à Neal. Leur manoir à elles n’étaient pas très loin, à quelques rues d’ici. L’information que leur avait laissé le renard les avait plongé dans un long mutisme, mais elles n’en demeuraient pas moins curieuses.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Août 11, 2009, 12:34:32 pm
Le truc tient même pas en un post ! Donc doublette. C'est bien la première fois, tiens.


Un jeune homme arriva au coin de la rue, deux sacs lourdement chargés au bout de chaque main. Quand il vit l’attroupement près de chez lui, il accéléra le pas. Lorsqu’il arriva assez près pour se rendre compte que les passants s’étaient agglutinés devant la maison où il se rendait, une crainte perceptible l’envahit. Il poussa des coudes pour arriver au centre du cercle dans lequel s’agglutinaient les habitants. Quand il vit sa grand-mère allongée sur le trottoir, un long filet de rouge bavant sur le côté, il laissa tomber ses sacs pleins de provisions pour s’agenouiller à ses côtés, apeuré. Les larmes lui montèrent aux yeux. Elle était morte. Ses blessures ne permettaient pas de doute, de même que la grosse tâche de sang qui recouvrait le corps de la vieille dame. Le jeune homme pleura sur sa grand-mère. Il y a quelques années, il avait perdu ses parents dans un accident de train. Ses grands-parents paternels étant déjà décédés, il n’avait eu d’autre choix que d’aller chez ses grands-parents maternels. Ces derniers l’avaient accueilli comme leur propre fils. Il leur en était redevable, et leur vouait une affection sans limite, ce qui était réciproque. Malheureusement, il y avait de cela deux ans, son grand-père mourut à son tour, terrassé par un cancer généralisé. La douleur avait été toujours présente depuis tout ce temps. Mais aujourd’hui… Aujourd’hui le jeune homme était seul. Vraiment seul.
-   Petit… C’est quelqu’un de ta famille ? Demanda un passant.
Le voisin, qui habitait la maison juste à côté, répondit à sa place. Il connaissait ces gens depuis de nombreuses années. La perte était une immense tragédie pour le jeune homme, il en était conscient.
-   Ma grand-mère… On était plus que deux… J’étais partis faire des courses, je lui avais promis de me dépêcher mais… Mais la pluie m’a retardé…
Il fut incapable de continuer. Il ne répéta plus que « grand-mère » à l’oreille de la vieille dame, comme s’il espérait qu’elle se réveille d’un simple rêve. Les passants restaient immobiles, silencieux. Jamais une telle chose ne s’était produite dans cette ville, perdue au milieu du désert.
-   Je les ais vu ! S’écria bientôt un habitant dans la foule.
Tous les passants convergèrent vers celui qui avait élevé la voix, formant bientôt deux cercles.
-   Je les ais vus, quand la pluie a commencé à se calmer ! C’étaient trois hybrides, l’un tenait un énorme hachoir, ou un truc du genre… Une espèce de faux, j’dirais, vu la taille et la forme de c’truc, expliqua-t-il d’un ton bourru.
-   Oui, moi aussi je les ai vus, c’est vrai ! S’écria aussitôt un autre.
-   Attendez, qu’est-ce que vous insinuez par là ? Demanda un renard en pointant du doigt le premier qui avait parlé.
-   Oh, taisez-vous, il me semble bien que c’était un renard, tout comme vous…
-   C’est intolérable, ça ne prouve rien ! Répliqua l’hybride, au comble de la colère.
-   C’est vrai, ça ne veut rien dire…
-   On n’insinue rien… C’est juste que ce sont des hybrides, les responsables. Comme d’habitude…
-   Qu’est-ce que voulez dire par là ?! S’écria une louve, tenant son enfant par la main.
Le jeune homme lui, toujours penché sur le corps de sa grand-mère, entendait de loin les écueils de la dispute. Cependant, une information capitale lui était restée en tête.
-   Des hybrides…, murmura-t-il pour lui même.
Serrant les dents de colère, ses pleurs se transformèrent en larmes de rage. Une étrange lueur étincela dans son regard, alors qu’il venait de perdre le seul et dernier membre de sa famille…




Le maître dit :
« Si vous devez pleurer, pleurez comme un enfant. Vous avez été enfant autrefois, et pleurer est l’une des premières choses que vous avez apprises. Et puis, cela fait partie de la vie. N’oubliez jamais que vous êtes libres et qu’il n’est pas honteux de manifester vos émotions. Criez, sanglotez, aussi bruyamment que vous le souhaitez, car c’est ainsi que pleurent les enfants, et ils savent comment soulager rapidement leur cœur.
« Avez-vous déjà remarqué comment les enfants s’arrêtent de pleurer ? Quelque chose les distrait, attire leur attention vers une nouvelle aventure. Les enfants cessent de pleurer rapidement.
« Et c’est ce qui vous arrivera, mais seulement si vous pleurez comme pleure un enfant. »


Maktub, Paulo Coelho



Le prochain chapitre se penche donc sur notre mystérieux fumeur.
Et voilà pour la référence : Tsukihime (http://tsukihime.japanbar.net/personnages.htm)
Pas de Selim, pas plus de Greed. Même pas un clin d'oeil à FMA. Juste une fusion de Chaos et de Valdamjong, deux persos de cette superbe et sombre série. FMA c'est bien, je suis très régulièrement parce que je connais depuis ses débuts, mais faut grandir un peu, Tsukihime comme Seinen, ça vaut largement plus. Enfin, question de goût x)
Pour la fille je ne spoile rien, mais la référence a un aussi un lien avec Tsukihime.
Sur ce, à la prochaine ! o/


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Août 11, 2009, 05:38:00 pm
Bonjour le monde ^^

Je n'ai qu'à dire un mot : magnifique !! Bon, bien sûr je vais faire plus d'argumentation, faut pas t'en faire ^^

Donc, alors...
Superbe chapitre. Des descriptions géniales, du suspense, de l'émotion... (pauvre petit T.T)
Enfin, j'ai A-DO-RE ce chapitre. J'aime beaucoup la femme qui a sauver Saïko, vraiment !! Elle a quand même réussi à détruire Micheal Roa Valdamjong (j'ai pas réussi à retenir son prénom... T.T)... Qui n'est pas Loth, au final... M'enfin ^^"

Par contre, j'ai vu un oubli d'un mot... A ce moment là :

Citation
-   Impossible ! Impossible ! Tu ne pas me tuer, je suis immortel !! TU NE PEUX PAS ME T…

Tu as oublié un "peux" entre le premier "Tu" et "ne". Mais c'est pas grave, ça n'enlève vraiment pas le plaisir de cette lecture !! ^^

Donc, j'ai pas grand chose à dire... En tout cas, j'aime beaucoup comme tu écris, et comme tu décris aussi.

D'ailleurs, pour le pauvre petit... J'ai trouvé ce moment triste. Très triste. Parce que pour lui, ça doit être très dur. Pour tout le monde qui perd un membre de sa famille, bien sûr, mais aussi pour lui. Principalement. J'espère qu'il ne fera pas trop de bêtise, en tout cas !!
Et puis... Ce Neal est un fou XO Mais heureusement, il a laissé Sephy et Zalosta tranquille ^^ Ouf !!

Enfin, bon courage pour la suite !!


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Août 11, 2009, 07:45:43 pm
Chéri j'suis rentré !/me esquive une gamelle

Tain j'ai loupé de sacré morceaux, mais j'en ai plein d'un coup en plus. Tsukihime je l'avais lu ( J'te les avais piqué en même temps >3 ) donc ça va pour moi ! XD
Classe le combat. Et les deux enfants éoè ! Peur de l'orage, si c'était pas si bizarre c'est mignon quand même. Et omg Zalosta X Sephyra quoi.../me se fait embarquer

J'ai hâte de voir ce que ça va donner pour cette fameuse invitation !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Août 13, 2009, 10:02:05 pm
Yoy les gens o/
Chérie, t'es rentrée, quel plaisir ! Mais qui donc a pu t'envoyer un truc dans laggle ? Ca se fait pas ._. *SBAF*

Bon, je voulais attendre encore un peu avant de poster, mais je pars demain. Je vous laisse la première partie ce soir, et Hunter se chargera de passer pour la seconde moitié dans la semaine. Je serais de retour pour la suite.

Kayra < Tu peux pas savoir comme tes commentaires me ravissent. Ca me fait vraiment plaisir de voir que tu aimes la fic, malgré le fait que tu ne sois pas forcément familiarisé avec Sephyra et Cie. En bref, merci beaucoup ! Et je vais corriger la faute de ce pas XD
Chérie < Tu vois, tu rentres à peine de la mer que c'est à mon tour de prendre la suite ! L'année prochaine on se démerde pour y aller synchro è_é /me se prend l'armoire dans laggle

Allez, sur ce, souhaitez moi bon courage avec les vagues ! C'est que la mer et moi ça fait quatre, m'enfin. Si ça plaît à mon frère, après tout o//me se fait censurer pour racontage de vie
Je vous laisse. Ca intéresse personne après tout, alors. Je suis incompris. C'est comme le 13 août, maintenant, c'est une journée nationale pour les gauchers. Discrimination, je dis ! è_é *Crève une bonne fois pour toute*
A la semaine prochaine. Et sortez couvert !



La jeune fille ne parvint pas à crier. Sa voix s'était éteinte d'elle-même. Prise de convulsions, elle éprouva du mal à respirer. Elle recula en titubant, les yeux écarquillés devant le spectacle de cette nuit d'été où l'orage était particulièrement violent. Lorsqu'un cri parvint à faire trembler les murs de la chambre, ce ne fût pas le sien. Elle se boucha les oreilles en fermant les yeux, puis replia ses genoux sur elle-même et sanglota, pendant que deux serviteurs, habillés de leur costume de major d'homme, entraient en poussant un chariot. Sur celui-ci, des flacons, des seringues, des lanières à l'aspect solides, et d'autres objets sordides. Ils se dirigèrent sans hésitation vers le seul lit de la pièce, là où une forme humanoïde se débattait dans les draps en poussant des râles effrayants. Les serviteurs commencèrent par dégager les draps. A cet instant, un deuxième hurlement provenant de la forme fit vibrer les fenêtres de la chambre. Les hommes, indifférents à l'horreur, s'emparèrent de ce qui servait de bras et de jambes à la créature et les attachèrent avec peine aux rambardes du lit, qui n'arrêtait pas de grincer et de bouger dans tous les sens sous la puissance du monstre.
A cet instant, la petite fille, toujours accroupie, commença à chantonner doucement une comptine pour enfants. Perdue dans ses illusions et les cauchemars qu'elle continuerait de faire pendant de très longues années, elle n'entendit pas sa mère donner ses ordres aux serviteurs lorsqu'elle entra dans la chambre en robe de nuit. Elle ne sentit pas même l'étreinte de celle-ci lorsqu'elle la prit dans ses bras pour l'emmener loin de la scène morbide. Le hurlement que poussa la créature quand un des hommes enfonça une énorme seringue dans ses veines, sous ses poils, résonna au rythme de la chansonnette, alors qu'un formidable coup de tonnerre déchirait le ciel.




NightDreamers
Chapitre 6 ~ Spirale



Le garçon resta sur le pas de l’entrée après que la servante l’ait fait pénétrer dans le salon.
-   Mère, vous vouliez me parler ?
La jeune femme posa délicatement sa tasse de thé sur la petite table et fit signe à son fils de s'asseoir en face d'elle, dans le même fauteuil dans lequel elle était confortablement assise.
-   Un peu de thé ? Il est bien chaud, ça te fera du bien.
Le jeune garçon hocha la tête en signe d'acquiescement. Le silence qui s'ensuivit ne fut troublé que par le liquide qui s'écoula de la théière dans la tasse. La jeune femme ne reprit la parole qu'après avoir donné la tasse à son fils.
-   Il est temps que je te parle de ton père.
-   Je sais déjà qui était papa, l'interrompit le jeune garçon.
-   Bien entendu. Mais il faut que je te parle de ce qu'il t'as laissé.
Le garçon leva la tête, étonné.
-   Tu as hérité de ses gènes, mon fils, comme lui-même a hérité de celles de son propre père.
-   De ses... Gènes ? Demanda le garçon, dubitatif.
-   Ce qu'il s'est passé la nuit dernière... Cela provient de ton père.
Le jeune garçon reposa gravement sa tasse sur la petite table.
-   Que voulez-vous dire, mère ?
-   Dans tes veines coule un feu qui finira par te consumer entièrement. Je ne vais rien te cacher, mon fils, ton destin a déjà été écrit. Tes ancêtres paternels, bien avant toi, ont déjà affrontés cette épreuve que tu vas devoir endosser. Dans peu de temps, ce qui est en toi va se réveiller entièrement.
-   Se réveiller... En moi ?
-   Ce qui s'est passé la nuit dernière n'était qu'un prélude. Il s'agit de l'éveil. Tu viens d'avoir quinze ans, mon fils. Il est temps pour cette chose de se développer en toi. Et on ne peut rien y faire malheureusement.
La jeune femme regardait son fils sans ciller. Celui-ci tentait de garder son calme. De l'instruction qu'il avait reçu après toutes ces années, il savait que garder la tête froide en toute circonstance et rester maître de soi étaient des vertus qu'il fallait absolument posséder pour endosser le rôle de maître. Maître de cette demeure, chef de cette famille dont il avait la chance d'être l'héritier. Ou la malchance...
-   De combien de temps je dispose ?
-   Nul ne saurait te le dire. Le stade de l'éveil est commun à tous tes ancêtres, mais sa durée dépend de la personne qui l'accueille. Cela peut prendre des mois comme des années... Selon mon propre point de vue, et en me basant sur les recherches que j'ai fait sur tes ancêtres et ceux de ton père, je dirai qu'il s'agit également de l'époque.
-   Qu'est-ce exactement que ce... Cet héritage ?
-   Il s'agit d'une sorte de personnalité individuelle, propre à elle-même, et donc indifférente à toi. Tu n'es que le réceptacle. A l'inverse, si tu meurs, cette chose s'en ira avec toi. Vous ne faîtes qu'un.
-   Une fois qu'il sera réveillé, que deviendrai-je ?
-   Cela dépend encore une fois de toi. Soit tu tombera totalement sous l'influence de cette chose, et Dieu sait ce qu'il fera de toi et de ton âme ; soit tu garderas un certain contrôle.
-   Avez-vous trouvé un point commun à ces anomalies à travers les générations, mère ?
-   Effectivement. Mais je doute qu'il soit respectable de te la révéler...
Le jeune garçon regarda sa mère droit dans les yeux. Fort d'une volonté propre à ses ancêtres, il savait qu'il ne pouvait pas reculer. Peu importait la vérité. Il devrait l'accepter. La jeune femme, bouleversée par ce regard venant de son propre fils, détourna les yeux.
-   Tu as ses yeux... Tu me rappelles tellement ton père...
-   Mère, vous devez comprendre ce que je suis, et ce que j'habite. Comme père, il faut que je sache. Il ne s'agit pas seulement de mon avenir, mais de celui de notre famille.
La jeune femme reprit sa tasse de thé et but une gorgée avant de continuer, le regard perdu dans le vague.
-   Le seul point commun que j'ai trouvé à travers toutes ces générations... Ce sont les crimes.
-   Les crimes ? Répéta le garçon, interloqué.
-   Un nombre incroyable de meurtres, pour différentes raisons, parfois aucune apparente.
Le jeune garçon prit le temps d'assimiler l'affreuse vérité, lorsqu'une pensée encore plus épouvantable traversa son esprit.
-   Mais... Père n'a quand même pas... Père ne pourrait pas... !
-   Si, ton père également.
Cette fois-ci, le garçon se leva, emporté par la colère et l'incompréhension.
-   Je refuse de le croire !
-   C'est pourtant la seule et unique vérité ! Crois-moi, mon fils... S'il s'agit de ton père, c'est également mon mari.
-   Mais comment... Comment puis-je me résoudre à devenir... Je ne peux pas...
Le jeune garçon s'effondra sur le fauteuil, la mâchoire crispée. Sa mère se leva en posant sa tasse et s'assit à côté de son enfant. Elle posa délicatement sa main sur son dos et lui parla à l'oreille, tout doucement.
-   Ne t'inquiète pas mon fils. Quoiqu'il se passe, quoique tu deviennes, tu resteras mon enfant. Comme ton père a toujours été et restera toujours mon mari, et le Maître de cette maison.
Le jeune garçon releva la tête et, ravalant son amertume, il déclara avec une gravité dont il ne devrait pas être empreint pour son âge :
-   Tu n'as pas à t'inquiéter, mère. Je ne deviendrai pas ce qu'ils ont été. Mes ancêtres vont me donner la force qu'ils n'ont pas su avoir. Des générations entières me précédent. Je n'ai pas le droit d'échouer.
Il se releva, et regarda sa mère dans les yeux.
-   C'est mon devoir en tant qu'héritier de mon père... En tant que chef de famille.
La jeune femme se leva à son tour, et prit son fils contre elle, délicatement. Le jeune garçon se laissa faire. Il savait qu'il goûtait à ses derniers instants en tant qu’enfant. Il venait d'avoir quinze ans tout juste, mais son enfance était déjà terminée. D'importantes responsabilités pesaient déjà sur ses petites épaules. Lorsque leur étreinte se desserra, sa mère perdit à nouveau son sourire en regardant par la véranda, où le soleil se couchait dans un beau mélange d'orange et de jaune.
-   Il y a encore une chose que tu dois savoir mon fils.
-   Je suis prêt à l'entendre, mère.
-   Allons sur la terrasse admirer ce superbe coucher de soleil. J'aimerai profiter de cet instant avec toi.
Ils se dirigèrent ensemble dehors. Et côte à côte, ils contemplèrent le tableau que leur offrait la nature. Quelques oiseaux sifflotaient dans les arbres du jardin dont le feuillage ne bougeait pas, dû à l'inexistence de la moindre brise en ce début de soirée d'été.
-   Si malgré tout tes efforts tu ne parviens pas à dominer cette chose, il faut qu'elle cesse. Tu comprends ?
-   Oui, mère. J'avais déjà compris. Je ne devrai avoir aucune descendance.
La jeune femme regarda à nouveau son enfant. Elle avait en mémoire le bébé qu'il avait été, ses premiers pas, ses premiers jeux, ses moments passés avec lui à l'éduquer, mais aussi à jouer, et à rire. Aujourd'hui il n'était plus l'enfant qu'elle avait choyé. Il devenait l'homme de la demeure.
-   N'oublie jamais que je suis ta mère, et que je serai toujours à tes côtés, quoiqu'il arrive.
-   Je le sais... Maman.


*****
***


Loth regardait pensivement la fumée de sa cigarette s’évaporer dans les ténèbres de la nuit. Trop de souvenirs réapparaissaient en cette fraîche nuit d’été. Mais c’était toujours ainsi entre deux missions. A chaque fois il profitait de ce court instant de répit pour monter sur le toit, goûter la nuit telle qu’elle était, et regarder les étoiles. C’est dans ces rares moments que lui apparaissait cette idée folle, cet instant d’égarement et de remise en question qu’il refoulait toujours au fond de lui-même : pourquoi faisait-il tout ça ?  Pourquoi ne se contentait-il pas d’être normal, de vivre la routine que d’autres vivaient autour de lui, de tomber amoureux et de fonder une famille ? Non… Non, ce n’était pas pour lui. Quoiqu’il veuille, quoiqu’il pense, son destin était déjà écrit. Il n’était pas comme les autres. Il portait les pêchés de ses prédécesseurs. Il avait en lui leur sang. Il n’avait pas le choix.
Un bruit de pas derrière lui le tira de ses songes. Il se retourna lentement, la cigarette à la main. Son regard se posa sur la tigresse qui s’avançait voluptueusement vers lui, dans une robe chinoise rouge qui taillait ses formes élégantes dans une somptuosité presque parfaite. Loth n’en resta du moins pas indifférent.
-   Je ne savais pas que vous passiez du temps sur ce toit, à vos heures perdues… Commença Rika d’une voix douce mais empreinte d’une assurance qui la rendait irrésistible.
Elle avait connaissance de ses charmes, et savait les utiliser. Loth prit le temps d’être sûr de ne pas bégayer avant de répondre.
-   Il m’arrive quelquefois, c’est vrai, de venir m’égarer ici. Peut-être pour en finir, qui sait…
La tigresse lui sourit. Il le lui rendit. Elle vint s’accouder à ses côtés et profita de la vue qu’offrait la hauteur pour contempler la ville qui s’étalait devait eux.
-   Ne soyez pas stupide… La vie est trop belle pour être ainsi gâchée. Il nous reste tant de choses à vivre…
Loth tira une bouffée de sa cigarette, se gardant bien de répondre par une réplique cinglante qu’il pourrait regretter.
-   Sans compter que notre mission est loin d’être terminée… Dit Rika d’un ton énigmatique en attendant la réaction de son interlocuteur.
Loth lui avait toujours paru étrange. Ayant pour lui les augures de leur Maîtresse, la tigresse ne pouvait rien attenter contre lui. Mais chaque fois qu’elle avait l’occasion de se trouver dans son périmètre, elle gardait un œil consciencieux sur ses actions. Pourquoi, elle ne saurait le dire. Le jeune homme éveillait en elle un sentiment qu’elle ne connaissait pas… Mais s’il s’avérait qu’il voulait trahir leur Confrérie, elle le tuerait, sans plus de formes que ce soit. Un traître était un traître. Un faible ne méritait pas de garnir les rangs de leur noble cause.
-   Pour ma part je pense que nous avançons bien vite. La mort de ce professeur, même si elle est arrivée plus tôt que prévue et non pas par nos moyens, ne peut être présagée que de bonne augure. Et il me semble que les recherches sur les sacrifiés avancent plutôt biens…
-   Certes. Néanmoins vous oubliez d’omettre un point important dans l’affaire du professeur. Son homicide a été commis par « eux ». N’aviez-vous donc pas la charge de vous en occuper un par un ? On m’a appris pourtant que vous aviez échoué, et que votre proie s’en était tirée.
Loth laissa s’échapper la fumée par sa bouche d’un air rêveur et quelque peu amusé par la tournure de la conversation.
-   En effet, lui accorda-t-il sans même un regard. Notre « chasseur » s’en est tiré à cause d’un gêneur. Heureusement, mon échec a été pardonné par notre Maîtresse elle-même. Valdamjong est d’ailleurs partit s’occuper de ce gêneur qui nous poursuit depuis quelques mois… De façon définitive.
Cette fois-ci Rika tourna vers lui un regard étonné, qui ne manqua pas de plaire à l’attention du jeune homme.
-   Valdamjong… ? Etait-ce bien nécessaire d’avoir recours à un tel type d’assassin ?
-   Peut-être pas… Néanmoins on peut ainsi classer l’affaire. Ce renard n’apparaîtra plus pour gâcher nos faits.
La tigresse reporta son regard sur les lumières de la ville qui tentaient de repousser les ténèbres de l’obscurité.
-   Quelle bêtise que l’imagination des humains… Ils inventent des choses futiles pour se complaire dans leurs illusions que le monde n’est que ce qu’ils en font. C’est pitoyable…
-   Vous savez, rétorqua Loth, un sourire amusé sur les lèvres, même si les hybrides sont en général portés sur la magie et l’ésotérisme, certains ont tout de même généreusement contribués à l’avancement de la technologie et de la science, domaines privilégiés de l’homme.
-   Ne soyez pas ridicule, vous avez parfaitement compris ce que je voulais dire. L’homme est et restera la seule et unique anomalie de ce monde… Il ne mérite pas notre savoir et notre culture. Ce sont les humains qui ont apporté la discorde et la colère… A votre image, d’ailleurs.
-   Je vous demande pardon ? S’écria Loth en feignant ouvertement l’étonnement à son paroxysme.
Rika ferma les yeux un instant, et un sourire inquiétant étira ses lèvres. Puis elle se retourna, et après quelques pas, reprit sans même se retourner :
-   Je vous ai à l’œil, Loth. J’ai le sentiment que vous n’êtes pas anodins aux difficultés que nous rencontrons dans notre avancement. Au moindre faux pas de votre part, je n’hésiterai pas à mettre fin à votre jeu grotesque. Si la plupart de nos collègues vous portent en haute estime, il n’en est pas de même pour moi.
-   Eh bien, je vous remercie de votre sincérité gratifiante, lui répondit le jeune homme en se retournant, profitant des courbes que lui offrait la tigresse sous sa robe somptueuse.
-   Je voulais simplement que vous le sachiez…
Puis Rika partit pour de bon, sans se retourner une seule fois. Loth la regarda fermer la porte du toit derrière elle, puis il reposa son regard sur la ville. Un étrange sourire se porta à ses lèvres. Les hostilités étaient désormais ouvertes. Et il ne savait pas exactement pourquoi, mais ce fait déclencha en lui un étrange sentiment de réjouissances…


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Août 15, 2009, 12:04:54 pm
AHAHAHA !!! Je le savais !! Rika et Loth ont un lien !! AHAHA !! *Se fait taper puis tuer*

Hem... Pardon ^^"
Déjà, bonjour à tous ! Et pardon pour ma folie passagère...

Le chapitre est génial, une fois encore !! J'adore comme tu écris. En plus, le début est très intéressent. Très, très intéressent. Car cela nous dit que le petit peut être un assassin... Persos, je ne l'espère pas pour lui, mais quelque chose me dit que cette scène s'est passée il y a un bon bout de temps. >.>
Enfin, j'aime beaucoup ce chapitre. Du suspense, et du dialogue. Et en plus, on découvre que Rika et Loth ont bien un lien !! *Se remet à éclater de rire*
...
J'ai rien d'autre à dire, je crois ^^ Enfin, comme d'habitude c'est un chapitre super, génial, extra et j'en passe et des meilleures ^^

Bon courage pour la suite !! Et bon courage aussi avec les vagues ;)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Août 16, 2009, 10:13:51 am
Rha je l'ai pas vu posté, ce passage...
*écrase Kayra au passage*
La tronche du lien, Rika va décapiter Loth un jour, j'le sens. J'ai hâte de voir la suite. Peut être que l'air marin te filera de nouvelles idées !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Août 22, 2009, 05:58:47 pm
*petites étoiles dans les yeux*

Très cher, une fois encore vous vous surpassez! Cependant...

*la roussette sort une cape noire et se recouvre avec avant de lancer un regard meurtrier vers la caméra, telle une Sith possédée par le côté obscur de la force*

...tandis que je ne croyais qu'à moitié à l'info surprenante mais aussi hallucinante voire carrément incroyable de cette fête du 13 août, je finis par vous croire à 99,5 % et neuf septièmes et j'en arrive à la conclusion que : MAIS CES ****** SONT VRAIMENT DES ********* !! OMG
Déjà ils nous ont emmerdées avec la journée de la femme, et maintenant ils en balancent une sur les gauchers! C'est pas croyable! Et en quel honneur? Pour quoi faire (à part nous pointer du doigt)?!
Oh, c'est trop! Peut-être que ce jour-ci, on va avoir le droit à des ciseaux pour gauchers d'une autre marque que Maped? Non, ce serait vraiment trop beau!
Quelle bande d'empaffés, ces imbéciles heureux qui décrètent ce genre de choses! Manquerait plus qu'ils fassent une fête pour les malades de Raynaud et les gens aux yeux verts aussi! Là, je serais hyper gâtée! Non mais franchement, c'est pas en montrant les gauchers du doigt qu'ils vont leur simplifier la vie... C'est vraiment révoltant, une discrimination pareille. Et s'ils faisaient la journée des gens de couleur tant qu'on y est? Franchement, ce genre de fête est un parfait exemple de la stupidité humaine...   

... Mais vu que ça n'a pas grand rapport avec ta fic, je vais poursuivre sur un sujet qui t'intéresse vraiment.
Encore une fois et au risque de me répéter honteusement, j'ai adoré ces suites. J'ai flippé pour ma tendre personne -surtout quand je me suis fait écraser par une porte. Quelle délicatesse. On voit que vous aimez prendre soin de moi. Ca fait plaisir. *PAF*
Bref, j'ai aussi décidé à contrecoeur je l'avoue de cesser de vous accuser incessamment de plagiateur ^o^ Mais juste un truc : le truc de Neal qui se lamente car il n'a pas le droit de tuer Zalos', et Sephy, ça m'a fait penser au passage du tome... 13 je crois? De FMA où Gluttony se fait attaquer par Ed et Al dans la forêt tandis que Lin affronte Envy, et dit "mais euuuh, j'ai pas le droit de vous manger, arrêtez de m'embêter..." lol
...
*Sephyra empoigne violemment Neal et le secoue*
Gluttony, sors de ce corps!! 
*elle se fait décapiter aussi sec*
Voilà, voilà. Et je pensais pas que Roa machin chose allait crever aussi vite (avant de cliquer sur le lien je vous aurait accusé de plagiat car Roa est une chimère dans FMA et... *PAF*)
Bon sérieusement, c'est encore plus palpitant que d'habitude et je veux la suite. Je veux aussi des chaussons à mon nom, des croissants devant la porte de ma chambre tous les matins, un Donf de ménage, et pour finir un lecteur DVD avec écran plasma dans ma piaule. *PAF*

Bon, alors puisque vous le prenez comme ça, je veux la suite, simplement la suite... Alors du nerf è_é *PAF PAF PAF*

*c'est une Sephyra à moitié morte qui quitte le topic en rampant, en direction de la nationale 118 où les véhicules vont légèrement plus vite qu'elle...*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hunter le Août 22, 2009, 08:38:23 pm
Suite et fin de ce chapitre offerte par le vieux et non-corrigée par moi, flemme ._. Fatigué aussi ._.


La table était disposée au pied du mur, entre deux espèce de canapés qui pouvaient accueillir jusqu’à six personnes. Etaient attablés Hunter, Zalosta, Sephyra, Arthur, Millie, et – exceptionnellement – le Patron lui-même. Cette fois-ci, Sephyra put voir son visage. Il portait comme tôt le matin-même son costume-cravate noir, ainsi que des lunettes teintées qui cachaient ses yeux. Les traits de son visage étaient creusés. Tout dans sa physionomie respirait la fatigue.
Pendant près d’une bonne demi-heure, le Patron avait passé tous les derniers évènements en revus avec ses « employés ». Zalosta et Sephyra, emmitouflées dans une grosse couverture chaude et assises devant un bon chocolat chaud, avaient conté leur dernière aventure en compagnie du meurtrier. La roussette n’avait pu s’empêcher de tressaillir quand elles étaient revenues sur l’épisode de la vieille dame. Elle n’avait rien fait, était tout à fait étrangère à leurs histoires. Et malheureusement…
Puis ce fut au tour d’Hunter de revenir sur ses déboires de la nuit dernière. Le Patron s’attarda sur quelques détails, puis un silence parfait s’établit sur la petite assemblée. Le réfectoire était vide. Tous, hormis eux, semblaient être partis en mission. Donf, assis sur un tabouret en bout de table, avait écouté silencieusement. Quand soudain, le Patron se leva de table, et déclama comme ordre, de sa voix grave et posée :
-   Je veux que vous me retrouviez ce renard et la fille qui l’accompagne cette nuit-même. Donf, je te somme de les laisser entrer sous ma permission. Dépêchez-vous, au boulot. Vous n’avez que quelques heures.
Donf acquiesça, pensif. Hunter leva la tête.
-   La fille qui l’accompagne, vous dîtes ? Pourtant, il était seul quand je l’ai rencontré.
-   Il est accompagné d’une jeune femme. Je veux que vous la rameniez ici aussi. Nous avons besoin d’elle, et j’ai quelques questions à leur poser. Leur version des faits sera très certainement différente de la vôtre. Sur ce, allez-y, et cherchez bien.
-   Bien, répondirent Hunter et Zalosta au même moment.
Le Patron sortit du réfectoire d’un pas lent. Millie était restée en dehors du sujet, ne s’y intéressant pas vraiment. Arthur, intrigué et excité par une chasse à l’homme, souriait. Sephyra songeait intimement que ressortir après une telle journée était éreintant, mais elle ne fit aucun commentaire. Elle et Zalosta avaient pris le temps de prendre une bonne douche chaude après être rentrées, de toute manière. Elles étaient prêtes à ressortir.
En revenant au manoir, Hunter et les enfants les attendaient devant la grille en fer. Soucieux, le jeune homme leur avait confié qu’Arthur avait parlé de sang et qu’il avait été prêt à partir à leur recherche. Heureusement elles étaient revenues. Saines et sauves… Remettant à plus tard les explications, Hunter, Arthur et Millie les avait laissé entrer se reposer un peu avant leur rapport obligatoire. Rapport qui s’était déroulé différemment de la routine, puisque c’était le Patron lui-même qui les avait tous rassemblés. Et maintenant, cette chasse à l’homme – ou plutôt au renard -, qui s’annonçait tout sauf gaie. La ville n’était pas très grande, mais les cachettes et recoins sombres ne manquaient pas. Les recherches allaient prendre du temps, et celui-ci était compté, d’après les ordres reçus… Devant la grille d’entrée, ils se divisèrent en groupe, puis partirent chacun de leur côté, prenant bien soin d’emporter un téléphone portable pour chaque groupe. La nuit commençait à tomber, ce qui n’était pas pour les aider.
La ville avait été divisée de manière très objective en quatre quartiers : le quartier commerçant, qui regroupaient les différents commerces ; le quartier résidentiel, avec ses immeubles, ses maisons, ses résidences ; le « vieux » quartier, avec son église, sa chapelle, sa tour qui faisait office d’horloge et ses coins à visiter ; enfin le quartier malfamé de la ville, sa banlieue, son bidonville, ses taudis… Repaire privilégié des démunis et des voyageurs de grands chemins. Des voleurs et brigands également.
Donf s’était vu assigné le quartier touristique, en raison des enfants qui l’accompagnaient. Hunter, lui s’était aussitôt dirigé vers les quartiers pauvres. Quant à Sephyra et Zalosta, il ne leur restait plus que la moitié de la ville à parcourir. Donf et Hunter s’étaient mis d’accord pour que dès leur propre quartier passé au peigne fin, ils se dirigent vers Zalosta et Sephyra pour leur prêter main-forte.
Malgré leurs préparations, la tâche s’annonçait ardue…


Saïko, de par son manque de force et le poids supplémentaire que lui imposerait le corps inanimé de la jeune femme – même si elle avait l’air frêle -, n’avait pas bougé de l’ancien magasin abandonné. Paisible et recueilli, il avait soigné les quelques plaies sans gravité de celle qui l’avait sauvé, puis avait lui-même cautérisé sa blessure avec ses pouvoirs. Encore perplexe par ce qu’il avait assisté, il ressassait en vain le dernier combat. Bien sûr, ils étaient contre-nature… Ce qui expliquait pas mal de chose quant à leur constitution et aux pouvoirs que détenaient ses deux combattants. Mais enfin, un homme immortel, et une fille capable de tuer un être éternel… ? Saïko avait l’étrange sentiment d’avoir assisté à un combat titanesque sans encore prendre l’ampleur d’un tel évènement. Tout s’était déroulé si vite, si confusément…
La jeune femme bougea légèrement. Le renard, assis à ses côtés, la regarda. Les traits de son visage, certainement en proie à un cauchemar, s’étaient quelque peu durcis. Saïko se demandait qui elle pouvait bien être. Ou quoi… Elle avait l’apparence d’une humaine. Mais l’était-elle réellement ? Elle l’avait sauvé. L’avait-elle vraiment voulue ? Apparemment, elle avait cherché l’homme soi-disant immortel. Depuis combien de temps ? Pour quelles raisons ?
La main de la jeune femme s’agrippa soudainement au bout de sa cape jaune, qui pendait à son épaule. Grimaçante pour quelque obscure raison, sa poigne était ferme. Saïko s’approcha d’elle, un peu hésitant. Il retira lentement sa cape et la posa sur le corps de la jeune femme. Après une telle pluie, et surtout la nuit qui approchait, le température ne remontait pas vraiment… Le renard, sans s’en rendre compte, fixait le visage de la femme. Inconsciemment, il la trouva belle, sous ses cheveux bruns coupés courts, dont quelques mèches balayaient ses fins sourcils.


-   Une spirale…
Donf se retourna. Millie était restée en retrait et regardait le sol, les yeux grands ouverts, sa poupée refermée contre sa poitrine d’enfant.
-   De quoi ? Demanda le jeune homme qui avait passé un manteau en cuir noir sur ses épaules, la clope au bec.
-   Il y a une spirale, pas loin d’ici… Je la sens…
Arthur, près de Donf, regardait son amie sans comprendre. Tout comme son aîné.
Le jeune homme et les enfants avaient rapidement fouillé le secteur. Rien. Enfin, d’après Millie. Ils étaient donc revenus en direction du quartier commerçant prêter main-forte aux deux hybrides. Sephyra, avait pensé Donf, devait sûrement sillonner le quartier en volant. Ils marchaient donc dans les rues, déambulant de ruelle en ruelle, espérant trouver soit un des leurs, soit un renard ou une jeune femme à l’allure étrange. Jusqu’ici, malheureusement, rien. Ils sortaient justement d’une ruelle, lorsque Millie s’était arrêtée.
-   C’est pas très loin, dit-elle avec assurance, ce qui était contraire à son tempérament en temps normal.
Aussi Donf prit très au sérieux l’avis de la jeune fille.
-   Seulement… Une spirale, c’est bien gentil, mais…
Il regarda Arthur.
-   C’est quoi une spirale ? Demanda-t-il au gamin, l’air idiot.
Le garçon eut un mouvement d’épaule qui signifiait que lui non plus n’en savait rien. Millie se mit soudainement à courir et, les dépassant, s’engagea dans une rue adjacente. Donf et Arthur se regardèrent un moment, puis partirent à la suite de la petite fille.


-   Les fleurs…
Saîko tourna de nouveau la tête vers la jeune femme.
-   Le champ de fleurs, non… Murmura celle-ci.
C’est alors que, tout doucement, elle ouvrit les yeux. Quelques minutes, elle resta ainsi, immobile, les yeux à demi-ouverts. Puis elle se releva lentement. Elle regarda la cape sur ses jambes avec étonnement.
-   C’est la mienne, dit le renard après une hésitation. Je… Pensais que tu avais froid. Tu… Tu tremblais dans ton sommeil.
La jeune femme tourna un regard méfiant vers lui. C’est alors qu’il se dit qu’elle ne l’avait peut-être même pas remarqué du combat. Elle était venue pour le tuer lui, cet immortel… Pas pour le sauver. A cette réflexion, le renard eut un pincement au cœur qu’il ne s’expliqua pas.
-   Je ne suis pas un ennemi ! S’empressa-t-il d’ajouter en souriant gauchement. J’étais là aussi, durant le combat… Si tu n’étais pas intervenu, je serais mort à l’heure qu’il est.
L’inconnue le regarda avec moins de méfiance, mais garda néanmoins ses distances. Lentement, elle retira la cape de ses jambes et la tendit au renard.
-   Je te remercie… Je n’avais pas froid. Si je tremblais, c’est parce que j’ai fais un mauvais rêve.
Elle se leva et épousseta son kimono mauve.
-   Quoi comme rêve ? Demanda le renard, qui n’avait rien trouvé de mieux à dire pour continuer la conversation.
Intérieurement, il se maudit à l’instant même. Qu’est-ce qu’il lui prenait ? Il avait l’impression d’être un jeune renard à son premier rendez-vous amoureux. Amoureux… ?
-   Ca ne te regarde pas, répondit-elle sèchement sans même le regarder.
A ce moment là, les portes-vitrées coulissèrent sur leurs gonds, jetant un effroyable grincement qui résonna dans tout le magasin plongé dans l’obscurité. Une petite fille, suivit d’un enfant et d’un jeune homme, se précipitèrent à l’intérieur. La gamine se stoppa lorsqu’elle fut assez proche pour distinguer leurs silhouettes dans la pénombre, rapidement imité par les deux autres.
-   On les a trouvés ! S’exclama fièrement le jeune homme lorsqu’il reconnut l’ombre du renard.
Il sortit le téléphone portable de la poche de son manteau et pianota sur le clavier.
-   Hunter ? C’est Donf ! C’est bon, on les a trouvés, ramène-toi. De quoi… ? Ah oui, euh… Au magasin désaffecté, dans le quartier commerçant… Ok, à tout de suite.
Le jeune homme raccrocha, puis composa un autre numéro. Saïko le regardait faire sans comprendre.
-   Zalos’, c’est moi, on les a trouvés. A l’ancien magasin abandonné… Oui, l’endroit que t’allais dévaliser toutes les semaines, c’est ça… D’accord, on vous attend.
Enfin, il raccrocha pour de bon et reposa le portable dans sa poche.
-   Sincèrement, je suis fier de toi, Millie. Tu nous as bien aidés sur ce coup là ! S’exclama-t-il en tapotant l’épaule de la jeune fille, pendant que celle-ci gardait son regard fixé sur l’autre jeune femme.
Arthur quant à lui contemplait le renard avec envie.
-   Tu as bien dis… Hunter ? Demanda ce dernier en s’adressant à Donf.
Le jeune homme essaya de distinguer l’hybride dans la pénombre, mais peine perdue.
-   Oui, Hunter, vous vous êtes croisés hier soir. C’est son Patron qui veut te parler, il veut entendre ta version des faits, bla bla bla… Ah et il veut qu’on ramène la fille qui t’accompagne, aussi, répondit-il en pointant la concernée du doigt.
-   Je n’accompagne personne, rétorqua froidement cette dernière.
Elle fit quelques pas en direction de Donf et des enfants, puis les dépassa et continua en direction de la sortie.
-   Et je n’irai nulle part, termina-t-elle sur un ton sans équivoque.
Soudain, elle tituba, puis s’affaissa lentement sur le sol. Donf, derrière elle, s’était retournée en sa direction, le bras encore levé. Une toute petite aiguille était plantée dans la nuque de la jeune femme.
-   Ca va bien, maintenant, ronchonna-t-il.
Saïko courut vers elle et la retourna délicatement sur le sol. Il vérifia qu’elle était encore en vie, craignant que le jeune homme ne l’ait empoisonné. Constatant qu’elle était simplement profondément endormie (une fois encore), il leva son regard sur Donf.
-   Mais qui êtes-vous… ?
-   Oh moi, un simple cuistot, répondit le jeune homme en lui faisant un clin d’œil.



La moindre rencontre, le moindre incident, ont forcément un effet, une influence… Le destin de l’être humain ne se façonne pas par à-coups, il s’élabore au fil des jours… Le plus infime des évènements, même s’il est insignifiant, même si on ne s’en souvient pas, et qu’on pense n’en garder aucune trace, tisse un lien qu’on ne peut rompre…

XXXHolic, par Clamp, Tome 1
[/i]


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Août 22, 2009, 08:49:27 pm
... Pourquoi ce chapitre m'a donné faim ! ><
Enfin, ça c'est la fin du chapitre donc ? *se fait labourer les orteils par le chat comme pour cette remarque idiote*
Y'a une balise italique fermé en trop à la fin sinon... Sinon c'est un chouette chapitre. Fluide à lire par contre, tellement qu'il m'est passé vite. J'ai hâte de voir la suite...
Allez chéri, allez fils, vous faites un sacré duo de posteur ! Sacré facteur*BLAAAF*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Août 23, 2009, 05:18:37 pm
Magnifique !!

Encore une fois j'adore ce chapitre =3 Très bien décris, enfin j'aime vraiment beaucoup ^^ (D'ailleurs, la phrase de XXXHolic va très bien avec cette fin de chapitre... Yukô nous surprendra toujours ^o^)
Saïko qui serait amoureux de la femme ? Hum hum... >v> J'espère pour Saïko qu'un de ses jours elle sera amoureuse de lui aussi ^^
Enfin, un bon chapitre... Tellement bon que j'ai du mal à dire quelque chose de plus long que ce que j'ai écris XO
Comme l'a dit Capita, c'est une fin de chapitre un peu rapide. J'ai hâte, moi aussi, de voir la suite !!
Pas grand chose à dire, comme vous avez du le remarquer ^^ Mais je trouve que Millie et Arthur sont de plus en plus étranges. Arthur me fait encore plus peur !! Avoir une envie du sang comme ça, ça me fait assez peur...

M'enfin, bon courage pour le prochain chapitre !!


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Août 24, 2009, 03:20:32 am
Deux chapitres que je ne commente pas ? Honte à moi ! Tu ne mérites pas un bro comme moi, bro ! T_T
Enfin bref, l'important c'est que je sois là ! XD

L'avis est unanime pour l'instant : c'est trop court ! Ou alors c'est effectivement la lecture qui est fluide mais ça apporte le même résultat, on reste sur notre faim et c'est insupportable ! >o<"
Mon petit Saïko semble tomber amoureux ! Ché ti pô mignon ça ? :3 Par conte la fille semble assez farouche ! Qu'à cela ne tienne : elle tombera sous le charme du renard quand même ! *SHBÖK*
Je sens que les choses vont très vite s'envenimer pour tout le monde, il me tarde de voir la suite pour savoir ça ! A chaque fois qu'on s'attend à avoir des réponses, une nouvelles énigme apparait, c'est agaçant ! >o< *Se fait taper le haut de la tête*

Vivement le prochain arrivage ! Ça deviens de plus en plus prenant ! Et désolé pour les conclusions hâtives de la dernière fois, je ne le referais plus.

P.S : Si tous les simples cuistots endorment les gens en leur plantant des aiguilles dans la nuque, j'irais plus jamais au resto ! >o<"


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Septembre 15, 2009, 01:28:52 pm
Enfin rattrapé mon retard.

J'ai pas grand chose à dire, l'écriture est fluide facile à lire. Les textes sont peut être un peu trop court mais c'est pas plus mal. Lire sur un écran ça détruit mes pauvres yeux. J'ai remarqué quelques répétitions maladroites, une faute aussi (un ca à la place d'un sa mais je ne sais plus où. J'ai tout relu depuis le début, j'aurais du le noter.  -_-

L'intrigue est rondement menée, plus on avance plus on a l'impression d'en apprendre et plus on patauge dans le mystère. Je commence à me demander qui est qui ?

J'ai une petite préférence pour les scènes de combat où tu as choisi de commencer presque à la fin de l'assaut c'est original et cela dégage une impression plus grande d'action. Je ne saurais dire pourquoi. J'aime bien l'inconnue que Donf a traitreusement endormie. On a pas idée de faire ça à une jeune femme où as tu appris les bonnes manières ? Je sens que son caractère va beaucoup me plaire. ^^

Quant à Donf en "simple cuistot". C'est étrange mais j'ai un peu de mal à y croire.

J'attends avec beaucoup d'impatience la suite.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Septembre 15, 2009, 01:40:44 pm
Oh! Mais j'avais pas posté, tiens! Et je m'en rends à peine compte! Honte sur moi...
Bon, je me sens pas d'attaque pour une superbe critique de 200 lignes donc on va faire court : un chap intéressant, on sent que c'est de plus en plus la grosse merde, qu'on va tous se faire atomiser surtout moi parce que je sais pas si vous avez remarqué mais c'est moi la souffre-douleur dans cette histoire *PAF*

Bref, continuez sur cette lancée, très cher! Vous le valez bien. Ah, et puis si jamais vous regardez FMA B, faudra qu'on en parle. OMG l'épisode 22 avec Sa scène culte.
Bonne continuation, je vous suis à 99,549780548% ! (j'ai fait le calcul)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Septembre 18, 2009, 10:54:04 am
FMA B ? Ouais nan ça m'a tué à force. L'animation est pas si superbe que ça comparé à d'autres séries, et puis ils passent encore trop de détails prestigieux à la casserole pour tout caser en 21 - 22 minutes. Je dois en être à deux ou trois épisodes de retard, et je m'en fous un peu ._.
Kayra, Arthur te fait peur ? Ca tombe bien, l'intro lui est destiné ! Une raison de plus pour se méfier o/ *SBAF
Comment ça les chapitres sont courts ? Dix pages c'est encore trop court ! XD Ah si vous voulez je poste tout d'un bloc, mais ça va faire long à lire, à chaque fois x')
Miko, génial, c'est sympa de te revoir ici, et merci pour tous ces compliments ! Pour les répétitions, ça oui, je l'ai vu moi-même. Rien que dans le dernier que vous venez de lire, justement, j'en ai croisé des bêtes. Relecture, relecture, relecture ! MAIS JE FAIS QUE CA *Meurt
Et lâche-moi ce facteur, femme indigne ! è_é


BREF ! Encore un petit break dans le postage. Ca fait durer l'attente, mais ça me permet de continuer à prendre de l'avance de mon côté. Donc les comptes en sont à... Chapitre 7 pour vous, là, maintenant, et moi je m'attaque à la deuxième partie du chapitre 10. Ca galope, hein ? *Sort
Donc voilà. On s'était arrêté aux chaleureuses rencontres de Donf avec Saïko en compagnie de la jeune femme mystérieuse, femme somnambule apparemment *SBAF* ... Donc on continue. Cette fois c'est la teuf, tout le monde est réunis `\o/
Mais ça veut pas forcément dire que tout va aller mieux.
Merci à tous pour vos commentaires, heureux de vous retrouver ! Et je vous laisse avec ce nouveau chapitre !




Je suis un requin.
Un petit mais redoutable requin.
Je mange mes semblables pour subvenir à mes désirs plus qu’à ma faim. Mes yeux noirs n’éprouvent ni de pitié ni de compassion.
Je suis un requin. Je n’ai pas de cri propre à mon espèce. Je suis un meurtrier silencieux. Je ne tue que pour mes envies.
Je nage dans mon environnement pendant que les autres autour de moi s’amusent, vivent leur vie. Et quand le désir me prend, j’en croque un.
Mes dents broient les os, déchiquettent les tendons, détruisent les corps qui tombent sous ma gourmandise.
Oui… Je suis un requin. Un petit, mais redoutable et dangereux requin…

Et souvent, je me fais peur…


NightDreamers
Chapitre 7 ~ Le Manoir


Arthur regardait la jeune femme avec curiosité. Celle-ci, bien coincée sur les épaules de Hunter, était toujours profondément endormie. Saïko, lui, regardait la bâtisse avec curiosité et crainte. Qui l’attendait derrière ces hauts murs, protégés d’une grille en fer si imposante ? Le goupil avait l’impression de se jeter lui-même dans la gueule du loup. Et la présence de Hunter à ses côtés ne le rassurait qu’à moitié.
Ce dernier se dirigea vers la petite porte en fer aménagée dans la grille elle-même que Donf avait ouverte. Saïko le suivit à contrecœur, Zalosta et Sephyra sur ses talons. Ils traversèrent ensemble le parvis caillouteux, puis Donf ouvrit l’imposante porte d’entrée, laissant passer devant lui tous ses acolytes. Lorsque Saïko pénétra dans le manoir, il resta éblouit, le visage hagard. A ses yeux se présentait une entrée immense, illuminée par un magnifique lustre accroché au plafond haut. Devant lui se dressait deux grands escaliers, l’un partant vers la gauche l’autre vers la droite, mais qui menaient tous les deux au premier étage. Accoudé à la rambarde, au dessus desdits escaliers, un homme au costume-cravate noir et aux lunettes teintées les regardait entrer. Il fixa le groupe quelques instants, puis se dirigea vers les escaliers. Tous restèrent silencieux jusqu’à ce qu’il soit descendu. Le Patron se dirigea directement vers le seul renard du groupe.
-   Saïko, je présume ? Demanda-t-il de sa voix grave et fatiguée en présentant sa main à son interlocuteur.
-   Oui…, répondit le concerné en serrant la main qu’on lui présentait, sans trop savoir quoi penser.
-   Allons dans le salon, nous y serons mieux installés pour discuter. Donf ?
-   Monsieur ?
-   Sers-nous à boire. Vous désirez quelque chose en particulier ? Demanda-t-il au reste du groupe.
Chacun passa commande, puis l’homme se tourna vers Saïko.
-   Vous souhaitez quelque chose ?
-   Je veux bien un café, si ça ne vous dérange pas. Merci… répondit le renard en cachant du mieux qu’il pouvait son malaise.
Il ne se sentait pas en sécurité à l’intérieur de ce bâtiment. Et l’homme qui lui faisait face ne lui présageait rien de bon. Heureusement, Fox ne semblait rien discerner d’alarmant. Donf mémorisa la commande.
-   Apporte-nous tout ça rapidement, Donf. Je pense qu’on va avoir d’un bon remontant pour emmagasiner les infos.
-   Yes sir.
Pendant que le cuistot se dirigeait vers ses cuisines, à la gauche de l’entrée, le reste du groupe s’avança dans le salon, dans l’inverse direction. Hunter, lui, monta seul l’escalier pour aller déposer la jeune femme dans une chambre.
Saïko contempla la pièce avec le même émerveillement que l’entrée. Le salon était grand et luxueux. Les lustres accrochés au plafond (un peu plus bas que dans l’entrée, pour soutenir le premier étage) dispensaient une agréable lumière dans la pièce. Le sol était tapissé d’un immense tapis aux traits arrondis, qui semblaient représenter de vagues signes ésotériques. Un écran assez conséquent trônait en face de Saïko, accroché au mur. Trois canapés étaient disposés en cercle autour de la télé, entourant une petite table en verre. A droite, une longue table était disposée à l’intention des habitants de la maison. Une bonne dizaine de personnes pouvaient facilement y prendre place sans avoir besoin de se serrer. A gauche, plusieurs fauteuils étaient disposés en cercle autour de quatre petites tables à taille basse, sur lesquelles étaient empilés magazines, journaux et divers autres livres. Ca et là, trônant près des murs, gisaient des armoires imposantes et autres verrières.
Le petit groupe se posa sur les canapés, près de la télé. Prirent place sur celui de droite Sephyra et Zalosta ; sur celui de gauche le Patron et les deux enfants ; enfin sur celui qui faisait face à l’écran, Saïko, qui gardait une attitude réservée et à moitié anxieuse – bien qu’il essayait de cacher sa nervosité. Ils attendirent que Hunter redescende et prenne place aux côtés de son Patron avant de commencer.
-   Bien…, commença ce dernier. Saïko, je voulais te parler.
-   C’est au sujet des contre-natures ?
Zalosta et Hunter se lancèrent un regard intrigué.
-   En effet. Tu es venu en aide à Hunter, et je t’en remercie. Si je t’ai amené ici – désolé d’avoir été aussi brusque, mais les circonstances m’y obligeaient -, c’est pour que tu me racontes un peu ce qui s’est passé ces deux derniers jours, et surtout pourquoi tu les chasses.
-   Avant, j’ai une petite question à vous poser…
-   Je t’écoute.
-   Vous saviez que cette fille m’accompagnait. Pourtant je viens tout juste de la croiser, je ne sais même  pas qui elle est. Quand j’ai rencontré Hunter je ne suspectais même pas son existence. Comment l’avez-vous su, et en si peu de temps ?
L’homme sourit, étirant quelque peu les traits fatigués de son visage.
-   Je ne peux pas te répondre.
-   Je vois…
-   Acceptes-tu de me raconter quand même ce qui t’as amené dans cette ville, ce qu’il s’y est passé depuis que tu es arrivé, et pourquoi tu chasses ces « contre-natures » ?
Saïko se détendit quelque peu. Il ne savait pas pourquoi, mais l’atmosphère avait changé. Ou bien c’était lui qui s’était tenu inutilement sur ses gardes ? Peu importait. A ce moment, Donf entra à son tour dans le salon, portant un plateau-repas où étaient posées les diverses boissons de chacun.
-   Voilà la commande !
Il déposa le plateau sur la petite table en verre au centre de tous, avant de s’asseoir à côté de Zalosta. Chacun prit son verre ou sa tasse.
-   J’ai manqué quelque chose ? Demanda Donf en sirotant son Coca.
-   Notre invité allait commencer son récit, lui répondit le Patron en tendant au concerné sa tasse de café.
Le renard la prit en remerciant son hôte, souffla doucement sur le liquide fumant, puis prit délicatement une petite gorgée avant de continuer.
-   Malheureusement je n’ai pas grand-chose à vous révéler… Je peux au moins vous raconter ce qu’il s’est passé ces deux derniers jours. Tout commence en compagnie de Hunter, alors que celui-ci se faisait attaquer par un jeune homme dont je ne connais pas l’identité…
Saïko raconta ainsi ses deux journées. Il se garda cependant de révéler l’existence de Fox et l’utilité de son médaillon, et ainsi donc de mentionner sa discussion avec l’esprit sur la « tempête ». Malgré tout, il détailla les deux combats auquel il avait participé, relatant la venue de cette étrange inconnue qui l’avait sauvé, inconsciemment ou non… Le petit groupe resta silencieux du début à la fin, chacun intéressé par le récit de leur visiteur, leur boisson à la main qu’ils buvaient par petites touches de temps à autre.
-   Je comprends… Très bien, dit le Patron une fois que Saïko eut terminé. Pourrais-tu maintenant me dire comment tu es arrivé dans cette ville, et pourquoi tu es à la recherche de cette étrange organisation ?
Les questions sensibles. En y répondant, Saïko dévoilait tout ou parti de ses motivations et de ses secrets. Aussi but-il la dernière gorgée de son café puis, en reposant la tasse sur le plateau-repas, il répondit d’une voix sage mais ferme :
-   Je ne crois pas pouvoir vous répondre. Vous me cachez certaines choses, je me dois de faire de même. Nous ne nous connaissons pas assez pour que certains secrets soient dévoilés… Vous comprenez, n’est-ce pas ?
Le Patron eut un étrange sourire. Zalosta quant à elle soupira intérieurement. Elle aurait bien aimé en savoir un peu plus sur le personnage, mais ne saurait dire pourquoi… Ce qui l’intriguait au fond d’elle.
-   Je comprends tout à fait. Libre à toi de garder ces informations. Sur ce, je ne t’en demanderai pas plus ce soir. Ce que tu nous as raconté était fort utile. Maintenant, c’est à nous de continuer. Hunter, Zalosta et Sephyra vont te faire le récit de leurs périples. Moi, je vous laisse. Donf ?
-   Monsieur, reprit le jeune homme en suivant des yeux son Patron alors que celui-ci se levait.
-   J’ai besoin de toi dans la bibliothèque. Suis-moi.
-   Ok Boss, répondit-il promptement en se levant à son tour.
L’homme en noir tourna une dernière fois ses verres teintés vers le renard.
-   Tout comme celle qui t’accompagne, je t’invite à passer la nuit ici. Tu n’as pas à t’inquiéter, il ne vous arrivera aucun mal. A toi comme à elle.
Le goupil acquiesça d’un mouvement de tête, avant que son interlocuteur et Donf ne sortent du salon.
Hunter échangea un coup d’œil avec Zalosta et Sephyra, puis il posa sa bière sur le plateau-repas.
-   Bon, je vais commencer alors…
Et ainsi Hunter dévoila à Saïko ce que ce dernier avait raté avant son interruption. Puis ce fut au tour de Sephyra et de Zalosta d’embrayer, détaillant leur étrange et fatiguant après-midi. Sephyra eut à nouveau un haut-le-cœur en se souvenant de la vieille dame. Décidément, ce passage de l’histoire ne passait vraiment pas. Au fond, elle s’en voulait. C’était de leur faute. Elle était du reste étonnée et un peu apeurée par l’aplomb dont faisait preuve son amie la hérissonne, qui avait raconté cet épisode avec un tact naturel, comme s’il s’agissait d’un fait anodin. Elle se garda néanmoins d’en faire la remarque.
Leur long récit s’arrêta sur l’information que leur avait finalement révélé le renard à la faux après une longue poursuite : l’invitation. Saïko se montra intéressé.
-   Dans deux jours à dix-neuf heures ? Une invitation, hein… ?
-   Le Patron ne nous a donné aucun ordre pour le moment, dit Zalosta. Il doit sûrement y réfléchir. En ce qui me concerne, je serais tentée d’y aller…
-   Se jeter ainsi dans la gueule du loup ? C’est trop dangereux, répondit Sephyra avec empressement.
Son attitude la troubla soudain. Elle avait dit ça en le pensant sincèrement, mais cette scène lui paraissait étrange. Le matin même, elle avait appris les méthodes de cette organisation. Elle avait été prête à partir et à les dénoncer. Et ce soir, elle prenait part à leur combat, et parlait comme si elle faisait partie du groupe.
-   Mouais, ça pue le piège à des kilomètres à la ronde ce truc… Reprit à son tour Hunter, les bras croisés, affalé sur le canapé.
-   Mais dîtes, on pourrait tous les manger ? Intervint soudain Arthur en se mordillant un doigt.
Sephyra le regarda étrangement. Saïko, lui, restait pensif.
-   Que cherchent-ils à faire en vous invitant… Le piège est trop grossier, ce n’est pas possible. Hunter, tu as bien dis que cet homme qui t’as piégé voulait s’assurer que vous n’interviendriez pas dans leurs affaires, selon ses termes ?
-   C’est ça. Mais ses méthodes sont trop excessives pour que je laisse passer ça. Si je le croise à nouveau il entendra ses propres os craquer, ce fumier.
-   Alors ce serait… Une mise en garde ?
Zalosta et Hunter restèrent pensifs.
-   Tu veux dire, pour nous avertir, c’est ça ? Demanda Sephyra au goupil.
Les deux hybrides s’échangèrent un drôle de regard. La roussette avait toujours en tête leur discussion alors qu’elle avait traversé le désert. Et le renard gardait en mémoire leur entrevue et sa critique sur sa poitrine… Qu’il trouvait toujours ridicule malgré le manteau en cuir rouge qu’elle portait.
-   C’est bien ça. En plus, l’information vous a été donnée à vous deux. On peut se demander si par là la « Maîtresse » de ce renard cherchait à vous inviter vous, ou à tenir informé votre Organisation toute entière.
-   De toute évidence, ils sont au courant de notre existence, conclut Zalosta sur un ton glacial.
Un silence tendu s’empara de la pièce, avant d’être brisé par Millie.
-   Je suis fatigué…, dit-elle d’une petite voix, alors qu’Arthur baillait bruyamment.
-   Oh, c’est vrai qu’il est assez tard, avec tout ça… Répondit la hérissonne en regardant l’horloge, derrière elle, près de la grande table. Je vais conduire les enfants au lit. Qu’est-ce que vous faîtes, vous ?
-   Je te suis, je suis fatiguée aussi, répondit Sephyra.
-   Je vais mater la télé, reprit Hunter en s’étirant. Et l’autre abruti est jamais là quand il faut, va falloir que je me lève pour aller chercher ma bière…
Tous les regards convergèrent vers Saïko, qui était resté silencieux, plongé dans ses pensées. Lorsqu’il se rendit compte qu’ils attendaient sa réponse, il répondit avec un bâillement :
-   Je veux bien savoir quelle chambre on m’a attribué !


Hunter regardait la télé déblatérer ses absurdités en somnolent. Pourquoi ne montait-il tout simplement pas se coucher ?
-   Flemme, répondit-il pour lui-même.
Il appuya plusieurs fois sur les touches de la télécommande, zappant d’une chaîne à l’autre. Il s’arrêta sur une chaîne d’informations.
« - … tandis que les recherches n’aboutissent pas. La voiture était seule sur cette route peu empruntée, et il semblerait que le corps ait tout simplement disparu. La police a effectué des recherches dans toute la zone, mais rien n’a été trouvé. Des témoignages ont été recueillis dans les villages voisins, mais aucun d’eux ne se trouve en mesure de faire avancer l’enquête. Les forces de l’ordre ont bien entendue songé à interroger la famille de la victime, mais cette dernière se trouve mystérieusement disparue, elle aussi.
Encore un drame inexpliqué, que les agents ne pensent pas pouvoir élucider sans faits nouveaux pour l’enquête. Rappelons que ce n’est pas la première fois qu’une telle chose se produit… N’est-ce pas Frank ?
«  - Tout à fait, il suffit de revenir sur la disparition mystérieuse de cet hybride politique d’extrême, qui prônait la révolution de son espèce sur la tyrannie des hommes et leur soi-disant « régime politique de la violence ». Enfin, dans ce cas, sa perte n’est pas vraiment un problème pour nous autres ! »
L’image se coupa soudain, puis revint, entrecoupée. Le son grésillait. Hunter leva un sourcil étonné. Lorsqu’apparut à la place de la chaîne des points blancs et noirs clignotants, le jeune homme se leva du canapé en grognant, et posa sa bière sur la table en verre avant de s’approcher de l’écran.
-   Ca tombe toujours en panne quand il faut pas, ces machins là…
Soudain, il sentit un mouvement derrière lui. Il fit aussitôt volte-face. Son regard balaya la pénombre. Toutes les lumières étaient éteintes, hormis celle de la télé qui jetait à la pièce une lueur blafarde et peu accueillante. Un peu plus loin, en dehors du salon, l’entrée et le réfectoire étaient plongés dans la pénombre. Hunter balaya la pièce du regard, quand soudain l’image se stabilisa dans son dos, sur l’écran. Il se retourna, et fixant la télé, écarquilla les yeux en serrant ses poings. Une jeune fille était assise sur une moto noire, souriante. Le jeune homme resta muet et immobile devant cette brusque apparition qui fit tomber son cœur dans la plus profonde tristesse. L’image bougea alors, et la voix de la jeune fille résonna dans le cœur de Hunter.
-   Alors, qu’est-ce que tu fais ? Viens, dépêche-toi !
-   Une seconde, je prenais la photo…
Celui qui avait répondu, c’était lui, Hunter. Derrière l’objectif de l’appareil, il apparut, une veste noire sur le dos. Ses cheveux étaient un peu plus courts.
-   Pourtant t’es pas le genre de type à collectionner les photos dans un album ! S’exclama la jeune fille en éclatant d’un petit rire cristallin.
Le Hunter de la vidéo s’approcha d’elle et l’empoigna à la taille, avant de poser ses lèvres sur les siennes, un casque à la main.
Puis l’image grésilla à nouveau, avant qu’un autre cliché n’apparaisse. Cette fois, la scène se présentait à travers les yeux de celui qui tenait la même jeune fille. Celle-ci était allongée par terre, le buste tenu par son compagnon. Une traînée de sang s’écoulait de ses lèvres entre-ouvertes d’où un mince filet de vie s’échappait. Ses yeux, à demi ouverts, regardaient Hunter tendrement.
-   J’aurai au moins pu te dire au revoir avant… Murmura-t-elle d’une voix affaiblie.
Les lèvres de Hunter tremblaient. Face à l’écran, il posa une main sur son cœur battant à toute allure.
Lentement, sur la vidéo, la jeune fille ferma les yeux, un sourire triste sur ses lèvres.
-   Je t’aime…
Elle rendit son dernier soupir sur ces mots.
Hunter tomba à genoux, la tête entre les mains. Son cœur venait littéralement de fondre dans sa poitrine. Pourquoi ? Qui ? Qui avait fait ressurgir ces souvenirs ? Qui venait de le tuer une seconde fois ?
C’est alors qu’une voix grésilla à son oreille droite, comme si quelqu’un ou quelque chose se tenait juste derrière lui en lui susurrant :
-   Nous sommes dans ton ombre, Hunter…
Le jeune homme ouvrit brutalement les yeux en se relevant sur le canapé. Plusieurs secondes, il resta immobile, le regard perdu, la respiration haletante. Puis il se redressa et s’assit sur le canapé, les poings et les dents serrés. Les informations, à la télé, continuaient. Les présentateurs étaient passés à la météo, qui s’annonçait catastrophique ce week-end. Hunter balaya les alentours du regard. Puis il soupira longuement, le cœur en feu. Il éteignit la télé en appuyant sur la télécommande, puis se releva et prit sa bière sur la table en verre avant de se diriger vers les escaliers…



La fin du chapitre est assez courte (4 pages), et... Pas d'action. Donc elle va débarquer rapidement, histoire de passer rapidement à la suite o/
PS : Je remercie Hunter pour avoir posté la suite la dernière fois, comme il en a l'habitude maintenant x)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Septembre 19, 2009, 05:39:14 am
J'ai tout lu hier mais vu que j'avais pas le temps de poster je le fais maintenant ^^
Très bon chap, on voit que vous avez poussé sur les descriptions ici, très bien écrites soit dit en passant. C'est peut-être parce que j'écoutais du Eminem en même temps que j'ai pas vu de fautes, en tout cas j'ai eu la vague impression d'en voir moins qu'avant. Persévérez, très cher! Votre fic me tient toujours autant à coeur!

Citation
FMA B ? Ouais nan ça m'a tué à force. L'animation est pas si superbe que ça comparé à d'autres séries, et puis ils passent encore trop de détails prestigieux à la casserole pour tout caser en 21 - 22 minutes. Je dois en être à deux ou trois épisodes de retard, et je m'en fous un peu ._.
Eh bien vous allez être content! A partir de l'épisode 21, je trouve qu'ils s'améliorent nettement niveau graphismes. Et puis j'ai vraiment trop hâte de voir toutes les supers scènes du manga en anime... C'est un peu ma récompense du week end aussi, après une semaine de boulot en terminale S ^^"

Sinon je déplore un détail... J'aurais quand même aimé une scène Sephyra/Saïko, genre les retrouvailles depuis la dernière dispute avec les blagues illégitimes sur mon poitrimoine génétique. En fait je les imagine mal se retrouver comme ça, par hasard et étant données les circonstances, et ne pas s'envoyer de vannes avant la fin de la mission. Voilà, j'espère que malgré tout, nos persos finiront bons amis, très cher Saïko. *SBAFF*

Bref, je vous souhaite une excellente continuation! A très bientôt très cher! Ouh la répétition...


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Septembre 19, 2009, 01:31:37 pm
Maais bordel ! J'ai le temps de me niquer les yeux et t'as déjà posté un chapitre.
Tranquille, relax mais ça va bien, pour la suite qui risque de promettre apparement. ( Suite du chapitre je parle 'o' )
J'aime bien ce genre d'ambiance familiale, et Zalosta qui prend soin des deux <3 ! J'adore.

Et tu sais s'quelle dis la femme indigne ? ._. La femme indigne elle a enterré le facteur sous la boîte au lettre qui lui sert de pierre tombale. Les impôts étaient trop cher cette année. *SBAF*

Sephyra, j'exige des preuves et un scann d'un soutif qui te vas. *SBAFSBAF*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Septembre 19, 2009, 02:38:33 pm
Coucou !!

Contente que tu ais continué, j'attendais la suite avec impatience ^^

Enfin... Superbe suite, quoique manquant d'action, mais en même temps on peut pas toujours caser de l'action dans un chapitre. J'aime beaucoup comme tu décris, et principalement l'introduction. Ca m'a fait frissonner. J'avais du mal à l'imaginer en requin. En fait, je pensais plus à un vampire, si c'est bien d'Arthur qu'on parle, bien sûr XO
Mais je te fais confiance, après tout ^^

J'ai eu peur pour Hunter... A mon avis, son rêve n'est pas une coïncidence... Ca m'étonnerait pas que Loth y soit pour quelque chose, d'ailleurs. Rêve étrange, d'ailleurs !
M'enfin, j'ai hâte de voir la suite !! J'ai pas grand chose à dire sur ce chapitre, mais je le trouve très intéressant ^^ Enfin, bon courage pour la suite !!


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Septembre 20, 2009, 11:59:27 pm
En attente de la rénovation du best-of, je poste quand même la suite, histoire de clore ce chapitre-là. Donc bon, vous l'aurez compris, pas vraiment d'action, petit chapitre assez calme avant ce qui va suivre (et je vous conseille de vous tenir à vos claviers *SBAF). Ca permet aussi de développer les psychologies entre persos, de voir comment ils se comportent... Bref de tisser les liens.
Mais vous vous en foutez, j'en suis sûr ._.

Sephyra < Ben finalement, je me les suis torché. Trois épisodes en deux jours, et le retard est comblé ! Personnellement je trouve qu'en effet, la qualité revient au galop à partir de l'épisode 22. En tout cas c'est le combat qui est bien foutu, reste à voir si ça va tenir... Sinon toi et Saïko allez effectivement avoir droit à vos petits ébats amoureux, ne vous inquiétez pas *Fuit
Zalosta < Nan justement, la suite du chapitre est aussi calme que le début. D'ailleurs j'aurai peut-être dû poster le chapitre en une fois, désolé... Sinon GG pour le facteur, il nous emmerdera plus celui-là ._.
Kayra < Oui oui, désolé pour l'attente ! X'D  Content que ça te plaise toujours autant, en tout cas ! Et tu sais, si Arthur s'imagine en requin, c'est son problème. Perso j'ai horreur de ces bestioles, alors ça me donne une raison de plus pour détester ce personnage. Quand à la ressemblance avec un vampire, je n'aurai pas dit mieux ! *Fuit

Voilà, merci à toutes les trois ! o/
Encore désolé pour cette toute petite fin où il ne se passe rien. Je vous ramène le chapitre 8 rapidement, et lui saura vous combler !
Un conseil : faîtes le lien entre la séquence de Hunter et la petite référence en fin de chapitre.



Le jour suivant, tous se levèrent plus ou moins tard, exténués par la journée qui avait précédé. Zalosta, qui fut la première à descendre, rencontra l’inconnue dans le salon, occupée à regarder derrière la grande double-vitre. A l’approche de la hérissonne, celle-ci tourna lentement la tête vers elle. Ses courts cheveux bruns encadraient un visage fatigué et fermé, souligné de longues cernes et d’une blancheur à faire pâlir un mort.
-   Merci, dit-elle simplement d’une voix morne.
-   De quoi ?
-   De m’avoir hébergé cette nuit, reprit la jeune femme en regardant à nouveau à travers la vitre. Je ne sais pas qui vous êtes, pourquoi vous l’avez fait, mais c’est toujours mieux qu’une ferme abandonnée ou qu’un toit balayé par les vents.
-   Oh, de rien. On m’a raconté que tu n’avais pas voulu de l’invitation, pourtant…
-   En effet. Qui accepterait de suivre des inconnus ? D’ailleurs, le type qui m’a injecté le somnifère se trouve dans ce manoir ?
-   Oui, il s’appelle Donf.
-   Si je croise son chemin, préparez un tombeau et une place dans le cimetière le plus proche.
Zalosta rit doucement.
-   Ne lui en veut pas trop, il n’a fait que suivre les ordres…
-   Les ordres de qui précisément ?
-   De notre Patron. Il s’est entretenu avec Saïko, hier soir, pendant que tu dormais. Je pense qu’il voudra te voir aussitôt qu’il saura que tu es réveillée.
-   Saïko, c’est le renard qui était avec moi hier soir ?
La  hérissonne acquiesça d’un signe de tête.
-   Je vois… Pour résumer, j’ai juste à attendre que votre Patron veuille me recevoir, si j’ai bien compris ?
-   C’est ça. Tu n’as pas faim ? S’empressa d’ajouter Zalosta, une lueur de gourmandise s’allumant dans ses yeux.
La jeune femme la regarda longuement. Le gîte plus le couvert ? Ca paraissait trop beau. Néanmoins, elle accepta de suivre la hérissonne.
Zalosta ne cacha pas son immense déception en découvrant les rayons vides et personne derrière le comptoir de la cantine. Déçue et en colère, elle monta quatre à quatre les escaliers, enjoignant l’inconnue de la suivre. Elle suivit l’aile droite du manoir. L’aile gauche était réservée aux chambres, qui alignait dix portes, cinq de l’un et de l’autre côté du couloir qui se terminait sur une petite fenêtre. De tailles moyennes, quoique assez petites tout de même, chacun avait la sienne. L’aile droite contenait quant à elle cinq autres chambres, plus le bureau du Patron. Zalosta s’arrêta face aux double-portes et frappa trois coups distincts. Aucune réponse. La hérissonne se frappa alors la paume de son poing.
-   Ah ! Mais ils sont peut-être encore à la bibliothèque ! Ils y ont passés toute la nuit… ?
Elle rebroussa chemin à vive allure, avant de s’arrêter en plein milieu du couloir et se retourner vers la jeune femme.
-   Au fait, comment tu t’appelles ?
-   Myosotis, répondit-elle après une petite hésitation.
-   Enchantée, moi c’est Zalosta. Suis-moi, Myosotis.
Elles dévalèrent les escaliers, puis la hérissonne entraîna la jeune femme dans le réfectoire. Tout au fond de celui-ci, à droite, après le comptoir, se trouvait une porte menant au sous-sol.
-   Au fait, c’est un joli prénom, Myosotis, reprit Zalosta en abaissant la poignée de la porte.
La jeune femme ne répondit rien. Quand la hérissonne eut ouvert la porte, elle poussa un petit rire de victoire. Aux bas des escaliers, une lueur pointait. Elle fit signe à Myosotis de la suivre, et elles descendirent vivement les marches en pierre.
La jeune femme resta un moment ébahis devant ce qui s’étala à sa vue. Au bas des escaliers, le mur bifurquait tout de suite sur la droite, ne laissant aucun autre chemin aux visiteurs. Et à cette droite s’étalaient alors quantité d’étagères, toutes parfaitement alignées aux murs. Trois tables en bois étaient placées au milieu de la pièce, dont la température ambiante, ni trop chaude, ni trop froide, assurait aux livres une bonne conservation. Ajouté à cela, les murs étaient souvent vérifiés, afin qu’aucun animal nuisible ne puisse s’y nicher et détruire les sources de savoirs qui s’étalaient sur les étagères. Enfin, une boîte de gants était posée sur chaque table, du fait que beaucoup d’exemplaires étaient assez vieux et nécessitaient un usage précautionneux. La lumière elle-même avait été étudiée et réglée pour ne pas agresser les pages des vieux livres de leurs photons, et pouvoir tout de même permettre à leurs lecteurs de les lire.
Myosotis resta sur le pas de la bibliothèque, n’osant pas faire un pas. Elle avait toujours eu beaucoup de respect pour les livres, et regardait ce qui s’étalait à sa vue avec un émerveillement non feint. Zalosta quant à elle s’était directement approché du Patron, qui était bien là en compagnie de Donf. Ce dernier, avachis sur une chaise et la tête posée avec nonchalance sur les pages d’un livre neuf, ronflait bruyamment. La hérissonne pointa alors du doigt la jeune femme, et le Patron suivit le regard de son employée. Il reposa le livre qu’il tenait dans les mains sur une table et s’approcha lentement de Myosotis tout en retirant ses gants. Il lui tendit la main droite.
-   Mademoiselle, je regrette les méthodes que mon employé a dû utiliser pour vous amener ici. Je vous présente toutes mes excuses en son nom. Néanmoins les circonstances l’exigeaient.
-   Ce n’est pas si grave, répondit la jeune femme en serrant la main de l’homme et en gardant un ton distancié. Pour être honnête, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas dormi ainsi. Je vous dois une bonne nuit de sommeil.
Le Patron sourit alors.
-   Cela ne vous dérange pas si je range le désordre dans cette pièce avant de vous rejoindre ? J’aimerai terminer de vérifier quelque chose dans mes recherches. Je peux vous demander d’attendre en haut ?
La jeune femme acquiesça poliment. Zalosta tira alors sur la manche de l’homme, le regard plein de pitié, une main sur le ventre.
-   Oui… Donf va vous servir quelque chose pour patienter. N’est-ce pas Donf ? Termina-t-il d’une voix appuyée et grave, en se tournant vers le concerné.
Celui-ci se réveilla en sursaut, manquant de faire tomber le livre sur lequel il roupillait. Il le rattrapa maladroitement, joua quelques secondes à ne pas le faire tomber entre ses mains avant de le reposer délicatement sur la table, puis se leva et se mit au garde-à-vous, les yeux soulignés de cernes et encore à moitié fermés, un filet de bave suintant au coin de la bouche.
-   Oui oui oui Chef ! Qu’est-ce que quoi je dois faire ?
-   Prépare un petit-déjeuner pour ces deux demoiselles… Et un bon café pour toi, ça te réveillera, lui ordonna son Patron avec humour, bien que toujours l’air aussi fatigué.
Même dans le sous-sol, il gardait ses lunettes teintées. Ce détail n’échappa pas à Myosotis, même si c’était la première fois qu’elle le voyait. Donf bailla en se passant une main sur la nuque, s’essuya la bouche d’un revers de main, puis monta le premier les escaliers en tentant de remettre de l’ordre dans ses cheveux. Zalosta et Myosotis lui emboitèrent le pas. La hérissonne souriait, toute joyeuse.


Le temps que le Patron ait fini de faire ses recherches, tout le monde s’était déjà levé. Chacun avait fait la connaissance de la nouvelle venue, qui restait distante et gardait une certaine froideur. Elle ne fit pas plus de cérémonie pour Saïko, qui s’attendait pourtant à quelque chose de plus caractéristique pour lui, lui qui l’avait connu avant eux tous et qu’elle avait sauvé. Il but son café en soupirant, regardant tout de même du coin de l’œil cette jeune inconnue qui s’était attablée seule dans un coin du réfectoire, regardant toujours à travers la vitre. Le temps était une nouvelle fois nuageux et imprégnait le réfectoire de sa grisante morosité. Quand le Patron sortit enfin de la bibliothèque, refermant derrière lui la seule porte qui y menait à clé, il se dirigea directement vers Myosotis et l’enjoignit à le suivre dans son bureau. Cette fois-ci, contrairement à la soirée précédente, personne ne fut invité à suivre l’entrevue. Et quand la jeune femme sortit enfin du bureau après une bonne heure pour aller se réfugier dans le salon sans mot dire pour les autres, personne n’osa aller lui poser de question.
Pendant ce temps, Donf, la tête posée entre ses bras sur le comptoir du réfectoire, ronflait bruyamment.


    Les enfants ont souvent le sentiment que leurs rêves sont des voyages, des incursions dans une autre dimension d’où l’on revient la plupart du temps terrifié et épuisé. C’est cette certitude d’avoir affaire à une autre forme de réalité qui explique que les plus jeunes ont naturellement peur la nuit. Le sommeil abrite des monstres bien plus réels que ceux de la télévision. Et puis cette sensation s’estompe au fur et à mesure que l’on grandit. Parce que notre cerveau, dans un puissant réflexe de survie, échafaude des coupe-feu de plus en plus efficaces, à la façon dont les antivirus protègent nos ordinateurs des menaces bien réelles.
    Parfois cependant, ces barrières tombent et l’on se réveille dans son corps d’adulte en transpirant et en haletant comme un enfant, secouant la tête pour se débarrasser de peurs que l’on croyait oubliées depuis longtemps. Dans ces moments-là, on aimerait pouvoir compter sur une présence rassurante, une présence qui, malheureusement, se dérobe à l’adulte qu’on est devenu…


Phaenomen, En des Lieux obscurs, par Erik L’Homme


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Septembre 21, 2009, 05:09:35 pm
Nice chapter! *SBAF* Désolée, la prochaine fois je te la fais en allemand je sais que t'adores ça *PAF*
Bref, bon chapitre excepté le
Citation
Donf baya
c'est BAILLA, crétin! è__é Bossez mieux et relisez vous encore!
Bon, et c'est pas tout ça mais je veux que ça pète, moi! J'exige la suite dans les délais meilleurs. Et des croissants tout chauds. Ah, et à votre bon coeur aussi : j'ai posté la suite d'Ame écarlate et j'ai besoin de quelqu'un pour éviter le double post... si vous voyez ce que je veux dire. *SBAFF*

Nan, faites ce que vous voulez. En tout cas je vous souhaite une excellente continuation, et à très vite, très cher! =3


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Viper Dragoon le Septembre 22, 2009, 08:18:24 pm
*Arrive sur le topic avec ses petits dents pointues et son bloc note, le dos vouté, commence a écrire dessus en laissant échaper des ricanements machiavéliques tandis que de la fumée s'élève du papier*

"Hin hin hin HINHINHINHINHINHIN HIN HIN HIN !"

*Détache le papier et le colle sur le front de blackdoom, celui ci arbore "10/10"*

Qu'ais je de plus a dire ? L'intrigue est rondement menée les personnages bien qu'ils utilisent le cliché des démons sont savament utilisés et ont tous leur personnalité propre, la fic est aérée et bien construite, je n'ai rien a dire

*Gifle Blackdoom*

J'espère que tu es content ! T'es du best of material vieux ! Tu mérite ta place dans la cour des grand, tu m'fera 100 pompes pour cette infamie è___é.

Plus serieusement félicitation :P J'ai pas eu peur de te donner la note maximale pour ton excellent Nightdreamer, les chapitres sont un peu cours mais ça ajoute au charme de la fanfic.

Ah, si tu pouvais me renvoyer ton MSN par MP, j'ai eu quelques problèmes et je l'ai perdu, merci :P


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Septembre 23, 2009, 02:41:23 pm
Hello ^^

J'adore cette fin de chapitre ^^ Même s'il n'y avait aucune action, il y a quand même un peu d'intrigue (ce Patron a quelques choses à cacher en rapport avec ses yeux >.>) et de l'humour (Ce Donf XD)
Enfin, Saïko a l'air de plus en plus amoureux de Myosotis ^^ D'ailleurs, on connait enfin son nom... Sympa, ce nom, il est original ^^
Je crois avoir remarquer une faute, aussi :

Citation
une leur de gourmandise s’allumant dans ses yeux.

C'est "Lueur" ^^ Mais c'est pas grave, c'est une faute de frappe qui ne gêne absolument pas pour la lecture de ce merveilleux chapitre !!

Pas grand chose à dire, pardon T.T Mais j'adore ce chapitre ^^ Zalosta m'a fait bien marrer, elle aussi ! Et puis la fin... *Kayra se plie de rire* Ah là là ^^ 
Bref, bon courage pour la suite !! Et Viper Dragoon, on gifle pas Blackdoom >.<


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Septembre 23, 2009, 03:18:07 pm
Citation
Et Viper Dragoon, on gifle pas Blackdoom >.<
Si! On le gifle! è_é Je te suis à 100% sur ce coup-là, VD!!

*cire les pompes de VD*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Viper Dragoon le Septembre 23, 2009, 03:38:33 pm
C'est pas permis de me faire cracher le 10/10 aussi tôt dans mon marathon de review MERDE >o<

*Se tourne vers Sephyra, Kayra et blackdoom et hausse les sourcils de manière significative*

VIENDEZ SUR AOM *PUBPUBPUBPUBPUBPUBPUBPUBPUBPUBPUBPUBPUB*

*Se fait sniper par les modo*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Septembre 23, 2009, 03:55:28 pm
Ouvre la porte du topic pour y jeter un œil.

Citation
De m’avoir hébergé cette nuit, reprit la jeune femme
Citation
Je veux bien savoir quelle chambre on m’a attribué !

Avec l'auxiliaire avoir le verbe s'accorde avec le COD antécédent !

._.

Vise VD avec son fusil anti Pub.

Nan finalement je te laisse la vie sauve parce que tes commentaires sont super complets et très intéressants, parce que je suis entièrement d'accord avec toi. Viendez sur AOM ! 

Si tu veux cracher quelques dix supplémentaires j'ai des suggestions pour toi. ^o^


Referme la porte du topic !



Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Viper Dragoon le Septembre 23, 2009, 04:42:25 pm
Je suis toute ouïe Miko :) Envoie moi ça par MP mais j'aimerais faire des fics dont les auteurs sont actifs en priorité

*Surveille Hunter et Naomi qui pourraient être ceux qui ont tiré au sniper*


Titre: Re : Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Septembre 24, 2009, 12:31:08 pm
*Surveille Hunter et Naomi qui pourraient être ceux qui ont tiré au sniper*
Citation de: VD
Ah, si tu pouvais me renvoyer ton MSN par MP, j'ai eu quelques problèmes et je l'ai perdu, merci Tire la langue

*Posa le sniper sur son épaule d'une main et s'allume une clope de l'autre*
Donf [Tire une latte] : ~~ Comment ça perdu ?
*Se prend un violent coup dans laggle par une certaine roussette à la poitrine aussi volumineuse qu'une feuille de cigarette et tombe du toit avant de s'écraser par terre dans un violent "SPLOTCH"*

DONC ! Merci XD
Que dire de plus ? Je m'attendais vraiment pas à avoir un 10, comme ça. Par contre...
Citation de: VD
*Gifle Blackdoom*
J'espère que tu es content ! T'es du best of material vieux ! Tu mérite ta place dans la cour des grand, tu m'fera 100 pompes pour cette infamie è___é.
... Sur ça j'étais plié ! T'as un de ces talents pour causer aux gens, j'te respecte °^° *SBAF

Citation de: Le mec qui se fait passer pour une fille (Si si)
Si! On le gifle! è_é Je te suis à 100% sur ce coup-là, VD!!
*cire les pompes de VD*
Toi espèce de... è_é J'retiens. Et puis qu'est-ce qu'il a mon verbe ?! Tout à fait, "baya" ! Du verbe bayer, quoi ! Je baye tu bayes è_é *Se prend un coup de poêle*
Kayra, ELLE au moins, trouve une faute utile ! Tu devrai suivre son exemple, femme impie et ingrate è_é
Kayra, merci, j'ai tout de suite corrigé ^o^ *Mode cirage de pompes*

Miko < Euh ._. Ouais ok. Je vais essayer de décrypter le message et je te rappelles quand j'aurai saisi ? La grammaire j'y comprends que dalle, COD, antécédent, préposé du sujet antérieur à son action par le moyen d'un adverbe interrogateur du COI non complément du sujet... MOI PAS FLANSAIS *Se tire en Belgique y crever en paix
Et sinon Védé, moi et les RP, ça fait deux. J'ai déjà essayé, mais... *Look School Project* J'arrive jamais à m'attacher à ce genre de trucs :'D

Voilà voilà, je crois que c'est tout. Euh à non merde, le chapitre. Donc Chapitre 8 ! Ah et initiative, que j'ai nommé IDEE DU JOUR, hier dans la soirée (pour pas faire paradoxe). A partir de maintenant aujourd'hui et ce à compter d'hier... ! *Roulements de tambours* Vous aurez une preview à chaque fin de chapitre ! *Applaudissements enregistrés, cris hystériques "DONF FAIS MOI L'AMOUR !!!"* Je sais, je sais *Meurt
Bon allez, faut pas choper la grosse tête ._.
Je vous laisse avec ce début du chapitre 8, préparez-vous car la deuxième partie est forte en... Sadisme. Quant au chapitre 9 j'en parle même pas.
Bonne lecture ^^



Hier soir, j’ai fais un rêve.
J’étais dans un sous-sol. Une espèce de grand souterrain, sombre et humide. Une immense forme blanche me faisait face.
J’avais peur. J’avais peur d’être seule. J’avais peur de mourir dans l’anonymat, sans que personne ne le sache. Sans que personne ne me voie.
Sans personne à qui dire adieu.
Alors une main se posait sur mon épaule. Athem, le loup que j’ai aimé, mon roi. Il me prenait contre lui. Je sentais son coeur battre dans sa poitrine.
Lentement, je le repoussais. Il ne faisait aucun geste pour me retenir. Il me regardait simplement m’enfuir, un sourire triste aux lèvres.
Alors je m’élançais sur cette forme blanche. Seule. Tandis que derrière moi, mon roi m’attendait.

Pourquoi suis-je partie ? Pourquoi ne suis-je pas restée blottie dans ses bras ?
Pourquoi est-ce que je décide toujours de tout faire toute seule, alors qu’on me tend la main ?



NightDreamers
Chapitre 8 ~ Réception


Sephyra ouvrit les yeux dans la nuit. Sa main, qui tenait le bout de la couverture, était posée sur sa poitrine. L’alliance à son doigt étincela quelques secondes sous la clarté de la lune, avant que celle-ci ne disparaisse derrière un nuage. Elle resta un bon moment ainsi, les yeux ouverts dans la pénombre à ressasser des souvenirs enfouis. Des souvenirs d’une longue aventure qui avait pris fin il y avait de cela quelques années. Elle repensa à tous ceux qui avaient disparus après la fin de leur ultime combat. Elle ne les avait pas revus. Ils étaient sûrement repartis dans leur monde à eux. Leur monde…
Elle se leva sur son matelas, repoussant la mince couverture qui la recouvrait. Elle se leva lentement, balançant l’une après l’autre ses deux jambes, avant de caresser la douce moquette de la chambre sous ses pieds. La nuisette noire que lui avait prêtée Zalosta épousa ses formes avec ravissement. Elle se dirigea vers la fenêtre ouverte avec légèreté. Une fraîche brise d’été faisait balancer le voile léger du rideau qui se levait délicatement avant de se reposer. Elle ne se rappelait pas l’avoir ouverte.
Il y eut alors un mouvement furtif dans son dos, et elle se retourna brusquement, manquant de crier de surprise en apercevant l’étrange forme qui s’était installé sur son lit. A ce moment un rayon de lune traversa les quelques nuages qui traînaient dans le ciel pour éclairer la chambre, et dévoila la silhouette aux yeux de la roussette.
Le chat miaula timidement. Sephyra soupira de soulagement, le cœur battant encore à toute allure. Elle s’assit sur le matelas et caressa le museau du félin, qui ronronna en se collant sur les hanches de l’hybride.
-   Tu es un beau chat…
Sephyra prit l’animal des deux mains et le tint en face d’elle, le regardant dans les yeux.
-   Malheureusement pour toi, je préfère les chiens ! S’exclama-t-elle doucement en lui adressant un clin d’œil.
Elle reposa le félin sur le sol, qui caressa sa fourrure sur les jambes de la roussette en miaulant. Celle-ci regardait la fenêtre en essayant de rassembler ses souvenirs. Non, vraiment… Elle ne se rappelait vraiment pas l’avoir ouverte avant de se coucher, cette fenêtre.


La journée était vite passée après l’entretien entre Myosotis et le Patron. Ce dernier était bien vite redescendu et avait de nouveau rassemblé le groupe. Hunter, Zalosta et Sephyra avaient alors reçus l’ordre d’accepter cette fameuse invitation. Les enfants eux, devraient rester au manoir. Quant à Saïko et Myosotis…
-   Je ne vous retiens plus, vous êtes libre de partir. Cependant, si vous n’avez nulle part ailleurs où vous réfugier par cette pluie, je vous invite à rester ici le temps que la météo se calme. Ce manoir vous est ouvert.
Saïko avait remercié l’homme poliment. Myosotis, elle, n’avait pas dit un seul mot. Comme le restant de la journée.
Au vu des circonstances assez exceptionnelles du moment, Zalosta, Hunter et les enfants ne s’étaient pas vus assignés de mission pour le moment – l’invitation aiguisant l’intérêt de tous. Pour tuer le temps, Zalosta eut l’idée de jouer à un jeu de société, conviant le reste du groupe à cette idée. La hérissonne eut l’approbation de tous, mais se prit un refus de la part de la jeune femme, qui resta toute la journée avachie sur un des fauteuils du salon à feuilleter les magazines et autres journaux qui se tenaient à sa disposition sur les petites tables basses.
L’après-midi passa lentement, la pluie elle continua de tomber jusqu’au soir. Saïko et Myosotis furent de nouveau sollicités à dormir à même le manoir, invitation à laquelle ils répondirent à l’affirmative. Le lendemain s’annonçait être une journée assez longue et dangereuse. Ils devaient s’y préparer. Sephyra se demandait encore, au fond, ce qui la poussait à les suivre. Qu’allait-elle chercher à cette invitation ? Cela ne la concernait pas.
Et au fond, elle s’en fichait. Elle avait décidé de les accompagner. Et c’était tout.


Le wagon sursauta. Zalosta se réveilla en sursaut, la bave au coin de la bouche, les yeux rougis par la fatigue. Sephyra, assise en face d’elle, la regarda avec humour. Sans savoir pourquoi exactement, la hérissonne rougit et détourna son regard sur le paysage à l’extérieur, qui défilait à travers la vitre.
-   Ca fait bien longtemps que je n’avais pas pris le train, dit la roussette avec un sourire enjoué, quoiqu’un peu nostalgique.
-   Le manoir de Bellegrand se situe près de la ville de Tyssandre, un peu plus au nord, dit Saïko, qui avait retenu l’itinéraire donné par le Patron.
-   Tyssandre, si c’est pas un nom bizarre, ça encore… Déclama Hunter, les bras croisés, assis à côté de Zalosta.
-   La ville tient son nom de la fille de la mairesse actuelle. C’est elle qui a rebaptisé la ville en son nom après l’avoir réaménagé. Durant la guerre, elle a subi beaucoup de dégâts avec les émeutes.
Tous regardèrent Myosotis, stupéfaits qu’elle prenne ainsi la parole alors qu’elle était restée muette jusque là.
-   En tout cas c’est ce que disait un article dans un des journaux que j’ai lus hier, se justifia la jeune femme en reprenant ses distances, gênée.
Elle et Saïko avaient tenu au dernier moment à accompagner le petit groupe, au grand dam des enfants qui se retrouvaient seuls dans le grand manoir, avec leur Patron fatigué et enfermé dans la bibliothèque du matin au soir et Donf, qui l’assistait plus par obligation que par envie. Zalosta leur avait fait un énorme câlin à chacun avant de partir, leur promettant de revenir en vie.
« - Tu me rapporteras le cadavre, si jamais t’en tue un, pas vrai Zalos ? » Lui avait demandé Arthur, le regard envieux et brillant de convoitise. La hérissonne lui avait répondu en souriant et en lui ébouriffant les cheveux.
Tous avaient soignés leur tenue, bien qu’une seule ait changé de vêtements. Zalosta avait en effet revêtis une robe rouge, qui contrastait avec ses piques violets et ses yeux bleu-gris clair et moulait audacieusement ses formes, qu’Hunter évitait consciencieusement de regarder. Sephyra, elle, avait gardé le manteau en cuir rouge, qui lui allait décidément très bien. Hunter pour sa part avait pris un costume repassé à la perfection, dont la blancheur immaculée faisait ressortir le noir de ses cheveux. Saïko n’avait rien changé, comme Myosotis, qui portait toujours le même kimono mauve ceinturé à la taille par une cordelette rouge en soie.
Tous avaient gardé le même état d’esprit, cependant. Ils n’allaient pas danser à un bal. Ils allaient rencontrer leurs ennemis. La bataille ne faisait aucun doute.
Saïko s’intéressa alors au quotidien d’Hunter et de ses pairs, et la conversation repartis de plus belle, bien que le jeune homme faisait attention à ne pas divulguer de renseignements trop précieux.
Au dehors, des nuages sombres et compacts s’amoncelaient dans le ciel, cachant la lumière du soleil. Il était presque midi. Zalosta s’était rendormie, le visage collé à la vitre du wagon, une perle de bave menaçant une nouvelle fois de s’écouler au creux de ses lèvres. Quand le train eut encore un soubresaut, la hérissonne se réveilla de nouveau brutalement, et son ventre grogna. Elle aussi.


Le manoir de Bellegrand, qui tenait son nom de la famille qui en avait hérité des décennies auparavant, était un beau mais petit manoir. Assez spacieux pour y préparer une fête – dont on se rappellerait des années durant -, mais peu confortable pour y vivre. En outre, la bâtisse n’était pas aménagée pour une famille. Elle avait été construite dès le départ comme une classieuse et immense salle de fête. L’aile droite était réservée aux quelques chambres et autres pièces hygiéniques ; et l’aile droite contenait une immense cuisine. Le manoir ne possédait pas d’étage. Le plafond haut s’abaissait de lui-même sur les ailes adjacentes, donnant un aspect étrangement campagnard à la demeure. Du reste, le manoir était moins grand que celui où siégeaient Zalosta et ses compagnons.
Celle-ci, en compagnie de tous les autres, épiait la bâtisse depuis un promontoire, à plusieurs dizaines de mètres de distance. Deux flambeaux étaient posés de part et d’autres de l’entrée, dont les flammes ployaient sous le léger vent qui menaçait d’augmenter en puissance sous la noirceur du ciel qui s’annonçait.
-   Deux gardes… Pour accueillir les visiteurs je présume, murmura Saïko, accroupit à côté de Zalosta.
-   Donc il y a bel et bien une fête ce soir, dit Hunter, debout derrière les deux hybrides, Myosotis à ses côtés.
Tous deux avaient les bras croisés et formaient un beau couple de grincheux.
-   On n’est encore sûrs de rien, qui nous dit qu’ils ne nous attendent pas nous, simplement ? Dit Sephyra, moins optimiste que son acolyte.
Saïko leva le museau et regarda le ciel se charger de nuages noirs avec méfiance. Il resta pensif, son médaillon pendant autour du cou.
-   Ah, regardez ! S’écria soudainement Zalosta en pointant du doigt l’entrée du manoir.
Tous redevinrent intéressés et penchèrent leurs regards en suivant la direction que leur indiquait la hérissonne. Devant le manoir, une calèche s’arrêta. Ils entendaient d’ici le souffle rauque des chevaux, épuisés par la montée qu’ils venaient de faire. Le manoir, en effet, se situait en amont de la ville, et n’était accessible que par une route de campagne à la pente assez raide. Zalosta en avait encore des courbures aux jambes, surtout après leur propre montée pour gagner ce promontoire qui leur offrait une belle vue sur le terrain. Sephyra, elle, malgré ses ailes, s’était vu offrir le même handicap que ses amis, sous peine d’alerter les éventuels gardes.
Quand la calèche repartit, un homme accompagné d’une femme montèrent les quelques marches du perron, avant qu’un des gardes ne les accueille en leur prenant chapeau et canne et en les conviant à entrer, s’inclinant devant eux et les suivant de près. Une deuxième calèche suivit quelques secondes après, alors que le premier garde n’était pas encore revenu. Un deuxième couple, où l’homme semblait aussi corpulent que sa femme haut-perchée, se présentèrent à leur tour au manoir. Alors que la calèche commençait à partir, un vrombissement se répercuta dans les vallons qui entouraient le manoir. Une magnifique voiture à la couleur rouge et aux reflets métalliques s’arrêta dans un crissement de pneu en levant une gerbe de poussière près de la bâtisse. En descendit un jeune homme. Sephyra était assez loin, mais elle lui semblait qu’il tenait une cigarette à la main, qu’il porta à la bouche. Le cœur de Hunter se mit furieusement à battre à cette apparition. Ce n’était quand même pas… ? Non, celui qui l’avait attaqué avait les cheveux bruns et ébouriffés sur la tête. Celui-ci les avaient blonds et dressés en pique. Néanmoins, il savait qu’il devait s’attendre à rencontrer son agresseur ce soir… Ce constat lui tira une moue désapprobatrice sur les lèvres.
-   Bon, on y va ou pas ?! S’exclama-t-il soudain, la voix vibrante de colère. J’en ai marre de poireauter, la seule solution c’est d’y aller !
Son poing se serra entre ses bras croisés. Il en profiterait pour foutre une raclée à ce morveux.
-   Hunter n’a pas tort, remarqua Saïko.
-   On y va alors ? Demanda Sephyra en regardant Zalosta.
Pour toute réponse, celle-ci se leva et épousseta sa robe, l’air décidée. Sephyra fit de même, le cœur battant. Ils étaient prêts. Ils allaient y aller. Qu’allait-il se passer, maintenant ? Dans ce manoir ou leurs ennemis les avait conviés à foncer tête baissée ? Dieu seul le savait… Et elle n’était pas vraiment croyante.
-   Allez-y, proposa soudain Saïko. Je vais rester en retrait, voir ce qui se passe aux alentours. Après tout, il vaut mieux avoir un œil sur ce qui se passe en dehors autant que dedans. Vous avez pensé à prendre un téléphone machin ?
-   Un portable ? Demanda Hunter dont ses lèvres s’étirèrent d’un rictus moqueur.
-   Oui, un portable. Je suis pas très habitué à la technologie, répondit celui-ci en regardant le jeune homme dans les yeux, sans chercher à cacher ses lacunes.
Celui-ci détourna le regard en sifflant entre ses dents. La « technologie », c’était pourtant pas sorcier.
-   Malheureusement non, répondit enfin Zalosta en jetant un coup d’œil désapprobateur à Hunter, que ce dernier ne remarqua même pas.
-   Donc s’il y a un problème…
-   On fonce dans le tas, répondit Hunter que cette attente exaspérait.
-   Je reste avec lui.
Tous tournèrent la tête vers Myosotis. Celle-ci ne dit pas un mot de plus pour se justifier.
-   Très bien, restez ici tous les deux, rétorqua Zalosta en soupirant avant de partir.
Pourquoi ce soupir ? Qu’était le sentiment étrange d’impuissance et de révolte qu’elle avait enseveli sous ce souffle à l’encontre de la jeune femme ? Peu importait. Elle n’avait pas le temps d’y songer pour le moment. Elle se retourna légèrement, jetant un rapide coup d’œil à Saïko et Myosotis. Le renard restait allongé sur l’herbe. La jeune femme était debout derrière lui. Ils regardaient le manoir. L’espace d’un instant, Zalosta suspecta une trahison. L’espace d’un instant seulement. Quelques secondes après, elle s’était déjà retournée pour descendre la butte aux côtés de Sephyra et Hunter.


*****


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Septembre 24, 2009, 01:32:37 pm
Je sais pas pourquoi j'ai une impression de bâclage sur ce début de chapitre. Comme si tu t'étais dépêché de l'écrire. Bon il se passe pas grand-chose de concret et pourtant ce bout de texte est riches en informations. J'aime bien la façon dont tu cernes les protagonistes un par un. J'adore tes descriptions. J'suis pas douée pour faire de longs commentaires constructifs sur la forme et compagnie. Je vais comme d'ordinaire me contenter de faire la liste des fautes. J'ai une réputation de chieuse à tenir.


Citation
Lentement, je le repoussais. Il ne faisait aucun geste pour m’empêcher de m’échapper.

"Me retenir" c'est amplement suffisant ça fait moins redondance.


Citation
Pourquoi suis-je partie ? Pourquoi ne suis-je pas resté blottis  dans ses bras ?
C'est Sephyra qui est restée blottie. Je sais qu'elle a pas beaucoup d'attributs féminin mais quand même c'est une femme ! Se fait tuer à coups de katana par une roussette en colère.

.
Citation
La hérissonne eut l’approbation de tous, mais se prit un refus de la part de la jeune femme, qui resta toute la journée avachis  sur un des fauteuils
"Avachie" T'es vraiment fâché avec les participes passé.

.
Citation
Saïko et Myosotis furent de nouveau inviter  à dormir à même le manoir, invitation  à laquelle ils répondirent à l’affirmative.
"De nouveau sollicités à dormir" on évite la répétition de invitation. Ou un autre synonyme. Et puis bordel de *  PARTICIPE PASSE  !  "Saïko et Myosotis furent de nouveau invités."


Citation
Durant la guerre, elle a subis  beaucoup de dégâts avec les émeutes.
"subi"

Citation
Elle et Saïko avaient tenus  au dernier moment à accompagner
"tenu"

Hum Donf si un jour on se rencontre, je t'offre un bouquin de grammaire. -_-'

Citation
Zalosta avait en effet revêtis une robe rouge, qui contrastait avec ses piques et ses yeux violets  et moulait audacieusement ses formes

Heu Zalosa n'a pas les yeux bleus et les épines violettes ? ^^ Soit je me trompe soit ton daltonisme te joue encore des tours.

 
Citation
dont la blancheur immaculé  faisait ressortir le noir de ses cheveux.
C'est la blancheur qui est immaculée

Citation
Du reste, le manoir était moins grand que celui où siégeait  Zalosta et de son groupe.
"et de son groupe" ? Y'a un truc qui cloche dans cette phrase.

Citation
marches du perron, avant qu’un des gardes ne les accueillent  en leur prenant chapeau et canne
"Accueille" c'est un des gardes le sujet

Citation
ce dernier ne prit  même pas la peine de prendre en compte.
-   Ho la grosse répétition ! Allège la formulation.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Septembre 24, 2009, 02:10:46 pm
Oh nom de... ._.
Pourtant j'ai relus juste avant de poster. Bordel de Leviator lvl 30 qui m'a bouffé ma concentration !

Citation de: Miko
participes passé.
... Késako ? ._. *SBLAM

Citation de: Miko
Heu Zalosa n'a pas les yeux bleus et les épines violettes ?

Non, il me semble que ses yeux sont violets... *Bouge un paquet de bouquins, cherche dans les feuilles volantes, retrouve ses infos et mate les notes prises pour NightDreamers* Gna gna "hérissonne violette" gna gna "ses yeux sont bleu/gris clair" gna g... Ah ! *Pointe Miko du doigt* Perfect Master Nihon desu ! èoé *S'en va éditer son erreur

Le reste j'ai rien à dire, j'vais rectifier. Pardon pour ces fautes, j'avouerai très franchement que...
Citation
dont la blancheur immaculé  faisait ressortir le noir de ses cheveux.
Citation
Du reste, le manoir était moins grand que celui où siégeait  Zalosta et de son groupe.
Citation
Saïko et Myosotis furent de nouveau inviter  à dormir
... Voilà les seules que j'aurai pu corriger par moi-même en faisant un peu plus attention. Le reste c'est du domaine du KESAKO PAWAFULL fautquejerelisemesbescherellemaisoùsontilspassés?!ahlesvoilà*SBAF

Merci Miko, d'avoir fait attention à tout ça. Je vais corriger de ce pas ^^
*Attend de pied ferme, aiguilles empoisonnées en main, Sephyra et sa femme qui vont pas se gêner pour le chambrer

Edit : Fait ! Y avait du boulot. Et tout ça sans compter le "corps - coeur" du début. Erf.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Septembre 24, 2009, 02:59:54 pm
Citation de: Miko
Zalosa

*bloc de glace qui tombe sur le lance flamme humain*

Citation de: Mon mari
Leviator lvl 30

*gameboy color XXL qui tombe sur le chéri*

Sur ce, moi j'ai bien aimé ce chapitre. Le train merde, c'est trop ce que je ferais IRL d'ailleurs ._. sauf que j'arrive jamais à m'endormir.
L'aspect campagnard du manoir me plait, c'est ni trop stéréotypé ou quoi que ce soit à mon goût, ça fait bien passer. Ah, petite note :

Citation
Quand le train eut encore un soubresaut, la hérissonne se réveilla de nouveau brutalement, et son ventre grogna. Elle aussi.

... J'ai faim .o.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Septembre 25, 2009, 03:05:46 pm
Citation de: et ça se dit modérateur
Citation
Pourquoi suis-je partie ? Pourquoi ne suis-je pas resté blottis  dans ses bras ?
C'est Sephyra qui est restée blottie. Je sais qu'elle a pas beaucoup d'attributs féminin mais quand même c'est une femme ! Se fait tuer à coups de katana par une roussette en colère.
Toi aussi, Miko!? Arrrgh, vous êtes tous contre moi, ma parole!
Je vais fonder une association anti-blagues illégitimes sur les poitrines des persos féminins, vous verrez!

Bref... à part ça, et prenant en compte tout ce qui a été dit auparavant, en bonne flemmarde, je dois dire que j'ai adoré ce chapitre. Surtout l'intro parce que vu qu'elle était centrée sur ma perso, je me suis sentie visée automatiquement, et que... ouais, c'était vraiment surprenant. Je me suis tellement reconnue, surtout dans la petite intro en italique (magnifique au passage). Vous en savez vraiment des tonnes sur moi, tellement que je l'avais presque oublié... Bluffant, vraiment bluffant. Et magnifique, évidemment... ça m'a émeutée...

Et sinon, on rentre enfin en plein coeur de l'ACTIOOOONNNN!!! Ca va gérer, je sens. On va se faire exploser, mais eux deux fois plus. J'espère. Ah, et le voyage en train c'était sympa, ça m'a rappelé Imaginaire/Terres de rêves où le train est aussi un symbole du voyage (surtout dans TdR en fait) fin bref : j'ai adoré ce chap, encore une fois, et je ne me lasserai jamais de cette fic à mon avis.

Continuez comme ça, j'adore de plus en plus!


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Septembre 26, 2009, 09:02:45 am
Ouah...

Tout d'abord, pardon pour le retard T.T

Ensuite...

Superbe chapitre !! Aussi passionnant que bien écrit. De belles descriptions...
J'ai bien aimé quand tu as dit que Myosotis et Hunter formait un beau couple de grognon, ou quelque chose dans ce genre... Ca m'a fait marrer XD
Bref, j'aime énormément la manière dont tu l'as décris. En plus, il y a du suspense... Parce que t'arrêtes pile quand Zalosta sent une trahison... L'espace d'un instant XO
J'ai beaucoup aimé l'intro. Pas seulement parce qu'elle parlait de Sephy-san, particulièrement parce que je l'ai trouvé si bien écrite... On se sentait vraiment à sa place. Du moins de mon côté ^^"

Bref, j'ai adoré ce chapitre ^^ Encore une fois je n'ai pas grand chose à dire et je m'en excuse, parce qu'il était vraiment parfait !!

Allez, bon courage pour la suite ^^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Septembre 27, 2009, 01:06:09 pm
Citation
*gameboy color XXL...
*Lève les mains, l'air con, auréolé de la Lumière Divine*
Citation
... qui tombe sur le chéri*
*Se fait écraser sous la console géante*

*Rampe sur le sol, les os cassés, le nez en sang*
C'est comme ça que tu remercies ton mari qui a réussis à attraper le grand SUICUNE lvl 40 ?! è_é *Se prend un coup de poêle bien placé dans l'entre-jambe et s'effondre*

Citation de: Platureuse Sephyra
Je vais fonder une association anti-blagues illégitimes sur les poitrines des persos féminins, vous verrez!
Ca ! Ca c'est une bonne idée ! Comme quoi tout arrive, vous voyez ? Même vous vous arrivez à avoir de bonnes idées ^o^
Ce qu'il y a c'est que votre personnage n'aurait rien à y foutre, puisque les critiques ne sont pas illégitimes. *Fuit

Sinon je vous remercie pour vos compliments. C'est également un plaisir pour moi, de voir que je cerne bien les sentiments de votre personnage. Un grand compliment pour cette fic !
Et merci à toi Kayra, de continuer à passer. Ravi que l'histoire et les persos te plaisent toujours autant ^^
Et encore une fois merci à Miko d'être passée la première pour que je corrige vite toutes ces fautes ! XD

Bien, sur ce, voilà la suite du chapitre 8. Bon, ben je vous aurai prévenu, c'est sadique et sanglant, on vire dans l'horreur gratuite... Un court moment, peut-être, m'enfin. Qui sait ce que cache le 9e chapitre...
En parlant de ça, comme promis dans l'autre post, vous aurez la preview du prochain chapitre. J'me suis fait un kiff d'écrire les previews pour tous les chapitres, même pour le prologue ._. *SBAF
Voilà voilà, bonne lecture !


Le soleil se couchait derrière le manoir. Les rayons orangés se déployaient derrière la bâtisse, donnant une lueur surnaturelle au portrait. C’était sans compter les nuages noirs qui commençaient à gronder au-dessus des têtes des deux hybrides et du jeune humain. Les rayons du soleil couchant se perdaient dans la masse compacte. L’orage ne tarderait pas à éclater. Zalosta, Sephyra et Hunter montèrent les quelques marches du perron. Les deux gardes s’avancèrent vers eux d’un même mouvement et, d’un geste du bras produit à l’unisson (« de vrais robots », pensa Hunter), ils convièrent les invités à entrer. La salle était superbement éclairée par de somptueux lampadaires accrochés aux murs. Sous la lumière qu’ils dispensaient, des tables avaient été placées tout autour de la salle, sur lesquelles prenaient place les victuailles préparées pour la fête. Ca et là, des bouteilles apparaissaient. Vins, champagne, rosée… Rien ne manquait. Il y en avait pour tous les goûts. Tout au fond de la salle, un grand drap noir avait été placé juste derrière une imposante estrade, couvrant aux yeux des invités l’arrière de la salle. Cependant, il restait amplement de place pour les convives, qui étaient rassemblés en cercles d’intimes et dont les discussions emplissaient la salle d’un vacarme discontinue.
Alors que Hunter et ses acolytes contemplaient la salle sur leurs gardes, à la recherche de leur ennemis, les gardes les devancèrent et leur firent poliment signe de les suivre. Ils déambulèrent à travers les invités, contournant les cercles d’amis. Beaucoup leur jetèrent un regard étonné. Et pour cause : tous avaient un masque.
-   Un bal masqué…, pensa Zalosta, perplexe. Voilà où était le piège. On est à découvert.
Elle jeta un coup d’œil à Hunter et Sephyra qui le lui rendirent. Ils avaient compris, et se tenaient comme elle les nerfs à vif, une sensation mal à l’aise à l’esprit. Ils s’étaient jetés dans la gueule du loup. Il était encore temps de fuir, mais aucun n’en avait la force. Maintenant qu’ils étaient là, autant aller jusqu’au bout.
Ils suivirent donc les deux gardes qui les amenèrent derrière le grand drap. L’arrière-salle ainsi cachée aux yeux des invités était de taille réduite par rapport au grand hall de la fête. La lumière dispensée par les mêmes lampadaires y était également moindre, donnant au lieu une atmosphère intime, presque lugubre. A leur grand étonnement, un autre invité se tenait là, assis nonchalamment sur un fauteuil, une cigarette à la bouche et la mine renfrognée. Lorsqu’il vit les gardes faire entrer les hybrides et le jeune homme, il se leva brusquement et se dirigea vers eux d’un pas rapide.
-   Pourquoi est-ce que je dois attendre là ?! Vous savez qui je suis, au moins ?
Les deux gardes s’inclinèrent devant le jeune homme aux cheveux blonds dressés en pics.
-   Mademoiselle s’excuse, mais elle nous a ordonné d’amener ici ceux qui ne portaient pas de masque pour le bal, dit l’un des deux.
En vérité, ils étaient quasi-similaires. La coupe brossée et les cheveux courts, le teint blanc et le visage fermé, ils se ressemblaient comme deux gouttes d’eau.
-   J’en ai rien à foutre ! Rétorqua sauvagement le jeune homme en battant l’air du poing. Si vous me refusez l’invitation, j’irai en parler à mon père ! Et vous savez très bien ce que ça signifie !
-   Mademoiselle regrette, mais vous devez attendre ici.
Sur ce, ils s’inclinèrent une nouvelle fois et regagnèrent le hall, prenant bien soin derrière eux de bien mettre le drap pour que l’arrière-salle reste dissimulée aux yeux des autres.
-   Merde ! S’exclama le blond en allant se rasseoir, furieux.
Hunter et les deux hybrides se regardèrent.
-   Sans masque…, Murmura Hunter pour que le jeune homme derrière lui ne l’entende pas.
-   Oui, on était attendu depuis le début, dit Sephyra sur le même timbre.
-   On n’a plus qu’à patienter, conclut Zalosta en jetant un œil au lieu.
Une petite porte se trouvait sur la droite. Etait-ce par là que sortiraient les ennemis pour les prendre de vitesse ? Dans ce cas, Zalosta se tenait aux aguets. Elle avait fait attention de prendre deux coupes de champagne sur le plateau que portait un serviteur, dans la salle. Elle pourrait au moins faire diversion.
Ce qui lui faisait peur, au fond, c’était de croiser à nouveau le renard à la folie meurtrière. Cette fois-ci, il n’était pas dit qu’il ait l’interdiction de les tuer… Et elle ne savait pas ce qu’elle ferait. Indignée et furieuse par cette peur qu’elle ne s’avouait pas, elle faillit faire exploser les deux coupes dans ses mains.
-   Au fait, vous, là. Vous aussi, vous n’avez pas de masques. Qu’est-ce que vous foutez là, et qui êtes-vous ?
Ils se retournèrent tous les trois. Le blond les dardait d’un regard inquisiteur et coléreux, passant ses yeux sur l’un et sur l’autre.
-   Alors ? En plus, vous deux, vous êtes des hybrides, persifla le jeune homme.
-   Et alors ? Répondit Sephyra sur le même ton, sans pouvoir s’en empêcher.
Le blond tira une bouffée de sa cigarette avant de répondre, en détournant les yeux d’un air désabusé.
-   Ben quoi, vous avez pas remarqué ? Vous êtes les seuls hybrides, dans cette maudite baraq…

Il ne put jamais terminer sa phrase. Sa tête tomba sur le sol en roulant. L’expression sur son visage resta à jamais la même, arrogante et fixée dans la mort elle-même. Hunter et ses deux amies n’eurent même pas le temps d’afficher leur stupeur qu’une lame érafla dangereusement leur gorge. Sans avoir le temps de se défendre, leurs bras furent immobilisés avec force dans leur dos. Les deux coupes de Zalosta tombèrent à terre et se brisèrent dans un bruit cristallin. Ils étaient prévenus. Au moindre geste, c’était la mort. Ils le sentaient  dans la manière de leurs ennemis de les tenir, qui restaient invisibles à leurs yeux, dans leur dos. Dans l’atmosphère, une envie de meurtre, de sang.
D’où étaient-ils arrivés ? De nulle part apparemment. Hunter, Sephyra et Zalosta étaient désarmés. C’était incompréhensible. La porte à leur droite s’ouvrit alors. Apparut une silhouette qui glaça le sang de Sephyra et fit frémir Zalosta. Neal, la même faux toujours à la main, entra lentement, savourant le moment, un sourire carnassier étirant son museau à la fourrure hérissée de plaisir. Il jeta un regard d’une tranquille folie à ses invités personnels. Hunter en resta immobile. C’était ce taré, qu’avaient combattu Sephyra et Zalosta ? Lui-même se sentait en danger. Si même Zalosta ne pouvait rien contre lui… Il sentit ses tempes battre furieusement. Ils avaient tenu à foncer tête baissée. Ils en payaient le prix.
Pendant ce temps, Neal s’approcha tranquillement du corps inanimé du jeune homme, avachi sans vie sur le fauteuil. Le sang qui avait giclé du cou sectionné, parfaitement taillé à l’horizontal, avait tâché le tissu bleu foncé et recouvert le corps lui-même. Il s’arrêta devant la tête, se baissa, posa sa faux sur le sol et attrapa le monceau de cadavre en enserrant le crâne dans sa poigne griffue. Il tourna le visage inerte vers lui-même.
-   Heureux de faire ta connaissance, boulet ! Oh mon dieu… On t’a tué. C’est tellement con… Tu vas aller le dire à ton cher père ? Il va nous punir ?
Le goupil éclata d’un rire féroce, avant de tourner la tête vers Hunter et les deux hybrides. Sous leurs yeux médusés, il ouvrit une des deux paupières et susurra à l’oreille en regardant les trois compagnons d’un regard vif :
-   Et eux, tu vas les aider, avec ton père ? Hein ? Nan, t’es trop égoïste pour ça. T’es qu’un boulet inutile pour ce monde, pas vrai ?
Il enfonça ses doigts dans l’œil avec un horrible bruit de sussions. Sephyra voulut détourner son regard d’un tel spectacle, mais celui qui la retenait de force l’obligea à regarder en maintenant sa tête en place, une lame toujours plaquée sur la gorge.
-   Allez, dis bonjour !
Le renard plaça ses deux doigts tâchés de sang et dégoulinants d’un liquide visqueux sous le menton pour ouvrir et refermer la bouche. Puis, éclatant d’un rire sonore et complètement fou, il prit la mâchoire à pleine main et la décrocha brutalement. Les yeux de la roussette s’écarquillèrent devant une telle horreur. Des tortures, elle en avait vécu. Des massacres, elle en avait vu. Mais une telle chose n’avait pas de nom. Une telle chose n’avait aucune raison d’arriver. C’était tout simplement… Horrifique. Dégoûtant. Atroce. Le rire ignoble du goupil résonnait dans ses oreilles. Elle eut soudain un mal de crâne déchirant.
Zalosta et Hunter, eux, faisaient tourner leurs méninges à plein régime. Ils n’avaient aucun doute quant aux intentions du renard qui jouait avec la tête du malheureux. Ce qui lui arrivait leur était réservé. Il fallait qu’ils se tirent de là au plus vite.
Soudain, Neal arrêta de jouer avec la tête en sang – qui ne ressemblait à plus rien d’humain – et leva les yeux vers le drap qui se trouvait derrière les détenus. Un sourire amusé se peignit sur son museau.
-   Le show va commencer !


Sur l’estrade du hall, où siégeait un micro, une jeune femme s’avança. La beauté de son visage n’avait d’égale que celle de sa robe entièrement noire, qui couvrait délicatement ses pieds chaussés de talons rouge. Elle marcha jusqu’au micro, faisant face aux invités. Peu à peu, la rumeur des discussions s’affermit pour laisser place à un silence parfait. La jeune femme prit alors la parole, englobant ses convives d’un sourire admirable auxquels les hommes ne furent pas indifférents.
-   Mes très chers amis, nous sommes tous réunis ici pour fêter un incroyable évènement, commença-t-elle d’une voix voluptueuse amplifiée par le micro en face d’elle.
-   Celui de vous voir ! Jeta un convive dans la salle.
Tous rirent de la blague qui n’avait rien de faux. La jeune femme elle-même eut un sourire entendu.
-   J’avais peur de mal choisir ma robe, apparemment j’avais tort de m’inquiéter ! S’exclama-t-elle sur le ton de la blague.
Quelques rires fusèrent à nouveau, avant que la salle ne reprenne son sérieux.
-   En quelques années, la technologie a fait des bonds prodigieux dans nos vies. Chaque jour, l’œuvre de nos inventeurs repousse un peu plus les ténèbres de l’avenir, nous assurant le bien-être et le confort.
Les convives eurent un sourire entendu. Ils ne savaient pas encore où voulait les amener leur hôte, mais adhéraient à cette version des faits.
-   Mes chers amis, reprit la jeune femme d’un ton un peu plus bas, auquel se mêlait la confidence et l’intimité. Nous n’accordons que peu d’attention à la nuit que nous repoussons chaque soir de nos lampes et de nos lampadaires. Cependant, l’obscurité est partout, autour de nous ! Elle est l’origine, le commencement, et aussi la fin de toutes choses.
Quelques uns opinèrent de la tête. Mais la plupart se perdaient dans les dires de la jeune femme. Celle-ci prit le temps d’embrasser la salle de son regard avant de déployer les bras et de continuer :
-   Je vous invite à reconstruire l’origine telle qu’elle était. Je vous invite à participer au projet le plus fou, mais également au plus humble que j’ai échafaudé au nom de notre humanité. Celui de faire renaître l’Obscurité. La Nuit n’est pas notre ennemie. Elle est notre bienfaitrice, notre Mère à tous. Depuis que l’homme a inventé le feu, il a perdu la perception de Son amour.
Elle fit une pause pour regarder à nouveau son audience. Celle-ci ne comprenait pas tout, mais restait captivée par l’audace de la jeune femme, sa beauté et la grandeur de son discours.
-   Laissons les hybrides se cantonner dans leurs coutumes et revivre la gloire passée. Quant à nous, êtres humains, tournons-nous vers l’avenir. Il nous appartient.
A ce moment, des êtres tout en noir apparurent de nul part derrière la jeune femme. De forme humanoïdes, leur tête se terminait en pique, et ce qui leur servaient de bras ressemblaient plus à des lames effilées et obscures qu’à des membres de chair et de sang. En outre, ils étaient tous de taille égale, un peu plus petit que la femme.
-   Nous sommes les apôtres de l’Obscurité, la promesse d’une nuit éternelle. Nous sommes l’apogée du commencement et de la fin, termina-t-elle d’une voix étrangement sifflante, découvrant ses canines pointues derrière ses lèvres aux courbes parfaites.
A ce moment, un grondement fit trembler les murs du manoir, et les lumières s’éteignirent. Il y eut un mouvement de panique parmi les convives, alors que quelques cris pointaient dans le silence lugubre.
-   Il vous importe de ne pas paniquer…, continua la jeune femme dans la pénombre. Ceci n’est que le prélude, le commencement d’une ère nouvelle. Vous autres, stupides humains qui avez crus pouvoir combattre l’Obscurité… Vous n’avez plus qu’à mourir pour Sa cause.


Sephyra tressaillit en entendant les cris fuser après le discours de la jeune femme. Qu’était-il en train de se passer ? Elle regarda Neal. Dans la pénombre, elle crut discerner un semblant de sourire sur le museau du goupil. Elle réprima un frisson de panique. Qu’allait-il se passer pour eux, maintenant ? Il y eut alors un mouvement drapé derrière elle, et une silhouette féminine les dépassa, s’arrêtant aux côtés du renard.
-   Bien le bonsoir, mes très chers invités ! S’exclama la jeune femme qui avait prononcé le discours, ne semblant pas perturbée par les cris atroces qui résonnaient dans la salle, derrière le drap. Désolée de vous avoir fait attendre, mais après tout, il ne faut pas laisser la viande moisir trop longtemps à la lumière. Sinon elle ramollit.
Sephyra et ses amis ne pouvaient discerner le regard de la femme. Celle-ci laissa place à un petit silence, avant de se tourner sur sa gauche et d’avancer vers la porte.
-   Bien, suivez-moi, lança-t-elle en ouvrant la porte.
La pression sur les bras des détenus se fit plus forte, et ils furent obligés d’avancer sous la direction de ceux qui les tenaient.
-   Ah ! Zalosta, pas besoin de te servir du champagne répandu par terre. Tes amis pourraient payer pour ton arrogance, lança la femme depuis la pièce adjacente.
La hérissonne réprima une intense envie de meurtre. Ils entrèrent dans le bureau sous bonne garde, Neal fermant la marche. Le renard se posta devant la porte, faux à la main. Les gardes firent asseoir de force leurs détenus sur des fauteuils en cuir, qui faisaient face au bureau. Une petite lampe posée sur le bois, telle était la seule source de lumière. La jeune femme prit place sur un fauteuil et fit face à ses invités. Elle leur sourit aimablement, avancée vers l’avant, les mains jointes autour des ses genoux, comme si elle s’apprêtait à révéler un secret ou à entendre les confidences d’un ami. Elle gratifia chacun de ses convives d’un regard, qui fut plus long et plus appuyé pour Sephyra. Celle-ci, à la lueur de la petite lampe, cru y discerner une vague reconnaissance, une sorte d’affection non feinte au fond de ses yeux verts. Sans qu’elle ne comprenne pourquoi, son cœur se mit à battre furieusement, et le monde se mit à tourner autour d’elle. Des rires enfantins résonnèrent en échos à son malaise, et elle dut se faire force pour rester droite, quoiqu’un peu vacillante.
L’inconnue, après un temps d’arrêt sur la roussette, reprit alors, comme si rien ne s’était passé entre elle et cette dernière :
-   Bien. Nous avons à parler de choses sérieuses, j’en ai bien peur…


C’était une nuit sans lune. Les quelques lampadaires dans les rues essayaient tant bien que mal de repousser les ténèbres de l’obscurité, sans vraiment y arriver. Il y avait quelque chose de différent, cette nuit-là. Quelque chose de palpable. Pas une personne ne traînait sur les routes pavées. Pas un chat ne miaulait dans le silence de la nuit.
Loth, debout sur le toit d’un des immeubles de la résidence Fujyô, contemplait la ville. Il n’y avait pas de vent. Il ne faisait ni chaud ni froid. La pénombre était lourde et menaçante. Le jeune homme tira une bouffée de sa cigarette. La fumée qu’il extirpa de ses lèvres se dissipa dans la nuit. Il posa sa mallette sur le sol, et écrasa le bout incandescent de la cigarette sur le socle, inscrivant dessus des signes étranges. Puis il envoya balader le mégot plus loin, et plaqua ses deux mains sur la mallette, paumes sur le socle. Il y eu un bref mais puissant grondement qui résonna jusque dans les bas-fonds de la ville, puis un court silence. Soudain, toutes les lumières s’éteignirent. Les lampadaires grésillèrent, les lampes dans les appartements et les maisons s’arrêtèrent de fonctionner. Du moindre petit objet électronique mis en veille à la télévision encore allumée, plus aucune lueur ne perça l’obscurité. La nuit se déversa brutalement sur toute la ville, l’enveloppant d’un halo de ténèbres surnaturel et étouffant.
Loth ouvrit alors sa mallette. Une étrange ombre noire en sortit lentement, se dressant sur le toit comme un drap palpable. Sans un instant d’hésitation, elle se dirigea vers le quartier résidentiel.



« Le cyclone qui sévit encore sur le continent ouest accumule jusque là plus d’une centaine de victimes. Le président Drayser avoue lui-même que son territoire n’avait jusque là jamais connu pareille tragédie. En effet, le cyclone, que les météorologues ont renommés Katérina, dépasse toutes les prévisions des experts. Il ne devait s’agir que d’une simple dépression, au pire d’une petite tornade à moindre échelle, d’après leurs dires. Les habitants alentours avaient été prévenus et logés ailleurs par sécurité, le temps que l’intempérie se calme.
« Ce qui s’annonçait comme un simple fait météorologique peu désastreux s’est transformé en véritable catastrophe naturelle, qui n’est de plus pas près de s’arrêter. En effet, d’après les experts, nombreux à se pencher sur Katérina, le cyclone devrait s’intensifier dans les jours qui vont suivre.
« Passons maintenant à la nouvelle du soir, qui concerne le très probable réveil du volcan près de la capitale de la région sud…


Chanel Info, journal du soir, présenté par Franck Zares


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Septembre 27, 2009, 01:09:34 pm
Double-post motivé par la preview, elle ne rentrait pas dans l'autre post.


Tous, je les vois entrer et sortir. Comme dans un bureau de poste. Ils viennent chercher leur colis, leur cible, et repartent. Puis ils reviennent avec l’avis de réception, les mains tâchées de sang.
Pourquoi font-ils ça ? Qu’est-ce qui les motive ?


-   Patron, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Vous êtes blessé ?!
-   Ils sont venus, ils ont pris les… Tu sais ce que tu dois faire, tu sais…

Pourtant, je regarde cette photo, et j’ai un pincement au cœur. Ils sont là, regardent l’objectif. Moi aussi je suis là, même si on ne me voit pas. Il faut bien quelqu’un pour tenir l’appareil.

-   Saïko !
-   Les autres sont en danger !
-   Pardon… ?
-   Passe tes mains autour de moi et accroche-toi à mon dos !

Quand je les regarde, j’ai l’impression de voir une photo de famille. Les enfants, les deux plus âgés qui cachent un lourd secret antérieur à ma naissance, et les quelques autres.
J’aurai voulu que ça continue ainsi. Mais la venue de Sephyra était le prélude. Il fallait que ça s’arrête.


-   Sephyra… Enfin nous nous voyons. Si tu savais combien d’années j’ai attendu ce moment…
-   Je ne vois pas… Je ne vois pas de quoi vous voulez parler…

-   Qu’est-ce qu’il me voulait ?
-   Non pas ta mort, bien entendu, mais simplement laisser sa marque. Autre chose ?
-   Sa marque ? Quelle marque ? Pourquoi ?
Un rire enfantin résonna alors à ses oreilles.

Si j’avais su, à cet instant, si j’avais pu m’apercevoir de tout ce qui m’échappait…
Si je n’avais pas été qu’un simple chef cuistot…
Et si…


-   Et dire que j’ai eu peur en regardant Anaconda… Va pourrir en enfer !

En fait, je n’aime pas les phrases qui commencent par « si ».

-   Lena, veux-tu tuer Sephyra ?



NightDreamers
Chapitre 9 ~ Révélations (Partie 0)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Septembre 27, 2009, 01:43:54 pm
BON DIEU DE M*****

*court, saute, vole, hurle, s'écroule, puis se relève, crache du sang, prend une tête humaine et en fait une marionette*

C'est... c'est... BON DIEU DE M******

*rebelotte*

*elle se calme*


Vos previews sont archi trop stylées de la mort qui tue. Mais après on a beaucoup trop envie d'avoir la suite, c'est affreux... AAAARGGHHHHHH *s'écroule*
Bon, pour en revenir à votre chapitre : quel enfoiré ce Neal! Et cte canon qui se la joue reine de la nuit, aussi... Bordel, qu'est-ce qu'elle déchire cette fic. Mais qu'est-ce qu'elle déchire. On sent à quel point vous avez bossé sur le scénario, sur les lieux, les persos, tout! Tout est magnifiquement présenté, magnifiquement dit, malgré les quelques et rares fautes. Franchement, c'est du grand art. Et la preview, encore une fois o_O Trop envie d'avoir la suite! Mais on croirait que je vais avoir des ennuis... non?
Tant pis, j'aime ça. *SBAF*

Je vous souhaite une excellente continuation! Votre fic gère tout! Elle déboite, elle déchire! Ma nouvelle mariotête humaine veut la suite!!

*possédée par Neal, elle repart dans ses jeux sanglants en poussant un rire de cinglée...*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Septembre 27, 2009, 01:45:13 pm
Coucou Blackdoom !!

Superbe chapitre, comme d'hab !!

Avant de commencer mes impressions, voici une erreur que j'ai remarqué dans le chapitre...

Citation
[...]se faire force[...]
Ce n'était pas "Se faire forte" ?

Bref, une erreur de rien du tout, c'est juste une faute de frappe ^^
Quelque chose d'autre a pourtant attirer mon attention, lorsque j'ai lu le chapitre :

Citation
-   Alors ? En plus, vous deux, vous êtes des hybrides, persifla le jeune homme.
Citation
Le goupil éclata d’un rire féroce, avant de tourner la tête vers Hunter et les deux hybrides.

Hunter n'est pas un échidné ? Oo Enfin, je me plante peut être, mais j'ai toujours cru qu'il était un hybride, lui aussi. M'enfin bref ^^  

Maintenant, mes impressions sur ce chapitre :
Comme d'hab, un superbe chapitre !! De l'action, même si je plains ce jeune homme qui s'est fait tranché la tête et nos amis qui ont vu le spectacle horrible que ce fou de Neal leur a montré... Eurk XO
Je dois avouer que j'ai frissonné dans la manière dont il le faisait. Parce qu'on dirait qu'il n'avait vraiment pas de remord (ce qui doit être le cas, je pense). Du suspense aussi, parce qu'on se demande ce que va faire ce... "cher" Loth. Ouais... C'est vrai que je me demande bien ce qu'il va faire ^^"
Et cette femme est vraiment une folle, elle aussi. Je la déteste d'avance !! >.<

La preview aussi est mystérieuse, mais bien écrite ^^

Bref, du mystère, de l'action, du mystère... Chapitre génial !! Vivement la suite ^^
Bon courage pour celle-ci d'ailleurs !  


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Septembre 27, 2009, 04:15:26 pm
Dans la fic, Hunter stun humain bien portant.

J'adore, j'adore, ça fait plaisir de faire un bout de lecture avec ça ! Et cette femme zarbi surtout, ça faisait très secte comment elle avait annoncé la chose.
Tain elle mérite qu'on lui envoit du champagne dans la pware aussi.
L'aspect piège est pas mal, avec le bal masqué. J'avais jamais vu un truc du même style.

Et l'chef cuisto en action ! ^-^

Ah, Sephyra, va tuer ailleurs, sinon on peut pas avoir la suite sinon ! è_é"


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Octobre 01, 2009, 04:41:58 pm
Yoy tout le monde, voilà le chapitre 9 ! Ca castagne dès le début. C'est rapide, mais voulu. On n'a pas le temps de savoir ce qui se passe que tout part en vrille. Et si vous voulez des réponses... Lisez la suite ! è_é *SBAF
Kayra < Oui, Hunter est un humain dans cette fic. C'est fait pour, vous aurez les révélations à la fin ^o^

Première partie un peu courte, la suite débarquera rapidement, un peu plus longue cette fois. Sur ce, bonne lecture ! En espérant ne pas avoir laissé trop de fautes cette fois.



Tous, je les vois entrer et sortir. Comme dans un bureau de poste. Ils viennent chercher leur colis, leur cible, et repartent. Puis ils reviennent avec l’avis de réception, les mains tâchées de sang.
Pourquoi font-ils ça ? Qu’est-ce qui les motive ?
Ils ne sont pas si nombreux, c’est vrai. Ce n’est pas une organisation criminelle. Sinon je ne me serais jamais embarqué à leurs côtés.
Pourtant, je regarde cette photo, et j’ai un pincement au cœur. Ils sont là, regardent l’objectif. Moi aussi je suis là, même si on ne me voit pas. Il faut bien quelqu’un pour tenir l’appareil.
Quand je les regarde, j’ai l’impression de voir une photo de famille. Les enfants, les deux plus âgés qui cachent un lourd secret antérieur à ma naissance, et les quelques autres.
J’aurai voulu que ça continue ainsi. Mais la venue de Sephyra était le prélude. Il fallait que ça s’arrête.
Si j’avais su, à cet instant, si j’avais pu m’apercevoir de tout ce qui m’échappait…
Si je n’avais pas été qu’un simple chef cuistot…
Et si…
En fait, je n’aime pas les phrases qui commencent par « si ».



NightDreamers
Chapitre 9 ~ Révélations (Partie 0)


Donf, attelé devant un de ses fourneaux, le tablier ceint autour de la taille, préparait une tarte aux pommes. Il venait de mettre le gâteau dans le four quand le voyant rouge s’alluma. Accroché sur le mur, un petit tableau en bois était surplombé de petits voyants la plupart du temps éteints. En verre, ils étaient placés respectivement devant une annotation écrite, qui nommait une par une chaque pièce du manoir, sauf la bibliothèque. Seuls Donf et le Patron savaient à quoi servaient ces voyants. Et le jeune homme savait très bien ce que le voyant rouge allumé devant le nom « Bureau du Boss » signifiait. Il desserra les fils de son tablier et posa celui-ci sur l’un des fourneaux, avant de mettre les gaz de tous ces derniers à fond.
Il prit une poêle posée sur une table et sortit lentement du réfectoire. Il monta sans bruit les escaliers, puis, après un coup d’œil discret sur la gauche du couloir, se dirigea vers le bureau du Patron. La pénombre était complète. Malgré les fenêtres aux deux extrémités des couloirs, aucune lumière ne passait à travers les vitres. Pas de lune dans le ciel ce soir-là. Donf chercha la poignée de la porte à tâtons, avant de l’ouvrir délicatement. A la lueur de la petite lampe posée sur le bureau, il discerna un corps assis sur la chaise, derrière le meuble en bois. Le jeune homme scruta prudemment le bureau de long en large, puis murmura, un peu hésitant :
-   Patron… ?
Il s’approcha lentement, avançant un pied après l’autre, les yeux rivés sur le corps immobile. Quand ce dernier eut un soubresaut, Donf se fixa et leva sa poêle, prêt à en faire usage.
-   Donf…
L’interpelé baissa son « arme » et contourna en vitesse le bureau pour s’approcher de son Patron, dont la voix était dangereusement faible.
-   Patron, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Vous êtes blessé ? Demanda-t-il en reculant lentement le fauteuil en cuir coulissant.
-   Ils sont venus, ils ont pris les…
L’homme eut une quinte de toux violente qui envoya balader ses lunettes teintées sous le bureau. Donf l’entendit recracher quelque chose qui s’égoutta sur la moquette et sur son costume noir, mais dans la semi-pénombre, il ne distingua rien pouvant lui confirmer ses doutes. Il tâta le corps de son Patron à la recherche de la moindre blessure, mais ne trouva rien, si ce n’est que ses doigts se retrouvèrent humides après leur passage sur le tissu de la veste. Mais mouillées par quoi, exactement… ?
-   Tu sais ce que tu dois faire, tu sais…
Sa voix n’était qu’un murmure. Il ne bougeait plus. Donf comprit qu’il agonisait sous ses yeux, dans ce bureau. Quelqu’un ou quelque chose était entré dans le manoir. Avait attaqué son Patron. Avait réussis à le blesser sérieusement, mais sans blessure apparente.
-   Ne parlez plus, restez calme. Je vais vous emmener à l’hôpital.
Il commençait à sortir son portable de la poche de son jean, quand une main faible lui enserra le poignet.
-   Non… ! Murmura l’homme d’un souffle rauque avant de se remettre à tousser bruyamment.
Il ouvrit alors les paupières avec une fatigue certaine. Le téléphone tomba sur la moquette avec un bruit étouffé. Donf resta muet, stupéfié par le spectacle qui s’offrait à lui. Les yeux de son Patron étaient entièrement blancs. Pas d’iris. Pas de pupilles. Rien. Un vide complet. Le néant le plus total. Un blanc vif, profond, et… Vide en même temps. Même à la faible lueur de la lampe, le jeune homme ressentit tout le mystère, l’horreur mais également l’émerveillement qui brillait malgré ce vide. Ses yeux étaient blancs. Il était aveugle depuis le début, non en raison d’une quelconque attaque récente, Donf en était persuadé. Mais il voyait quand même, cela ne faisait aucun doute non plus.
Le jeune homme sut alors qu’il assistait aux derniers moments de ce personnage si contradictoire.
-   Approche, Donf. Tu sais ce que tu as à faire maintenant, mais il faut que… Que je te révèle une dernière chose… Approche…
Le jeune homme s’abaissa un peu et se mit au niveau de son Patron. Celui-ci lui murmura alors d’une voix entrecoupée et agonisante le terrible secret qui pesait sur sa conscience depuis trop longtemps. Le bureau prit des allures mystiques. La nuit devint le témoin secret et muet de cette ultime confession qui ébranla l’esprit du cuistot.
-   Fais ce que tu as à faire, dorénavant…
L’homme fixa une dernière fois ses yeux blancs sur Donf avant de rendre son dernier soupir. Celui-ci abaissa délicatement les paupières sur ses yeux vides, conscient d’être dépositaire d’un terrible secret. Mais il n’avait pas de temps à perdre. Ils allaient revenir. Donf prit une grande inspiration, avant de se diriger à pas de géants vers les deux portes du bureau. Il les ouvrit en grand. Elles claquèrent contre le mur après avoir pivotées à cent-quatre-vingt degrés sur leurs gonds. Mais le temps n’était plus à perdre à rester discret. Il lui fallait se dépêcher. Il dévala les escaliers quatre à quatre, se dirigea vers le réfectoire, sauta par-dessus le comptoir et gagna le fond de ses cuisines, où il prit deux bidons d’essence. L’air dans le réfectoire était saturé de gaz. Mais Donf n’avait plus le temps. Il repassa par-dessus le comptoir, les deux bidons à la main, puis remonta les escaliers en vitesse. Il gagna de nouveau le bureau de son Patron, et posa les deux gros bidons. Les tiroirs. Malgré sa hâte, Donf prit le temps de repousser le fauteuil roulant sur lequel était avachi le corps inerte avec précaution, non sans un certain recueillement. Puis il prit le tiroir à deux mains, et les retira avec force de leur emplacement avant de les poser un à un sur le bureau. Il les vida l’un après l’autre, prit le sac en cuir de travail qui était posé sur la moquette, à côté du bureau, et fourra en vitesse tout ce qu’il avait rassemblé dans le sac. Il prit soin de tasser suffisamment les innombrables feuilles volantes pour coincer les quelques livres – pas très gros, heureusement – qui traînaient sur le bureau. Puis il ferma le sac d’un clic caractéristique sur l’encoche, contourna le bureau, et jeta son fouillis dans le couloir. Il prit alors un bidon, dévissa le bouchon avec force et laissa s’écouler une longue traînée dans toute la largeur du bureau. Puis, d’après les derniers ordres de son Patron, mais non sans une peine perceptible, il arrosa le corps inerte d’une gerbe d’essence. Après avoir pris soin d’inonder la pièce sous une coulée d’humidité visqueuse et dégoulinante, Donf prit le deuxième bidon sous son bras, et laissa le premier écouler une traînée d’essence du bureau dans tout le couloir. Une fois le couloir lui aussi imprégné, il jeta le bidon vide dans les escaliers avant de faire de même avec le sac en cuir, ayant pris soin de ne pas l’arroser au passage. Il ouvrit ensuite le deuxième bidon et descendit à son tour les marches en laissant le liquide se répandre. Il fit ainsi le tour du salon, puis lâcha d’un geste vif une gigantesque gerbe dans le réfectoire. Il sentait la chaleur qui augmentait dans l’air. Le gaz se répandait en même temps que l’odeur de l’essence. Le mélange était plus qu’explosif. Mais Donf n’avait pas encore terminé. Il attrapa le sac en cuir et le balança au fond du réfectoire.
Vif, il sauta une nouvelle fois par-dessus le comptoir, et ramena deux bombonnes de gaz de taille moyenne. Il en plaça une entre les deux escaliers, bien contre le mur, puis monta les marches en prenant l’escalier de droite, là où il n’avait pas répandu d’essence. Il plaça la deuxième bombonne en face du bureau de son Patron, portes ouvertes. Enfin, il se frotta les mains, satisfait du résultat.
Quand soudain une vitre explosa. Donf se retourna. Il ne savait pas de quelle chambre exactement cela provenait, mais le bruit venait du couloir gauche. Il ne perdit pas une seconde. Au moment où il atteignait les premières marches au pas de course, une porte explosa. Il sentit un copeau de bois vernis lui frôler la nuque avant de dévaler les escaliers. Un feulement féroce retentit à l’étage au moment où il tombait sur le cul aux bas de l’escalier, après avoir loupé une marche. Il se releva promptement et se jeta en direction du réfectoire, passa le comptoir, les tables, et atteignit la porte qui menait à la bibliothèque. Vite, les clés…
Un grondement retentit alors. Une masse venait de s’écraser sur le sol, après avoir sauté du premier étage. Donf inséra la clé dans la serrure, tourna une fois, puis ouvrit la porte et inséra la clé de l’autre côté avant de se retourner. Il empoigna le sac en cuir en jetant un coup d’œil en direction de l’entrée. Ce qu’il devina, plus qu’il ne vit dans la pénombre, ne pourrait être décrit. Une sorte de serpent aux anneaux aussi épais qu’un pneu de voiture gisait sur le parvis de l’entrée, s’enchevêtrant lui-même dans son immense corps. Il était teinté d’un voile ténébreux, mais Donf aperçut avec netteté les deux globes aussi gros que son poing briller au milieu du fouillis d’anneaux. Deux yeux aussi sombres que le sang, d’un rouge menaçant. Le jeune homme se sentit l’espace d’un instant pétrifié par ce regard sauvage et meurtrier. Une longue langue fourchue traversa les ténèbres accompagnée d’un sifflement redoutable, réveillant Donf de son hypnose. Il sortit de sa poche un briquet, tandis que le reptile jouait de ses anneaux et se dressait lentement du mieux qu’il pouvait dans l’entrée du manoir. Nul doute que le plafond n’était pas encore assez haut pour lui. Il ouvrit lentement la gueule, découvrant deux crocs nacrés dirigés vers le jeune homme. Celui-ci ouvrit le clapet de son zippo d’un geste vif. La flamme brûla vivement dans la pénombre. Il leva le bras.
-   Et dire que j’ai eu peur en regardant Anaconda… Va pourrir en enfer.
Il jeta son zippo de toutes ses forces au milieu du gaz répandu dans tout le rez-de-chaussée, avant de se jeter sur la porte et de la fermer vivement sur lui, lâchant le sac qui tomba de quelques marches. Il tourna la clé dans la serrure, juste avant qu’une explosion d’une incroyable intensité ne l’envoi s’affaler aux bas des escaliers en pierre. Il se cogna la tête contre le mur et émit une plainte sourde. Ses lunettes volèrent sur le sol en pierre. Les fondations du bâtiment vacillèrent, mais les couinements du béton et les tremblements du sol n’étaient rien en comparaison du son suraigu qui empli l’atmosphère. Un hurlement d’une sauvagerie sans limite. Une plainte inhumaine, obligeant Donf à se couvrir les oreilles de ses mains. Un coup sourd et particulièrement violent s’abattit alors sur la seule et unique porte, en haut des marches.
-   Pas la peine ! Hurla Donf, les mains plaquées sur ses oreilles. Cette pièce est une barrière, la serrure est close ! Rien ni personne ne peut franchir cette porte scellée !
Un nouveau hurlement retentit alors, plus virulent que le premier, avant qu’une seconde explosion ne retentisse. Les lumières de la bibliothèque, qui s’étaient allumées en même temps que la porte avait été ouverte, grésillèrent puis s’éteignirent tout à fait. Donf, sous l’effet de la plainte assourdissante, accouplée à la trop forte odeur de gaz et d’essence ; sous les tremblements violents du sol, et le coup à la tête qui le lancinait sévèrement, s’affaissa lentement sur le sol froid et tomba dans l’inconscience sans même s’en rendre compte…


Saïko haussa les sourcils de surprise lorsque les lumières à l’intérieur de la bâtisse s’éteignirent. L’étrange vibration qui s’était fait ressentir à ce moment là avait atteint leur promontoire, pourtant éloigné du manoir. Le médaillon se mit à briller.
-   Saïko !
-   Il se passe quelque chose ! S’exclama le renard.
Myosotis s’approcha de lui à pas feutrés, les bras toujours croisés. Un cri dénaturé, féminin, leur parvint alors. Saïko se releva promptement, mû par une soudaine angoisse.
-   Les autres sont en danger ! S’exclama-t-il en fixant le manoir, plongé maintenant au creux de la nuit.
Eux-mêmes étaient plongés dans la pénombre. La lune, cette nuit-là, ne leur offrait pas sa luminosité. C’était à peine s’ils pouvaient se voir l’un l’autre.
-   Descendre la colline prendrait trop de temps. Il aurait fallu y réfléchir avant, dit la jeune femme, toujours aussi calme.
-   Accroche-toi à moi.
-   Pardon ?
-   Passe tes mains autour de moi et accroche-toi à mon dos ! Répéta Saïko, contrarié.
-   Mais qu’est-ce que tu comptes faire ? Demanda Myosotis en obtempérant, glissant ses bras dans la fourrure du renard.
-   Ne t’inquiète pas. Tiens-toi bien.
Saïko ferma les yeux. L’atmosphère sembla se contracter un court instant. La chaleur augmenta, et un curieux courant d’air les enveloppa. Le goupil releva alors les paupières, le fond de ses pupilles brûlant d’une flamme puissante. Il contracta les muscles de ses jambes, se prépara au saut et fit un bond prodigieux. Myosotis se cramponna. Son saut était tout simplement suicidaire : ce côté-ci de la butte était bien trop escarpé pour oser descendre par là. Encore moins y sauter. Mais à sa grande surprise, alors qu’ils se trouvaient au plus haut de leur bond, la gravité ne sembla pas vouloir les y faire descendre. Ils planèrent docilement au-dessus du vide, descendant très lentement, une douce chaleur les enveloppant. Les quelques vieux troncs d’arbres morts perchés à même le flanc ne les éraflèrent pas. Ils atteignirent le sol avec souplesse.
-   Mais comment tu peux faire ça… ? Demanda la jeune femme en se desserrant de son étreinte.
-   Pas le temps d’expliquer. On fonce !
Et le goupil se mit à courir, Myosotis sur ses talons.


*****
***


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hunter le Octobre 01, 2009, 04:45:29 pm
Saïko, en plus d'avoir un nom de femme, il fait des demandes étranges ._. Bref.

Je passe commenter sur l'ensemble de la fic. C'est du beau boulot. Bon, il doit rester des fautes, mais personne n'est parfait, hein ? Toi, tu manies parfaitement tout ce qui touche à l'intrigue, tu sais garder un voile de mystère permanent. Pareil pour les sentiments, c'est du lourd ... 'Puis on en veut toujours plus. Tu sais te faire attendre.

Concernant l'histoire, bah ... Ça avance petit à petit ~~ Quelque chose me dit que ça va péter dans pas longtemps. Plus fort que ce qu'on a pu voir.

Sur ce, bonne continuation x)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Octobre 01, 2009, 06:23:46 pm
'Tain, la scène du patron ça faisait trop "Ecoute... je suis... ton père..."
NOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!! *Donf s'étrangla alors dans sa douleur immense*

... mais perso, je préfère ta version. C'est le cas de le dire : ce début de chap pète. Je ne m'attendais pas à ce que la "maison" soit détruite aussi rapidement, ça fait de la peine mais en même temps ça fait avancer l'histoire... en gros, on s'ennuie pas une seule seconde, ça rebondit dans tous les sens et dès qu'on croit qu'une mission va marcher, ben... elle foire XD *ne fait aucune allusion à Zalos, Hunty et Sephy emprisonnés dans le manoir*
Bref, du grand art, comme j'ai l'habitude de le dire sur ce topic. Je me pose de plus en plus de questions et c'est chiant. J'ai jamais su entretenir un suspense pareil, moi. Je vous hais. Argh, que je vous hais! *PAF*

Et en plus vous nous donnez des leçons universelles du style "comment foutre le feu à un manoir en trois étapes" et bonus : "comment casser un serpent en le comparant à un film d'horreur". Du grand art, à ce niveau-là aussi. *PAF*

Encore une fois, un grand bravo... et j'ai hâte de commenter la suite parce que je sais déjà qu'elle déchire! Ah, et une dernière chose : je considère quand même que vous avez rempli votre part du contrat, alors j'honorerai la mienne... è__é Vous l'aurez, votre foutue photo!
*s'enfuit*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Octobre 01, 2009, 08:01:56 pm
* Saïko surgit du ciel dans le sifflement d'un Avion de Chasse et s'écrase sur Hunter, l'aplatissant de nombreuses fois avant de planter sa serpe de bois en travers la tête de l'échidné... mais avec le sourire ! * (J'exige une preuve pour cette grave accusation non fondée ! èoé)

Brooo ! Désolé pour tout ce retard ! C'est pas ma faute c'est... c'est le lycée ! Maudit soit ce Sanctuaire de l'ennuie et de la perte de temps ! èoé
Enfin bref, je suis là pour poser un commentaire pendant que j'ai le temps ! ^^

Alors, je dois déjà dire que j'ai adoré les précédents chapitres ! En particulier celui du piège ! L'ambiance est superbe et la mort violente du jeune homme est génial ! Quelle classe ce Neal ! Et puis la mystérieuse femme, elle fait pas dans la dentelle apparemment ! J'ai hâte de voir ce que vont subir nos courageux héros piégés !

En ce qui concerne ce chapitre là : toujours aussi génial ! Les descriptions et puis cette ambiance, mon dieux cette ambiance ! *3* La nuit devient de plus en plus sombre, les choses sérieuses sont en train d'arriver, le mystérieux Boss est mort (d'ailleurs je suis d'accord avec Sephy, comment ça fait Star Wars XDD) ! Je me demande bien ce qu'il a pu dire à Donf avant de s'en aller... surement un truc pas très gaie... ou pire encore : c'est lui qui est devenu le Boss a la place du Boss ! °0°
Enfin bref, va falloir attendre un peu avant de savoir tout ça. Saïko est Myosotis font encore faire parler d'eux ! Après tout, les vrais héros viennent toujours à point nommé ! >o> *SHBÖCK* Par contre, je crains la réaction de mon petit renard lorsqu'il passera la salle principale... avec tous les invités... enfin ce qu'il en reste... o_o

Je te tend un pouce fièrement levé Bro, une fois de plus c'est un chapitre qui casse tout ! J'attends la suite avec grande impatience ! Tu as un don pour cultiver le mystère et le suspense ! Continue comme ça ! Et tarde pas pour répondre, je veux voir qui mourra en premier ! 


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Feurnard le Octobre 02, 2009, 11:06:52 pm
Pour un "outsider" comme moi le héros de l'histoire est Sephyra avec une légère tendance à la focalisation sur Saïko. Étonnamment Hunter qui profite à peu près de la même attention passe inaperçu, très secondaire, un simple adjuvant. Ce doit être une question d'identification du lecteur au personnage, les deux sus-cités étant extérieurs à l'organisation, ils ont tendance à ne pas tout savoir, comme nous.
L'intrigue se cristallise d'abord autour de ces quatre puis cinq filles sautant de je-ne-sais-plus-où, à noter que la cinquième arrive bien tard. Problème, cette intrigue voulue ou non s'achève en queue de poisson. Quant à la seconde, le rendez-vous, tout comme la première j'hésite à appeler ça une intrigue. On sent qu'il faudrait quelque chose derrière pour lier le tout et que ça manque cruellement. Une fois encore, le faux exorciste et les ombres d'Hunter passent complètement inaperçus.

Les descriptions surtout vestimentaires manquent de pertinence et surtout de repères, au moment des déplacements il est difficile de suivre, en général on se contente de constater où ils se trouvent sans chercher à savoir comment ils y sont arrivés - alors que tu le dis, on ne le lit pas. Les personnages manquent toujours de consistance malgré des détails trop banals et l'information par le dialogue n'aide pas.
Aussi, il arrive que le texte dise au lecteur quoi penser au lieu de le lui faire penser, des "l'atmosphère était telle" au lieu des cigares à la Flaubert, peu importe, en plus des inévitables discours libres en pleine narration il y a des intrusions du narrateur parasites. De même qu'une frénésie à dissimuler de l'information et même à dire que l'information est dissimulée. Trop de mystères tue le mystère, merci. À force les événements perdent de leur importance et donc de leur intérêt et l'histoire ne tient plus que par ses personnages ce qui, pour une histoire, n'est pas très flatteur.

Je crois avoir fait le tour.


Titre: Re : Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Octobre 03, 2009, 09:06:19 am
Vous l'aurez, votre foutue photo!

*Oreille x3*

J'ai entendu photo ? ^-^

Fernard a fait un sacré résumé en tout cas, on croirait un véritable commentaire/dissert composé ou je ne sais quoi, c'est assez impressionnant en un post de cette taille... ( quoique, ces condensés m'étonneront toujours. )

L'histoire avance encore ! J'ai hâte encore de voir ce qu'il va se passer... Saïko, on dirait trop un genre de Playboy o_o Accroche toi à ma taille ! Oh non je ne ferais jamais ça o/ Mais si bien sûr, je t'emmène loin de tout ce bazar ^o^ ! Oh merci Saïko, je t'aaaaaimeuh *Se prend un pavé de manoir en pleine gueule*

C'est que j'vais finir schizo moi.
Et ça va PETER O_O *se fait trainer par des hommes en blouse blanche*
j'ai hâte quoi .o. et j'veux savoir c'est quoi cette histoire de photo ou j'te casse le cou. *sbaf*



Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Octobre 04, 2009, 12:28:00 pm
Pardon pour le retard, Blackdoom T.T Vraiment désolée !!!

Ah, sinon :

Dooonf !!!
Non, réveille-toi >.< Veux pas que tu meurs !!! Veut pas XO
*Tout le monde regarde la louve, les yeux écarquillés. Celle-ci fait un sourire bêta - comme elle, au passage - et regarde ensuite l'auteur de ce récit.*

Bref.
J'en étais sûre, par contre, le Patron avait quelque chose a caché avec ses yeux ^^' Par contre, je me demande comment il pouvait voir... Enfin, il est mort maintenant. NOOON !!! T.T

*Une fois encore, énormément de monde la regarde, surpris.*

Héhé ^^"
Enfin, je me demande quand même quelle est cette chose terrible que le Patron avait à cacher et qu'il a révéler à Donf. Bref, c'est un superbe chapitre, plein d'action. J'espère qu'ils s'en sortiront tous >.< Et que Donf survivra, aussi !!
Enfin, Myosotis a du courage... J'oserai pas m'accrocher à la taille d'un mec... ^^" J'espère en tout cas qu'ils vont tous survivre. Je sais pas combien de fois je l'ai dit, au moins tu comprendras ce que je pense XD

Citation de: Sephy-san
'Tain, la scène du patron ça faisait trop "Ecoute... je suis... ton père..."
NOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!! *Donf s'étrangla alors dans sa douleur immense*

XD C'est vrai que ça y ressemble un peu !

Citation de: Blackdoom
Oui, Hunter est un humain dans cette fic.

Ok ! Merci ! ^^

Enfin, superbe chapitre, belle description, du suspense...
Bon courage pour la suite ^^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hygualanga le Octobre 07, 2009, 01:56:45 pm
Ahaha, j'ai utilisé mes rares temps libres de ces cinq derniers jour pour lire ta fic et je ne suis pas déçus. J'adore l'histoire, très sombre, les relations entre les acteurs (et les acteurs) bref je crois que j'aime à peu près tout. Pourquoi le patron meurt, c'est trop triste, surtout qu'il était apparemment aveugle. Ce chapitre neuf commence super bien, encore plus d'action et de suspens que les précédents (mais il faut se reposer de temps en temps ^^).
Bref, bonne continuation.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Octobre 08, 2009, 07:45:01 pm
Je vous remercie à tous d'être d'être passés ! Ca fait toujours plaisir ^o^

Feurnard < Salut le renard ! Ca faisait un bout de temps, je suis content que tu viennes poser tes pattes ici le temps d'un commentaire ^^
- Les focalisations sont peut-être un peu brouillonnes, oui. J'explique : au début c'était simple, on suivait Sephyra qui entrait peu à peu dans cette organisation bizarre, et parallèlement, le Saïko qui glande dans la même ville à la recherche d'on ne sait quoi. Mais maintenant que tout le monde est réunit, qu'on connaît un peu mieux les persos, c'est difficile de rester attaché sur un seul. J'essaye donc de passer la donne de l'un à l'autre, sans en oublier un seul, mais vu le groupe, c'est un peu difficile parfois... Je suis pas à l'aise avec les groupes compacts, ça se voit apparemment. Mais tout ça va s'arranger avec un évènement un peu spécial qui arrivera d'ici quelques chapitres.
- Les descriptions vestimentaires ne sont vraiment pas mon fort, j'essaye justement de m'entraîner, pas d'occulter ce défaut. Donc normal que ce soit pas très étoffé, mais j'y travaille. M'enfin, c'est toujours bon de relever quand même.
- Les paragraphes pour savoir comment sont-ils allés quelque part, je trouve pas ça très intriguant pour la fic en elle-même. Là on sait qu'ils ont pris le train, ça suffit, je vais pas passer une page entière à décrire les sièges et les autres habitants des compartiments x)
- Par contre que le texte incite le lecteur à penser plutôt qu'à imaginer, ça, c'est pas bon. Je ferai un peu plus attention pour la suite.
- Enfin, pour le reste, tout est justifiable. S'il y a trop de mystères, c'est pour que le lecteur perde le peu de repères qu'il peut déjà avoir acquis. La ville, le manoir, le patron, les "missions"... Tout ça, c'est terminé, et le lecteur plonge alors dans le même brouillard que les personnages. On sait pas ce qui arrive, mais ça arrive. Pareil, si l'impression que plusieurs intrigues se superposent sans avoir de lien derrière, c'est maîtrisé (enfin, j'espère). D'ailleurs ce chapitre 9 appelé justement "Révélations Partie 0" ne cache pas ce qu'il a à dire : il pose les bases des mystères. J'ai bien dis les bases. A partir de là, on peut dire que l'action commence vraiment et que les évènements vont s'ancrer dans un scénario "principal".
- Ce qu'on peut reprocher c'est un début trop long à venir, c'est vrai. J'ai écris comme les chapitres me venaient à l'esprit, c'est-à-dire dans un premier temps de développer les relations entre personnages et les mystères qui s'accumulent. C'est peut-être une faute, pour l'instant on ne me l'a pas reproché, mais c'est à voir. Enfin bref, maintenant que c'est fait...
- Au final il n'y a qu'une seule chose qui me chiffonne vraiment, puisque je suis d'accord avec toi pour le reste : tu parles "d'intrusions du narrateur". Alors là, je voudrais voir ça de mes propres yeux. Ce n'est pas que je te crois pas, mais justement j'aimerais bien avoir un exemple, parce que je vois vraiment pas.
Sinon je crois que c'est tout. Merci à toi d'être passé, ça confirme quelques appréhensions que j'avais, je vais pouvoir faire attention ^^

Sephyra < Pas moyen d'être discrète hein è_é Par contre votre penderie, ça, vous savez la garder ! Mon honneur d'homme aurait dû passer après, j'aurai peut-être pu apercevoir quelque chose d'utile è_é
Capita < Mais nan, c'est qu'une photo chérie ^O^ *Meurt
Saïko < Frérot ! T'en fais pas, je sais que le lycée ça bouffe le temps, surtout la Terminale. Je t'en veux pas, viens plutôt boire un bon verre de Malibu près de la cheminée éoè Et passe le bonjour à notre frère commun ! XD
Hunter < Bien fait, t'avais qu'à pas insulter mon frangin. C'est vrai qu'il a un prénom de fille, mais c'est pas sa faute ! ... Enfin si, mais... *Fuit
Kayra < T'accrocher au dos d'un mec ? Tu te sens pas capable ? Mais si regarde ! *Enlève sa chemise d'un geste bogoss et gonfle son torse de mâle* Accroche-toi à môa ! è__é *Sa femme débarque, le tabasse à coups de frigo puis laisse tomber la chemise sur lui en le laissant pour mort*
Hya... Mec, merci d'être passé, ça fait plaisir ^o^ J'espère que la suite te plaira également !

Bon, je crois avoir répondu à tout le monde... Dieu que c'était long ! Mais ça fait plaisir de devoir répondre à autant de monde, en même temps. Je vous remercie encore une fois ! Je vous laisse avec la fin du chapitre 9, les choses s'accélèrent, mais le prochain chapitre va calmer un peu... Pour très peu de temps. Le chap' 11 fait cinq pages, et c'est du rapide. Donc soufflez bien, et je vous laisse pour l'instant avec la preview du chapitre 10. Au fait, je voudrais signaler qu'Hunter est passé sur ce bout de chapitre avant qu'il ne soit posté. Y reste sûrement quelques fautes, mais sûrement moins que d'habitude ._. Enfin j'espère.
Et je dédie ce morceau de chapitre à Sephyra, plus particulièrement le petit poème tout au bout.
Tchao ! ^^




-   S’il faut parler, alors parlons peu mais parlons bien. J’ai des questions à vous poser.
La jeune femme offrit son plus beau sourire à Hunter. Celui-ci prit bien soin de ne pas descendre ses yeux sur le magnifique décolleté qui offrait une très belle vue sur les formes avantageuses de son interlocutrice.
-   Mais je t’écoute, mon tendre chasseur, susurra-t-elle l’air ravie, plongeant ses yeux d’un vert foncé dans le regard du jeune homme.
Celui-ci eut l’impression qu’il était aspiré par la profondeur de son regard. Au creux de ce vert si attirant était ancrée une toute petite touche d’un noir ténébreux, qui semblait vouloir l’aspirer dans la nuit. Hunter se ressaisit.
-   C’était qui, le type qui m’a attaqué ? Votre fameux « exorciste » ?
-   Oh, tu veux parler de Loth ? C’est un jeune homme très mignon. Mais pas aussi attirant que toi…
Elle joignit ses mains sous son menton, s’avançant ostensiblement sur le bureau vers son interlocuteur. Son décolleté suivit le mouvement, s’offrant un peu plus à la vue du jeune homme. Hunter serra les dents.
-   Qu’est-ce qu’il me voulait ? Demanda-t-il sans détours.
-   Non pas ta mort, bien entendu, mais simplement laisser sa marque. Autre chose ?
-   Sa marque ? Quelle marque ? Pourquoi ?
Un rire enfantin résonna alors à ses oreilles. Une affreuse migraine le lancina si soudainement qu’il fut pris d’un sérieux vertige. Il ferma les yeux et se boucha les oreilles, la  mâchoire crispée, le corps raidi sur sa chaise. Sephyra lança un timide coup d’œil en sa direction. Leurs bourreaux se tenaient juste derrière eux, mais ils avaient maintenant le droit de tourner leur regard. La roussette se posait maintes questions. Que s’était-il passé durant la léthargie d’Hunter ? Saïko l’avait sauvé in-extremis, au bord de l’étouffement, alors qu’il était inconscient. Il avait raconté avoir entendu le jeune homme hurler lorsqu’il s’était réveillé après l’attaque. Leur ennemie passa un doigt sur ses lèvres sensuelles, la mine ravie.
-   Qu’est-ce que c’est que tout ce cinéma ?
La voix était glaciale. Un brusque changement de température s’opéra dans la petite pièce. Zalosta fixait la jeune femme d’un regard dur, sans équivoque, les sourcils plus froncés que jamais. Dans ses yeux, le désir de tuer. Sephyra réprima un frisson.
-   Vous vous demandez pourquoi cette violence envers vous ? Pourquoi tout ceci arrive alors que vous n’avez rien demandé ? Oui, après tout c’est compréhensible… Ce n’est pas de votre faute. Mais à votre insu, vous déteniez quelques petites choses qui nous étaient nécessaires…
-   Nécessaires ? A quoi ? A ramener la « Nuit éternelle » ?
-   Tout à fait, répondit l’inconnue sans se départir de son sourire énigmatique.
-   Les ténèbres…
Zalosta émit un sifflement méprisable entre ses dents.
-   Vous devriez changer de religion. C’est plus à la mode.
-   C’est justement ce qui fait le grandiose de notre projet, voyons ! répondit-elle, enjouée.
-   Et quelles sont ces choses qui vous sont nécessaires ? Demanda Sephyra sans se démonter face au regard que lui lança la jeune femme quand elle prit la parole.
Un regard qui dura une éternité selon elle. Des étranges rires remontèrent de ses souvenirs. Sa gorge se serra, comme sous l’emprise d’une émotion inconnue qui la submergeait toute entière.
-   Sephyra… Enfin nous nous voyons. Si tu savais combien d’années j’ai attendu ce moment…
Le regard et le sourire de leur ennemie avait changé. En tout cas aux yeux de la roussette. Ils s’étaient faits tendres, sincères et émouvants.
-   Je ne vois pas… Je ne vois pas de quoi vous voulez parler… Répliqua-t-elle difficilement en essayant du mieux qu’elle pouvait de masquer sa gêne.
A ce moment, son sourire disparut, et le vert de ses yeux se noya dans les ténèbres de ses pupilles. Ses ongles s’enfoncèrent dans la chair de ses mains, et ses traits, auparavant détendus, laissèrent place à une colère visible et tourmentée. Elle détourna son regard et lâcha avec mépris, comme vexée :
-   Tu te souviendras bien assez tôt.
-   Bon, et pour revenir à vos nécessités ? Demanda Zalosta, qui n’avait rien cerné de l’échange indirect qui s’était produit entre son amie et son ennemie.
-   Les deux gamins… Répondit cette dernière sans la regarder, sans même prendre conscience de l’importance de sa déclaration.
La hérissonne se leva d’un coup. Sa chaise tomba en arrière. Une pointe effilée traversa le tissu de sa robe dans son dos et pénétra sa chair. Le sang perla et coula le long des poils de sa fine fourrure. Heureusement, la lame n’était entrée que de très peu ; ce n’était qu’un avertissement. Mais à ce moment-même, Zalosta ne sentit pas la moindre petite douleur. L’idée qu’Arthur et Millie puissent être entre les griffes d’un ennemi tel que le renard fou lui était insupportable. Elle se retourna lentement, comme pour s’assurer que celui-ci était bien là, dans la même pièce qu’elle, incapable de se trouver en deux endroits à la fois. Il lui adressa un sourire meurtrier. Elle put par ce fait découvrir aussi leurs bourreaux, sans pour autant leur attacher la moindre importance. Ils étaient un peu plus petits qu’elle, complètement noirs, et leurs bras n’étaient que deux lames. Comme paire d’yeux, seules deux petites fentes ovales et blanches ressortaient de cette noirceur. Son bourreau personnel réitéra sa menace en levant son « bras-lame » vers la poitrine de la hérissonne. Celle-ci prit le dossier de la chaise d’une main et la remit en place, avant de se rasseoir lentement, raide comme une pierre tombale.
-   Qu’allez-vous leur faire… ? Susurra-t-elle avec un tel grondement glacial dans la voix que Sephyra la regarda en biais, pétrifiée.
-   On en a besoin… Répondit une nouvelle fois la jeune femme évasivement.
L’attitude de Zalosta, bien que meurtrière à souhait, ne l’intriguait nullement. Elle restait comme plongée dans ses pensées, n’osant plus regarder aucun de ses trois détenus. Elle eut alors un soupir. Ce qui sembla être à Sephyra un long soupir triste.

A ce moment, le mur derrière la jeune femme s’effrita soudainement, puis s’écroula. Le choc de l’éboulis désarçonna tout le monde dans un premier moment, puis Zalosta se reprit. Elle se leva, et, d’un même geste, empoigna sa chaise par le dossier et fracassa le petit bourreau d’un puissant coup sur la tête. Les deux autres levèrent alors leurs larmes, aussi véloces que des insectes, mais ils retombèrent comme des mouches, pétrifiés dans la glace qui se brisa, elle et leurs corps noirs, lorsqu’ils chutèrent lourdement sur le sol. Le bruit caractéristique de la lourde lame fendant les airs, qu’elle n’avait que trop entendu quelques jours avant, ne lui parvint que trop tard avec le bruit infernal de l’éboulis. Un corps agile se glissa alors vivement devant elle, et une fois encore, la faux s’arrêta entre les deux lames des katanas. Neal poussa un grognement sauvage. Hunter, qui semblait avoir soudainement repris ses esprits, balança son poing dans le museau du goupil avec une force si prodigieuse que la faux en retomba sur le sol, alors que son propriétaire s’écrasait contre la porte qui vira de ses gonds. Les trois amis se retournèrent et découvrirent ensemble, derrière les débris de murs, Myosotis, son couteau à la longue lame levé, les yeux d’un violet perçant et surnaturel. Zalosta regarda son ennemie. Elle était restée assise, penchée sur le bureau, indifférente à ce qui se tramait autour d’elle. Comme en état de choc, encore plongée dans ses pensées. La mâchoire de la hérissonne se contracta sous l’effroyable haine qui imprégnait tous ses sens. Un courant d’air glacial balaya la petite lampe de bureau, givrant l’ampoule qui y était vissée et la brisant de toutes parts. Sephyra, surmontant une angoisse inexpliquée, prit la main de son amie, l’étreignant même avec la froideur cadavérique de ce membre.
-   Zalosta, pas maintenant ! Cria-t-elle à l’intention de la hérissonne, comme pour mieux qu’elle ne l’entende sous sa couche de haine.
Un rugissement bestial retentit alors de la pièce adjacente où ils s’étaient fait capturer. Le regard de Zalosta se fit plus haineux que jamais. Elle hurla de toutes ses forces. Ses piques se dressèrent, et son regard violet se fit plus glacial que jamais. Elle frappa un grand coup contre le bureau, brisant le bois vernis sous une prodigieuse puissance. Elle en retira un poignet ensanglanté, avant de suivre l’impulsion de Sephyra qui tentait de l’entraîner loin d’ici. Elles escaladèrent les gravats à la suite de Hunter et retrouvèrent Saïko et Myosotis. Ils se mirent alors à courir, le plus vite possible, le plus loin d’ici.
Neal revint enragé de la pièce adjacente. Il ramassa sa faux avec fureur. Mais alors qu’il allait s’élancer avec vivacité derrière ses adversaires, un signe de sa Maîtresse l’en dissuada. Elle avait levé la main d’un air stricte, l’interdisant de tout mouvement.
-   MAIS POURQUOI ?! Hurla-t-il sauvagement.
Elle se leva sévèrement et le regarda droit dans les yeux.
-   Je t’interdis de les suivre pour le moment !
Neal grogna furieusement en détournant le regard. Ses griffes se serrèrent sur le manche de sa faux, et il passa sa rage sur les chaises en les tailladant de toutes parts, à grand renfort de hurlements sauvages.
La jeune femme regarda le mur défoncé par lequel ses invités s’étaient enfuis. Dans ses yeux, aucun regret. Mais au contraire, une grande mélancolie l’habitait. Une mélancolie qui l’habitait depuis son retour sur cette planète. Non… La rencontre avec sa chère et tendre Sephyra ne s’était vraiment pas déroulée comme elle l’avait rêvé. Mais elle aurait dû s’en douter…
Au dehors, une nuit sans lune aidait les fuyards à prendre leurs jambes à leur cou, à contrecœur. Quelques nuages noirs traînaient encore, semblables à des morceaux d’étoffes rapiécés, comme si la tempête, contre toute attente, s’était retenue d’éclater.


-   Bon dieu, quelle fournaise là-dedans !
L’homme en uniforme rouge marcha dans les décombres du manoir. Il écrasa sous ses bottes ignifugées un semblant de plastique calciné. Un deuxième homme marcha rapidement en sa direction, essayant de se frayer un chemin parmi ce qui restait de la bâtisse.
-   Chef ! On a retrouvé plusieurs morceaux éparpillés de ce qui semble être une bombonne de gaz !
-   Une bombonne de gaz… ? Voilà d’où provient l’incendie. Vous avez retrouvé des corps ?
-   Un seul, et en mauvais état…
Le chef de la patrouille de pompiers jeta un regard circulaire sur le rez-de-chaussée du manoir, couvert de suie et de cendre. L’un des deux escaliers s’était effondré, l’autre tenait… en partie du moins. La partie droite de la bâtisse avait succombé aux explosions et à l’incendie, et s’était écroulée sur ses fondations. Cependant, comme par miracle, la partie gauche était plutôt bien conservée. C’était même incroyable, compte tenu de la gravité de l’incendie.
-   Et merde, on est arrivé trop tard… Apportez une civière et dégagez-moi ce corps tout de suite. Amenez-le à l’hôpital, ils se chargeront du reste. Ah, et que quelqu’un se charge d’appelez les flics. ‘M’étonne qu’ils soient pas déjà là, ces flemmards…
-   Bien compris, chef.
Son subordonné quitta les décombres et se dirigea vers le camion rouge qui s’était garé dans le parvis de l’entrée. Le conducteur avait dû défoncer l’imposante grille en fer pour amener le camion assez près et ainsi éteindre l’incendie… Non sans beaucoup d’efforts et de temps.
Le pompier se dirigea à sa gauche, levant ses bottes noires pour surmonter les gravats. Le toit s’était en partie effondré, lui aussi. Le lustre gisait au milieu de l’entrée, les ampoules fracassées en morceaux, le métal tordu et noirci par endroit. Il traversa tant bien que mal ce qui semblait être un réfectoire. Les murs ainsi que les fenêtres sur sa gauche avaient été évincés par le souffle de l’explosion. Cependant, à sa grande surprise, le fond de la pièce semblait avoir été protégé de l’accident. En particulier la zone qui entourait une unique porte en bois. Celle-ci et une partie du mur qui l’entourait étaient intactes. Le professionnel regarda le phénomène sans comprendre.
-   Ca, c’est pas normal… Après une panne générale d’électricité, voilà qu’une porte résiste aux flammes ! Je devrais peut-être prendre ma retraite…

L’aube était proche, mais il faisait encore nuit. Le gyrophare du camion de pompier lançait une lueur rouge blafarde sur les décombres du manoir. Loth admirait le spectacle, perché sur le rebord du toit de l’immeuble qui faisait face à la bâtisse. Il observa plus attentivement la partie gauche.
-   Un kekkai…, murmura-t-il pour lui-même.
Le serpent, dont la longueur prenait toute la surface du toit, roula sur ses anneaux et se dressa derrière le jeune homme drapé dans son long manteau noir, en poussant un maigre feulement.
-   Ce n’est rien… Non, ce n’est pas grave. Tu as fait du bon travail, ce soir. Je suis fier de toi.
Loth leva la main droite et claqua des doigts dans le vide. Aussitôt, le serpent se leva bien haut, dominant Loth de toute sa taille (qui faisait en comparaison presque la moitié de l’immeuble… Voir les trois quarts), et ouvrit la mâchoire en sifflant bruyamment, crocs levés en signe d’attaque. Puis, sous une vive impulsion, il s’abattit sur le jeune homme, qu’il engloba tout à fait dans sa gueule entièrement noire. Tout son corps s’arc-bouta sur lui-même, et il disparut dans un voile de ténèbres qui entoura Loth avant de s’évanouir tout à fait. Celui-ci ne cilla pas. Il resta quelques minutes à contempler les décombres encore fumants. Un étrange sourire se dessina sur ses lèvres quand il aperçut la civière emporter sous un drap blanc le seul corps qui restait à l’intérieur des murs calcinés. Puis il disparut, comme le serpent, dans un voile de ténèbres.
Le temps d’une seconde, il s’était évaporé.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Octobre 08, 2009, 07:48:06 pm
Donf dégagea le pot de fleurs qui tomba en arrière et se brisa en morceaux, répandant les fleurs qu’il contenait sur le sol. Celles-ci étaient fanées, défraîchies depuis longtemps sans eau pour les abreuver. Le jeune homme envoya le sac en cuir noir se balader sur le sol avant de se hisser à l’aide de ses bras. Puis il roula sur le côté, haletant. Il reprit son souffle après quelques minutes, le temps que ses vertiges se calment, clignant des yeux sous le jour naissant alors qu’il sortait à peine d’une pénombre totale, puis se leva lentement. Le passage secret l’avait amené dans le jardin du manoir, juste derrière la bâtisse. Il regarda gravement, avec un pincement au cœur, le bâtiment détruit, calciné par les flammes. Tant d’années… Tant de travail, de rencontres, de meurtres. Pour en arriver là. Donf sortit un paquet de cigarettes de sa poche et en coinça une entre ses lèvres. Il chercha quelques secondes son zippo fétiche avant de se rappeler qu’il l’avait jeté quelques heures plus tôt… Définitivement. Il prit alors un petit briquet de secours qu’il gardait toujours sur lui. Au cas où. Il mit une main en visière autour du bout de la cigarette, et au bout de quelques secondes, une fumée s’en échappa. Il rangea le briquet dans la poche arrière de son jean, avant d’inspirer une grande bouffée en regardant les décombres.
-   Et merde, j’ai perdu mon job… Sale nuit.
Il ne prit même pas la peine de recouvrir la sortie du passage secret. Il se retourna, ramassa le sac en cuir, et, sans plus un regard en arrière, s’aida d’un arbre et sauta par-dessus le petit muret avant de s’éloigner.


La jeune femme, qui n’avait pas encore changé sa robe noire, pénétra dans la pièce sombre. Dans le grand bureau, un homme, les bras croisés derrière son dos, regardait les étoiles à travers une grande baie vitrée qui prenait toute la longueur de la pièce. Il était enveloppé de la tête aux pieds d’une longue cape en tissu rouge, dont la capuche couvrait sa tête.
-   Alors ? Comment ça s’est passé ? Demanda-t-il sans se retourner.
Il avait la voix sombre d’un homme conspirateur, enchaîné par le mal, trahi par des années de souffrances… Qu’il avait enduré lui-même, mais qu’il avait aussi su faire partager à des innocents. La jeune femme resta sur le pas de la porte.
-   Mal.
-   Je t’avais prévenu que cela ne pouvait se passer comme tu le souhaitais.
-   Je le sais… Murmura-t-elle, envahie par la tristesse.
Sa mélancolie laissa bientôt place à une sourde colère.
-   Mais c’est de sa faute ! Moi je me souviens d’elle, de ce qui s’est passé ! Pourquoi pas elle ? Pourquoi faut-il qu’elle ait tout oublié ?! Mais… Ca me fait mal... Elle est pour moi tout ce qu’il me reste…
L’homme se retourna et s’approcha d’elle lentement. Et il l’enlaça.
-   Je sais, Lena. Je comprends ce que ça fait, de se sentir trahi et oublié par les personnes que nous aimons le plus. Surtout quand celles-ci représentent notre dernier point d’attache sur cette planète…
La dénommée Lena se laissa tomber dans les bras de son chef et laissa quelques larmes couler sur ses joues parfaites. L’homme desserra lentement son étreinte. Il la prit par la main et l’amena devant la baie vitrée.
-   Je ne comprends pas… Moi, je me souviens. Pourquoi pas elle ?
-   Elle était trop jeune à ce moment là. Toi tu t’en souviens parce que tu es revenue.
-   Mais quand bien même… Ces souvenirs doivent encore être présents dans son esprit, au creux de sa mémoire, de son cœur… Même inconsciemment… J’espérais qu’en me revoyant, elle se rappellerait.
-   Regarde les étoiles, Lena.
Celle-ci obéit docilement et leva les yeux. A travers la vitre, haut dans le ciel, resplendissaient les douces et lointaines petites lumières, semblables à des torches laissées allumées loin d’ici, sur d’autres planètes.
-   Tu vois toutes ces étoiles ? Elles, se rappellent de nos prédécesseurs. Des générations entières sont passées, ont vécu, et sont mortes. Mais les étoiles, elles, restent les mêmes, malgré toutes ces générations. Malgré ces décennies passées et répétées bêtement, elles continuent de briller. Elles seules sont les témoins muets et immuables du temps qui passe, indéfiniment…
Lena contempla ces prestigieux souvenirs du temps passé et présent avec respect.
-   Et elles seront encore là, quand nous même auront fait ce que la vie nous demande de lui offrir…
Ils restèrent un moment ainsi, dans le silence, à regarder le ciel. La vérité que lui apprenait son chef s’insinuait lentement dans l’esprit de Lena. Les étoiles, elles, étaient déjà là quand son histoire avait commencé. Quand leur histoire avait commencé. Et elles seraient encore les témoins immortels de ce qu’ils préparaient dans le secret. L’homme à ses côtés la ramena brusquement à la réalité.
-   Lena, veux-tu tuer Sephyra ?
La jeune femme ferma les yeux, imaginant les centaines et les centaines de vies qui s’étaient déjà déroulées sous la lueur de ces torches éternelles. De chacun des choix que ces centaines et ces centaines de vies avaient été obligées de faire. Alors en son cœur, en secret, elle prit sa décision, à son tour. Elle releva lentement les paupières, et ses yeux d’un vert sombre contemplèrent la nuit avec assurance.




« En vain, dans ce désert aride,
Sous nos pas tout s’est effacé.
Viens : où l’éternité réside
On retrouve jusqu’au passé.
Là sont nos rêves pleins de charmes,
Et nos adieux trempés de larmes,
Nos vœux et nos soupirs perdus.
Là refleuriront nos jeunesses ;
Et les objets de nos tristesses
A nos regrets seront rendus… »


Nouvelles Méditations poétiques, « Le Passé », Lamartine



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Plus rien ne sera pareil…
Voilà ce que nous avions à l'esprit.


-   La porte – et même l’étage entier je suppose -, est protégé par un kekkai. La serrure est elle aussi verrouillée par un système de magie qui m’est inconnu.
-   Un kekkai ? Demanda Sephyra, surprise.

Le quotidien auquel nous avions finis par nous accoutumer, les personnes que l'on croisait, les midis au réfectoire, les missions... Tout ça, c'était terminé.
Le monde tel qu'on le connaissait venait de disparaître sous nos yeux.


-   Mais qu’est-ce que c’est que ces conneries…
-   Ca dit quoi ? Demandèrent en même temps Saïko et Hunter, au comble de l’impatience.
-   Mon premier est bavard, mon deuxième est un oiseau, mon troisième un chocolat, et mon tout est une délicieuse pâtisserie.

Ces réflexions étaient inscrites dans nos pensées. Dans les miennes, et dans les siennes. Nous avions fait partie de ces personnes, de cette vie. Nous l'avions choisis délibérément, indépendamment de toute opinion extérieure.

-   Est-ce qu’un client a pris une chambre ici, aujourd’hui ? Demanda-t-il la voix fiévreuse et tremblante.
-   Oui monsieur, et pas qu’un seul, c’est le but d’un hôtel. Le nom de votre ami ?
-   Euh… Donf ! S’exclama-t-il après une courte hésitation, ne connaissant pas le nom de son Patron.

Nous n'avions plus rien, plus personne à part eux.
A part ça.


-   Donf… ?
-   Ce qu’ils comptent faire… C’est… C’est impossible… C’est horrible…, Articula difficilement le  jeune homme.
-   Où sont les autres ?! S’écria alors Hunter en agitant Donf par les épaules.

-   Il va falloir te réveiller, Lucia…

Tout redevient comme avant... En fait, pas tant que ça.
Tout était enfin terminé. Et tout pouvait commencer...




NightDreamers
Chapitre 10 ~ Eveils


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Octobre 08, 2009, 08:04:53 pm
Tain, j'ai bien fait de rester sur le pc pour avoir cette suite. BFM TV, ça va deux minutes.
J'aime beaucoup la courte reconversion de Neal en bucheron, sur le coup ça m'a fait tripé .o. Et le pétage de câble de Zalosta, j'ai adoré, c'était croustillant, j'trouve pas d'autres mots.
Un kekkai, moi j'sais ce que c'est u.u *se prend une armoire à manga dans la poire*
Et c'est fou, j'arrive pas à voir le lien que peu avoir Sephy avec cette Lena oô... 'Fin dans la fic en tout cas.

Post nul, commentaire nul, mais moi j'ai sommeil. J'suis contente de lire ce bout de chapitre, ça me fait ma ptite lecture du soir. J'ai hâte de voir la suite ! o_o


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Octobre 09, 2009, 02:52:43 pm
Purée, on l'a échappée belle on dirait o_o Heureusement que Saïko et Myo-chan étaient là *"Myo-chan" fout un coup de tatane à Sephyra*

J'ai adoré cette partie même si ya trop de mystères et que je pige que dalle et que ça m'énerve. Va falloir que tu nous apportes vite des réponses pour éviter que ça devienne lourdingue.
En tout cas, j'ai beau me triturer le cerveau, comme Capi-chan je me demande bien quel peut être le lien entre ma Sephy et cette Lena... Intriguant, très intriguant! Et le prologue roxxe, comme d'hab. J'ai trop hâte de lire la suite, c'est un truc de ouf de mort qui tue.

Ah, et je vous remercie de m'avoir dédié ce bout de chapitre é_è Comme c'est émeutant! En tout cas j'espère que la suite sera aussi bien, voire meilleure encore que tous les chapitres que vous avez rédigés jusqu'à présent ^0^
Je vous souhaite une excellente continuation, très cher!


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Octobre 10, 2009, 01:22:28 pm
Wouah...

Magnifique suite ! Suspense, action et sentiment s'y mêle énormément X)

Enfin, j'ai beaucoup aimé ! Je me demande bien quel est le lien entre Lena et Sephyra, et j'espère que la folle (euh, pardon, la femme) va rien faire à Arthur et Millie !!!
En tout cas c'est magnifique, cette suite. Heureusement que Saïko et Myosotis était là, j'avais peur é.è Ah, et Hunter, bien joué pour le coup de poing XD
Longue à souhait, cette fin de chapitre ! En plus on s'ennuie pas, y a vraiment de l'action ^^ Ah, et Donf est vivant !! OUAISS !!! XD
*On la regarde avec de gros yeux.*

Héhé ^^"
Zalosta est mimi avec les enfants ^^ J'ai bien aimé ce passage, je l'ai trouvé sentimental !
Citation
T'accrocher au dos d'un mec ? Tu te sens pas capable ? Mais si regarde ! *Enlève sa chemise d'un geste bogoss et gonfle son torse de mâle* Accroche-toi à môa ! è__é

é.è
*La louve hésite.*

T'es sûr que je peux ? Mais je me sens vraiment pas capable...


M'enfin bref, une belle suite ^^ Bon courage pour le prochain chapitre, j'ai hâte de le voir ^^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hygualanga le Octobre 10, 2009, 01:52:32 pm
Yes, une suite.
Mais quel est le lien qui entre Sephyra et Lena ? En tout cas cette dernière a l'air de bien la connaître.
Une suite super, je vois pas quoi dire de plus. Y'a quand même un moment ou j'ai eu peur pour le groupe.
C'est tout, bonne suite.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Octobre 12, 2009, 07:37:52 pm
Capita < è_é *Te balance en plus de l'armoire les DVDs japonais de Kara no Kyoukai !*
Sephyra < "Myo-chan", je met ça de côté. Et oui c'est bon vous allez avoir vos débuts de réponses aux mystères mystérieux è_é *SBAF
Kayra < *Sort de sous sa tombe, les cheveux plein de verres de terre* JE SUIS VIVAAAANT !! :°0°-iste *Un Dragon dans une Viper rouge lui roule dessus sans ménagement*
Hygualanga (C'est plus fort que toi !) < Content que tu sois repassé ! Ravi que ça te plaise, et j'apporte la suite ^o^

Merci d'être là, encore et toujours :snif::bouhou: C'est que... Ca me fait plaisir... é__è
*rature la ligne du dessus* On dirait un monologue de Sephyra, je suis pas rousse merde. *Fuit
Bref, j'espère que la suite vous plaira autant si ce n'est plus ! Merci de passer, et je vous annonce que je bosse sur le chap' 12 ^o^
A la prochaine !



Plus rien ne sera pareil.
Voilà ce que nous avions à l'esprit. Le quotidien auquel nous avions finis par nous accoutumer, les personnes que l'on croisait, les midis au réfectoire, les missions... Tout ça, c'était terminé.
Le monde tel qu'on le connaissait venait de disparaître sous nos yeux.
Ces réflexions étaient inscrites dans nos pensées. Dans les miennes, et dans les siennes. Nous avions fait partie de ces personnes, de cette vie. Nous l'avions choisis délibérément, indépendamment de toute opinion extérieure. Nous n'avions plus rien, plus personne à part eux. A part ça.
Tout redevient comme avant... En fait, pas tant que ça.
Tout était enfin terminé. Et tout pouvait commencer...




NightDreamers
Chapitre 10 ~ Eveils



Le petit groupe, fatigué et fourbu, resta immobile face au terrible spectacle. Le manoir était détruit. Saïko, en retrait, le visage navré, regarda ses trois compagnons avec tristesse. Lui aussi, il savait ce que c’était, de perdre son foyer, ses amis… Sa famille. Sa fratrie. Zalosta chercha inconsciemment la main de Sephyra, et la trouva prête à l’accueillir. Elles restèrent silencieuses devant l’imposante grille en fer qui gisait sur le sol, tordue et évincée. Hunter retira  lentement son chapeau blanc et le tint sur son torse en fermant les yeux. Même son Démon accepta le recueillement sans broncher.
-   Les enfants, Donf… Murmura Zalosta avec peine.
Elle fit un pas en avant, mais la main de Sephyra dans la sienne la retint.
-   Non, Zalosta… Ce n’est pas la peine…
-   Mais vous ne trouvez pas ça bizarre que la partie gauche soit… Presque intacte ? Intervint Myosotis en s’avançant.
Elle sortit le couteau qui était accroché dans son dos grâce à la ceinture de son kimono, et trancha le ruban jaune qui interdisait le passage.
-   On trouvera peut-être quelque chose. Qui sait, des survivants, même…
Saïko grogna intérieurement. Ce que faisait la jeune femme était tout simplement stupide. Qu’il y ait une partie plus intacte que l’autre ne changeait rien au fait que le bâtiment avait été incendié. Elle donnait un redoutable espoir à ses trois compagnons. Espoir qui pouvait se retourner contre eux, à un prix encore plus atroce que le choc de voir le manoir détruit à leur arrivée. Dire aux familles de victimes qu’il y avait une chance que celles-ci ne soient pas mortes, pour finalement revenir au même résultat macabre, c’était les tuer une deuxième fois. Et la douleur n’en était que plus vive…

Myosotis, tout à son affaire, s’engagea tranquillement sur le parvis caillouteux. Dans le jardin de l’entrée, les deux plus proches arbres de la bâtisse avaient brûlés. Les flammes avaient dû être d’une incroyable intensité pour s’échapper ainsi des fenêtres et venir lécher les branches de ces végétaux, pourtant éloignés de plusieurs mètres ! La jeune femme marcha sans gêne aucune sur la grande porte à moitié couverte de suie et incendiée. Elle jeta un coup d’œil dans toutes les directions, jugeant le drame, puis s’avança dans le réfectoire. Saïko, lui, préféra faire le tour du manoir par le côté, accompagné d’un pas traînant par Hunter. Les deux autres hybrides avaient lentement suivi Myosotis. Celle-ci s’arrêta devant la porte intacte de l’entrée de la bibliothèque. Elle inspecta vivement les contours.
-   Vous voyez ? Qu’est-ce que je vous avais dit ? Dit-elle d’un ton neutre.
Zalosta se retint de la balancer elle-même contre la porte intacte, trop impatiente de saisir la poignée de celle-ci. En vain. Elle était fermée à clé. A ce moment là, un étrange grognement se profila dans la gorge de la hérissonne, sourd au début, puis de plus en plus fort. Sephyra et Myosotis reculèrent d’un même geste. Une rage sans précédente éclata en Zalosta, et elle déversa sa haine sur la petite porte en bois à grands coups de poings, de pieds et de cris. C’en était trop. La réception, l’étrange et désagréable rencontre, la peur, la colère, puis la matinée passée dans le wagon-bagages pour revenir en fraude, entre les cahots, l’exiguïté du compartiment et les amers ressentiments de sa soirée, enfin le manoir qu’elle découvrait dévasté, les enfants en danger, Donf et son Patron disparus… Elle n’en pouvait plus.
Elle hurla un grand coup, se jetant elle-même contre la porte. De petites larmes de souffrance, de colère et d’appréhension coulèrent d’elles-mêmes sur les fines joues de la hérissonne. Elle se laissa tomber sur le sol, tremblante et épuisée, la respiration saccadée. Sephyra s’approcha et s’agenouilla auprès d’elle, et elle passa lentement un bras autour de ses épaules.
-   Zalosta, ça va aller… ?
Pour toute réponse, celle-ci se jeta dans les bras de son amie, ne retenant plus ses larmes, le museau fourré dans la poitrine de la roussette. Celle-ci la tint contre elle, l’entourant de ses bras réconfortants.
-   Lâche-toi un bon coup, ça ira mieux après…
Myosotis reposa son regard sur la serrure de la porte. Elle ferma les paupières, se concentra, puis les ouvrit à nouveau. Ses iris s’étaient teintés d’un violet fluorescent, surnaturel. Des étranges reflets noirs semblaient virevolter entre les contrastes de ce profond violet. A ses yeux apparut alors la serrure, accompagnée de la porte et du pan de mur sur le côté. Mais pas seulement. D’inexplicables lignes rouges palpitantes et transparentes traversaient sa vision et semblaient profondément ancrées dans les objets même. Puis ce fut comme une interférence qui apparut le temps d’une demi-seconde, d’un bleu transparent lui aussi. Elle se concentra plus intensément, et l’interférence réapparut soudainement un peu plus longtemps. Myosotis pu élucider le problème de la porte intacte. L’interférence avait la forme d’une sorte de halo, qui entourait la porte et passait à travers mur et plafond. Derrière celui-ci, la porte apparaissait presque floue, brouillée par intermittence comme une image mal reçue sur une télé. Elle leva son bras droit et approcha sa main du halo. Elle rencontra une faible résistance, mais son bras passa à travers le halo.
-   Un kekkai… Murmura-t-elle pour elle-même.

Elle s’avança alors lentement et passa à travers le bleu transparent. La porte redevint nette à ses yeux. Elle se concentra sur la serrure. Apparue alors d’étranges signes entre la ferraille, là où on entrait la clé pour faire jouer le système compliqué de la sécurité. Des marques d’un bleu transparent, comme le halo, qui contrastaient singulièrement avec les lignes rouges palpitantes.
Sephyra et Zalosta s’étaient relevées sur le côté pour ne pas gêner la jeune femme. La hérissonne séchait discrètement ses larmes, maintenant honteuse d’avoir craquée ainsi.
-   Myosotis, tu as découvert quelque chose ? Demanda-t-elle en s’éclaircissant la voix, voulant faire oublier le passage qui venait de se dérouler et qui lui apparaissait comme une faiblesse avouée.
Leur compagne referma les paupières. Quand elle les ouvrit, ses yeux retrouvèrent leur gris-vert habituel. Les deux hybrides l’interrogèrent du regard.
-   La porte – et même l’étage entier je suppose -, est protégée par un kekkai. La serrure est elle aussi verrouillée par un système de magie qui m’est inconnu.
-   Un kekkai ? Demanda Sephyra, surprise.
-   Une barrière magique, si tu préfères, lui répondit Myosotis sans prendre à part  l’ignorance de la roussette.
Zalosta fronça les sourcils.
-   Mais logiquement on ne peut pas passer à travers un kekkai, remarqua-t-elle en appuyant fortement sur la négation.
-   Il semblerait que le jeteur ait fait une exception pour certaines personnes seulement… Peut-être celles en qui il avait confiance. Mais ce ne sont que des suppositions.
Sephyra regarda la porte.
-   Si elle était verrouillée et inaccessible, alors il y a sûrement, à l’intérieur…
Elle s’interrompit d’elle-même. Il y eut un bruit sec, puis le cliquetis d’une serrure ouverte. La poignée ronde se tourna lentement, et la porte s’ouvrit. Les trois amies reculèrent vivement, et à leur grand étonnement tombèrent sur Saïko. Hunter le suivait juste derrière, dans l’escalier. Zalosta le chercha vivement du regard, attendant un geste, une réponse, un espoir. Mais celui-ci baissa les yeux, le visage éteint. La hérissonne sentit son cœur se geler à l’intérieur de sa poitrine. Alors c’était cela, ce que ressentaient ses victimes quand elle les gelait ? C’était effroyable…
Par instinct, Sephyra lui prit à nouveau la main et chercha son regard. Mais Zalosta ne fit aucun geste. Elle resta la bouche entre-ouverte, les yeux perdus dans le vague. Saïko le remarqua et en conçut une indescriptible peine.
-   Allons, il ne faut pas perdre espoir, dit-il, la voix douce et réconfortante. Tout n’est pas encore perdu. La bibliothèque est intacte, je suis certain qu’ils se sont réfugiés ici. Hunter et moi avons découvert un passage qui mène du jardin à cette pièce. C’est comme une issue de secours secrète ! Ils se sont sûrement échappés par-là, et doivent être loin d’ici à l’heure qu’il est. Loin, mais saufs.
Zalosta leva lentement la tête, la mine triste. Mais le renard avait réveillé en ses yeux une étincelle d’espoir… Qu’il ne faudrait certainement pas pour lui avoir allumé en vain. Il se surprit lui-même à sourire malgré ses doutes profonds. Sephyra le remercia intérieurement en lui accordant un discret sourire à son tour.
Il se retourna et leur fit signe de le suivre dans le sous-sol. Hunter s’effaça pour laisser passer le petit groupe, avant de les suivre dans la large pièce. Il faisait noir. Les lumières avaient grillés, et avec la porte d’entrée ouverte en haut des marches, on discernait à peine les étagères et les tables. Tout au plus quelques ombres que l’on frôlait.
-   Cherchez quelque chose, ils ont sûrement laissé une note, un indice pour qu’on sache où ils sont allés, conseilla Saïko dont la voix calme résonna dans la cave aménagée.
Ils se dispersèrent, avançant lentement pour éviter de se prendre un meuble dans la pénombre. Zalosta tâta avec précaution les tables, glissant ses mains à l’aveuglette sur les surfaces en bois, lorsque qu’elle percuta quelque chose qui tomba à terre avec légèreté.
-   Ah ! S’écria-t-elle.
-   Quoi ? T’as trouvé quelque chose ? Résonna la voix grave de Hunter.
-   Un bout de papier je crois, mais je l’ai fait tombé…
Un bruit sourd se fit alors entendre tout de suite accompagné d’un gémissement plaintif.
-   Tu t’es pris une table ? Demanda Hunter en se retenant de rire sans joie.
-   Le premier qui se moque servira de statue dans cette foutue pièce pour l’éternité, gronda la voix glaciale de Zalosta.
Un bruit de frottement sur le sol. Un bruit de papier froissé.
-   Je l’ai ! Remontons.
Le petit groupe revint au réfectoire, aidé dans le noir par la lumière du jour qui entrait par la porte, leur montrant la sortie. Zalosta posa le papier à plat sur une table noircie après l’avoir déplié. Sur celui-ci, une écriture rapide et brouillonne avalait les lignes.
-   Mais qu’est-ce que c’est que ces conneries…
-   Ca dit quoi ? Demandèrent en même temps Saïko et Hunter, au comble de l’impatience.
-   Mon premier est bavard, mon deuxième est un oiseau, mon troisième un chocolat, et mon tout est une délicieuse pâtisserie, lut Zalosta sans même se retourner.
Hunter et Saïko se regardèrent en même temps.
-   Fais voir, demanda le jeune homme d’un ton ferme.
La hérissonne se retourna et lui tendit le petit bout de papier froissé. Tous se rassemblèrent autour de Hunter et lurent le même texte sans rien comprendre de plus. Le jeune homme gronda en même temps que Zalosta. Le papier passa entre les mains de Saïko, qui réfléchit d’un air songeur, avant que Sephyra ne s’y penche elle-même. Myosotis, les bras croisés, regardait la devinette d’un air curieux.
-   C’est tout ce qu’ils ont trouvé ?! Mais qu’est-ce qu’ils ont foutu bordel ! S’énerva Hunter.
-   Du calme, on a au moins la preuve qu’ils sont vivants, releva Saïko d’un ton sage.
-   Quelle preuve ? Ca peut aussi bien être un piège ! Rétorqua Zalosta en tapant du poing contre la table.
-   Calmez-vous ! Ca ne sert à rien de s’énerver pour rien. Tentons plutôt de déchiffrer cette charade, intervint à son tour Sephyra en prenant la défense du renard.
Celui-ci répéta pour lui-même chaque ligne de la devinette en fronçant les sourcils. Sephyra lisait et relisait les mots un par un, tentant de trouver le plus rapidement possible la solution avant que son amie la hérissonne ne s’énerve pour de bon. Myosotis quant à elle fit quelques pas en direction d’une ancienne fenêtre remplacée par un trou béant. Elle regarda le ciel bleu, puis un sourire se dessina sur ses lèvres.
-   C’est vrai, c’est délicieux une bavaroise…

Un grand silence succéda à ses paroles. Saïko la regarda, puis à son tour sa bouche s’étira en un large sourire.
-   Mais oui, une bavaroise !
Le renard rit de lui-même face à cette charade qui semblait si compliquée, et qui ne l’était pas du tout en vérité. Le regard de leurs compagnons passait de la jeune femme au goupil sans rien comprendre.
-   Quoi, vous avez compris ? Alors expliquez au lieu de vous foutre de nous ! S’insurgea Hunter en s’approchant de Saïko.
-   Oui, oui, excusez-moi. Mais c’est si simple, quand on s’en rend compte ! Bon, alors.
Sephyra rendit le petit mot à Saïko, et celui-ci décortiqua chaque phrase.
-   « Mon premier est bavard », donc « bavard ».
-   Quoi… ? Demanda Zalosta, qui ne comprenait pas.
-   Attendez, attendez ! « Mon deuxième est un oiseau », donc « oiseau » !
-   « Bavard », « oiseau », répéta Sephyra en attendant la solution finale.
-   « Mon troisième un chocolat », donc « chocolat » ! « Et mon tout est une pâtisserie…
-   Une bavaroise au chocolat ! S’écria Zalosta sans y croire.
Hunter restait lui aussi perplexe et demanda à revoir le petit bout de papier. Sephyra cherchait encore le piège dans cette simplicité.
-   C’est tout bête ! S’exclamait le renard.
Myosotis restait immobile, les yeux fermés, un léger sourire flottant sur ses lèvres.
-   Bon, mettons, rétorqua la hérissonne après avoir lu une dernière fois la devinette. Ca nous amène à quoi ?
Saïko reprit une attitude plus sage, non sans perdre son sourire.
-   Et bien je pense que, par peur que nos ennemis n’arrivent avant nous, ils nous ont laissés un message « crypté », pour nous dire où ils sont allés.
-   Un peu léger, ton « cryptage », répliqua Hunter en grognant.
-   Je ne pense pas, c’est tellement simple qu’on ne voit pas tout de suite la solution.
-   Pas tout de suite, mais en prenant cinq minutes pour réfléchir, on comprend quand même. Myosotis n’a pas mis longtemps, qui nous dit que ceux qui ont attaqués le manoir n’ont pas fait ça pour nous piéger ? Et même si c’étaient le Patron et les enfants, qui nous dit que nos ennemis ne sont pas passés avant nous ? Déclama la hérissonne.
-   Zalosta, si tu réfutes toutes mes conclusions, on ne saura jamais si ton patron, ton cuistot et les enfants vont bien. Piège ou pas, on n’a que ce petit bout de papier pour nous aider.
-   De toute façon le kekkai était intacte. Il s’est désactivé au moment où Saïko a tourné la clé dans la serrure. Donc, par logique, cette porte est restée fermée depuis le moment où la barrière a été activée jusqu’à notre arrivée. Personne n’est entré, personne n’est sorti. Par la porte en tout cas.
Le hérissonne se renfrogna.
-   Bon… Mais on fait quoi alors ?
-   Vous ne connaissez pas un endroit ici, ou une ville proche qui pourrait avoir un lien avec la bavaroise ? Demanda le renard en regardant chacun de ses compagnons.
Ceux-ci réfléchirent, mais aucun ne trouva de lieu approprié.
-   Mikada, un peu plus dans le sud, connut pour ses fameuses pâtisseries.
Tout le monde regarda Myosotis.
-   Encore un truc appris dans un de tes magazines, c’est ça ? Demanda Zalosta, perplexe et un peu vexée.
-   Tout à fait, justifia la jeune femme en regardant la hérissonne sans ciller.
-   Bon, alors direction Mikada. Et on fera quoi une fois là-bas, mademoiselle-je-sais-tout ?
-   Je n’en sais rien. Chercher, pourquoi pas ? Ca a l’air logique.
-   Aah, oui, chercher. Effectivement ! C’est tellement logique que je n’y ai pas pensé.
Un long silence s’ensuivit. Zalosta et Myosotis se défiaient du regard. Saïko et Sephyra, mal à l’aise, sentaient qu’ils devaient intervenir.
-   Si Myosotis a raison, c’est la seule voie qu’il nous reste, Zalosta…, dit la roussette.
-   Oui, une fois là-bas on trouvera sûrement quelque chose pour nous remettre sur la route. Mais si on reste ici, on ne va jamais y arriver.
-   Bon, alors on fonce à Mikada, déclama Hunter, résumant la pensée générale.
Zalosta n’en resta pas moins vexée et en colère, et ne détacha pas son regard de Myosotis. Celle-ci la dépassa sans faire attention à elle et sortit avec les autres du manoir. Avant de continuer leur chemin vers la gare, Hunter et Zalosta jetèrent un dernier coup d’œil à « leur maison ». Ils ne la reverraient certainement plus. En tout cas, plus comme avant.

*****
***


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hygualanga le Octobre 12, 2009, 08:48:54 pm
Ahaha, le jeu de mot. On ne me l'avais jamais fait...
Bon je vais essayer de pas copié collé en partie mon dernier commentaire...
Alors que tout le monde s'acharne sur la porte et la serrure, Hunter et Saiko font le tour, ils ont tout compris (les gars en force, normal quoi...).
Myosotis en a des connaisances oO, et donc des secrets (génial).Des tensions entre cette dernière et Zalosta, ça promet, mais ça peut être drôle aussi. J'attend de voir.
Bien trouvé la devinette, je n'aurais pas réussi à m'endormir ce soir si je n'avais pas eu la réponse; en plus elle colle bien à Donf. Le problème c'est que je ne vais quand même pas dormir tout de suite... maintenant j'ai faim.
Bon travail et comme d'habitude bonne continuation.
 


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Octobre 13, 2009, 08:55:26 am
La devinette n'est pas de moi, mais de notre cher Victor Hugo x)
Fallait que je la case quelque part dans cette fic, obligé °^°
J'espère que t'auras réussi à t'endormir quand même ! Si tu veux là j'ai du Snickers et des nouilles japonaises, t'en veux ? *Fuit


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Octobre 13, 2009, 03:52:14 pm
Bon ca fait un moment que j'ai pas fait de com et pour changer je laisse au autre le soin de te faire les compliments, je vais pas les répéter. J'aime toujours autant l'ambiance sombre et sinistre de ta fic. Passons aux trucs chiants. Les fautes.


 
Citation
et venir lécher les branches de ces végétales, pourtant éloignés de plusieurs mètres !
Un végétal, des végétaux.

Citation
elle déversa sa haine sur la petite porte en bois à grand coups de poings, de pieds et de cris.
A grands coups de poings…

Citation
A ses yeux apparurent alors la serrure, accompagnée de la
C'est la serrure qui apparaît, pas les yeux.

Citation
-   Un bout de papier je crois, mais je l’ai fais tombé…
Je l'ai fait tomber. ^^ Je savais pas Zalos si maladroite. *Se fait congeler*

Citation
Myosotis, les bras croisés, regardait la devinette d’un air curieuse.
C'est l'air qui est curieux.

Citation
-   C’est tout ce qu’ils ont trouvé ?! Mais qu’est-ce qu’ils ont foutus bordel ! S’énerva Hunter.
Foutu. Participe passé. Pas besoin de te faire un dessin.

Citation
Personne n’est entré, personne n’est sortit. Par la porte en tout cas.
Idem, sorti.
Y'en a un peu moins là mais presque toujours les mêmes. ^^

On sent bien l'atmosphère chargée de tristesse dans ce passage. Zalos s'inquiète vraiment pour les enfants… tous les sentiments sont d'ailleurs presque axés que sur elle. Je savais pas que Zalos avait des sentiments. XD *se refait congeler.* On sent Myosotis parfaitement indifférente mais les autres c'est assez vague. Il n'y a rien de précis  Tu aurais peu développer tout ça. Enfin ça viendra peut être avec la suite.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Octobre 14, 2009, 06:11:16 am
Il serait temps que je commente moi! ^0^ Super suite, je ne regrette pas de faire de la pub à votre fic sur ma bannière finalement (mais à nos prochains gages, attendez vous à bien pire que ça è_é)

Bon, je continue de penser qu'un demi chap c'est vraiment trop court TOT mais en même temps cela vous permet d'avancer alors bon. J'ose espérer que vous tiendrez votre promesse : la suite est postée, Jeudi qui vient, à 20h30 au plus tard! è_é *PAF*

Sinon j'ai bien aimé le passage avec Zalosta qui s'acharne sur la porte, et que après elle pleure TOT c'est triiste é_è Mais c'est cool d'être son amie, d'ailleurs ya des fois où elle me rappelle ma Sephy, Zalos.
Enfin bon! J'espère que vous vous êtes trouvé un bon hôtel 5 étoiles et que vous nous attendez les pieds sur la table avec un cigare à la main, Donfy? è_é Parce qu'il serait temps de trouver réponses à nos questions! J'ai trop envie de tout savoir sur cette Lena et ses plans diaboliques TOT

Bref, félicitations pour cette suite, malgré les fautes relevées par Miko ^0^ Je vous souhaite une excellente continuation, et je vous dis à bientôt!


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Octobre 14, 2009, 05:42:35 pm
*Eclate de rire*

J'adore la devinette, Blackdoom ^^

Enfin, sinon, salut ^^

Donc, comme je le disais, j'adore la devinette. En lisant ce passage, je me suis dit : "Hein ?!" Je dois avouer que je n'ai vraiment rien compris ^^" Heureusement que Myosotis et Saïko sont là pour nous éclairer ^^
En tout cas c'est un beau début de chapitre. J'ai beaucoup aimé les sentiments à l'intérieur, et c'est vraiment super bien décrit. Le passage avec Zalosta qui pleure est le plus émouvant (ça paraît logique, mais bon...). Et Saïko, je l'adore !! Il a réconforté Zalosta, c'est vraiment trop gentil =3
Enfin, l'endroit où ils vont aller, ça me donne envie de manger... *Se fait courser par une certaine hérissonne qui détient un pouvoir glaçant* Une bavaroise. Au chocolat, en plus. Nan, franchement, là j'ai faim XD

Mais j'ai beaucoup aimé ce début de chapitre, vraiment captivant, bien écrit, et tellement émouvant... Sephy-san, t'es super aussi ^^ Heureusement que tu étais là pour réconforter Zalosta ^^
Bref, un beau chapitre !! Merci de nous faire rêver, Blackdoom ^^

Bon courage pour la suite !! 


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Octobre 15, 2009, 11:07:11 pm
ABOUHGABOUGAWAAALRAZAAAH !
Ouais ça vous dérange ? Désolé, j'avais envie de gueuler, et c'était trop facile de juste marquer "aaaaah". Vive notre monde.
Mais passons à la suite avec joie et entrain voulez-vous !

Miko
Alors déjà les fautes. Je vais corriger juste après posté ce chapitre Miko, t'en fais pas, et merci d'être passé une nouvelle fois.
Citation
Un végétal, des végétaux.
Ah oui c'est comme au tiercé ! Un cheval, des chevaux. ... Non, n'essayez pas de comprendre en fait ._. *Meurt
Citation
^^ Je savais pas Zalos si maladroite.
Mais euh mais c'était dans le noir et tout *SBAF
Citation
Participe passé. Pas besoin de te faire un dessin.Y'en a un peu moins là mais presque toujours les mêmes. ^^
Erf. Je fais gaffe, je fais gaffe, j'apprends à les débusquer. On a toujours quelque chose à apprendre ! En tout cas s'il y en a moins c'est que je suis en bonne voie. Ou que c'est dû au hasard ._.

Citation
La devinette n'est pas de moi, mais de notre cher Victor Hugo x)
Je retiens l'abruti qui a osé dévoilé mes inspirations è_é *Seppuku

Hygua'
Citation de: Hygualanga
Bon je vais essayer de pas copié collé en partie mon dernier commentaire...
Erf, ouais c'est dur de pas redire exactement ce qu'on a dit avant. Perso j'ai du mal à poster quand j'ai rien à critiquer... M'enfin chacun ses manières de faire, c'est bon aussi les compliments quand le concerné ne prend pas la grosse tête x)
En tout cas je te remercie d'être passé !

Vous, chère amie qui avez perdu ha ha ^o^
Citation de: La ROUSETTE
Il serait temps que je commente moi! ^0^
Et comment ! è_é
Encore heureux que vous ne regrettiez pas la pub, vous n'avez pas à regretter, vous n'avez même rien à en dire ! Vous avez perdu au poker, vous assumez è_é Non mais.
Citation de: La ROUSSETTE PLATE MÊME QUE JE ME MOQUE PAS DES PLATES EN GENERAL ET QU'ELLE EST PAS PLATE
J'ose espérer que vous tiendrez votre promesse : la suite est postée, Jeudi qui vient, à 20h30 au plus tard! è_é
*Sifflote* Une promesse ? Tiens donc ? J'avais promis peut-être le fois d'avant, ou celle d'avant encore, mais pas cette fois il me semble. Ou alors j'suis un peu en retard ^o^ *Décapitation no jutsu Majin Sephyrath

Kayra
Citation de: Kayra
*Eclate de rire* J'adore la devinette, Blackdoom ^^
Oh mais c'est un plaisir ! Je me ferais une joie d'en mettre de nouvelles plus tard dans la fic, si ça plaît ^^
Citation de: Kayra
Une bavaroise. Au chocolat, en plus. Nan, franchement, là j'ai faim XD
Toi aussi ? Mince je donne faim à tout le monde avec ma fic. Si tu veux il me reste encore des nouilles instantanées, mais ce sont les dernières ! è_é XD
Ah au fait tant que j'y pense ! Le truc pour lequel je t'avais contacté via mp avance hein, t'en fais pas. Faut juste que j'y réfléchisse encore avec la fic. D'ailleurs t'es pas la seule à attendre pour le même motif x)
Citation de: Kayra
Merci de nous faire rêver, Blackdoom ^^
Mais encore une fois, c'est avec plaisir ! Et j'espère aussi de tout cœur dans un futur proche vous faire angoisser et laisser dans vos cauchemars une empreinte profonde ^O^ *SBAF
Merci pour tes encouragements !


Voilà voilà, une nouvelle et énième fois, je vous remercie tous d'être passés. Voilà la fin de ce chapitre 10, avec une fin encore énigmatique (pour changer). Des questions ? Pas de réponses ! Enfin pas tout de suite. Mais soyez patients è_é *SBAF
Les sentiments sont développés à tour de rôle pour ta question, Miko. J'espère du moins ne pas oublier un personnage, à part "Myo-chan" qui reste... Neutre... ._.
Enfin comme d'hab, qui dit réponses, dit... Lecture de la suite des suites *Meurt
Je vous laisse, bonne lecture, et à la prochaine pour le onzième chapitre !




Donf se jeta négligemment sur le lit à la grosse couverture blanche. Epuisé, il ressassa les derniers évènements inlassablement dans son esprit. Les images défilèrent. La photo de groupe, le départ de ses compagnons, la mort de son Patron, le serpent géant, la destruction du manoir… Tout s’était enchaîné très vite. Trop vite. Même pour son Patron. Il semblait même au jeune homme qu’un chef de cette trempe, si énigmatique mais sachant fédérer sans futilités un groupe de personnes si peu communes, ne pouvait mourir ainsi. Pas de cette façon là, pas aussi pitoyablement. Il aurait dû sentir l’attaque venir. Où étaient les enfants, maintenant ? Que leur avaient-ils fait ? Donf se retourna sur le matelas et lâcha un profond soupir. Il ouvrit lentement les yeux et regarda longuement le plafond aux planches de bois vernies. Il se retrouvait là, dans cet hôtel. Que lui restait-il, en tout et pour tout ? Il n’avait pas choisi de faire ce boulot de garde-cuistôt pour l’argent. Non, c’était autre chose… Mais la réponse s’était envolée, en tout cas. Pour lui tout du moins. Restait le dernier secret que lui avait confié cet homme si énigmatique. Comment faire pour le révéler à la personne ciblée ?
-   C’est pas à moi de le faire…
Non, ce n’était pas à lui de révéler un détail si intime et si troublant. Comment allait réagir la personne concernée ?
Donf se releva sur le matelas, et ses yeux tombèrent sur le petit sac en cuir plein à craquer qu’il avait jeté sur le sol en pénétrant dans la petite chambre. Il retira d’abord sa chemise noire poussiéreuse, puis son maillot blanc sali par les dernières aventures. Il roula en boule ses affaires et les jeta sur un petit fauteuil en cuir brun placé juste à côté d’une penderie. Il se dirigea vers celle-ci et prit à l’intérieur une chemise verte, toute simple, sans motifs ni marque quelconque.
-   Elle est un peu courte, mais faudra que je fasse avec, de toute façon.
Puis il ferma la penderie et reposa son regard sur le petit sac. Pendant un instant, il hésita. Qu’allait-il trouver dans ces documents ? Quelle autre révélation l’attendait ? Il se demanda si c’était bien à lui d’éplucher tout ça. La curiosité l’emportant, il saisit le sac et le posa sur le matelas en s’asseyant lui-même. Il ouvrit délicatement l’encoche en métal doré qui délivra son cliquetis habituel, puis souleva le pan de cuir qui révéla des feuilles cornues, emmêlées les unes avec les autres et coincées entre les quelques livres n’importe comment. Il les sortit, les rassembla et les déposa en un petit tas sur un coin du lit, puis s’empara un par un des livres. Des trois livres, plus précisément. De tailles moyennes – puisque le sac n’était pas très volumineux lui non plus et les avait cependant gardés tout le long du voyage -, quelques morceaux de feuilles déchirées semblaient délimiter des passages à l’intérieur des pages. Il en prit un. Sur la couverture, aucun titre. Les pages semblaient assez usées, racornies et grisées par le temps et le nombre de fois où on les avait prises en main. Il feuilleta le livre, s’arrêta aux pages marquées par les morceaux de feuilles vierges déchirées, puis examina les deux autres en tout point similaires. Seul changeait le contenu, griffonné par une main habile et soigneuse, experte en prise de notes. Quelques croquis apparaissaient ci et là, mais au final Donf n’y comprenait rien.
-   Des recherches sur un sujet particulier… ?
Il reprit sa lecture plus sérieusement. Il comprit en se plongeant dans le début de chaque livre que ceux-ci avaient un ordre bien précis. Ils avaient été écrits dans une suite logique. Cependant le jeune homme ne parvenait toujours pas – aussi surprenant que cela puisse paraître – à déterminer le sujet commenté entre les lignes. Quelques titres apparaissaient, écrits en haut de page et soulignés : « apothéose », « omnia ab uno… », « cycles et spirales »…
Après avoir déterminé l’ordre des trois livres, il les empila sur la petite table de chevet, puis jeta un coup d’œil sur la dizaine de pages volantes. Encore une fois, des croquis, des notes, quelques titres… Le tout étant toujours aussi évasif et mystérieux.
-   Pas très net, le Patron…
Donf soupira, reposa les feuilles, puis se leva. Il alla ouvrir la petite fenêtre qui donnait sur la rue, puis revint s’asseoir sur le matelas, près de la table de chevet. Il rapprocha le cendrier, sortit son paquet de cigarettes et en alluma une. Il lorgna sur le petit paquet presque vide en grognant. Enfin, il libéra une salve de fumée avant de déposer sa cigarette sur un coin du cendrier et de prendre à pleine main le premier des trois livres. Il l’ouvrit à la première page d’un air résolus.


La petite troupe s’était extirpée en douce de la gare ferroviaire, s’éloignant les uns des autres pour se fondre dans la masse et se retrouvant dans une rue adjacente.
-   J’espère qu’on va pas prendre le train en fraude à chaque fois, rouspéta Sephyra.
-   On n’a pas vraiment le choix, justifia Saïko, même si celui-ci pensait la même chose.
Hunter et Zalosta quant à eux regardaient la ville qui s’offrait à leurs yeux, le regard à moitié confus et espéré. Allaient-ils tous les retrouver, sains et saufs ? Le jeune homme se tourna vers Myosotis.
-   Et maintenant ? Demanda-t-il d’un ton ferme.
-   Maintenant il faut chercher un hôtel, répondit la jeune femme d’un ton neutre en déposant son regard presque éteint sur Hunter.
-   Un hôtel ? Pourquoi un hôtel ? Demanda Zalosta.
-   Parce que notre hôtel s’appelle « La Bavaroise ».
Ils regardèrent tous Myosotis, cernés entre le soulagement et la consternation.
-   Dieu merci, on n’a pas fait tout ce chemin au hasard ! S’exclama Sephyra qui, tout le long du voyage, s’était attendu à une fuite vaine.
Elle n’aurait pas supporté de voir son amie craquer à nouveau.
-   Mais pourquoi tu ne nous a rien dis ?! S’exclama Zalosta, plus sous le coup de l’étonnement que de la colère.
-   A vrai dire je ne sais pas, j’ai juste répondu à vos questions…
-   Où il se trouve cet hôtel ? Demanda fiévreusement Hunter.
Myosotis haussa légèrement les épaules et détourna les yeux. Saïko s’avança alors vers un passant, et lui demanda quelques renseignements. Zalosta regardait le goupil avec soulagement, mais aussi avec anxiété. La réponse était toute proche : le piège ou l’espoir récompensé ? Elle avait peur de le savoir. Sephyra elle remerciait intérieurement le renard de prendre en main la situation. Seule, elle ne se serait pas sentie capable de tout faire. Ses pensées la ramenaient à chaque fois à Zalosta, et elle s’en étonnait à moitié. Même son « demi-étonnement » l’étonnait. Pourquoi sentait-elle cette affection comme étant un sentiment normal ? Pourquoi ne se posait-elle pas plus de question ? Saïko revint vers eux en quelques pas.
-   Il n’en sait pas plus que nous pour l’hôtel, mais il m’a indiqué la mairie. Là-bas on pourra se renseigner, mais il ne faut pas perdre de temps, le soleil ne va pas tarder à se coucher et l’administration va bientôt fermer.
-   Alors on se dépêche, montre-nous le chemin, déclama Hunter.
Lui qui n’était pas habitué à s’attacher aux gens, il devait admettre que la perte de son Patron, des enfants et de Donf représentait pour lui un vide énorme. Il avait connu la mort à beaucoup d’occasions dans sa vie, mais ces personnes-là représentaient plus pour lui qu’il n’avait jamais voulu le reconnaître.
Saïko s’avança résolument au cœur de la ville, et tous le suivirent. Derrière les quelques bâtiments, le soleil dardait ses derniers rayons orangers.

Des pâtisseries. Des chocolateries. Des marchands de bonbons, de glaces, de confiseries en tout genre. Des boulangeries spécialisées dans des pains de toutes formes et de tous les goûts. Partout, les boutiques offraient leurs plus beaux spécimens pour un raffinement du palais et des pupilles gustatives. En temps normal, Zalosta se serait arrêtée à chacune des vitrines et aurait bavé devant les gâteaux et autres artifices sucrés, mais cette fois-ci l’enjeu était beaucoup trop important pour qu’elle pense à ses petits plaisirs. Elle marchait tellement vite qu’elle forçait Saïko à y mettre du rythme, l’obligeant presque à courir. Ils bifurquèrent à une rue, et soudain l’enseigne les laissa immobiles sur le trottoir pavé. « La Bavaroise », voilà, l’hôtel se présentait à eux. Sephyra se rapprocha imperceptiblement de son amie, anxieuse. Celle-ci déglutit difficilement. Hunter serra les poings, et s’avança d’un pas résolus vers l’entrée. Il traversa avec une impatience non feinte les doubles-portes vitrées coulissantes, et se jeta presque sur l’homme qui occupait la réception.
-   Est-ce qu’un client a pris une chambre ici, aujourd’hui ? Demanda-t-il la voix fiévreuse et tremblante.
-   Oui monsieur, et pas qu’un seul, c’est le but d’un hôtel. Le nom de votre ami ?
-   Euh… Donf ! S’exclama-t-il après une courte hésitation, ne connaissant pas le nom de son Patron.
Le réceptionniste prit quelques secondes pour consulter son écran, puis hocha la tête affirmativement.
-   Vous souhaitez que je l’appelle pour qu’il descende ?
-   Pas besoin, on peut monter directement ?
L’homme en costard rouge loucha sur le petit groupe. Évidemment, une hérissonne à la robe rouge un peu poussiéreuse, une jeune femme en kimono dans le même état, un renard à la cape jaune qui sortait tout d’un droit d’un roman d’aventure, une roussette aux vêtements usés et un jeune homme au costume blanc plus si blanc que ça et à la cravate desserrée pendant mollement autour du cou… Évidemment, on pouvait se poser quelques questions.
-   Je préfère l’appeler pour avoir sa confirmation. Vous pouvez patienter, s’il-vous-plaît ? Dit l’homme en décrochant le combiné et en tapotant sur le clavier numérique.
Hunter se retourna vers ses compagnons en tirant une grimace. Après quelques secondes, le réceptionniste reposa le téléphone.
-   Monsieur Donf est d’accord pour vous recevoir, vous pouvez prendre l’ascenseur juste en face, c’est au troisième étage, chambre numéro quarante-deux.
Hunter ne prit même pas le temps de le remercier. Il courut jusqu’à l’ascenseur et tapota fiévreusement sur le bouton rouge transparent. Après quelques secondes qui parurent des heures, les doubles-portes en métal coulissèrent lentement sur elle-même, et le petit groupe s’y engouffra rapidement. Dans le petit compartiment tapissé de moquette rouge, tous étaient au comble de l’impatience et de l’angoisse. Hunter n’avait pas pensé à demander si Donf était accompagné. Mais ça faisait déjà un rescapé, pourquoi pas les autres ?
Ils en étaient tous persuadés à ce moment là. Si Donf était là, le Patron et les enfants aussi.
Lorsque l’ascenseur arriva au troisième étage, Hunter et Zalosta s’en extirpèrent férocement et se jetèrent dans le couloir recouvert lui aussi d’une fine moquette rouge. Ils s’élancèrent en courant dans le couloir de gauche, suivis des autres, et repérèrent rapidement la porte en bois sur laquelle était gravé en chiffres dorés le numéro quarante-deux. Hunter entra sans même frapper. Ils s’élancèrent tous à sa suite, Zalosta le talonnant de près. Quand ils découvrirent Donf seul, assis sur le lit, un livre ouvert par terre et une cigarette consumée dans le cendrier avec une longue traînée blanchâtre – signe que son propriétaire n’en avait pas tiré grand-chose – il y eut un grand silence.
-   Où… Où sont les autres ? Balbutia Zalosta, tremblante à l’idée qu’elle se faisait de la réponse évidente.
Donf ne répondit pas, restant immobile, les poings resserrés sur ses genoux et les yeux grands ouverts. Hunter s’approcha lentement de lui.
-   Donf… ?
-   Ce qu’ils comptent faire… C’est… C’est impossible… C’est horrible…, Articula difficilement le  jeune homme.
-   Où sont les autres ? Répéta Hunter.
Un silence tendu plana quelques secondes dans la petite chambre.
-   Où sont les autres ?! S’écria alors Hunter en agitant Donf par les épaules.
Le jeune homme ferma les yeux et agita lentement la tête de droite à gauche, la mâchoire serrée. Hunter relâcha son emprise et recula lentement jusqu’à se cogner contre la penderie. Zalosta tomba à genoux, le regard éteint. Donf, lui, le corps tremblant sur le matelas, restait cloîtré dans son mutisme.


La porte blindée coulissa lentement sur elle-même après que le voyant rouge fut passé au vert. Un froid glacial s’échappa de la pièce plongée dans la pénombre. Lena ne put réprimer un frisson. Elle s’avança d’un pas, et appuya sur le petit bouton à sa droite, contre le mur. Une faible lueur illumina alors la chambre froide. L’unique néon accroché au plafond bas projeta une lueur blafarde dans la pièce après voir clignoté plusieurs fois. Il n’avait pas été allumé depuis plusieurs années, et la poussière recouvrait son écran de plastique. La jeune femme fut d’ailleurs étonnée que l’ampoule ne soit pas morte depuis le temps.
La chambre était étonnement petite. Elle était complètement vide, ne comportait aucune fenêtre et une seule et unique porte qui faisait office d’entrée et de sortie. Au fond, à quelques mètres, gisait une immense pierre taillée de façon rectangulaire, accrochée au mur rocailleux par de gros pieux en fer rouillé. Sa surface était un peu plus claire que les murs qui entouraient la chambre. Sur ce muret artificiel, une jeune femme était plaquée contre la pierre froide, retenue par des chaînes en métal placées en croix pour la retenir solidement. Ces chaînes, plaquées sur son corps presque nu dont quelques bandelettes grisées par la poussière cachaient les espaces les plus intimes, se perdaient derrière la surface de la pierre, comme attachées ou retenues par l’infime espace qui séparait le muret du mur originel.
Lena s’avança résolument en direction de la jeune femme. Une autre cascade de bandelettes enveloppait les yeux de cette dernière, que des cheveux noirs comme l’ébène gardaient à moitié cachés. Sa bouche entre-ouverte restait cependant à l’air libre. Arrivée à quelques mètres de l’étrange spectacle, Lena leva un peu la tête pour regarder le visage de la jeune femme retenue contre la pierre. Sa poitrine, enveloppée dans les bandelettes, se levait régulièrement. Un halo de buée s’exhalait d’entre ses fines lèvres à chaque expiration. Lena eut un étrange sourire.
-   Il va falloir te réveiller, Lucia…



Vieillard
En Afrique, on pleure la mort d’un vieillard plus que la mort d’un nouveau-né. Le vieillard constituait une somme d’expériences qui pouvait profiter au reste de la tribu tandis que le nouveau-né, n’ayant pas vécu, n’a même pas conscience de sa mort.
En Europe, on pleure le nouveau-né car on se dit qu’il aurait sûrement accompli des choses fabuleuses s’il avait vécu. On porte par contre peu d’attention à la mort du vieillard. De toute façon, il avait déjà profité de la vie.


Le Livre secret des Fourmis, par Bernard Werber


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Octobre 15, 2009, 11:11:25 pm
Doublé motivé par la preview, comme d'hab. Si ça gêne dîtes-le :'D


J’étais seule. Ni malheureuse, ni heureuse. Juste seule. Sans désirs particuliers. Comme une machine…

-   Quel est ton nom ?

Oui, c’est ça. J’étais une machine sans état d’âme, muée par un rouage ancien, vieux de plusieurs siècles. J’ai assisté à beaucoup de massacres, de trahisons, de réconciliations. Autour de moi j’ai vu les gens s’aimer, se séparer, retrouver leur vie autre part, avec d’autres personnes. Et je ne comprenais pas…

-   Je… M’appelle Millie...
-   Suis-moi, Millie. Nous allons sauver ton ami.

Je ne comprends toujours pas, ce qu’est cette impression qu’on doit ressentir face à une personne de sexe opposé. En fait, je ne sais pas ce qu’est l’amour.
Et je me demande, au fond de moi, si un jour, durant ma longue vie de demi-mortelle…
Serai-je capable d’aimer, ne serait-ce qu’une fois ?


-   Et vous, comment vous vous appelez ?

Mais l’amour fait souffrir. Je l’ai appris à mes dépends en m’attachant à ces enfants.

-   Bonjour ! S’exclama Loth, arborant un grand sourire.

-   Non…, dit Hunter, les yeux fixés sur la malle au sol.

-   ZALOSTA !!




NightDreamers
Chapitre 11 ~ Interlude


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Octobre 16, 2009, 06:59:32 am
hum passons directement aux trucs qui font pas plaisir. Je te les montre on va voir si tu arrives à les corriger. ^^

Citation
Mais la réponse s’était envolé, en tout cas.
Citation
Hunter et Zalosta quant à eux regardaient la ville qui s’offrait à eux d’un regard à moitié confus et espéré
.
Citation
En temps normal, Zalosta se serait arrêtée à chacune des vitrines et aurait bavé devant les gâteaux et autres artifices sucrées, mais cette fois-ci l’enjeu était beaucoup trop important pour qu’elle pense à ses petits plaisirs.
Citation
L’homme en costard rouge loucha surle petit groupe.
Citation
Donf, lui, le corps tremblant sur le matelas, restait silencieux dans son mutisme.
Citation
L’unique néon accroché au plafond bas projeta une leur blafarde dans la pièce après voir clignoté plusieurs fois.
Citation
Une autre cascade de bandelettes enveloppait les yeux de cette dernière, que des cheveux noirs comme l’ébène gardaient à moitié caché.


Y'en a de moins en moins ou alors j'arrive plus à les trouver. Donc y'a du progrès de ce côté. Je sais plus si je te l'ai dit mais j'aime beaucoup le principe des petits préludes. C'est particulièrement stressant de les lire et de devoir attendre la suite. Dans l'ensemble chapitre qui ne nous apprend pas grand chose par contre il ouvre plein de questions. o_o


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Octobre 16, 2009, 11:24:57 am
Alors alors, c'est pas mal ce que tu me proposes ! Je vais voir ça, je corrige par moi-même, je te renvois par mp et tu me redis si c'est bon ou pas. En tout cas merci beaucoup pour ton aide ^^
Les préludes, ou previews partent d'un délire que je me suis fait tout seul. Vu que les chapitres sont écrits à l'avance, ça me permet de faire ce petit système. Et j'ai fait ça pour chaque chapitre, même ceux d'avants, les premiers x)
Et avec le prologue j'ai même réussi à faire une preview pour la fic en elle-même o/ (Tout le monde s'en fout c'est ça ? è_é)
Bref, bref, voilà tout. Oui plein de questions comme d'hab, si ça vous tue faut pas chercher, continuez à lire *SBAF* Les réponses arrivent bientôt !

EDIT : Ouah cool, 18/20 en correction par Miko-prof-de-français \o/
Je vais corriger x)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hygualanga le Octobre 16, 2009, 06:24:42 pm
Bon, j'ai lu la suite à cinq heure du matin et j'ai même dut relire. Parce que j'aime ta fic et surtout parce que j'étais crevé, à la première lecture j'avais compris que les deux enfants étaient morts. Ensuite, j'ai voulu laissé un petit commentaire, histoire de, mais les cours de terminal Es sont chiants, des matinées toujours en bloc...
Bon, j'avais vu deux trois fautes, mais Miko les a montrés. Bon, j'vais peut-être passé au commentaire général de ce nouveau chapitre, sinon mon post aura la forme mais pas le fond...
Bon, une fin de chapitre sans grande surprise, ils se retrouvent dans l'hôtel comme prévu, après une petite course pour le trouver. Pauvre Donf, ce qu'il a lut la terrifié, le titre des livres devraient être connu dans le chapitre suivant. Sinon, encore (pour ne pas changer) une nouvelle interrogation dans le dernier paragraphe, avec cette Lucia. Et... c'est tout, bah ouais j'ai rien d'autre à dire, à part que j'espère que le prochain chapitre aura un ratio Réponses/Question supérieur à 1 si il y a des révélations. Et ajoutons à cela une bonne preview, qui fait envie.
Aller je retourne sur mes cours d'Ses. "Décroissance de l'utilité marginale des facteurs" Ah ouais, ça encourage vraiment...

Ps : C'est peut-être tout bête, mais le lien de ta signature ma (enfin) décidé à lire la fic de Capita. Merci beaucoup car elle est génial. Plus que 10 pages à lire. Je posterais un commentaire quand j'aurais fini, comme d'habitude.


Titre: Re : Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Octobre 16, 2009, 06:50:58 pm

Ps : C'est peut-être tout bête, mais le lien de ta signature ma (enfin) décidé à lire la fic de Capita. Merci beaucoup car elle est génial. Plus que 10 pages à lire. Je posterais un commentaire quand j'aurais fini, comme d'habitude.

*Musique de victoire FFesque

Huhu ! En tout cas ça fait plaisir de lire ce chapitre, mais c'est triste à la fin.. 'Fin on s'y attendais, mais eux non. Et le bouquin, y'a quoi dedans ? Tu empiles les mystères, c'est méchant.
Et dans la preview du prochain chapitre, ça gueule "Zalosta". J'me demande ce que ça doit être o_o...  Paske y'a Loth le vilain après tout à un moment donc bon ?
J'suis fan du mot Interlude aussi, en musique, c'est toujours bon une interlude...


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Octobre 17, 2009, 05:25:46 am
'tain, ya encore trop de mystères mystérieux! Et la preview n'arrange rien comme d'hab... Qu'est-ce qui va arriver à Zalos? é_è Donf fais gaffe à ce que t'écris ou je te jure que ça va mal se passer!!

En tout cas c'est toujours aussi bien, on a quand même hâte d'en savoir plus. Toutes les questions possible ont été posées, alors reste plus que les réponses. J'attends.

*croise les bras et attend*

... J'attends.

*deux ans plus tard, elle est retrouvée sur sa même chaise, recouverte de toiles d'araignées, et sous forme de squelette amorphe. Mais dans ses orbites creuses on continue de lire un "j'attends" ferme et déterminé*

Bon, bonne continuation à vous très cher! J'ai hâte de lire la suite!


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Octobre 17, 2009, 10:17:07 am
...

Wouah...

Alors, là, je reste sans voix. Et c'est le cas de le dire.
Généralement, les trucs de chapitres comme ça, c'est ennuyant. Mais alors là, c'est captivant.
Comme c'est déjà dit, la fin est triste, mais elle reste tout de même captivante... Et mystérieuse. XO J'ai beaucoup aimé le déroulement du chapitre, mais faudrait vraiment que Donf arrête de fumer. Il va mourir, sinon é.è Mais bon, c'est pas ce qui est intéressant, j'aimerai savoir ce qui est écrit dans ces fichus bouquins, pour que ça mette Donf dans un état pareil...

C'est comme Lena. J'me demande bien qui c'est, cette Lucia. En tout cas elle doit être importante, car sinon, on n'aurait pas c'te phrase à la fin.

Rien d'autre à dire, si ce n'est que ce chapitre est génial, comme tout les autres !! ^^

Citation de: Blackdoom
Ah au fait tant que j'y pense ! Le truc pour lequel je t'avais contacté via mp avance hein, t'en fais pas. Faut juste que j'y réfléchisse encore avec la fic. D'ailleurs t'es pas la seule à attendre pour le même motif x)
Ok ^^ Ne t'en fait pas, prends ton temps ^^ Mais merci de m'avoir contacté pour ce truc =3

Enfin, bon courage pour la suite, Blackdoom !! J'ai hâte de voir à quoi ça va ressembler =3


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Octobre 21, 2009, 01:00:23 am
CAVACHIAY !
Non rien une petite poussée d'adrénaline. J'attaque en ce moment une partie de la fic qui amorce quelques bouleversements de taille, dont, notamment, vos fameuses réponses que vous attendez tant XD
Enfin ce ne sera qu'un début, toujours la même rengaine, si vous voulez tout savoir, lisez la suite °^° *On l'entraîne mourir plus loin

Hyguanlaga < La vache faut être fort pour lire ND à cinq heures du mat, sur ce coup je te respecte, moi à cette heure là il m'arrive seulement de bâcler un passage, pas de le relire :'D M'enfin je me sens... Honoré. Ravi que la fic te plaise à ce point !
Pour le chap' qui va suivre désolé, pas de réponses. Oui je comprends ça doit être soulant à force, mais le chapitre est court et celui qui vient après, lui, vous en apprendra un peu plus cette fois. D'ailleurs le chap' d'aujourd'hui s'appelle "Interlude", c'est pas un nom au hasard x)
Et ton histoire ça me rappelle l'année dernière. J'ai eu des profs cons, c'est sûr, mais quand je vois tes leçons... Vive la L ._.
Merci d'être passé une nouvelle fois !

Capita < ... Une seconde pourquoi MA pub TE ramène des lecteurs et pas l'inverse ? èoé *SBAFBOKENNOJUTSUPOKERREMISE10$TAPIS! (Réponse : "Parce que t'en as assez ! èOé" "Oui chérie ToT"). Et oui j'confirme tu vas t'en prendre plein la gueule dans ce chapitre là o/

Sephyra < OH OUI le coup des mystères mystérieux ! MAIS AIMEZ-MOI BORDEL *Fuit
Et bien attendez puisque c'est comme ça. Prout. ._.

Kayra < Oh, mais je suis vraiment ravi que ma fin de chapitre t'émeute (je émeute tu émeutes*On lui fout du scotch sur laggle) beaucoup, Kayra é_è
Et noon, Donf peut pas arrêter de fumer tant qu'il se sera pas trouvé une copine é_è Ou qu'il sera pas avec elle en tout cas é_è
Quant à Lucia... Fhu fhu j'aime cette perso. J'ai toujours aimé créer des personnages méchants, je trouve leur psychologie plus poussée. Et Lucia en a plein la carotte c'est le cas de le dire !

Voilà. Chapitre 11 = 5 pages, pas vraiment de réponses, mais ça va vite. La fin accélère les évènements et le chapitre 12 marque une avancée scénaristique supplémentaire... Avec des débuts de réponses, oui, ok è_é
Je fais gaffe à ce que m'a dit Feurnard pour essayer d'améliorer encore le rendu des persos et l'ambiance du scénario, et je retiens les conseils de Miko. Sur ce, let's rock.
*Sort une guitare de débutant et fait un riff foireux en pétant une corde*
Bonne lecture et à la prochaine !



Je n’ai jamais cru pouvoir m’attacher aux personnes de cette planète. Je revenais de trop loin pour ça. J’avais déjà vu beaucoup trop d’éléments cruels de la vie pour pouvoir vraiment faire confiance.
J’étais seule. Ni malheureuse, ni heureuse. Juste seule. Sans désirs particuliers. Comme une machine…
Oui, c’est ça. J’étais une machine sans état d’âme, muée par un rouage ancien, vieux de plusieurs siècles. Mon apparence extérieure ne change pas, mais au fond je suis vieille. J’ai assisté à beaucoup de massacres, de trahisons, de réconciliations. Autour de moi j’ai vu les gens s’aimer, se séparer, retrouver leur vie autre part, avec d’autres personnes. Et je ne comprenais pas…
Je ne comprends toujours pas, ce qu’est cette impression qu’on doit ressentir face à une personne de sexe opposé. En fait, je ne sais pas ce qu’est l’amour.
Et je me demande, au fond de moi, si un jour, durant ma longue vie de demi-mortelle…
Serai-je capable d’aimer, ne serait-ce qu’une fois ?
Mais l’amour fait souffrir. Je l’ai appris à mes dépends en m’attachant à ces enfants.




NightDreamers
Chapitre 11 ~ Interlude


La pluie tombait à flot. Les réverbères lançaient des appels lumineux derrière le rideau qui s’écoulait sans interruption, faisant miroiter les pavés des trottoirs. Les gens dans la rue étaient pressés, coincés sous leurs parapluies. Emmitouflés dans leur long manteau serré jusqu’au cou, ils avançaient comme des machines, programmés pour quelque obscur objectif. C’était peut-être pour cette raison que personne ne faisait attention aux deux jeunes enfants sur le trottoir. Un petit garçon allongé par terre, une main sur le ventre, la tête penchée sur le côté, les yeux fermés ; une petite fille accroupie près du corps, serrant une petite peluche en forme de renard sur sa poitrine d’enfant, appelant désespérément du secours. Elle levait la tête vers chaque passant, et entrecoupait ses sanglots d’une voix plaintive et fatiguée d’un « s’il vous plaît… ». Ses grands yeux violets, inondés de larmes, s’attardaient sur chaque personne passant devant elle, balayaient les alentours dans la lumière blafarde de cette nuit pluvieuse. Son chapeau de paille blanc était trempé. Ses cheveux collaient sur son visage, et elle reniflait bruyamment en sanglotant. C’est alors qu’une silhouette encapuchonnée et blottie sous une cape noire miteuse s’arrêta devant elle. Le réverbère, juste derrière la silhouette, l’englobait de sa lumière et empêchait la petite fille de distinguer clairement la silhouette sous le vêtement. L’enfant chercha des yeux le visage de l’inconnu, mais peine perdu. Elle lâcha dans un souffle, se retenant de sangloter une petite minute : « S’il vous plaît, aidez-le ». La silhouette s’agenouilla à côté du corps du petit garçon et posa deux doigts au niveau de son cou. Une petite traînée de sang s’écoulait d’entre ses lèvres, sa tête penchée baignant dans une flaque d’eau boueuse. La petite fille aux yeux violets sombres ne put réprimer un sanglot, et elle renifla bruyamment en serrant sa peluche contre elle. Cependant, elle distingua le bout d’un museau sous la capuche. Elle n’eut pas le temps de pousser plus avant son investigation. Déjà la silhouette s’était relevée, le corps du garçon dans les mains. Son bras gauche était posé sur son cœur, mais son bras droit pendait mollement dans les airs, inerte. Sa tête était coincée contre la poitrine de l’hybride.
-   Quel est ton nom ?
La petite fille frissonna en se relevant lentement. La voix de l’inconnue était presque glaciale, d’une neutralité mal venue à ce qu’elle assistait.
-   Je… M’appelle Millie, répondit timidement la jeune fille, impressionnée malgré elle.
-   Suis-moi, Millie. Nous allons sauver ton ami.
Cette dernière hocha lentement la tête en frissonnant. L’inconnue se tourna alors et avança sous la pluie. Millie la rejoignit rapidement, sans parvenir à quitter du regard cette étrange inconnue.
-   Et vous, comment vous vous appelez ? Demanda-t-elle, toute trace de sanglot disparue dans sa voix.
L’hybride sourit sous sa capuche. Et elle répondit de sa voix la moins glaciale possible.


Zalosta était assise sur une chaise, près de l’unique table de la pièce, et faisait face au petit écran de télé éteint. La chambre en elle-même était modeste : elle convenait pour une personne seule. De l’entrée, le lit d’une place se trouvait sur la droite, la penderie incrusté dans le mur invisible depuis la porte. En face de l’entrée se situait la salle de bain et les toilettes, séparés de la pièce par trois pans de mur. En face de la salle de bain, une petite table avec deux chaises. Enfin, entre la table et le lit, siégeait la télé sur un petit meuble comportant une vitrine… Vide. Une fenêtre complétait la petite chambre et donnait sur le trottoir pavé. Zalosta était assise sur une des deux chaises, les yeux vides, plongée dans un mutisme qui lui était propre. Sephyra avait pris possession de la seconde chaise et écoutait parler les autres d’une oreille distraite, plus alertée par le comportement de la hérissonne. Myosotis s’était accaparée le fauteuil près du lit, à côté de Donf qui était resté silencieux. La jeune femme feuilletait le livre qu’elle avait ramassé, son visage ne trahissant aucune animosité. Hunter était toujours avachi contre la penderie, jambe droite repliée sur lequel reposait son coude, le regard perdu.
Saïko s’assit près de Donf.
-   Tu as appris quoi ? Demanda-t-il d’une voix calme, brisant le silence qui s’était imposé depuis plusieurs minutes seulement interrompu par le bruit des pages feuilletées par Myosotis.
Le jeune homme ferma les yeux et inspira un grand coup.
-   Je crois… Que j’ai à peu près compris ce qu’ils veulent faire.
-   Tu l’as appris dans ce livre ? Demanda le renard en jetant un regard au bouquin que détenait la jeune femme.
Donf acquiesça d’un bref signe de tête.
-   Dans ces trois livres, ajouta-t-il, la voix tremblante.
Saïko laissa le temps au jeune homme de se calmer. Il parcourut du regard la petite assemblée. Apparemment, les découvertes du cuistot n’intéressaient que lui dans l’immédiat. Et il le comprenait. Ce pourquoi il opta pour quelque chose qui susciterait l’attention de tous, et illuminerait les doutes de tout le monde sur les récents évènements.
-   Donf, tu te sens capable de nous raconter ce qu’il s’est passé depuis notre départ ?
Bingo. Hunter avait levé les yeux. Son regard avait retrouvé une lueur étrange, et un tic avait brièvement agité son bras reposant sur sa jambe. Le goupil reposa son attention sur Donf, qui avala sa salive avec difficulté avant de s’éclaircir la voix.
-   En fait, tout a commencé alors que la nuit était tombée. J’ai entendu un bruit sourd, et puis…
Et le jeune homme raconta ainsi ce qu’il s’était passé. Cependant, il se garda bien de révéler que leur Patron, dans son ultime sursaut de vie, avait tenu à le rendre dépositaire d’un secret. Un secret qu’il se sentait encore moins capable d’avouer quand la personne à laquelle il devait le remettre était dans cette pièce.
-   J’ai laissé un mot, que j’ai codé par peur que d’autres que vous ne tombent dessus, et je suis parti alors que le soleil se levait à peine. Voilà…
-   Comment as-tu su qu’on viendrait à bout de l’énigme ? Qu’on ferait le lien avec Mikada et qu’on tomberait sur cet hôtel ? Demanda alors Sephyra, qui avait écouté le récit sans pouvoir s’empêcher de jeter quelques coups d’œil à son amie, toujours plongée dans son mutisme.
-   En passant dans le salon pour l’asperger d’essence, j’ai remarqué sans vraiment faire attention le premier magazine du tas, sur une des tables. Il contenait a priori un reportage sur la ville de Mikada, son histoire, ses lieux à visiter, ses boutiques-souvenirs et… Ses hôtels. Ca m’est resté dans la tête inconsciemment, je connaissais déjà cette ville et cet hôtel. J’avoue que c’était aléatoire, mais sur le moment, je ne savais pas quoi penser d’autre…
-   Une chance que Myosotis s’en soit souvenue, résuma Saïko en soupirant.
-   Une chance surtout qu’elle nous ait pas lâché avant, lança alors Zalosta d’une voix profondément froide.
Un silence gêné s’installa dans le groupe. Un vent glacial s’était insinué dans la pièce. Myosotis reposa tranquillement le livre derrière elle, sur la table de chevet, et poussa un léger soupir en se massant la nuque.
-   De quoi m’accuse-t-on encore ? Demanda-t-elle d’une voix neutre.
Zalosta se leva lentement. Les pieds de la chaise se prirent dans la fine moquette et elle tomba en arrière.
-   Je trouve ça bizarre. Il faut que ce soit quand tu te pointes avec l’autre renard que tout parte de travers…
-   Hm… Des traîtres ? Ca se comprend. Ca paraît logique après tout, répondit la jeune femme avec un infime haussement d’épaule.
Hunter se leva lentement, ses cheveux bruns balayant ses sourcils, les yeux fixés sur Myosotis. Sephyra regardait Zalosta avec une pointe d’angoisse. Le souvenir des trois jeunes qui avaient agressé la hérissonne au moment de leur première rencontre lui revint à l’esprit. Elle revit leurs corps inertes, l’un complètement gelé de l’intérieur, le deuxième baignant dans son sang, le troisième enfin pris dans une glace invisible, refroidi par la mort qui était venue le cueillir sans même qu’il s’en rende compte. Elle se leva brusquement.
-   Zalosta, attend ! S’exclama-t-elle, la voix tremblante de peur.
-   Elle a raison, calmons-nous…, intervint à son tour Saïko, mal à l’aise.
-   T’as l’air gêné, le renard. Un poids sur la conscience peut-être ? Déclara la hérissonne en pourfendant le goupil d’un regard meurtrier.
-   Zalosta !
C’est alors qu’on frappa à la porte. Les trois coups frappés distinctement jetèrent un grand silence dans la chambre, chacun se demandant s’il avait bien entendu. Quand trois nouveaux coups résonnèrent à la porte d’entrée, Saïko sauta sur l’occasion et s’empressa de se diriger vers l’entrée avant d’ouvrir la porte.
-   Bonjour ! S’exclama Loth, arborant un grand sourire.

Saïko n’eut même pas le temps d’être étonné. Un coup invisible et puissant le projeta contre le mur qui délimitait la salle de bain et les toilettes, et il tomba dans l’inconscience. Au son de la voix qu’il reconnut aussitôt, Hunter sentit son cœur s’arrêter de battre. Il se jeta dans l’entrée, les poings serrés. Le « faux exorciste » l’attendait sur le pas de la porte, un grand sourire aux lèvres.
-   Content de te revoir, le chasseur !
Le regard de Hunter s’arrêta sur la malle ouverte, posée à même le sol. Les souvenirs de sa dernière entrevue avec le brouillard étrange et opaque qui y résidait lui remontèrent à la gorge, et il fit un pas en arrière, succombant à sa propre terreur.
-   Non…
-   Si.
-   PAS UNE DEUXIEME FOIS ! Hurla la voix du démon dans la tête de son hôte.
Loth claqua des doigts. Aussitôt, le brouillard d’un noir profond s’éleva avec vivacité et se jeta sur Hunter. Le jeune homme disparut dans une pénombre tournoyante.
-   Hunter !
Zalosta se jeta vers le brouillard, ses longs pics violets dressés derrière elle. En une seconde, l’étrange fumée se désintéressa du jeune homme, qui tomba inerte face contre terre, et plongea sur la hérissonne.
-   ZALOSTA !!
Loth claqua à nouveau des doigts. Le brouillard se leva, lâchant en dessous-lui une Zalosta inconsciente, qui tomba sur la moquette de tout son poids. L’étrange fumée se dissipa alors le long du plafond, englobant la chambre dans sa totalité, et fondit sur les trois derniers membres encore conscients. La pièce fut plongée dans la pénombre durant quelques secondes, avant que Loth ne claque une nouvelle fois des doigts. Le brouillard tournoya sur lui-même, ne formant plus qu’une fumée opaque au centre de la pièce. Au sol, Donf et Sephyra gisaient inanimés. Loth s’avança dans la chambre et se tourna vers Myosotis, qui s’était levée et regardait d’une façon naturellement neutre les corps inconscients au sol. Elle reposa ses yeux gris-vert sur le jeune homme enveloppé dans son long manteau noir.
-   Et vous êtes… ? Demanda-t-elle froidement.
-   Loth, mademoiselle. Vous voulez bien me suivre ? Nous avons besoin de vous, répondit-t-il en souriant aimablement sur le ton de la conversation.
-   Je suis désolé, je ne compte suivre personne, reprit la jeune femme après un bref silence, passant lentement sa main droite dans son dos pour y prendre le fourreau de son couteau.
Le sourire de Loth s’élargit de manière étrange. Le brouillard fut plus rapide que la femme. Le fourreau qu’elle venait de saisir vola sur le lit, alors que ses poignets se retrouvèrent immobilisés par la fumée. Elle fut bientôt entravée à quelques centimètres de hauteur, quatre langues de fumée gardant ses jambes et ses poignets immobilisés dans les airs.
-   Peut-être que je peux vous persuader… De cette manière-là, par exemple… Susurra Loth en croisant les bras, le regard menaçant.
Une cinquième langue de fumée d’extirpa de la boule de brouillard siégeant devant Myosotis, et elle parcourut lentement le corps de la jeune femme de haut en bas, passant très lentement sur les courbes les plus intimes de cette dernière. Myosotis serra les dents et grogna. Loth eut un petit rire.
-   Vous êtes vraiment une femme étonnante, Myosotis. Vous avez peut-être le pouvoir de voir la mort en toutes choses, grâce à vos pupilles. Mais immobilisée, ce pouvoir ne vous sert plus à rien…
La langue de fumée continuait à parcourir le corps de la jeune femme et passa bientôt entre les cuisses de cette dernière. Myosotis grogna plus fort.
-   Enfin, enfin… Je ne voudrai pas que vous ayez une image pervertie de moi. Allez, arrêtons ce spectacle. Vous êtes très mignonne, mais je ne suis pas fan de ce genre de sévices.
Loth claqua des doigts. Le brouillard relâcha la jeune femme qui tomba sur les genoux, avant de l’envelopper entièrement. Quelques secondes passèrent, la fumée tournoyant sur elle-même, puis elle se raffermit, devint plus opaque, et enfin retourna vivement se terrer dans la malle. Celle-ci se referma sur elle-même dans un cliquetis sonore. Dans la chambre gisaient les corps inanimés des cinq compagnons. Mais plus aucune trace de Myosotis. Loth jeta un regard circulaire sur la pièce. Au moment où il allait se retourner pour partir, ses yeux tombèrent sur les trois livres posés sur la table de chevet. Mû par une soudaine intuition, le jeune homme s’approcha du meuble et feuilleta un des livres. Affichant une grimace, il parcourut rapidement les deux autres avant de lâcher un « Merde… ». Il regarda avec plus de colère les cinq corps inertes, cherchant un coupable parmi eux. Puis il siffla entre ses dents d’un air méprisable avant de regagner l’entrée livres en main, de prendre sa malle sur le sol et de refermer la porte de la chambre derrière lui.
Il quitta l’hôtel d’un pas plus vif qu’il n’y était entré. Il ne répondit pas au réceptionniste quand celui-ci lui lança « bonne journée monsieur ». Non, il avait fait une erreur. Et ça, il ne pouvait pas se le pardonner.



Le Maître dit :
     «  Mon cher, je dois vous annoncer une nouvelle que vous ignorez peut-être encore. J’ai pensé à l’adoucir pour la rendre moins pénible – la peindre de couleurs éclatantes, l’enjoliver de promesses de Paradis, de visions de l’Absolu, d’explications ésotériques – mais, à supposer que tout cela existe, cela ne résoudrait rien.
     «  Respirez profondément et préparez-vous. Je suis obligé d’être franc et direct et, je puis vous l’assurer, j’ai l’absolue certitude de ce que je vais dire. C’est une prévision infaillible, qui ne laisse aucune place au doute.
     «  Voici donc la nouvelle : vous allez mourir.
     «  Peut-être demain, peut-être dans cinquante ans, mais, tôt ou tard, vous mourrez. Même si vous n’êtes pas d’accord. Même si vous avez d’autres projets.
     «  Alors réfléchissez bien à ce que vous allez faire aujourd’hui. Et demain. Et le restant de vos jours. »


Maktub, Paulo Coelho

Correction apportée, merci Miko ^o^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Octobre 21, 2009, 01:04:01 am
Double-post encore, pour la maintenant traditionnelle preview (ou prélude), qui ne rentre toujours pas en un post avec le chapitre x)


Le bruit d’une goutte qui tombe à terre. Dans un rythme régulier, dans un fond sonore.
Je me souviens avoir eu du mal à ouvrir les yeux. Mes paupières semblaient lourdes.


-   Les Ténèbres sont le meilleur moyen de révéler la vraie nature des choses. Privées de toutes lumières, elles s’abandonnent à leur état primaire.

Je me souviens m’être sentie seule, quand cette étrange langueur qui suit un sommeil forcé m’a quitté, et quand mon esprit s’est tout à fait réveillé.

-   Ne sous-estime pas la valeur que peut prendre la haine chez une femme. Elles aboient moins que les hommes, mais peuvent se montrer beaucoup plus cruelles qu’eux dans la vengeance…

Je me souviens qu’il faisait complètement noir, que je ne voyais rien. Mais je devinais ces chaînes métalliques accrochées au plafond, qui pendaient dans les airs comme des centaines de fils d’araignée, se balançant lentement sur elles-mêmes.

-   Si je le pouvais je te descendrai, ici et maintenant.
-   Mais je t’en prie, ne te gêne pas pour moi, répliqua-t-il en souriant, menaçant.

Je me souviens de ce long cauchemar. Et j’espère encore aujourd’hui ne plus jamais avoir à le vivre, même s’il réapparaît par bribes quelque fois, dans mon sommeil.
Alors lentement, j’ai ouvert les yeux, et…


-   Loth… Tu ne songes pas à nous échapper, n’est-ce pas ?




NightDreamers
Chapitre 12 ~ Ténèbres



Je n'ai qu'une chose à rajouter : Ca fera peur (un tout petit peu), et l'un des persos sera toujours aussi con et pervers.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Octobre 21, 2009, 01:38:33 pm
Ouais !! Ca a continué ^^

Une belle suite, en tout cas je suis contente que Millie soit vivante !! Je peux pas en dire autant qu'Arthur, parce qu'on va dire qu'il n'est pas très réveillé... *Se fait tuer par le jeune homme.*
Mais je me demande qui est cette mystérieuse hybride. Tu pouvais pas couper quand elle disait son nom ? XD En même temps ça aurait enlevé tout le suspense et ça aurait été dommage >.<
En tout cas, je déteste Loth. Et je me demande bien ce que peut être cette découverte... En tout cas, il est véreux, et c'est bien fait pour lui !!
*Dandine des fesses devant lui. Se fait tuer par un Loth en colère.*

Mais bon... C'est en tout cas une belle suite. Dommage, je trouve le chapitre un peu court >.< Mais sinon c'est superbe, une fois encore !! Et ze veux savoir qui est cette hybride si mystérieuse =D

Citation
Quant à Lucia... Fhu fhu j'aime cette perso. J'ai toujours aimé créer des personnages méchants, je trouve leur psychologie plus poussée. Et Lucia en a plein la carotte c'est le cas de le dire !
Ca prévoit beaucoup de chose XD

Bon courage pour la suite, Blackdoom !! =3


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hygualanga le Octobre 21, 2009, 02:13:33 pm
Bon, voila la suite de NightDreamers. Une très belle suite, où on voit que les enfants sont sains et sauf (ou pas...), même s'ils ont quelque problème apparemment. Et Loth qui arrive alors que Donf allait sûrement annoncer ce qu'il y avait dedans, casseur d'ambiance ce Loth. Et il a de drôle manière de torturer, avec des langues qui retiennent Myositis Oo... Ahem...*toussote*, même s'il est super classe avec ses claquements de doigt.
Sinon, Zalosta ne cache pas ses impressions au mois, c'était direct. Au final il y aura eût une avancé, toutefois je crois, vu que Loth a apparement fait une grosse erreur.
Prélude intéressante mais ça me fait quand même peur. Je lirais pendant la seconde partie des vacances alors, puisque j'ai BAFA, donc je posterais sûrement pas de commentaires ! Et j'aurais même pas le temps de rattraper certaine fanfic -_-.
Breeef, bonne chance pour la suite.

Edit : Effectivement, après avoir relu, je comprend comme Miko pour le début de la suite. Ca m'apprendra à lire dès que je sors du lit...


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Octobre 21, 2009, 05:30:31 pm
Alors décortiquons ce passage. Première partie. Les enfants. C'est étrange et bien écrit parce qu'on ne se rend pas compte immédiatement qu'il s'agit de souvenirs. Pourtant c'est évident. En fait c'est si bien mené qu'il n'y a besoin d'aucune explication pour comprendre qu'il s'agit des souvenir de Zalosta de sa première rencontre avec les enfants. Comment elle les a pris sous son aile.  Par contre je me demande bien ce qui était arrivé au garçon.

Seconde partie on arrive dans le vif du sujet. hum Loth est un pervers. ._. Sur le moment je me suis dit mais pourquoi Saïko est allé ouvrir cette porte ? Parce que dans leur situation c'est bien la dernière chose à faire. De plus le réceptionniste avait été plus réticent avec les autres pour leur donner le numéro de la chambre. Ils auraient du se douter de quelque chose. La suite s'enchaine avec brio. Et tu arrêtes pile poil au bon moment pour nous faire trépigner d'impatience. Je te hais Donf. T'as de la chance que tu sois mon petit fils. Je veux la suite. Je veux savoir où sont passés les enfants et Myosotis. Je veux savoir pourquoi ils en ont temps besoin. Quel est le secret de Donf ? A qui il doit le remettre. Quoique ca j'ai ma petite idée. ^^ Bref grouille toi d'écrire la suite.

S'installe au pied du topic et attend.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Octobre 21, 2009, 06:48:07 pm
Broooooo ! *SHBÖCK*... aïe.

Désolé pour le retard ! J'ai loupé plein de réponses mais bon c'est pas trop grave parce que ça ma pas empêcher de suivre l'histoire ! ^^

D'ailleurs, celle-ci devient de plus en plus intrigante ! Mais où sont passés les enfants ? Qui est la personne qui les a prit en charge ? Que raconte ces livres ? Et pourquoi Myosotis devient-elle soudainement sollicitée ? Trop de questions, aucune réponse ! Je vais te taper Donf ! J'te préviens ! èoé
J'ai adore l'ambiance dans la chambre, tout le monde est plus ou moins largué par les événements. Et puis notre cuistot qui semble bien affecté par quelque chose... je suis sûr qu'il va devoir tuer quelqu'un ! *SHBÖCK*
Le moment où Zalosta s'énerve m'a bien plus également. De tous, c'est bien elle la plus faible psychologiquement mine de rien ! *Sens un pique de glace titiller son cœur dans sa poitrine* En tout cas, elle peut plus supporter Myosotis (ça tombe bien elle est partie ! XD)... et Saïko, pourquoi on le prend à parti ? Il a rien fait, lui ! é_è J'espère qu'ils vont pas finir par se battre (quoique... ça pourrait être intéressant :8):), parce que du coup, comme Myosotis a disparue, tout le monde va croire qu'elle est de mèche ! Et comme ils vont croire qu'elle est de mèche, ils vont se retourner contre celui qui semblait le plus proche d'elle (Saïko, on va dire XD) et il va servir de Bouc émissaire °0° ! Car c'est ça la psychologie temps de crise ! XD *Se fait sortir du Topic...*

Enfin bref, encore de l'or en barre même si ce chapitre n'était vraiment pas long. En plus avec cette preview, ça donne encore plus envie ! La suite, la suite ! J'ai hâte de voir ça ! Continue Bro ! ^o^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Octobre 22, 2009, 05:34:57 am
*Iceberg qui tombe sur Saïko :<*

J'lai lu sur le WAP de mon téléphone le chapitre :'D ! Loth ilépacontent, j'me demande pourquoi. Myosotis solicitée pour les pupilles sûrement ? Ou un autre truc farfelu je présume.
Bon moi j'ai cours, j'suis désolée de pas développer mon post plus que ça, la prochaine fois j'me rattraperai o/

*Ribosome géant qui vient décoder tout le monde* <3


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Octobre 23, 2009, 05:14:05 am
Tiens tiens, la logique règne... J'ai été l'une des premières à lire la suite et la dernière à la commenter.
Eh bien ce que j'ai envie de dire c'est que Loth est un ******* de gros pervers. J'ai été complètement outrée de voir comment il osait traiter Myo-chan. Quel enf...

*Sephyra reprend son souffle*

A part ça, super suite, même si on va certainement se faire tous exploser/terroriser/violer d'un moment à un autre. Je crains le pire. J'vous le dis moi, le pire est à venir.

*commence à relire ses Fullmetal Alchemist histoire d'avoir profité un peu de sa piètre existence avant les tortures réservées par Donfy*

Bonne continuation très cher, j'ai hâte aux révélations de la mort qui tue ^0^ Et j'ai hâte que Loth crève aussi. Ou se fasse violer par un panda géant, ça peut être bien aussi.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Octobre 23, 2009, 12:34:15 pm
*Entre dans son topic en ouvrant la porte d'un coup de pied, les bras encombrés de paperasse

J'avoue ! J'AVOUE TOUT ! ToT
J'ai écris la préview du chapitre 12 alors que celui-ci n'était pas encore terminé ! J'ai triché ! TOT
Alors j'ai quelque à vous avouer. J'abandonne cette fic. *Gros, gros silence*

...
Kayra grogne méchamment en montrant les crocs
Hygualanga se nettoie les oreilles, l'air WTF ?
Miko s'enflamme les bras en regardant Donf d'un air meurtrier
Capita prend son boken en écarquillant les yeux "o_o" insinuant "tu vas crever"
Sephyra sort lentement ses katanas en frémissant de rage
Saïko casse la bouteille de Malibu entre ses mains
Les autres lecteurs retiennent leur souffle style "Osef ?"

...

Ha ha nan c'était une blague ! ^O^ *Se fait défoncer-cramer-bouffer-tabasser-trancher-éviscérer-etc*
Bon en fait je vous avoue que je viens de terminer le chapitre 12. C'est pas plus mal è_é
Cependant, je peux pas me permettre de poster ce chapitre alors que j'ai plus d'avance. En plus les previews vont en prendre un coup si le chapitre d'après est pas écrit. DONC Je vais prendre un peu de temps pour m'avancer, comme j'ai déjà par deux ou trois fois pris le temps de continuer à écrire en avance. Je repasserai... Dès que le chapitre 14 sera bien avancé. Je pense pas que ça prendra trop de temps, z'inquiétez pas ^o^
Et sur ce, vu que cette fois le prochain chapitre est terminé, j'ai pu faire une VRAIE preview, avec de VRAIES paroles qui foutent les boules de pas avoir le chapitre.
Alors comme je suis un salaud qui aime bien faire attendre, je vous file la dernière et VRAIE preview pour le chapitre 12, histoire de bien vous donner les crocs. Je vous aime O/
Et attendez-moi ce sera pas long. Merci !



Le bruit d’une goutte qui tombe à terre. Dans un rythme régulier, dans un fond sonore.
Je me souviens avoir eu du mal à ouvrir les yeux. Mes paupières semblaient lourdes.


-   Il est temps de mettre les choses au clair, persiffla Zalosta d’une voix glaciale, ses pics rasant le sol.
-   Quoi ? Attendez, vous n’allez quand même pas…
-   Il va falloir t’y faire Sephyra. Nous sommes des assassins, la coupa Hunter en la regardant gravement, la mine sombre.

Je me souviens m’être sentie seule, quand cette étrange langueur qui suit un sommeil forcé m’a quitté, et quand mon esprit s’est tout à fait réveillé.

-   Ne sous-estime pas la valeur que peut prendre la haine chez une femme. Elles aboient moins que les hommes, mais peuvent se montrer beaucoup plus cruelles qu’eux dans la vengeance…

Je me souviens qu’il faisait complètement noir, que je ne voyais rien. Mais je devinais ces chaînes métalliques accrochées au plafond, qui pendaient dans les airs comme des centaines de fils d’araignée, se balançant lentement sur elles-mêmes.

-   Si je le pouvais je te descendrai, ici et maintenant.
-   Mais je t’en prie, ne te gêne pas pour moi, répliqua-t-il en souriant, menaçant.

Je me souviens de ce long cauchemar. Et j’espère encore aujourd’hui ne plus jamais avoir à le vivre, même s’il réapparaît par bribes quelque fois, dans mon sommeil.

-    Je ne sais pas quel lien tu as avec Zalosta, mais à part toi, personne n’aurait pu l’arrêter quand elle a décidé de tuer quelqu’un. Je ne sais même pas si tu te rends compte de l’importance que tu dois avoir pour elle.
-   Nous sommes amies, répliqua légèrement Sephyra en regardant la hérissonne finir de lasser ses chaussures sur son lit, derrière eux. L’amitié peut tout.
-   L’amitié… Et l’amour, par rapport à ça ? répliqua le garçon en se tournant vers la roussette.

Alors lentement, j’ai ouvert les yeux, et…

-   On a toujours du mal à accepter la Vérité. Sauras-tu y parvenir, toi dont l’identité a été effacée... ?

-   Loth… Tu ne penses pas à nous échapper, n’est-ce pas ?





NightDreamers
Chapitre 12 ~ Ténèbres


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Octobre 23, 2009, 12:46:44 pm
Miko arrive discrètement sur le topic. Elle chope Donf par le col de sa chemise, le pose brutalement sur une chaise devant son ordinateur.

Allez au boulot ! Écris !

Elle attrape le paquet de clope de Donf, l'incinère, puis elle se plante devant la porte, les bras croisés.

Tu bouges plus d'ici tant que j'ai pas la suite.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Octobre 23, 2009, 05:23:57 pm
Le bureau de tabac local se trouve prit d'une soudaine inondation et fini congelé par souci de clim' défaillante.

C'est fait <3 ! Y'aura pas de tentation.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Octobre 24, 2009, 05:39:54 am
Deux katanas fendent l'air à la vitesse de la lumière et déteriorent violemment la seule porte de sortie du bureau de l'enfoiré du dessus à l'humour douteux Donf. Les débris sont tels qu'il est désormais impossible de quitter la salle.

Sephyra vient se mettre à côté de Miko, les bras croisés, mâchouillant nerveusement un bâton d'encens allumé.


Au boulot è_é


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Octobre 24, 2009, 11:55:05 am
Des flammes intenses viennent souder les jointures de la fenêtre, bloquant aussi le dernier moyen de sorti possible pour Donf.

Saïko apparait enfin, s'avançant vers le bureau avant de s'accouder contre Sephyra. Le température de la salle se met à augmenter de manière significative lorsque le goupil claque rapidement des doigts.


... Ne nous déçoit pas...

Retournant ensuite dans son mutisme, le jeune renard détourne le regard,... les poings serrés, tremblants de colère et léchés pas des flammèches rougeoyantes... 


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Octobre 24, 2009, 12:41:03 pm
Kayra arrive à son tour (tant qu'on y est, pourquoi pas), les sourcils froncés, l'expression sérieuse. Elle tend le bras vers Donf, qui forme un bouclier autour de lui.

Comme ça, t'as aucun moyen de t'enfuir ^^

La louve rejoint les autres, se plaçant au côté de Miko.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Octobre 29, 2009, 03:14:06 am
*Rampe à terre, le visage émacié, le corps famélique, et lève une main en mendiant une clope, un coca, ou rien qu'un double-cheeseburger avec supplément extra de fromage et cornichons. Se fait écraser la main sans pitié* TOT

Ok me revoilà ! Alors on va faire les comptes...
Je vais poster là la première partie du chapitre 12, tout en sachant que le chapitre 14 en est déjà à la moitié de sa rédaction. Donc si on suit les courbes de références, quand je viendrai poster la fin du chapitre 12, je terminerai le chapitre 14. Et ainsi de suite. Toujours deux chapitres d'avance, quoi, en gros. Hm... Ca vous convient ? Ou faut que j'arrête une petite semaine encore la publication histoire de prendre encore plus d'avance et...
*Silence lourd de sous-entendus meurtriers* ... ._.' Ok je poste la suite !

Bon et bien en tout cas, malgré vos méthodes peu catholiques de séquestration d'écrivain de fanfic, je vous remercie d'être aussi attachés à NightDreamers pour oser aller jusque là ! Et j'suis crevé, 4h du mat'... Dodo...
A la prochaine ^o^ *Ronfle



Le bruit d’une goutte qui tombe à terre. Dans un rythme régulier, dans un fond sonore.
Je me souviens avoir eu du mal à ouvrir les yeux. Mes paupières semblaient lourdes.
Je me souviens m’être sentie seule, quand cette étrange langueur qui suit un sommeil forcé m’a quitté, et quand mon esprit s’est tout à fait réveillé.
Je me souviens comme je tremblais. J’avais mal au ventre, mal à la tête. Comme après une soirée trop arrosée.
La pièce était humide et froide. Quand j’expirais, une fine pellicule de buée se frayait un chemin entre mes lèvres grelottantes.
Je me souviens qu’il faisait complètement noir, que je ne voyais rien. Mais je devinais ces chaînes métalliques accrochées au plafond, qui pendaient dans les airs comme des centaines de fils d’araignée, se balançant lentement dans les airs, sur elles-mêmes.
Je me souviens de ce long cauchemar. Et j’espère encore aujourd’hui ne plus jamais avoir à le vivre, même s’il réapparaît par bribes quelque fois, dans mon sommeil.
Alors lentement, j’ai ouvert les yeux, et…



NightDreamers
Chapitre 12 ~ Ténèbres


Sephyra gémit en essayant de se relever ; ses muscles étaient engourdis comme si elle avait dormi pendant des jours entiers. C’est seulement à ce moment là qu’elle prit conscience de l’endroit où elle se trouvait : dans une sorte de cave sombre et humide. Le parterre était couvert de nombreuses flaques d’eau. En prenant appui contre le mur, ses doigts s’accrochèrent à un bouton en plastique poussiéreux, et des néons s’allumèrent en clignotant au plafond. La lumière ainsi dispensée violemment aveugla la roussette qui détourna les yeux en les fermant. Où était-elle ? Qu’est-ce qui s’était passé ?
-   Du calme, du calme… Essaye de te rappeler ce que tu as fait ces derniers jours, se dit-elle intérieurement.
Des images lui revinrent à l’esprit. La lente traversée du désert, la rencontre avec le renard… Comment s’appelait-il déjà ? Ah oui, Saïko. Ce salopard de renard qui l’avait traité ainsi… Il ne perdait rien pour attendre, celui-là. Elle s’était retenue aux vues des évènements tragiques qui s’étaient passés, mais elle gardait bien cette humiliation personnelle en mémoire. Les évènements tragiques… ? Ah, c’est vrai, le manoir de Zalosta et des autres… D’ailleurs ils avaient retrouvé Donf sain et sauf, mais… Pas les enfants ni le Patron. Il semblait à Sephyra qu’elle savait ce qui s’était passé dans le manoir, la nuit où tout avait dérapé… Comment déjà ? Donf l’avait raconté ? Elle ne s’en rappelait pas… Et comment s’appelait le renard déjà ? Mais pourquoi un renard, et quand ça ?
Sephyra s’ébroua à la manière d’un canidé.
-   C’est pas le moment de perdre la tête ! Bon, déjà, délimiter le périmètre.
Elle rouvrit ses yeux rougis et finit par s’habituer à la lumière violente des néons qui ne semblaient attendre qu’elle. L’eau qui suintait sur les chaînes renvoyait des éclats sinistres, luisant comme un liquide menaçant, prêt à prendre vie et à s’attaquer à l’hybride. Les chaînes qui pendaient et bougeaient lentement n’égayaient pas non plus cette sensation d’angoisse. Sephyra réussit à se détacher du mur en gardant appui sur ses pieds. L’univers tangua un moment, et elle resta immobile pour dissiper le malaise, faisant bien attention de garder les yeux ouverts.
-   C’est pas le moment de s’évanouir, se blâma-t-elle pour se motiver et garder un semblant de décontraction.
Enfin, elle s’habitua au malaise ambiant, et regarda alors un peu mieux l’environnement dans lequel elle se trouvait contre son gré. A droite et à gauche, le mur contre lequel elle s’était réveillée se prolongeait indéfiniment. La lumière semblait éclairer tout l’univers, et les chaînes s’étendaient à perte de vue. A travers elles, droit devant, aucun semblant de mur non plus.
-   Merde, mais où est-ce que j’ai atterris encore… dit-elle cette fois-ci tout haut.
Sa voix résonna et se perdit dans la pièce qui ne semblait pas avoir de fin. Elle soupira, puis posa une main sur le mur et s’avança vers sa droite.
-   Mieux vaut ne pas se perdre, pensa-t-elle.
Elle marcha ainsi ce qui lui parut une éternité. Elle n’arrivait plus à compter les minutes qui passaient. Les minutes étaient-elles des heures ? Combien de temps était-elle restée évanouie ? Comment s’était-elle retrouvée ici ? Les seuls moyens qui lui restaient pour se retrouver dans le temps étaient la cadence de ses pas, les gouttes qui tombaient sur le sol humide et dont le bruit résonnait entre les chaînes mouvantes, et les battements de son cœur qu’elle essayait de calmer dans sa poitrine. Mais elle avait beau essayer de se rassurer, son souffle se faisait malgré elle de plus en plus haletant. Une infime buée s’exhalait d’entre ses lèvres, et malgré sa marche, elle sentait son corps prendre froid. Soudain, les néons clignotèrent. Sephyra se stoppa, dardant quelques coups d’œil dans toutes les directions. La pénombre reprit ses droits quelques secondes, puis la lumière revint, faiblement, avant de s’éteindre à nouveau. Le manège ne semblait pas vouloir s’arrêter.
C’est alors que pendant que les néons s’étaient éteints, son regard se posa sur une lueur flottante qu’elle discerna au hasard entre les mailles métalliques, loin au milieu de la pièce. La lumière revint alors, et elle ne vit plus rien, avant que la pénombre ne revienne quelques secondes après. La lueur fantomatique réapparut, flottant faiblement comme un appel. Sephyra fit un pas en sa direction. Son esprit lui interdisait de quitter le mur, de plonger au milieu de ce labyrinthe de chaînes. Le risque était trop grand qu’elle ne se perde, elle et son esprit dans une folie sans nom pour l’éternité, dans cette cave glauque et humide. Mais elle était comme hypnotisée par la faible lueur. Elle marchait lentement, se frayant un chemin entre les chaînes métalliques. Quand la lumière revenait, elle se stoppait, attendant que les néons s’éteignent à nouveau et que la lueur réapparaisse, lui indiquant le chemin à suivre pour l’atteindre.
C’est alors qu’elle se rendit compte quelle marchait depuis quelques minutes déjà (ou était-ce des heures ?) sans que les néons ne se soient rallumés. Elle s’arrêta dans la pénombre, la respiration haletante, le cœur tambourinant dans sa poitrine. Le silence était oppressant, et le noir semblait rôder autour d’elle, la compressant de l’intérieur. La pièce semblait grande, mais dans cette pénombre la plus totale, elle ne voyait même plus où elle mettait les pieds. Une angoisse profonde lui remonta lentement à la gorge, prémisse d’une crise de claustrophobie. Sentant la panique la gagner, elle leva les bras devant elle, la respiration saccadée, le froid engourdissant ses membres et rendant son corps tremblant. Ses doigts touchèrent une surface métallique humide, et elle cria de peur. Ne se contrôlant plus, elle se mit à courir dans l’invisible, butant contre les chaînes qui pliaient sous sa venue avant de se balancer violemment dans le vide, cliquetant inlassablement. Elle gardait ses yeux fixés sur la lueur, mais plus elle courait, plus elle sentait qu’elle ne l’atteindrait jamais. Elle avait beau se jeter de toutes ses forces en avant, la peur décuplant ses forces, la lueur semblait toujours aussi lointaine, luisant faiblement comme si elle se moquait de ses efforts vains. La roussette s’arrêta bientôt dans les ténèbres, essoufflée, le corps engourdis par l’effort, l’humidité ambiante et le froid qui la brûlait de l’intérieur hérissant sa fine fourrure.
Alors qu’elle reprenait son souffle, elle sentit un mouvement d’air derrière elle. La pénombre était totale. Une chaine cliqueta à sa gauche, puis quelque chose la frôla sur sa droite. Elle se retourna, pivota la tête dans toutes les directions, mais ne voyait rien. Mais elle savait une chose : elle n’était plus seule ici. Elle se recroquevilla par terre, alors que les cliquetis des chaînes métalliques se multipliaient. Ils sont plusieurs. Elle posa ses mains sur ses oreilles, rabattant celles-ci, et ferma les yeux en plissant les paupières. Que tout s’arrête, que ce cauchemar cesse…


Loth entra dans la salle au moment où deux autres scientifiques en blouse blanche en sortaient, dossiers en main. La pièce était petite et blanche. Les bureaux étaient blancs. Les murs étaient blancs. Le sol était un carrelage blanc. Les écrans d’ordinateur étaient blancs. Blanc et immaculé. Le jeune homme s’approcha de Lena en silence et s’arrêta à ses côtés, le regard tourné comme elle vers la vitre qui séparait la salle de contrôle de la salle d’expérimentations.
-   Tu as bien fait comme il fallait ? Demanda la jeune femme sans détours, vêtue de sa cape rouge en soie qui ceignait ses formes resplendissantes.
-   Ils sont tous plongés dans le Monde de Celia. Je peux vous poser une question ?
-   Bien sûr, Loth.
-   Pourquoi est-ce que vous avez pris la décision d’aller jusque là pour eux ? Nous avons ce qu’il nous manquait jusqu’à maintenant, ils ne nous sont plus d’aucune utilité.
Lena eut un étrange sourire. Sadique.
-   Tu te trompes, ils sont tous importants. Pour le moment nous avons récupéré ce dont nous avions besoin maintenant, mais il faudra les garder à l’œil. Ils nous seront utiles en temps voulu…
Loth haussa les épaules, coinça une cigarette entre ses lèvres et l’alluma tranquillement.
-   Autre chose encore, reprit-il en soufflant sa fumée malodorante. Pourquoi infliger ça à Neal ? Il a commis une faute grave ?
-   Pas du tout. C’est une initiation bien particulière qui vise à éveiller le potentiel qui reste latent en lui.
-   Et pour y arriver, il faut l’enfermer dans un lieu clos, plongé dans le noir ?
-   Les Ténèbres sont le meilleur moyen de révéler la vraie nature des choses. Privées de toutes lumières, elles s’abandonnent à leur état primaire.
Loth posa son regard sur une série de fiches posées sur la table près de lui, juste devant un écran d’ordinateur en veille. Les fiches étaient posées les unes sur les autres, et sur la première de la pile, il distingua une photo de Zalosta et ce qui ressemblait à sa description. Groupe sanguin, opérations, histoire, traumatismes, psychologie, capacités…
-   C’est ce que j’ai fait pour eux… Ils vivent la même initiation que Neal, si j’ai bien compris.
-   C’est tout à fait ça. Eux aussi ont besoin d’ouvrir les yeux. Tout du moins s’ils s’en sortent vivants, répondit cette fois Lena en déposant ses yeux verts sur le jeune homme. Comment va Rika ?
Celui-ci détourna le regard pour le reposer sur ce qui siégeait derrière la grande vitre. Dans trois cubes levés à la verticale, Millie, Arthur et Myosotis semblaient dormir profondément. Des câbles nageaient dans un liquide verdâtre, et leur bouche était  protégée par un masque à oxygène.
-   La dernière fois que nous nous sommes croisés, elle m’a avoué tout l’amour qu’elle me portait, répondit ironiquement le jeune homme.
-   Je vois… Méfie-toi d’elle.
-   Je n’ai pas peur de…
-   Ne sous-estime pas la valeur que peut prendre la haine chez une femme, le coupa Lena. Elles aboient moins que les hommes, mais peuvent se montrer beaucoup plus cruelles qu’eux dans la vengeance…
La jeune femme reposa son regard sur les trois corps endormis.
-   Enfin, c’est une autre histoire. Maintenant que nous avons les sacrificiels, nous allons pouvoir partir en quête des portes…, susurra-t-elle en découvrant ses canines.
Loth se détourna du spectacle et rejoignit la sortie en tirant une bouffée de sa cigarette. Lena se retourna vers lui alors qu’il atteignait les portes coulissantes.
-   Loth !
Il se retourna lentement en expirant sa fumée malodorante et plongea ses yeux dans le vert des pupilles de son interlocutrice. Celle-ci prit bien soin de ne pas couper le contact visuel avec sa victime.
-   Tu ne penses pas à nous échapper, pas vrai ? Demanda-t-elle d’une voix suave.
Un long silence prit place après ces paroles, silence durant lequel ils s’échangèrent un long regard. Puis le jeune homme abaissa les paupières et détourna les yeux, avant de se retourner. Les portes coulissèrent à son passage, puis se refermèrent derrière lui. Lena croisa les bras en grimaçant, le regard étrangement froid.

Loth parcourait les couloirs blancs en fixant le sol, les mains plongées au fond des poches, ses pensées tourmentées, la cigarette à la bouche. Soudain, il s’arrêta un cours instant en plein milieu du chemin, puis releva la tête et sortit les mains de son manteau brun, le regard déterminé. Il se dirigea à grand pas vers la sortie du bâtiment, et poussa les double-battants d’une main sûre. Le soleil inonda son visage sévère. Il laissa tomber le mégot par terre après en avoir tiré une ultime bouffée, et l’écrasa sous son talon. Alors qu’il s’apprêtait à descendre les marches du perron qui ouvraient le chemin au complexe scientifique, le canon d’un pistolet se posa derrière sa tête, au milieu de ses cheveux noirs. Il s’arrêta automatiquement.
-   Alors beau brun, on s’apprête à faire une bêtise ? Susurra la voix féminine de Rika.
Loth se prêta à sourire légèrement.
-   Tu vas me punir ? Répondit-il en se retournant lentement, découvrant la tigresse habillée d’un débardeur vert moulant et d’un pantalon beige large qui couvrait ses chaussures de skateuse. Oh, on change de look ? Personnellement je préférais la robe chinoise, c’était plus sexy.
-   Une mission d’infiltration, répondit la tigresse dont la queue battait l’air derrière elle, sans cesser de pointer son pistolet sur le jeune homme. On doit s’habiller convenablement pour ne pas faire tâche dans l’environnement. Contrairement à toi, j’accomplis convenablement les missions qu’on me donne.
-   Je peux te donner mes victimes avec plaisir si tu le souhaites tant que ça. Le beau brun à la chemise blanche devrait te plaire. Et arrête de me pointer avec ce flingue, ce truc là ne me fera rien et tu le sais très bien, répliqua-t-il en soupirant faussement.
La tigresse à la fourrure d’un marron sombre rangea son arme dans son holster accroché à la hanche et reprit sans quitter son interlocuteur des yeux.
-   Tu comptais faire quoi, décidé comme tu l’étais ?
-   Les choses ne vont pas assez vite pour moi, je comptais aller prendre un verre pour oublier mes problèmes. Tu voulais que je t’invite, peut-être ? Répondit-il en souriant, sincère.
Rika le regarda froidement, puis s’accorda un petit sourire discret sans perdre de l’agressivité qui régnait dans ses yeux.
-   Navrée, je ne suis pas libre. Pas comme certains. Mais la prochaine fois j’accepterai si tu es encore d’humeur à jouer les dragueurs. Je pourrais peut-être te tuer sans faire de bruit une fois que tu seras saoul comme un poivrot.
Le jeune homme s’esclaffa légèrement.
-   Toujours aussi effrayante ! Mais la prochaine fois comme tu dis, évite de te saper comme une droguée… Prend un truc plus sexy, plus… Féminin. Là tu attiseras peut-être mes hormones de mâle.
La tigresse jura entre ses dents en foudroyant le jeune homme du regard.
-   Les humains… Vous n’êtes que des pervers. Vous les mâles, votre cerveau se situe en bas. Si je le pouvais je te descendrai, ici et maintenant.
-   Mais je t’en prie, ne te gêne pas pour moi, répliqua Loth en souriant, menaçant.
Le soleil les inondait comme un projecteur sous les feux de la rampe. La tigresse avait encore la main posée sur son holster, qui retenait la crosse de son pistolet. Un long regard unit les deux membres de la même organisation : Loth souriant dangereusement, Rika les yeux emplis de haine. Puis la tigresse ferma les yeux et passa à côté du jeune homme en descendant les marches.
-   La mission passe avant tout, se justifia-t-elle d’une voix glaciale. Mais la prochaine fois je ne te louperai pas.
-   J’attends ce moment avec impatience, persifla Loth en regardant l’hybride descendre le perron.
Dans l’entrée du complexe scientifique, derrière les portes à double-battants, Lena avait suivi l’altercation les bras croisés, les lèvres pincées, les sourcils froncés et les yeux éteints de tout sentiment.

*****
***


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Octobre 29, 2009, 04:19:18 am
Premier ! :8):

*Apporte de l'eau fraiche à Donf en lui tapant amicalement le dos*

Tu l'as bien mérité Bro, ton chapitre est excellent ! La façon dont tu décris l'angoisse et le Néant me surprend ! Il y a vraiment un atmosphère très oppressante (Tu as regardé combien de films d'horreur pour faire ça ? XD). La pauvre Sephyra, elle va devenir folle dans son trou à rats ! D'autant plus qu'elle n'a pas l'air d'être seule... ou alors c'est la folie qui fait déjà ses effets ? D'ailleurs si le reste du groupe suis le même supplice, je me demande comment chacun va réagir. On va voir lequel d'entre eux va se transformer en monstre en premier !

Ce qui m'étonne beaucoup, c'est qu'apparemment, toute la clique est capturée. Ça veux donc dire qu'ils sont tous dans "l'antre de la Bête" et je me demande bien comment ils font faire pour s'en sortir ! En tout cas, ils sont tombés sur une sacrée bande de fanatiques, ça fait peur o_o !
Ho ! Et sinon, c'est qu'une illusion : en fait Loth et Rika sont raids dingues l'un de l'autre, faut pas croire ! XDD

Bon chapitre encore une fois, même si il a mit le temps ! La lecture est toujours aussi fluide, ça arrête pas de nous laisser sur notre faim. Je veux la suite rapidement ! Il me tarde de voir la réaction des autres !
Bonne continuation Bro !

Owi ! Sephyra qui veut faire payer Saïko ! Ça, je veux VRAIMENT voir ! XDD


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Octobre 29, 2009, 10:36:41 am
Waah, ça valait le coup d'attendre! J'ai adoré ^0^

La première partie avec ma Sephy qui cauchemarde était d'un réalisme saisissant. Je me suis moi-même sentie mal à l'aise. Heureusement que c'est pas un soir de pluie que j'ai lu cette suite, seule dans ma chambre plongée dans les ténèbres... :'D
Le moment où elle marche sans cesse dans le long couloir rappelle vraiment son évasion de Syerra, je trouve. Sauf que cette fois ci, c'est un peu plus flippant. XD
Comme l'a dit Saïko, super passage et vraiment stressant! J'ai hâte de voir comment se matérialisera le monde de Celia pour les autres ^^

Et Myo-chan, Arthur et Millie qui servent de sujets d'exprérience chelous XD Les pauvres, on se croirait dans Tetrix cette fois... Ca me rappelle qu'il faut que je poste la suite...
*Capita lui bouffe la tête*
Bref, et encore et toujours des mystères... J'ai hâte qu'il y en ai plus du tout ^0^" Mais bon, les engueulades entre Rika et Loth compensent. J'adore leurs répliques. Elles sont bien mieux trouvées que celles de la plupart des dessins animés récents ^^ Oh ce serait trop bien, ND en série animée. J'espère qu'on toucherait une part de la recette, nous aussi. *SBAF*

Bon, je vais m'arrêter là pour le bla-bla, mais je tiens à ajouter que la recherche des portes me fait penser à Full*Donf prend les flingues de Rika et transforme la roussette en gruyère*

Bonne continuation très cher, je suis de tout coeur avec vous! ^0^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Octobre 29, 2009, 11:44:19 am
Wouah...

Eh bien, quel beau chapitre =)
Superbement bien décrit, 'me demande bien quel est cette lueur que Sephyra a aperçu... Et ce "monde" comme l'a dit Loth. Que c'est étrange ! ^^
Mais Loth est vraiment un de ces pervers. J'aurai été Rika, je l'aurai tué... Même si apparemment c'était pas la peine >.<
Enfin, je vais faire par partie par ce que sinon je vais me perdre :

Sephyra... Je la plains vraiment. J'espère qu'elle réussira bien à s'enfuir d'ici, et que la lumière lui reviendra, parce qu'apparemment c'est pas gagné. Et j'espère que les personnes qu'elle a entendu, ce sera ses amis, parce que sinon je sens que ça va faire vraiment peur pour elle !! Enfin, c'était rudement bien écrit, et vraiment effrayant, comme l'ont dit Sephy-san et Saïko. Vivement qu'on voit les autres =) Par contre, si Neal est aussi dans ce monde, je le sens mal pour eux.

La deuxième partie est moins stressante, mais j'espère que Myosotis, Millie et Arthur vont s'en sortir !! Apparemment l'hypothèse de Miko-sama sur les deux petits étaient juste.
Enfin, je trouve Loth étrange. Pervers, mais ça tout le monde le sais ^^ Mais surtout étrange. Je me demande ce que voulait dire Lena par sa phrase... Si ça se trouve, elle sens que Loth va les trahir ?

Mais bref, un super chapitre (du moins début) et bonne continuation Blackdoom !! Et vivement la suite =)
Bon courage, d'ailleurs !!


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 06, 2009, 06:31:43 pm
:'D Une petite semaine sans nouvelles, pardon.

Saïko < *Boit l'eau comme un type revenant d'une marche forcée dans le désert, en fout partout sur son maillot* Encore ! ENCORE EAU ! NAN COCA MÊME !
Combien de films d'horreur ? Oh, pleins. The Grudge, The Ring, Dog soldiers, des trucs des morts-vivants, des trucs pourraves de vampire (Pas Twilight PAS TWILIGHT !), des versions de la Bête du Gévaudan... Des trucs normaux quoi ._. Par contre je m'inspire pas de Saw. Franchement, je sais pas, c'est pas pour aller contre le courant, mais ce qu'il y a d'intéressant dans ce film c'est juste la psychologie du "Maître du Jeu". Le reste, c'est vraiment rien que pour le spectacle du gore gratuit. Je fais dans le gore aussi, mais là ils abusent, c'est juste dégueulasse, ya rien derrière ._.
Sinon Loth et Rika, raides dingues ensemble ? Fhuuu ~ Vive la suite ^o^
Merci d'être passé frangin, toujours un plaisir ! *Check

Sephyra < ND en anime °^° Faut pas rêver. Nan je veux dire, pour votre part. 'Puis quoi encore, t'es pas bien toi... *Fuit
Sinon je veux des génériques qui puent la classe, et une animation supra-fluide pour les combats ! Vous créditerez au nom d'une certaine Léa, c'est son cadeau de noël pour moi ^o^
Au fait pour Tetrix, bravo, vous vous y êtes enfin remise è_é C'est grâce à moi n'est-ce pas ? N'EST-CE PAS !

Kayra < Loth, un pervers ? Mais naan, c'est juste un homme adulte é_è *Meurt
Et pour les personnes qui font du bruit avec les chaînes... Oh oh, ses amis ? Mais oui, des amis qui veulent jouer avec elle, bien évidemment ! De gentils amis, de petits amis, mignons tout pleins, qui veulent s'amuser... <3
Pour Neal vous aurez des infos bientôt, et effectivement le début du chapitre 11 était un souvenir du passé, comme l'a expliqué Miko =) (Et je la remercie pour ses compliments sur la qualité de ce passage !)


Merci à tous les trois ! Alors alors... Fin du chap' 12. Bon, sur le coup ya pas beaucoup d'action, c'est juste le réveil après une attaque assez inattendue de Loth dans l'hôtel. Mais la fin pulse encore un peu plus le groupe. D'abord ils comprennent rien, et maintenant ils ne vont plus être en sécurité nul part ! Et ben. L'auteur est vraiment un pourri, il doit en vouloir grave aux personnages, sérieusement ._.
Chapitre 13 bientôt. Hm... Un chap' basé sur les souvenirs, comme vous le verrez. Saïko et Loth au premier plan !
A la prochaine o/




Donf se réveilla lentement. Clignant des yeux plusieurs fois, il garda un regard lointain, comme voilé. Puis soudain il reprit ses esprits, et son cerveau se mit en marche comme un moteur de voiture. Il ouvrit tout à fait les yeux et se releva sur son lit d’hôpital aux draps blancs. Le jeune homme balaya la pièce du regard en se massant le cuir chevelu, un affreux mal de crâne lui tailladant la cervelle. Il fut soulagé de trouver ses compagnons allongés sur les quatre des cinq autres lits : Zalosta sur la couche à sa droite, Hunter à sa gauche, Saïko en face de lui, à l’autre bout de la chambre, et Sephyra à côté du renard, en face du lit de Zalosta. A part lui, les autres semblaient profondément endormis. Donf retomba lourdement sur son oreiller, cherchant à rassembler les souvenirs diffus de ses pensées. En quelques secondes, il revit les derniers évènements. Pris de panique, il se releva une nouvelle fois, puis ferma les yeux de douleurs en grognant contre son mal de crâne. Il décrocha une sorte de ventouse posée au niveau de son cœur, et aussitôt un bruit strident vrilla ses oreilles. Il s’élança vers l’électro-encéphalogramme pour le tâter rapidement et trouver le bouton de mise en marche pour l’arrêter et laisser ses oreilles en paix. Le jeune homme attendit quelques secondes dans le silence des autres « bips » qui résonnaient en alternance sur  les lits de ses compagnons, avant d’être sûr que personne n’avait rien entendu. Il se rendit compte alors, debout, qu’on lui avait laissé son jean. Il retrouva ses affaires sur une chaise à côté d’une petite table de chevet, et il se rhabilla en hâte avant de s’avancer vers le lit de Hunter. Il regarda l’électrocardiogramme avec curiosité et angoisse. Il avait l’image d’une série hospitalière, ou dramatique. Pour quelles raisons leur avait-on placé ces appareils-là ? Ils n’étaient pas morts pourtant. Puis il déposa ses yeux sur le visage d’Hunter, qui semblait profondément endormi… Les sourcils légèrement froncés et la mâchoire un peu crispée.
-   Hunter… ?
Pour seul réponse, Donf eut droit à un léger grognement.
-   Tu fais un rêve érotique ou quoi, tu crois que c’est le moment ? Réveille-toi, feignasse.
Le jeune homme posa sa main sur le bras d’Hunter dans le but de jouer avec pour l’agacer dans son sommeil, mais il n’en eut pas le temps. L’ensommeillé ouvrit soudainement les yeux en grand, comme totalement horrifié, le souffle court et les poings serrés sur le drap, une fine pellicule de sueur couvrant ses tempes battantes. Donf avait reculé de quelque pas par surprise, et regardait maintenant son compagnon avec une certaine appréhension. Les électro, et maintenant ça… ?
-   Oh, Hunter, tu me fais quoi là ?
Le jeune homme allongé sursauta à l’appel de son nom, et il tourna la tête vers son compagnon comme s’il s’apprêtait à découvrir un monstre. De longues secondes, ils se regardèrent. Donf n’osait pas prononcer un mot, trop étonné de voir ainsi son compagnon si apeuré. Lui qui en général fonçait tête baissée sans craindre la peur, quelle qu’elle soit…
-   Donf…
Hunter se releva sur sa couche et passa ses jambes en dehors du lit, s’asseyant sur le matelas.
-   J’ai cru que… Enfin… Que j’étais…
-   … C’est un peu poussé comme réflexion après un rêve érotique, ou alors t’es vachement pudique comme mec, répliqua Donf en fronçant les sourcils, peu convaincu par son idée, avant de faire le tour du lit et d’arrêter la machine qui contrôlait les battements de cœur de son ami.
Hunter le regarda, encore un peu essoufflé, puis se laissa tomber sur ses pieds en se relevant lentement, se tenant la tête d’une main.
-   Ca va aller… ? Résonna légèrement la voix grave de son démon, qui savait tout.
-   Ouais. Je crois…
-   C’est sûrement le fait d’avoir été attaqué par le même type, deux fois d’affilée… Je sais pas ce qui s’est passé la première fois, mais on a tous compris que ça t’avait laissé des marques. Elles ont dû resurgir pendant ton sommeil, proposa Donf en tapant amicalement sur l’épaule de son ami.
Hunter avala difficilement sa salive en terminant de reprendre une respiration moins alarmiste.
-   Ca doit être ça, t’as raison.
Donf le regarda étrangement. Il hésitait sur quelque chose. Alors qu’il allait ouvrir la bouche, Sephyra se releva brutalement sur son lit, manquant de crier. Hunter et Donf la regardèrent avec surprise, Hunter plus angoissé que son ami, craignant qu’il ne s’agisse de la même chose que pour lui. La roussette était essoufflée, le regard perdu et effrayé par l’invisible. Elle n’était habillée que de son soutien-gorge, la couverture rabattue sur ses jambes. Elle tourna légèrement la tête pour tomber sur Hunter et Donf, qui la regardaient tous les deux fixement. Donf s’approcha de quelques pas en sa direction.
-   Sephyra… ?
-   Je… Ca va… J’ai fait un cauchemar… Répondit celle-ci face aux regards inquiets de ses amis, se massant le front d’une main.

Elle tressaillit légèrement en se rappelant les dernières images de son affreux cauchemar. A ce moment là, ce fut Saïko qui se réveilla également dans un brusque sursaut, tout essoufflé, visiblement affolé.
-   Non non ! C’est pas… !
Il y eut un silence de quelques secondes. Le renard regardait en tout sens, sans se rendre compte de la présence de ses autres compagnons.
-   Ils vont revenir ! Je les ai vus ! Tout est ma faute…
-   Saïko, calme-toi !
Hunter et Donf s’échangèrent un regard étonné. Donf questionnait son ami du regard. Celui-ci acquiesça un « non » de la tête. Ils reposèrent les yeux sur Saïko pour s’apercevoir que le médaillon autour du cou du renard était illuminé d’une forte lueur.
-   C’est… Le médaillon qui a parlé ? Demanda Donf, qui avait tout d’abord cru qu’il s’agissait du Démon d’Hunter.
-   Il nous cachait des choses, le renard, ajouta Hunter d’un ton suspicieux en fronçant les sourcils.
Le goupil en question lui se calmait lentement, semblant ne pas entendre les commentaires de ses compagnons. Il se réveillait d’un songe teinté du sang de ses souvenirs, remontant loin dans le temps et dans l’espace. La peur de la mort…
-   Attendez… Où est Myosotis… ? Demanda une voix faible.
Zalosta s’était réveillée en silence, et se tenait assise sur son lit, une main sur la poitrine en direction de son cœur, la mine souffrante. Son regard circulait dans la chambre mais ne semblait pas trouver ce qu’elle cherchait.
-   Pas là en tout cas, trancha Hunter en serrant les poings.
La hérissonne se leva de son lit sans se hâter. Elle arracha le bout en plastique plaqué sous sa poitrine. Aussitôt le bruit strident de l’électrocardiogramme résonna dans la chambre. Donf s’élança pour l’arrêter, alors que Zalosta n’en avait visiblement rien à faire. Apparemment, elle se moquait également d’être en sous-vêtements. La robe rouge qu’elle portait depuis la nuit au manoir de Bellegrand était posée sur une chaise à côté de son lit, mais elle se dirigea directement vers Saïko sans l’enfiler. Elle s’arrêta sur le côté de son lit, le regardant fixement. Le goupil cachait son museau entre ses mains, visiblement hanté par son cauchemar.
-   Il est temps de mettre les choses au clair, persiffla Zalosta d’une voix glaciale, ses pics rasant le sol.
Sephyra, qui ayant remarqué qu’elle était en sous-vêtements elle aussi en avait profité pour remettre son haut, regarda la scène avec angoisse.
-   Quoi ? Attendez, vous n’allez quand même pas…
-   Il va falloir t’y faire Sephyra. Nous sommes des assassins, la coupa Hunter en la regardant gravement, la mine sombre.
La roussette serra les dents. Elle éteignit l’électrocardiogramme, arracha le bout en plastique collé sur sa poitrine et se leva en vitesse avant de prendre son pantalon en main.
-   Je me fous de ce que vous êtes ou de ce que vous faisiez avant que je vous connaisse ! Répliqua-t-elle en s’habillant. On s’est fait attaquer, on se réveille tous dans un hôpital alors qu’on ne sait même pas depuis combien de temps on y est, et tout ce à quoi vous pensez c’est vous foutre sur la gueule !
Elle passa son manteau rouge sur ses épaules, puis se rassit sur son lit pour mettre ses chaussures.
-   On dirait une bande de gamins qui ne pensent qu’à se battre. Vous ne croyez pas qu’on a autre chose à faire ?
-   Elle n’a pas tort, intervint Donf. Myosotis a disparu, mais ça ne veut rien dire. On ferait mieux de filer d’ici avant de tirer les choses au clair.
Il y eut un long échange de regard entre Zalosta et Sephyra. La hérissonne regardait son amie, hésitante. La roussette, elle, semblait franchement décidée.
-   Zalosta, s’il te plaît… Arrêtons ce jeu un moment. Ce qu’il se passe ces derniers jours nous touche, tous. On a tous besoin de rester soudés, pas de se soupçonner les uns les autres…
La hérissonne soupira en baissant les yeux, puis s’éloigna du lit de Saïko pour aller mettre sa robe. Hunter était déjà en train d’enfiler sa veste blanche. Après l’avoir boutonné sur son torse, il se retourna vers Saïko et le fixa de longues secondes. Celui-ci n’avait pas bougé. Il restait assis, immobile, le museau couvert de ses mains. Le médaillon avait perdu de sa luminosité, mais restait brillant. Donf lui s’était dirigé vers la fenêtre et regardait le ciel avec suspicion, l’esprit perdu. Beaucoup de questions se bousculaient dans sa tête. Même situation pour Zalosta, qui lassait ses chaussures lentement, plongée dans ses pensées. Sephyra, elle, s’avança vers le lit de Saïko.
-   Ca va aller… ?
Le renard laissa lentement retomber ses mains sur le lit, le regard éteint, la fourrure légèrement hérissée.
-   Oui, je crois… Désolé. Pour tout ça. De vous attirer ces ennuis…
Sephyra n’osa pas poser une main réconfortante sur le dos du goupil. Il était torse nu, et malgré la gravité des évènements, elle ne voulait pas laisser supposer d’allusions étranges. A la place, elle éteignit la machine médicale.
-   On est tous dans le même bateau… Rhabille-toi rapidement, on s’en va d’ici. On se posera les questions qu’il faut une fois qu’on sera au calme, répondit-elle doucement avant de rejoindre Donf à côté de la fenêtre, laissant le renard se lever.
Celui-ci ne tourna pas la tête, le regard plongé dans la contemplation du ciel orangé, signe que le soleil se couchait.
-   Je pense que ça fait, au minimum, une bonne journée que nous sommes ici. Quand vous m’avez rejoint à l’hôtel le soleil était presque couché. Il n’a pas pu se passer une petite demi-heure entre le moment où on nous a trouvé évanouis dans la chambre et où on s’est réveillé ici. Le soleil se couche vite à cette période, les journées se raccourcissent.
-   Je ne comprends pas pourquoi ils n’ont pas profité de ce temps-là pour nous tuer ici, nous étions sans défense…
-   S’il ne l’a pas fait à l’hôtel, il ne le fera pas ici. Son objectif n’était pas de nous tuer… C’était retrouver Myosotis. C’est la seule qui manque.
-   Tu crois vraiment qu’elle puisse être une traître ? Demanda la roussette en regardant le jeune homme.
Celui poussa un léger soupir en baissant les yeux.
-   J’en sais rien… Mais je te remercie. Je ne sais pas quel lien tu as avec Zalosta, mais à part toi, personne n’aurait pu l’arrêter quand elle a décidé de tuer quelqu’un. Je ne sais même pas si tu te rends compte de l’importance que tu dois avoir pour elle.
-   Nous sommes amies, répliqua légèrement Sephyra en regardant la hérissonne finir de lasser ses chaussures sur son lit, derrière eux. L’amitié peut tout.
-   L’amitié… Et l’amour, par rapport à ça ? répliqua le garçon en se tournant vers la roussette.
Celle-ci le regarda dans les yeux avant de baisser la tête vers son alliance. Elle ne répondit pas. Donf posa une main réconfortante sur son épaule.
-   Il faut partir d’ici. C’est ce qui compte pour le moment.

Puis il s’éloigna en direction de la porte de la chambre. Hunter le suivit, accompagné de Zalosta. Saïko finissait de s’habiller. Sephyra darda un dernier regard vers le ciel avant de les rejoindre.
-   Bon, tout le monde est prêt ? On a rien oublié ? Demanda l’ancien cuistot.
-   La vraie question c’est : où on va aller ? Répliqua Hunter en croisant les bras. Il est hors de question de retourner à l’hôtel, c’est bien trop dangereux
-   S’ils ont pu nous retrouver là-bas, ça veut dire qu’on est sous surveillance, intervint Zalosta, la mine sombre. Où qu’on aille, ils vont nous suivre.
-   Sauf s’ils ont déjà trouvés ce qu’ils leur manquaient…
Ils se retournèrent vers Saïko. Le renard les regarda un par un.
-   Je sais que vous n’avez aucune confiance en moi après ce qu’ils s’est passé ces dernières heures. Je le comprends. Mais s’ils avaient eu besoin de quelque chose d’autre que Myosotis, à l’hôtel, ce type nous aurait tués sans poser d’autres questions. Soit ils ont encore besoin de nous, soit nous sommes tellement insignifiants pour eux qu’ils ne s’abaissent même pas à nous faire taire définitivement.
Hunter grogna. Un courant d’air glacial balaya la chambre quelques secondes.
-   Ce serait déjà bien de mettre un nom à tout ces « ils », ajouta Sephyra.
-   Bon, déjà, on se tire d’ici. Ca sert à rien de rester planté là. Tout le monde se sent bien, personne n’a besoin de rester en consultation ? Vous avez pris vos carnets de santé, le chek-up est fait ? Alors on s’casse, dit Donf avant d’ouvrir la porte de leur chambre.
Ils se dirigèrent vers la sortie en suivant les panneaux d’informations plaqués sur les murs des couloirs. Avant de sortir, Zalosta repéra une fiche étrange, accrochée sur un panneau en bois, à l’entrée du service de l’hôpital. Sur la feuille se succédaient leurs portraits, accompagnés de quelques détails comme leur nom, leur taille, leur âge et leur signalement. En haut de la feuille, imprimé en gras et souligné : « Recherchés ».
-   Ca, c’est pas bon pour nous, trancha la voix glaciale de Zalosta, alors que ses amis venaient de la rejoindre en contemplant la fiche.
Soudain, une responsable habillée en blanc les pointa du doigt en parlant à l’oreille d’un homme, vêtu des mêmes vêtements. Celui-ci les regarda alors de derrière le comptoir de service.
-   Eh vous ! S’écria-t-il en contournant le comptoir.
-   On se tire ! Lança Hunter en s’élançant vers les portes de l’entrée, ses amis derrière lui.
-   Attendez ! Cria l’homme du personnel derrière eux.
Ce dernier se jeta sur les portes après la sortie précipitée des recherchés, mais il s’escrima en vain pour tenter de les ouvrir : elles étaient glacées de l’intérieur.
L’infirmière s’avança alors à ses côtés en regardant derrière les vitres des portes le petit groupe s’éloigner en courant dans la ville.
-   Ce sont bien eux qu’on a récupérés à l’hôtel, monsieur ?
-   Oui, pourquoi ? Répondit précipitamment le médecin-chef en regagnant le comptoir et en saisissant le combiné du téléphone.
-   Ils n’étaient pas censés être dans le coma… ?
-   Et bien ils n’y sont plus ! Rétorqua-t-il en faisant le numéro de la police.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 06, 2009, 06:34:07 pm
Loth regagna sa chambre, à l’intérieur du complexe scientifique. Il venait de passer l’après-midi dans un bar malfamé, à boire verre sur verre. Pas complètement saoul, mais pas très frais non plus, il avait regagné le bâtiment placé sous surveillance de l’Etat en titubant légèrement, les idées floues. Il ouvrit lentement la porte après avoir raté la poignée deux fois, et resta sur le pas de la porte. Dans la pièce, près de son petit bureau personnel où trônait quantité de paperasse mal rangée, une silhouette se tenait immobile, trois livres dans les mains. Loth retrouva en un instant sa lucidité. Dans la semi-pénombre du soleil qui venait de se coucher, il lui semblait que la personne portait le même long vêtement en soi rouge que les membres de l’organisation.
-   Qui êtes-vous ? Demanda-t-il, perplexe, ne sachant si c’était un ennemi ou un allié.
La silhouette se retourna vers lui. Sous la longue capuche, Loth crut discerner un museau pointer. Il ne dit pas un mot, restant planté bien droit, les livres en main.
-   Qui vous a autorisé à entrer dans ma chambre ? Et reposez ces livres, ils sont à rendre aux supérieurs, vous n’avez pas le droit d’y toucher !
-   Ces livres m’appartiennent, je suis venu les reprendre. C’est bien de faire un emprunt, j’espère qu’ils vous auront été utiles à comprendre quelque chose, répliqua l’inconnu sur un ton monocorde, d’une voix grave.
-   Je ne vous laisserais pas sortir avec ces livres, rétorqua le jeune homme en s’avançant légèrement. Qui êtes-vous à la fin ?
La silhouette fit trois grandes enjambées pour parvenir jusqu’au garçon. Celui-ci n’eut pas le temps de réagir tellement le mouvement fut rapide L’inconnu plaça une main sur son front.
-   En contrepartie, je te rends ce qui est à toi, Loth…
Une fine lumière illumina brièvement le contour de la main placée sur le jeune homme. Celui-ci eut le temps de voir apparaître un hybride au museau noir sous la capuche, juste avant qu’un flot d’images et de paroles résonnantes, comme lointaines, ne s’emparent de son esprit et ne le plonge dans un sommeil profond. Il s’écroula lourdement à terre, aux pieds de l’inconnu. Ce dernier s’agenouilla près du corps.
-   On a toujours du mal à accepter la Vérité. Sauras-tu y parvenir, toi dont l’identité a été effacée ? Je te laisse y réfléchir…, murmura-t-il gravement.
Il se releva alors, contempla quelques secondes le corps endormi, puis sortit de la chambre, les trois livres sous le bras.




Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et, quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.



XIV, Livre quatrième, Pauca Mae, de Victor Hugo




*****
***




« Toi et moi, un jour… On deviendra des monstres. De véritables monstres… »
Des mots qui se suivent, des paroles que je ne comprends pas. Des voix qui s’élèvent de ma conscience, des souvenirs flous et dissimulés, que je ne reconnais pas, bloqués par quelque chose d’immatériel.


-   Je vois… Alors il est à nouveau temps que je révèle mon secret à des personnes de ce présent, n’est-ce pas, Fox ?
-   Ils ont l’air d’être concernés aussi par la fatalité, Saïko. Ils devraient te comprendre, résonna une voix grave, ancestrale, comme venue d’un temps lointain

« C’est ta sœur. »
La silhouette d’un manoir, un jardin ensoleillé, un autel, des arbres, un pan de mur avec des prénoms gravés à l’aide de cailloux. Un visage féminin, un autre masculin, des hommes en costumes, des femmes de ménage. Du sang, des yeux effrayés, un corps humain exploité par un mal sans nom.


-   A l’intérieur tu trouveras des clés. La voiture est au square, deux rues plus loin en sortant à gauche de la ruelle. Elle est garée sur un emplacement privé. Et j’ai aussi récupéré ce que tu avais perdu en cours de route.

-   Attendez ! Attendez !! Je veux des explications ! Où sont Arthur et Millie ?! Dîtes-moi qu’ils vont bien ! ATTENDEZ !

« MERE ! »
Et une souffrance intolérable. La sensation qui est celle de sentir sa vie s’écouler sans rien pouvoir y faire. Du sang qui coule, emportant l’énergie vitale. Des yeux qui s’abaissent lentement pour la dernière fois. De la force qui nous quitte, qui s’en va, sans revenir.


-   Loth n’est qu’un pion, comme tous les autres.

« Ce jour là, n’hésite pas à… »
D’où vient tout ça ? Est-ce que c’est à moi ? Est-ce que ça fait partie de moi ?
Et je reste perdu, au milieu de tout ça…


-   Loth, c’est bien toi ? Comme nous nous retrouvons ! Ca faisait si longtemps…

-   Marvin…




NightDreamers
Chapitre 13 ~ Réminiscence


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Novembre 06, 2009, 08:52:00 pm
ToooooooooooooooooooT
(en mode : veut la suite )
Je vous le répète une bonne fois pour toutes, c'est pas évènement mais événement !!!!!

A part ça suite aussi bien que d'habitude. Eh, c'est la première fois que toi et moi on a une ptite convers à nous. Il était temps quand même. Faut fêter ça.
*sort la vodka et boit comme un trou*

Bref... hips... J'ai hâte d'avoir la suite, au boulot... Ouais Tetrix c'est EN PARTIE grâce à vous... Un ptit verre?

*la folle se fait emmener*

Bref, je vous souhaite une excellente continuation ^^ Ce qui me fait profondément chier c'est qu'une fic aussi géniale aie des suites aussi rares. Mais bon, vous êtes talentueux ; je vous fais confiance et arrête  de vous titiller inutilement ^^
Bonne chance =3


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hygualanga le Novembre 06, 2009, 09:58:26 pm
Ahhh, fait du bien de retrouver NightDreamers, franchement on est vraiment absorbé par la lecture.

Désolé de ne pas avoir put commenter l'autre chapitre avant, j'avais la possibilité mais pas le temps. Stage BAFA de 7 jours = seulement 3 jours pour faire le boulot de vacance de terminale à la maison. C'était chiant, surtout que le Jeudi j'avais trois contrôle Oo, j'ai trop perdu du temps la dessus mais à force je connaissais par coeur ^^.
Mais le mieux c'est que le Mercredi Soir, je me ramasse par terre les orteils de travers (sur le côté retourné à l'arrière...), le lendemain ça c'est terminé aux urgences avec comme constat que 4 de mes doigts de pied était fissurés (d'ailleurs je veux ma radio dans ma chambre, on voit trop bien les fissures). Résultat révisé non-stop des contrôles type BAC pendant trois jours pour être absent le jour des évaluations  -_-. Non, j'ai juste passé les vacances les plus pourrit de toute ma vie... c'était même pas des vacances, c'était de l'aliénation...

Enfin, revenons à ta fic. Le fait qu'ils se réveillent dans un hôpital est surprenant. Au début je pensais pas du tout à un hôpital public... Le plus curieux est le constat des médecins, on ne sort pas d'un coma comme ça.
Qu'est-ce qu'il y a derrière ? Encore des questions, je vais écrire un dossier Open Office pour toute m'en rappeler si ça continue ^^. Le gars encapuchoné est lui aussi très étrange, que cache-t-il donc ? Mais, à force Loth m'apparait de plus en plus comme un pervers sympathique.

Bon, bonne continuation et bonne preview.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Novembre 07, 2009, 06:55:29 pm
...

Que dire ? Ce chapitre est vraiment superbe. Je n'aurais jamais pensé voir autant de choses aussi merveilleuse.

Tout d'abord, je suis bien contente que nos amis se soient réveillés ^^ J'avais peur pour eux. Mais par contre, celui qui avait l'air dans le plus mauvais état en se réveillant était quand même Saïko. Quoique Hunter était pas mal non plus.
J'ai remarqué une erreur, un oubli de point dans une parole de Hunter, justement >.< Mais bon, c'est pas grave, c'est tellement bien à lire que j'ai mis du temps à le remarquer *Est resté planté sur le texte pendant 10 secondes avant de le voir*
 :;D:

Mais bref, très beau passage, bien décrit ^^ J'aurai pas aimé être à leur place >.<

Le deuxième passage, avec Loth, était bien aussi. Je me demande bien qui était cet hybride, mais je ne pense pas qu'il soit trop méchant. Je sais pas pourquoi, mais ses réactions m'ont laissées pensés qu'il s'agissait de quelque de bon.
Et le fait qu'il dise que ces livres lui appartienne m'a laissé perplexe. Ben oui quoi, c'était pas au patron au départ ?
Bref, joli passage aussi, j'ai bien aimé ^^


Vivement la suite, moi je dis !! Au fait, bon courage pour celle-ci =)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Novembre 08, 2009, 07:57:23 am
Hum enfin ce chapitre 12. C'est bien Petit Fils tu as bien travaillé. ^^ Tu mérites une récompence.
Donne à Donf une demi cigarette.

Franchement je me suis pas amusée à relever les fautes, si il en a je le ferais si tu veux plus tard. Les descriptions sont splendides, avec un vocabulaire maitrisé. Tu as fait des recherches ? Et une ambiance dans la première partie des plus sombre et angoissante. Visiblement le cauchemar, si on peut appeler ca un cauchemar de Sephy est flippant. Par contre il y  a quelque chose qui me chiffonne au niveau de la seconde partie.

Les protagonistes se réveillent visiblement dans une salle de réanimation. Puisqu'ils étaient censés être dans le coma. Ce genre de salle est évidement surveillée 24h sur 24H et les appareils tel que les électrocardiogrammes sont reliés à ceux des bureaux d'infirmières. Donc en toute logique une bardée d'infirmières et de médecins aurait du débarquer dès l'arrêt du premier appareil. Pourtant il ne se passe rien pendant de très longues minutes où ils se réveillent et discutent. ce n'est pas très logique.
Aussi : Les perfusions? Pas de cathéters à retirer ?

Enfin bien que cette partie soit très prenante par l'intrigue ces détails m'ont choquée. ^^

Je sais je suis une chieuse qui post des commentaires uniquement pour faire des critiques, jamais de posts à rallonge avec des tonnes de compliments mais les autres s'en chargent très bien alors...


Titre: Re : Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Novembre 08, 2009, 11:21:05 am
Sérieux, répeter ce que disent les autres ça me gonfle ='D Alors faut bien attendre un truc marrant comme critique, et là Miko tu touches le gros lot.


Les protagonistes se réveillent visiblement dans une salle de réanimation. Puisqu'ils étaient censés être dans le coma. Ce genre de salle est évidement surveillée 24h sur 24H et les appareils tel que les électrocardiogrammes sont reliés à ceux des bureaux d'infirmières. Donc en toute logique une bardée d'infirmières et de médecins aurait du débarquer dès l'arrêt du premier appareil. Pourtant il ne se passe rien pendant de très longues minutes où ils se réveillent et discutent. ce n'est pas très logique.
Aussi : Les perfusions? Pas de cathéters à retirer ?

Dr. House, sortez d'ici. *s'fait bruler

J'partage l'avis de Miko à ce sujet n'empêche, je m'attendais à voir un médecin ou deux, voir une infirmière arriver, n'importe qui alerté par l'arrachage des appareils. A croire qu'ils étaient occupés ailleurs X3

MIKO ! Débarque avec une canne et l'air tout à fait blasée, je t'appelles Docteur.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 11, 2009, 02:25:03 am
MUAH ! Shadtty, si tu passes par ici... YURI OWO *Meurt
Et merci aux autres de me faire passer quelques bons moments en votre compagnie. Viko, épluche mon poireau :°0° ! Et met-y du Persyle. *Fuit

Bon sur ce ! On va pas dériver en HS, juste un petit clin d'oeil à mes compagnons d'infortune qui se les glande sur une chatbox sans avoir rien d'autre à foutre =)

Sephyra < *Agite la bouteille vers le bas* Putain t'as tout bu ma grognasse de mère, tu m'as rien laissé ! TOT *T'envoie la bouteille dans laggle*
Citation
Ce qui me fait profondément chier c'est qu'une fic aussi géniale aie des suites aussi rares.
... Tu peux parler toi avec Tetrix ! Au lieu de jouer au jeu sur ta vieille GBA tu ferais mieux d'écrire o__o ! Nanmé. J'le crois pas ça :'D

Hygualanga < Le premier mot qui me vient à l'esprit avec ton com' : "Ouch...". Je vais te recruter pour me donner des bonnes idées de tortures pour la fic, toi. 'Tain n'empêche les doigts de pieds... Retournés... Aïe ._." T'as dû souffrir mon pauvre. Je compatis. Pauvres vacances, vieux... M'enfin je suis content que ça te fasse plaisir de retrouver ND à lire. Si ça peut te remonter un peu le moral, ça me fait plaisir, ouaip =)
Alors après... Hôpital public vient du fait qu'ils ont été certainement été retrouvés inconscients par un personnel de l'hôtel. Ensuite, effectivement, on ne sort pas comme ça d'un coma diagnostiqué.
Citation
Mais, à force Loth m'apparait de plus en plus comme un pervers sympathique.
Ahaaa ! Le premier qui le remarque, je crois ! Enfin, enfin... Comme tu le verras, dans cette fic, ya pas de "gentils contre méchants". Même vos héros sont pas si sympas que ça, vous le verrez bien rapidement fhu fhu ~
Merci à toi ! Et bon courage pour tes contrôles/doigtsdepied/reprisedescours :'D

Kayra <
Citation
Que dire ? Ce chapitre est vraiment superbe. Je n'aurais jamais pensé voir autant de choses aussi merveilleuse.
... .//. Euh merci... Tu veux pas être ma fille ? On demande à Capita et hop, j't'embarque dans la famille, j'te trouve trop mignonne avec ma fic, à chaque fois tu me complimentes ToT 'Puis un gosse de plus ou de moins, vu la situation. Avec Hunter j'peux pas avoir pire de toute façon *Shotgun laface
Pour le malaise ambiant au début, oui, Saïko avait l'air d'être le plus retourné. Le présence de la mort est à ses yeux insupportable ! Il en devient rapidement fou. Tu le verras bien dans ce chapitre là fhu fhu.
Citation
Et le fait qu'il dise que ces livres lui appartienne m'a laissé perplexe. Ben oui quoi, c'était pas au patron au départ ?
Ahaaa ! Oui, fallait continuer ! Dooooonc, tu en déduis queeeee ^O^
Et merci à toi pour tous ces compliments et encouragements !

Miko < Une demi cigarette... UNE DEMI CIGAR*SBAFMASSF*
Allez Miko viens on va se fumer une clope à deux quoi ! Obligé qu'on le fasse un jour. J'te ferai chier sur ça Irl, quitte à me faire engueuler par ton mari XD (Et la mienne *Fuit)
Salle de réanimation ? Non. Je me suis inspiré du souvenir d'un bouquin que j'avais lu, sur une sorte d'hospice un peu spécial. Un endroit réservé à ceux qui vont mourir (atteints du SIDA, ou ceux pour lesquels la médecine ne peut plus rien). J'avais gardé l'image que même dans une chambre, on peut avoir un Pace-Maker à côté de soi *SBAF*. Nan plus sérieusement, l'électrocardiogramme, je le vois pas seulement dans une salle de réanimation. Ils ont été vingt-quatre heure inconscients, diagnostiqués comateux, on va pas loger une salle de réa' pour six personnes, je pense. M'enfin après les habitudes au sein d'un hôpital... J'aurai dû demander à ma mère, elle est infirmière, tiens. J'te tiens au courant, je lui redemanderai ^^
Citation
Donc en toute logique une bardée d'infirmières et de médecins aurait du débarquer dès l'arrêt du premier appareil.
Ouiii c'est bizarre hein ? REPONSES DANS LE CHAPITRE 14 ! C'est chiant de devoir attendre hein hein o_o *Fuit le retour de flammes
Citation
Aussi : Les perfusions? Pas de cathéters à retirer ?
Alors ça je vais te répondre : Ca vient du fait que OH REGARDEZ LA-BAS UN ECUREIL SUR UN CHIMPANZE AMBIDEXTRE QUI JOUE DE LA FLÛTE ! *Fuit pendant ce temps là
On remarquera ici une fuite allusive de l'auteur qui ne souhaite pas prendre ses responsabilités pour ne pas s'être assez renseigné sur les techniques médicales au sein d'un hôpital. Merci de votre compréhension.

Capita < ... Médecin ? .o. Owi tu l'aimes le médecin avec son stéthoscope. Owi. Tu veux qu'il prenne ta température aussi ? *SBAF BOKENDANSLERECTUM "TIENSLEVOILATONTHERMOMETRE"*
Donc même réponse, chapitre 14 quoi \o/
Et j'aime le Dr.House. Mais MERDE quelle référence ! C'est là qu'on voit que ma femme est cultivée, quoi ! XDD
La prochaine fois elle réussira à nous caser NCIS et Dora l'exploratrice vous verrez. *Meurt pour de bon cette fois, à coups de frigo vide


... Bientôt il faudra que je fasse trois posts.
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2) Chapitre
3) Preview
:'D Bref autant dire que çavachiay pour pas grand chose mais çavachiay. Olol comme dirait mon fils.
BREF CHAPITRE 13 ! Peu d'action il me semble, en tout cas pas en tant que "combat et que ça cogne de partout". Ca va venir, ça va venir... Mais pour moi ya pas combats sans morts. Donc, v'comprenez quoi x) Mais ça arrive. AHA ! *Sort
Chapitre 13, mises au point je dirai. Loth devient de plus en plus indépendant, à voir dans la première partie. Deuxième partie, quelques explications sur "Saïko le traître". Ce renard va finir comme glaçon pour verre de Malibu géant à noël si ça continue comme ça.
Et entre-deux un nouveau cauchemar de nos personnages ; le renouveau d'un ancien ; un nouveau perso qui apparaît ; et de nouveaux mystères ! (Sans réponses évidemment *Se fait buter). CA VA VENIREUH LES REPONSES ! è__é Dès le chapitre 14 d'ailleurs.
... Un peu.
... *Fuit
Bonne lecture ! Et merci de continuer à suivre NightDreamers, c'est pas payant heureusement ^o^
PS d'avant-chapitre : Intro = Grande référence à un manga culte signé TYPE-MOON \o/




« Toi et moi, un jour… On deviendra des monstres. De véritables monstres… »
Des mots qui se suivent, des paroles que je ne comprends pas. Des voix qui s’élèvent de ma conscience, des souvenirs flous et dissimulés, que je ne reconnais pas, bloqués par quelque chose d’immatériel.
« C’est ta sœur. »
 Avec ça des images qui se superposent. La silhouette d’un manoir, un jardin ensoleillé, un autel, des arbres, un pan de mur avec des prénoms gravés à l’aide de cailloux. Un visage féminin, un autre masculin, des hommes en costumes, des femmes de ménage. Du sang, des yeux effrayés, un corps humain exploité par un mal sans nom.
« MERE ! »
Et une souffrance intolérable. La sensation qui est celle de sentir sa vie s’écouler sans rien pouvoir y faire. Du sang qui coule, emportant l’énergie vitale. Des yeux qui s’abaissent lentement pour la dernière fois. De la force qui nous quitte, qui s’en va, sans revenir.
« Ce jour là, n’hésite pas à… »
D’où vient tout ça ? Est-ce que c’est à moi ? Est-ce que ça fait partie de moi ?
Et je reste perdu, au milieu de tout ça…



NightDreamers
Chapitre 13 ~ Réminiscence


Loth avoua sa défaite à mi-mots. Comme il l’avait soupçonné, cet inconnu qui avait dérobé les livres n’était pas des leurs.
-   Tu dis qu’il avait notre cape ? Lui demanda l’homme lui-même encapé par le même vêtement long, la capuche rabattue sur sa tête.
Depuis son évanouissement, il ne s’était même pas passé plus d’une heure. L’homme à qui il faisait face, debout devant le bureau, était son patron hiérarchique. Le responsable de leur organisation. L’origine de leur but.
-   Oui, il avait cette même cape que les dirigeants de notre organisation. Mais comme je vous l’ai dit, notre conversation a été très brève… Il n’a même pratiquement rien dit.
Le bureau était plongé dans la semi-pénombre. La nuit, au dehors, prenait ses droits à son aise, et dans la grande pièce, aucune lumière n’était allumée. Le patron du jeune homme était assis derrière son bureau, Lena debout à ses côtés, un peu en retrait, les bras croisés. Mais Loth ne parvenait à distinguer le regard ni de l’un ni de l’autre, encore moins de l’homme dont la tête était cachée par la capuche de son vêtement.
-   Et tu l’as laissé s’en tirer avec ces livres ? Demanda une nouvelle fois le chef hiérarchique d’une voix monocorde, assez sombre sans être non plus agressive.
-   Bien sûr que non ! Mais il a été tellement rapide que je n’ai rien pu faire… Il m’a assommé sans que je ne le voie venir.
-   Le scientifique qui s’est occupé de ton malaise a relevé une bosse au niveau du front, reprit l’homme en levant une feuille devant ses yeux, avant que sa capuche ne revienne en direction de son interlocuteur.
-   Oui, sûrement. Je vous le dis depuis tout à l’heure, je n’ai rien vu venir, je ne me souviens de rien.
Un long silence prit place après ces paroles. Loth se sentit mal à l’aise. Et surtout pas si sûr que ça de ressortir vivant de cet entretien.
-   Vous ne croyez quand même pas que j’ai collaboré avec ce type… ? Je ne le connaissais même pas ! Je ne sais pas qui il est, je n’aurais quand même pas donné ces bouquins après le mal que j’ai eu a rattrapé mon erreur ! Expliqua-t-il en essayant de garder son calme.
-   Nous te croyons Loth… Mais nous pensons qu’il faut te tenir à l’écart de cette affaire pour le moment. Ces derniers temps tu n’es plus au mieux de tes capacités, et… Nous avons peur que cela entache la réussite de notre objectif final, intervint Lena d’une voix doucereuse et compréhensive.
Loth baissa les yeux en serrant les poings, l’air vaincu. L’homme encapuchonné donna une feuille à sa subalterne sans la regarder. Celle-ci la prit en décroisant ses bras, puis contourna le bureau, feuille en main, en se dirigeant vers Loth. Celui-ci la suivit en direction de la sortie.
-   Encore une petite chose, Loth, les stoppa l’homme.
Le jeune homme se retourna lentement.
-   Tu ne souhaites pas… Attirer notre colère sur toi, n’est-ce pas ?
-   C’est la dernière chose que je souhaiterai, répliqua-t-il en souriant tristement. Je vous resterai fidèle, je crois en notre but final, Maître.
-   Bien. Ces paroles me réconfortent. Nous ne souhaitons que notre bien, à tous.
-   Bien entendu.
-   Sur ce, va. Ta prochaine mission t’attend.
Loth s’inclina, puis se retourna vers Lena qui avait déjà ouvert la porte du bureau et qui l’attendait, poignée en main. Elle referma la porte une fois le jeune homme sortit, puis se tourna vers lui et lui tendit la feuille.
-   Qui s’occupe de ma mission, dorénavant ? Demanda Loth sans une quelconque gravité.
-   On ne sait pas encore, nous allons y réfléchir. Pour l’instant, concentre-toi sur la tienne.
Le jeune homme lut alors évasivement l’objectif de sa mission, les pensées détournées par un autre sujet en dehors de cette dernière discussion. Mais la jeune femme se pencha alors vers lui, et, posant une main doucereuse sur son épaule, elle approcha ses lèvres de son oreille.
-   Moi, je crois en toi, ne l’oublie pas…
Elle reprit alors une position plus correcte, sans se départir de son sourire si attirant. Loth la regarda fixement, plongé dans son regard envoûtant.
-   Je vous remercie de votre confiance à mon égard, Madame, dit-il en s’inclinant légèrement.
Lena passa un doigt fin et élancé sur sa joue, d’une caresse douce et attentionnée. Loth se détourna après avoir contemplé la jeune femme, et s’éloigna dans le couloir. Sa « Maîtresse » ne le quitta pas des yeux, son sourire attirant s’étant élargi de manière inquiétante.
-   Je vous remercie, mais j’ai d’autres choses à faire pour le moment qu’à réfléchir sur votre possible confiance, pensa Loth en s’éloignant, le regard ferme et déterminé sous ses cheveux bruns qui lui tombaient sur les yeux.

Lena revint dans le bureau et ferma la porte derrière elle. Son patron était de nouveau levé derrière la grande baie vitrée, contemplant sous sa capuche la nuit prendre ses droits sur le ciel lointain.
-   Je pense que c’était la dernière fois que je lui parlerais aussi calmement et patiemment, déclama-t-il de sa voix monocorde sans se tourner vers son interlocutrice.
-   La mission que vous lui avez assignée… Etait-ce bien le moment pour ça ? Demanda Lena en s’approchant lentement.
-   On ne pouvait plus attendre. De toute façon, Loth n’est qu’un pion, comme tous les autres.
-   Et pour les livres ? Qui était donc ce mystérieux agresseur qui portait notre vêtement ?
-   J’ai déjà ma petite idée sur l’identité de ce mystérieux personnage, reprit l’homme après un court silence.
Lena rejoignit vivement son patron et s’arrêta à ses côtés, levant la tête pour essayer de distinguer son regard sous sa capuche.
-   Vous voulez dire que…
-   Après tout il est impossible pour quelqu’un de sa trempe de mourir bêtement dans un incendie, répliqua l’homme sans cesser de contempler le ciel.
Lena reposa alors son regard au-dehors, perplexe.
-   Ainsi donc tu te dresses encore sur mon chemin… Mon cher frère, pensa le chef de l’organisation en joignant les mains dans son dos.


Saïko se réveilla difficilement. Il ouvrit les yeux en se frottant la nuque, un affreux mal de crâne lui lancinant l’esprit. Puis il découvrit le lieu dans lequel il était. Au début il ne comprit pas. Il faisait assez sombre. Une seule petite lucarne derrière lui, à quelques mètres de hauteur, permettait de faire entrer la lumière du ciel dans ce qui semblait être une grande et large pièce au plafond haut. Mais il devait faire nuit au-dehors, car la petite fenêtre n’éclairait pas grand-chose. Assez cependant pour que Saïko distingue des amoncellements bizarres d’objets à l’aspect élastique, le dessus un peu bruni, comme brûlé ou morcelé. En voulant se relever, il devina qu’il était sur cet amoncellement et que celui-ci devait s’étirer sur toute la pièce entière. Il posa une main sur un corps élastique, dont l’espèce de peau rugueuse s’étira avec un bruit de succion sous ses doigts. Les corps douteux d’objets non-identifiés offraient un sol inégal, penchant. En se relevant tant bien que mal, Saïko se remémora les derniers évènements. Les doutes qui pesaient sur lui, puis celui qu’il avait attaqué sur le toit des résidences, quelques jours auparavant ; le coup, brutal et inattendu. Le renard se passa une main sur le ventre, une autre sur l’arrière du crâne. Si l'attaque de ce jeune homme ne l’avait pas eu du premier coup, le mur juste après sur lequel il s’était violemment cogné la tête avait terminé le travail. Heureusement il ne sentit pas de trace de blessure sérieuse. Ce n’était pas le moment d’avoir un traumatisme crânien.
Le goupil lança un regard circulaire autour de lui, quand ses yeux s’attachèrent à un objet luisant, sous la lucarne. Saïko avança tant bien que mal sans cesser de fixer le petit objet qui semblait être de forme ronde. Alors qu’il s’approchait en glissant ici et là sur les amoncellements tangibles, il éprouva de plus en plus de mal à respirer. Son cœur commençait à battre sérieusement dans sa poitrine. Il s’arrêta à quelques centimètres de l’objet luisant, le contemplant avec horreur sans y croire. Son corps fut pris de tremblements, légers au début, puis de plus en plus violents. Lentement, il baissa les yeux sur l’amoncellement douteux.
Il se rendit compte alors que cet amoncellement était un assemblement de corps, humains et hybrides. Certains en pièces détachées, d’autres brûlés, éviscérés, tranchés. Des yeux traînaient ici et là, comme cet objet luisant et rond qui brillait sous la lucarne, à la faveur des étoiles. Des doigts. Des os. Des bouts de chair. La puanteur des corps en décomposition, de la mort, agressa violemment le museau du goupil. Sa fourrure se hérissa, ses yeux s’écarquillèrent, et ses longues oreilles s’agitèrent. Il porta une main tremblante à sa bouche, la langue pâteuse. Puis il se pencha et, le ventre retourné, vomi plusieurs fois en se tenant fermement la région de l’estomac. Quand il rouvrit ses yeux embués de larmes, il tomba sur la tête d’un frêle garçon. Les globes oculaires gisaient, vides, et sa mâchoire inférieure pendait comme un ressort cassé, déboitée de son encoche. Saïko hurla en se relevant, pris d’un spasme d’horreur. En reculant, le museau entre les mains, les yeux écarquillés de frayeur, il trébucha sur un corps inerte et tomba de tout son long en arrière. Les peaux molles, plastiques, l’arrêtèrent d’une caresse dégoûtante et amoindrirent le choc. Saïko rampa en hurlant de toutes ses forces, ses mains arrachant la peau, lacérant la chair à vif des corps innombrables. Partout où il posait ses yeux effrayés, il tombait sur un spectacle morbide, innommable. Il arriva à se coller contre le mur sur lequel était posé la petite lucarne, à quelques mètres au-dessus de sa tête, et posa ses mains sur la face rugueuse en fermant les yeux, la respiration entrecoupée de furieux sanglots, le corps convulsé par des spasmes d’horreur. Mais lorsqu’il abaissait ses paupières pour éviter le cauchemar du réel, il retrouvait dans ses propres ténèbres le spectacle du massacre de sa tribu. Les corps sans vie de ses amis, de sa famille, trempés de sang, tranchés à vifs. Il rouvrit les yeux en gémissant nerveusement, un goût âcre dans la bouche. Son regard tomba sur le museau d’un hybride, les yeux grands ouverts.
Alors, dans un hurlement à s’en briser les cordes vocales, il reconnut son propre père, chef de la plus ancienne tribu des Pyrofox, la gorge tranchée.

*****
***


Nota : Première partie assez courte, oui... Désolé. Trois pages et demi sur Word. Pour la peine vous en aurez cinq, de pages, à bouffer la prochaine fois ! Et je posterai rapidement ! Na.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Novembre 11, 2009, 02:51:46 am
Bro, apparemment, tu gardes encore les séquelles de ton dernier passage sur School Project XDD
D'ailleurs, pour ma par, si tu répondais à notre topic j'aurais déjà autre chose à foutre que de glander sur la Chatbox, tu crois pas ?! :;D:

Bon, petit retour sur le chapitre précédent ^^. Ça ma plutôt surtout surpris de voir la bande se réveiller dans un hôpital civil. J'étais persuadé qu'ils s'étaient tous fait capturer pas les méchants mais non, t'as réussi à me leurrer ! Et je m'en plein pas, bien au contraire ^^. Bon, je m'attarde pas trop dessus car l'essentiel a déjà été dis. Laissons la place au nouveau chapitre ^o^ !

Bon... pour commencer... ... c'est trop court !! *Fout un Low Kick a Donf* Quitte à avoir beaucoup à lire après, ça aurait pas été mieux de tout poster maintenant au lieu de nous faire poiroter encore ? èoé Et même si c'est court, je m'en fiche : t'es qu'un Sadique ! *SHBÖCK*
Bref. Bien qu'il soit trop COURT, ta "moitié de chapitre" est encore une fois super ! La lecture est toujours aussi fluide avec des mots et expressions pas trop pompeux ou trop léger, tellement qu'on arrive rapidement au bout (mais qu'est-ce que je raconte ? C'est pas à cause de la fluidité du texte, c'est parce que c'est trop COURT ! *SHBÖCKCOMBOHADOUKEN*).
Le coup du "We meet again... my Brother !", faut dire que je m'y attendais un peu ^^. Deux perso tout aussi énigmatiques que ces deux gars ne peuvent être que frères ! (Quoique... il y a pas mal d'énigmatiques dans cette histoire o_o"). Alors comme ça, le Boss serait toujours en vie ? Ça par contre, je m'y attendais moins, cherchez l'erreur ! XD A voir prochainement...

Maintenant, le cauchemar de Saïko. D'abords, je tiens à dire que cette façon de raconter le rêve de chaque perso même après leur réveille me surprend, mais ça me plais tout autant ^^. C'est original comme procédé, c'est déjà ça de gagné !
Le court de la "Route de la Mort", peut-être un peu déjà vu mais ça donne toujours le même effet ^^. Là par contre, même si c'est déjà bien décris, je suis sûr que tu aurais pus pousser encore plus pour faire redoubler d'intensité l'atmosphère morbide à souhait du cauchemar rien qu'avec quelques métaphores ou exagérations ici et là ^^. Mais bon, faut pas demander trop non plus, surtout pour une scène pareil ! XD (Quoique...). Par contre, c'était quoi cette petite chose ronde illuminée par la lucarne ? J'arrive toujours pas à me faire une idée ^^".
Mon pauvre petit Saïko traumatisé par la Mort, c'est qui faut pas l'oublier cette pét... Faucheuse. J'ai bien aimé le face-a-face avec son défunt Père. Ça c'est clair, ça peut choquer même pour le plus courageux des Hommes. Mais même après un cauchemar pareil, je veux toujours voir celui des autres ! :;):

Vivement la suite en espérant (pour toi XD) qu'elle arrivera très rapidement. D'ici là je garde le reste du commentaire (forcément XD). Nous fait pas trop attendre quand même, Bro  ::-\:
A très vite ! *Fait un Tchek qui dure longtemps avec son Bro, puis repars en hurlant car vois des cadavres partout !*

Edit : Excuse moi, j'ai posté avant que je finisse ma réponse XD. Mon doigt à glissé ^^".


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 11, 2009, 02:58:57 am
Ouais bon ça va hein, c'est court mais au moins t'as à lire ! Et te plains pas, t'as tout un paragraphe A TOI ! è_é
Sur ce, je te remercie quand même XD Et t'en fais pas, je posterai rapidement !
Sinon, vous, capturés par les méchants ? Naaaan, z'êtes pas assez importants pour ça :'D 'Puis vous allez pas tous crever dès le début. Les uns après les autres, c'est mieux... * Aiguise ses doigts sur le clavier en révisant ses tortures

EDIT : ... XDDD *Facepalm* Ya que toi pour faire ça !
J'te réponds vite fait quand même. Pour l'histoire de pousser un peu plus l'horreur, les descriptions, rajouter des expressions et autres métaphores terrifiantes... Ouais, j'aurai pu. Pourquoi ne pas l'avoir fait ? AHA REPONSE DANS LA SUITE *Meurt. Nan sérieusement XD C'était parce que... Ce ne sera pas votre seul passage dans le Monde de Celia. Et il me faut préserver... "l'angoisse" de la chose, ne pas tout vous servir du premier coup fhu fhu ~
Si tu veux tout savoir, sans trop spoiler, chacun de vous a un cauchemar. Cauchemar comportant deux parties. Et vous n'en avez qu'une seule, là. ^o^ *Sort en rigolant diaboliquement comme Neal à la fin du chapitre 14
Et pour le truc brillant sous la lucarne, c'était un œil ._. Tu sais le truc tout rond avec une cornée, un liquide machintruc, etc, tout sphérique et brillant. Bah c'était un œil. Sous la lucarne.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Novembre 11, 2009, 09:15:55 am
/me arrive, en pyjama, style j'viens de sortir du lit.

Tain, ça c'est du cauchemar pour Saïko. J'suis plus pour le mettre dans un verre de Coca, mais bon, on va pas chipoter sur les détails.
La relation Lena/Loth, mine de rien c'est mignon owo "Maîtresse", ça fait penser à des trucs pervers .o. Lena sous l'bureau, secrétaire like...

*Se fait tuer 42 fois, revient

Bon, puis le boss boss patron, et puis un frère du vilain patron ? J'ai hâte de voir de quoi il s'agit, alors que c'est un hybride, celui qui a assomé Loth.

... Et en effet c'est court .o. ! J'espère que tu m'en fera pas des comme ça pour les prochaine fois.
*DOUBLE
SENS
POURRI.*

Bon j'retourne me coucher en attendant <3 *SBOCK*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Novembre 11, 2009, 10:17:31 am
è__é
Vous vous foutez de moi!!

Citation
Saïko se remémora les derniers évènements.
JE VIENS PAS DE VOUS DIRE QUE C'ETAIT évéNEMENT NAAAAAAAAN ?!!
*la roussette se fait tuer à coups de shinaï*

'Tain è_é Z'avez de la chance que votre fic soit trop de la balle en contrepartie, j'vous aurais tué sinon è__é Teuh è__é
Bref, bien dégueu le rêve de Saïko. Le reste est toujours aussi intriguant et comment dire... je VEUX ET J'EXIGE la suite.

*Sephyra prend la mitrailleuse et se poste devant Donf en mâchouillant un bâton d'encens allumé*
Allez du nerf è__é


PS : Et ptêt que je tarde pour Tetrix mais en attendant VOUS COMMENTEZ MEME PAS MA SUITE ESPECE DE ******** *SHBOK*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Novembre 11, 2009, 01:07:48 pm
Citation
... .//. Euh merci... Tu veux pas être ma fille ? On demande à Capita et hop, j't'embarque dans la famille, j'te trouve trop mignonne avec ma fic, à chaque fois tu me complimentes ToT 'Puis un gosse de plus ou de moins, vu la situation. Avec Hunter j'peux pas avoir pire de toute façon *Shotgun laface

XD
Ta fille ? Pourquoi pas, après tout ? Après faut demander à Capita si elle est d'accord ^^ Mais c'est gentil ce que tu dis =3

En tout cas, comme d'habitude, ce chapitre est génial ^^

Dommage que c'était un peu court, mais bon, je vais me contenter de ça pour l'instant et attendre la suite avec impatience ! En tout cas, c'était génial de lire cette suite.

*Va aller consoler Saïko*
Je le plain vraiment. Voir ce spectacle, c'est si horrible... Surtout lorsqu'il voit son père. A ce moment-là, j'avais cette tête : O.O Je comprends vraiment pourquoi la présence de la mort est insupportable.
J'ai pas grand chose à dire sur ce passage, à par ce que je viens de dire. Sinon, il était bien décrit.

La première partie (je sais, je fais tout à l'envers, mais bon >.<), et bien je dois dire que savoir qu'il est son frère... Ouah, ça fait bizarre >.< Vraiment bizarre. J'ignore pourquoi, mais le fait que la personne qui a assomé Loth soit un hybride et le fait que le patron de nos amis soit aveugle, à mon avis y a un rapport. Mais bon, on verra bien après ^^

Enfin, beau début de chapitre, pas grand chose à dire !!
Bon courage pour la suite, en tout cas ^^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 14, 2009, 03:05:56 am
Bon, après avoir fait ma tournée générale de postage intensif, je vais pouvoir honorer ma promesse, celle de poster la suite rapidement o/

Saïko < Je t'ai répondu vieux frère ! XD Mais en tout cas toujours un plaisir de te voir par ici. Tu passeras le bonjour à notre frère commun de ma part ! ^o^

Capita < Coca ? Mais naaan, je veux mon Malibu au Saïko ! éoè On le boira à deux si ton père veut bien te laisser toucher à un alcool d'apéro <3 *SBAF
Et Lena c'est qu'une sal*BIP* ._. Et pour terminer je peux t'assurer que le jour où je te ferais un truc trop court, t'auras le droit de dormir sur moi en m'écrasant sur le matelas ! *Fuit

Sephyra < Mine de rien ça paye, je crois que c'est dans le chapitre 14, j'ai refait la même faute, MAIS je me suis rendu compte que non, ya une petite voix dans ma tête qui m'a dit sur le moment "C'EST ÉVÉNEMENT SOMBRE CRÉTIN BINOCLARD LARVÉ, RAMASSIS DE PURULENCE DÉGÉNÉRÉE !". Alors j'ai corrigé ^o^ Vos bonnes intentions m'émeuteront toujours, très chère é_è

Kayra < Tes hypothèses me sont utiles, ça me permet de voir comment vous réfléchissez par rapport à ce que vous apprenez dans chaque partie. Et j'vous mène par le bout du nez c'est trop kiffant <3 *SBAF
Sinon oui officiellement, tu es ma fille ! ^o^ Et celle de Capita accessoirement. La gestation a été rapide comme tu as dû le voir *SBAF²
Heureux de te compter dans la famille ! Si Hunter repasse sur ce topic, j'espère qu'il se présentera convenablement, c'est quand même ton frère maintenant <3 Ah au fait, ne fait pas gaffe aux morceaux de guitare et autres flingues divers partout dans la maison, c'est pas grave, c'est la routine. Si un jour tu pourras nous rejoindre dans une convers familial msnale, tu comprendras .o.


Bref ! Donc voilà la suite et fin du chapitre 13. Le suivant est déjà tout frais tout prêt corrigé à poster, mais on va attendre un peu quand même. J'attaque le quatrième et dernier cauchemar de nos protagonistes du chapitre 15 en ce moment ^o^
Première allocution aux Émeraudes du Chaos dans cette partie... On en entendra peu parler, en fait. Eh ouais, y aura pas de recherche avec détecteur en poche, dans cette fic :'D
Donc voilà, revenons-en à notre histoire... Et bonne lecture !



Hunter, Saïko, Donf, Zalosta et Sephyra purent enfin souffler. Après s’être enfuis au pas de course, ils avaient déambulés dans les rues en courant, cherchant un recoin, une cabane abandonnée, une zone anonyme où ils pourraient s’arrêter quelques minutes pour réfléchir à la situation. Et enfin, ils avaient trouvés ce petit passage sombre, prétexte à une ruelle très étroite, dans laquelle ils avaient dû se glisser un par un, Hunter le premier, Donf fermant la marche. La ruelle débouchait sur une zone assombrie par la soirée, mais également par la hauteur des bâtiments qui l’entouraient comme une vraie forteresse. Une zone rectangulaire, pas très large ni très grande, habitat des quelques chats de gouttières qui avaient été dérangés dans leur sommeil par le groupe, arrivé en trombe. Seul Hunter n’était pas essoufflé. Saïko, après avoir reprit son souffle, le considéra étrangement.
-   Après une telle course, tout être normalement constitué devrait avoir le rythme cardiaque un minimum élevé à la normale ! C’est quoi ton secret ? Lança-t-il sans ironie mordante, seulement sur le coup de la fatigue.
Le jeune homme le regarda fixement d’un air neutre. Ses quelques mèches brunes, en désordre, couvraient ses yeux.
-   C’est à nous d’avoir des réponses, tu crois pas ? Répondit-il lentement.
A côté, les autres finissaient de reprendre leur souffle. Zalosta s’approcha d’Hunter et regarda fixement le goupil à son tour. Sephyra fit un pas en avant, plus par reflexe que par envie, mais Donf la prit par le bras pour la retenir. D’un regard, il l’enjoignit à ne pas intervenir.
-   Quand tu t’es réveillé, quelque chose à parlé, et ce n’était pas l’un ou l’une d’entre nous. Par contre, ton médaillon brillait étrangement, reprit Hunter en croisant les bras.
-   C’est également toi qui es tombé sur Myosotis, comme tu l’as dit. Et je n’ai pas à t’expliquer les tenants et aboutissants de mes doutes, pas vrai ? Lança tout de suite après Zalosta, très froide dans son analyse.
Saïko balaya les mèches blondes sur sa tête, et instinctivement porta une main à son médaillon.
-   Je vois… Alors il est à nouveau temps que je révèle mon secret à des personnes de ce présent, n’est-ce pas, Fox ?
-   Ils ont l’air d’être concernés aussi par la fatalité, Saïko. Ils devraient te comprendre, résonna une voix grave, ancestrale, comme venue d’un temps lointain, alors que le médaillon ovale transparent s’était mis à briller d’une lueur éblouissante.
D’aucun ne tenta de dissimuler sa surprise. Donf venait de relâcher le bras de Sephyra, eux deux complètement absorbés dans la contemplation du petit bijou étrange. Hunter passait du médaillon aux yeux dorés du renard, perplexe. Zalosta fixait le goupil, la bouche entre-ouverte, mais peu enclin à oublier ses doutes malgré cette apparition inattendue. Elle recula jusqu’à atteindre le mur à quelques centimètres derrière elle, puis s’agenouilla et posa sa tête sur ses genoux, entourant ceux-ci de ses bras.
-   On t’écoute, déclama-t-elle d’une voix monocorde.
Hunter s’adossa au mur adjacent, les bras croisés, sans cesser de fixer le médaillon.
-   Je ne sais pas ce qu’il est, mais il a raison. Quels que soient les détails suspects de ton passé, ce ne sera pas la première fois qu’on entendra des choses censées être « impensables » en ce monde.
Saïko sourit tristement, puis déposa ses yeux sur chacun des quatre individus. Enfin, il baissa la tête, et abaissa ses paupières quelques secondes. Les images de son passé tourmenté lui revinrent en tête.
-   Je ne suis pas de ce monde, commença-t-il d’une voix éteinte. Ou plus exactement, pas de ce présent là. Je viens d’un passé lointain, très ancien. J’ai plusieurs siècles de « datation » derrière moi… !
Il sourit mélancoliquement.
-   Une distorsion temporelle ? Proposa Hunter.
-   Effectivement, reprit le renard après un court silence. J’ai été projeté dans ce futur-là, votre présent, par ce qu’on appelle l’Emeraude Mère.
Le goupil releva les yeux pour s’apercevoir que tous le regardait l’air interrogateur.
-   L’Emeraude Mère je connais, intervint alors Zalosta d’une voix plate. Mais c’est trop vieux pour les autres, ici. Elle ainsi que les sept autres Emeraudes du Chaos ont disparues voilà plusieurs décennies.
-   Les Emeraudes du Chaos ? Demanda alors Sephyra, passant de Saïko à la hérissonne, stupéfiée. Vous parlez bien des Emeraudes ancestrales, détentrices d’un pouvoir sans limite ? Mais ce n’est qu’une légende !
Zalosta soupira en regardant ailleurs.
-   Tu vois, dit-elle simplement. Plus personne ne s’en rappelle.
Le goupil, lui, fixait la hérissonne, le regard perplexe.
-   Alors tu n’es pas de ce présent là, toi non plus ? Demanda-t-il, une note d’espoir dans la voix.
-   Détrompe-toi. Je suis juste… Plus vieille que j’en ai l’air. Mais moi je n’ai pas eu droit à la distorsion temporelle. C’était déjà rétro a priori, à mon époque, ajouta-t-elle ironiquement.
Le renard perdit alors son sourire. Plusieurs secondes s’écoulèrent avant que l’un d’eux ne reprenne la parole.
-   Donc tu viens d’un autre temps, dit Hunter. Très bien. En soi je ne vois pas quelle importance ça a, précisément… Comme tu le vois, nous avons tous une petite particularité, ici. On n’est pas différent de ton cas, même si les détails sont différents. Par contre je suis curieux d’en savoir plus au sujet de ton médaillon.
-   Ah, lui. C’est Fox. Son nom entier est FireFox, c’est l’esprit du Feu. Il est enfermé dans ce médaillon, car il vit en symbiote avec moi de sa propre initiative. C’est devenu mon esprit protecteur.
-   FireFox, merde, on dirait une marque de lingerie masculine ! Lança Donf.
-   Enchanté, résonna la voix grave dans le médaillon. Mais je ne prends pas les chèques, seulement les cartes de crédit.
-   Et donc… C’est un esprit. Et quand il communique, son médaillon se met à briller, c’est ça ? Reprit Hunter, se retenant de jeter une remarque acide à son imbécile d’ami.
-   C’est ça, lui répondit Saïko. Encore autre chose : il détecte la présence de « contre-natures » quand elles ne sont pas loin. En ce sens, il est très utile contre vos agresseurs, puisqu’ils sont loin d’être de gentils humains normaux.
-   Hé hé, un esprit ? Il doit être très vieux ! Même à mon époque ils avaient déjà tous disparus. Hormis peut-être quelques rescapés…
Le médaillon s’illumina alors de manière significative.
-   … Là par exemple il y une contre-nature pas loin, rétorqua Saïko en fixant étrangement Hunter.
Parce que c’était de lui qu’était sortie cette étrange voix nasillarde, grinçante et grave. Le jeune homme soupira.
-   Ouais. Je suis pas tout à fait normal, et fier de l’être.
-   Je vois pas en quoi.
-   La ferme, toi. Bon, voilà, c’est dit. Je te présente mon démon personnel.
-   Mes amitiés à tes frères, le rouquin.
Saïko baissa la tête et sourit tristement. Ses frères… Pour ce qu’il en restait. Les images de son cauchemar lui remontèrent à la gorge, et il eut du mal à se contenir. L’image de la mort, quelle que soit la forme dont elle revêtait les formes, lui était insupportable. C’en était sa faiblesse, et il ne l’avait pas choisi. Le goupil fut tiré de ses pensées par un claquement de mains. Zalosta s’était relevée silencieusement et applaudissait lentement, le visage neutre.
-   Bravo Saïko, tu ferais un très bon personnage pour un roman d’aventure, mes félicitations. Mais ta touchante histoire ne répond pas à mes questions. Que sais-tu sur Myosotis ? Et quel lien vous partagez ?
-   Comme je l’ai déjà expliqué l’autre soir en compagnie de votre Patron, je ne sais rien sur elle. Elle est apparue durant mon combat contre cette contre-nature qui se régénérait à chaque attaque, et elle a réussis là où j’échouais : le tuer. C’est tout ce que je sais. Elle est apparue comme elle a disparue : sans laisser de traces d’elle, répliqua Saïko d’un ton calme, mais visiblement irrité de devoir réexpliquer la situation.
Le fait de rappeler la soirée dans le manoir et leur Patron eut un étrange effet sur le petit groupe. Donf détourna le regard, les lèvres pincées. Zalosta malgré son immobilité, ne cacha pas la profonde tristesse au fond de ses yeux au souvenir des enfants disparus. Hunter baissa la tête. Aucune parole, aucun geste particulier. Sephyra regardait la hérissonne tristement. Saïko cachait mal sa gêne d’avoir ainsi ramené le sujet de leur sombres pensées de ces dernières heures. C’est alors que dans le silence opaque, une sirène de police résonna dans la rue, comme lointaine.
-   On devrait quitter cette ville…, reprit Saïko d’une voix douce mais décidée. La nuit est presque tombée maintenant, on va pouvoir profiter de l’obscurité.
-   Ainsi vous étiez là. J’ai eu du mal à vous retrouver.

Saïko sursauta violemment et recula de plusieurs pas. C’était celui qui était le plus proche de l’unique entrée et sortie de cette zone fermée. Il n’avait pas entendu l’inconnu s’approcher, et découvrait en même temps que les autres l’étrange silhouette engoncée dans une longue parka noire, capuche sur la tête, mains dans les poches. Zalosta fronça les sourcils, alors qu’un courant d’air glacial s’insinuait dans le petit espace de la ruelle. Donf tâtait son maillot en vain : il n’avait pas ses armes sur lui. Sephyra caressa les pommeaux de ses katanas avec suspicion.
-   Un instant, calmez-vous ! S’exclama l’inconnu sans pourtant élever la voix. Zalosta, évite de me congeler. Quant à toi Sephyra, je préfèrerais encore sauter d’un toit plutôt que battre les fers avec une roturière de ton rang.
La stupéfaction s’abattit sur le groupe. Hunter, qui avait serré les poings par méfiance, leva alors les sourcils, profondément étonné.
-   Non… Vous… Patron… ? Demanda-t-il en cherchant à distinguer le visage de l’homme sous la capuche.
-   C’est vrai… C’est sa voix ! Vous n’êtes pas mort ? Intervint à son tour Zalosta en perdant son attitude agressive. Et les enfants ? Où sont les enfants ? Vous les avez pris avec vous n’est-ce pas, ils sont sains et saufs ? Ajouta-t-elle, une note d’espoir dans la voix, un sourire heureux sur les lèvres.
Mais après quelques secondes de silence et un hochement de la capuche, elle perdit lentement son sourire. La silhouette se tourna alors vers Donf et Sephyra, sur sa droite. Elle sortit de sa longue poche un étui en cuir fermé, peu volumineux, et le lança en direction du jeune homme, qui le rattrapa maladroitement, tout étonné.
-   A l’intérieur tu trouveras des clés. La voiture est au square, deux rues plus loin en sortant à gauche de la ruelle. Elle est garée sur un emplacement privé. Et j’ai aussi récupéré ce que tu avais perdu en cours de route. Fais-y plus attention la prochaine fois, ce sont quand même mes affaires, dit-il d’une voix monocorde en s’autorisant une touche d’ironie peu perceptible dans la voix.
Puis il se retourna, et reprit le chemin inverse. Après un instant de flottement, Zalosta s’élança dans la ruelle, alors que la silhouette disparaissait dans la rue.
-   Attendez ! Attendez !! Je veux des explications ! Où sont Arthur et Millie ?! Dîtes-moi qu’ils vont bien ! ATTENDEZ !
Elle déboucha dans la rue, regarda à droite et à gauche, mais rien. Quelques badauds se retournèrent, étonnés, puis continuèrent leur chemin comme des automates. La hérissonne tomba sur les genoux, le cœur battant. Mais ce n’était pas d’avoir couru ces quelques mètres dans la ruelle. Elle avait eu l’intense espoir, le temps de quelques secondes, que les enfants étaient en lieu sûr. Et le Patron n’avait pas complètement éteint cette note d’espoir. C’était pire encore que d’être certaine qu’ils étaient bel et bien morts. Elle serra les dents, puis frappa un grand coup contre le sol, manquant de se briser les phalanges. Sephyra sortit à son tour de la ruelle, et lui passa un bras réconfortant autour des épaules, l’enjoignant à se relever. Donf lui, à la lueur des réverbères de la rue, ouvrit le petit coffret en cuir et y découvrit les trois fameux livres. Ils les avaient perdus, auparavant ? Certainement leur ennemi qui les avait récupérés après les avoir attaqué. Apparemment, il s’était passé beaucoup de choses en une journée…


Loth s’arrêta devant le manoir, sa malle dans une main, après avoir passé le petit muret qui entourait le domaine privé. Il contemplait le bâtiment qui se détachait sous la clarté de la lune, donnant à l’ensemble une vision onirique qui n’était pas sans rappeler d’étranges souvenirs au jeune homme. Des impressions plus que des souvenirs, d’ailleurs. Des voix qu’il connaissait, des images floues, voilées, des sentiments lointains… Le manoir était un grand bâtiment contenant deux ailes. Il se trouvait face à l’arrière de la bâtisse, où plusieurs balcons siégeaient devant de grandes vitres. Il devait y avoir beaucoup de chambres dans ce manoir. Un étrange symbole en signe de croix, pointu, se découpait sur la lune, en haut. Et face à lui se tenaient deux grandes portes, gravées du blason familial : un croissant de lune au milieu de quelques étoiles, le tout encadré d’une mystérieuse spirale surmontée du signe du trèfle.
Surmontant ses appréhensions et les relents d’images et de voix qui provenaient des entrailles enfouies de sa mémoire, Loth, malle en main, se dirigea vers l’entrée arrière du manoir et poussa une des deux grandes portes. Elle mesurait bien deux fois sa taille, mais n’était pas si lourde que ça à pousser. Un système devait certainement faire contrepoids. Bizarrement, la porte n’était pas fermée à clé. Loth s’en étonna, étant donné la richesse des lieux. Dans ce qu’il pouvait distinguer le long du grand couloir central, dans la pénombre : des miroirs ornés majestueusement, des portraits, des vases magnifiques, des argenteries aux reflets métalliques brillants… Le sol était tapissé de long en large d’un grand tapis luxueux, orné d’enluminures dont le sens et la symbolique échappait au jeune homme. Il se dirigea à pas feutrés vers la pièce à l’extrême gauche du couloir, qui donnait sur un séjour assez conséquent de par sa taille. Une grande cheminée se trouvait de l’autre côté de l’entrée, donnant à la pièce un style rétro non sans richesse. En laissant traîner un doigt sur les meubles, Loth y récupéra une fine pellicule de poussière. Poussière qui se révélait assez discrète, de nuit.
Sans perdre plus un instant, le jeune homme avança à grands pas vers la petite porte au fond à gauche du séjour, qui donnait sur un escalier de marbre. Les marches descendaient dans les profondeurs des ténèbres, et une affreuse odeur de renfermé agressa le nez de Loth quand il s’y engagea. Posant une main sur le mur, il se dirigea à l’aveuglette dans l’escalier. Celui-ci bifurqua brusquement à quatre-vingt-dix degrés sur la droite, et il faillit se prendre le mur en loupant le virage. Sur la droite, après un nouveau tournant, se dessinait une infime lueur, signe d’une fenêtre ou d’une ouverture quelconque qui s’ouvrait sur la nuit étoilée et illuminée d’une magnifique lune dans un ciel sans nuage. Pas à pas, Loth s’engagea en descendant lentement, pour tomber finalement sur une cave assez conséquente, complètement vide. Le sol était de pierre, et l’humidité régnait dans les murs. Le jeune homme réprima un frisson. La température avait dû chutée de quelques degrés dans sa descente. Il se rendit compte que ce qu’il avait imaginé être une fenêtre n’était en fait qu’une sorte d’ouverture dans le plafond, en plein milieu de la pièce. D’après ses approximations, Loth avait dû faire un tour sur lui-même durant la descente, et revenir sous le salon. Le trou devait donc remonter en passant par la cheminée, jusqu’à s’ouvrir sur le toit du manoir, d’où la lueur qui éclairait intimement la pièce. Hormis ce trou dans le plafond, Loth ne distingua à première vue aucune autre « issue » possible.
C’est alors que, en détaillant la zone d’un regard professionnel et soigneux, il distingua une ombre à l’autre bout de la pièce. Il se figea, serrant la poigne de sa malle plus fortement dans sa main. La silhouette se détacha alors du mur, et s’approcha lentement du rai de lumière offert par la nuit dans cette cave sombre et humide. Le visage de l’inconnu se révéla alors en partie. Les cheveux d’un blond sombre, sales et ébouriffés, encadraient un visage aux multiples marques et cicatrices. Des yeux d’un rouge clair lançaient des éclats meurtriers.
-   Loth, c’est bien toi ? Comme nous nous retrouvons ! Ca faisait si longtemps…
Sa voix était perfide et sinueuse, comme celle d’un serpent. En cela, elle ressemblait à celle de Lena quand elle se faisait doucereuse et manipulatrice. Avec une note masculine en plus.
Loth frissonna furieusement en contemplant ce visage. Le nom qu’il prononça avec un tremblement accru s’échappa de ses lèvres sans même qu’il ne sache d’où il provenait.
-   Marvin…




Tout naît, tout passe, tout arrive
Au termine ignoré de son sort :
A l’Océan l’onde plaintive,
Aux vents la feuille fugitive,
L’aurore au soir, l’homme à la mort.


Les Préludes, Lamartine


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 14, 2009, 03:08:14 am
Et... Preview ! Pour changer. A la prochaine =)


L’histoire de cette fleur…
Ses pétales bleus, ovales, fines, auréolées en leur centre d’un soleil bourgeonnant. La myosotis, et sa beauté…


-   Allez réveillez-vous, on n’a pas de temps à perdre ! Lança-t-elle en coupant les liens en plastique d’Arthur.
-   Où on est… ? Demanda la petite voix endormie de Millie.

L’histoire d’un chevalier et de sa dame, il y a très longtemps, qui se promenaient au bord d’un lac. Le chevalier, galant et serviable, se pencha près de l’onde azurée pour cueillir cette fleur qu’il voulait offrir. Mais son armure, trop lourde, le fit basculer dans l’eau.

-   Monsieur le Président, je suis heureux que vous ayez accepté de faire le déplacement.
-   Voyons Nicolas, je réponds comme de coutume à vos sollicitations, répondit le Président d’un ton monocorde en serrant la main que lui tendait l’autre homme empêtré dans sa longue cape rouge soyeuse. Que vouliez-vous me montrer ?

Qui suis-je ? Une fleur. Je suis une myosotis. Je suis Myosotis. Je me suis réveillée dans ce champ, près du lac. Et comme symbole de cette si jolie fleur, je n’ai pas de souvenirs. Amnésique ? Non…

-   … Ne me dis pas que…
-   J’ai pas touché un volant depuis quatre mois, répondit Donf en lançant son plus beau sourire à la cantonade.

-   Tu as dit que j’étais une spirale. J’aimerai que tu m’expliques.
-   Tu es une spirale, dit-elle d’une voix faible, enfantine. Quelque part en toi, il y a quelque chose de connecté au Tout. Tu es une ouverture dans le système. Ton entité est une spirale vers l’infini. Et ça me donne mal à la tête quand je suis près de toi…

Je ne suis rien. Une fleur n’a pas de mémoire, pas de souvenirs. Elle n’a que la beauté pour elle.
Et sa vie est éphémère. Comme toutes les autres.


« Je vois… Je vois une hybride, habillée d’une simple nuisette transparente. Elle se tient près du rebord. Trop près.
Je vois des enfants bizarres, peignés d’un sourire grotesque, à en faire peur. Ils dansent. En ronde. Autour d’un… D’un jeune homme. Hunter… ?
Je vois… Un bureau, dans la pénombre. Je crois que c’est celui de leur Patron.  Je distingue une des doubles portes qui s’ouvre, très lentement. Une voix étrange, sifflante, emplit alors la pièce.
Je vois un couloir. Un couloir d’hôpital. Aucune lumière n’est allumée. J’entre dans une chambre. Une grande chambre contenant six lits. Un bras nu, couvert de bandelettes, se lève devant mes yeux. »

C’est peut-être pour ça que mes yeux perçoivent la mort…

Elle releva les yeux et fixa la jeune femme.
-   Pourquoi est-ce que tu n’es pas restée une fleur ?





NightDreamers
Chapitre 14 ~ Songes


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Novembre 14, 2009, 08:37:27 am
*Gros panneau STOP qui vient se planter devant la tête de Donf

Citation
-   Détrompe-toi. Je suis juste… Plus vieille que j’en ai l’air. Mais moi je n’ai pas eu droit à la distorsion temporelle. C’était déjà rétro a priori, à mon époque, ajouta-t-il ironiquement.

Dit moi que t'as un oublié un tiret, dit moi que t'as oublié un tiret @[email protected] !!!!

Sinon, jolie preview .o. les fleurs c'est bien mais faut s'en occuper mine de rien. Et ils vont s'enfuir donc tout les trois ! <3

DONF ! Arrête de conduire avec tes pieds ! *SBAF


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Novembre 15, 2009, 01:51:13 pm
Papa !!!
*Se prend la porte restée ouverte*

...
Aïe.

Citation
Sinon oui officiellement, tu es ma fille ! ^o^
Ouais !! =)

Citation
Heureux de te compter dans la famille ! Si Hunter repasse sur ce topic, j'espère qu'il se présentera convenablement, c'est quand même ton frère maintenant <3
Héhé ^^
En tout cas, contente d'être sa soeur ^^ Et d'être votre fille, à toi et Capita maman ^^

Citation
Ah au fait, ne fait pas gaffe aux morceaux de guitare et autres flingues divers partout dans la maison, c'est pas grave, c'est la routine. Si un jour tu pourras nous rejoindre dans une convers familial msnale, tu comprendras .o.
Oo
... D'accord ^^"

Quoiqu'il en soit, papa, tu as vraiment bien réussi ce chapitre ^^ Il est génial.
L'écriture, est, comme d'habitude, fluide et tout est bien écrit. Je crois pas avoir repéré de faute.
En tout cas c'est marrant de revoir le Patron ! Enfin, quand je dis marrant, c'est... bah... Rah, j'arrive pas à m'expliquer. C'est juste surprenant de le voir là, voilà tout ^^"
J'espère que Zalosta retrouvera vite les enfants. Je la trouve touchante avec eux ^^
Et puis ça me fait bizarre que Saïko soit d'un autre espace temps. Oo mais ça explique bien des mystères. Et puis ça m'a fait marrer Hunter avec son démon XD
Bref, bon chapitre, j'ai hâte de voir le suivant ^^ En tout cas j'aime bien la preview, moi aussi ^^

Bon courage pour la suite ^^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hygualanga le Novembre 15, 2009, 04:15:33 pm
Bon, très bon chapitre treize, pour ma part j'ai adoré. Mon passage préféré fut sans doute le cauchemar de Saïko, un grand moment ce genre de descriptions m'accroche directe.
Le Patron est toujours vivant ^^. Quel come-back de sa part, je pensais qu'on ne le reverrait que comme un petit tas de cendre. Je me demande ce qu'il fait maintenant. J'reviens avec Saïko et son médaillon, il a enfin dit la vérité, s'il continue à se cacher trop de truc ils ne vont pas tenir longtemps.
Bref, j'vois pas quoi dire de plus, un peu d'humour aussi, juste comme il le faut.

Prend ton temps pour la suite, on est pas tous pressé comme certain ^o^!
...
...
...
Lol, la nouvelle relation avec kayra, j'imagine pas la famille, j'en ferais des cauchemars. Vous êtes obligés de martyriser les autres ?


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Novembre 15, 2009, 06:08:23 pm
C'est vrai qu'il faudrait penser à faire un arbre généalogique un de ces 4.

*se tourne alors brutalement vers Kayra et l'enlace comme une folle*

MA PETITE FIIIIIILE ^0^ Ca y est on est enfin de la même famille toi et moi!! ^0^ Par contre je te plains d'avoir pour père mon abruti de fils... Même s'il écrit bien, il est vrai. Mais bon, c'est pas parce que sa fic déboite, que son dernier chapitre était vraiment extra, que sa preview du chap 14 magnifique, et son récit toujours aussi prenant que je vais m'incliner devant lui hein! Non mais! Ton heure de gloire à ce niveau là n'est pas encore arrivée, Donf!!

*lance un regard de défi à son fils*

Bref. Je vais encore devoir te souhaiter bonne continuation. Ah, et au passage, j'adore comment tu t'auto-casses dans ta propre fic. Mais je suis sûre que c'est simplement de la fausse modestie.

*SBAFFAAAA*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Naomi le Novembre 16, 2009, 07:21:01 pm
Citation de: Blackdoom
L’échine de l’homme en cavale se dressa sur sa nuque.
Whai, c'est vieux... mais personne n'avait remarqué... Je trouve cette phrase cocasse : une colonne vertébrale se dressant sur... une... colonne cervicale... Euuuuuhhh... Donc...si je visualise bien la scène, une nouvelle échine pousse sur la nuque de l'homme en cavale... comme une antenne radio... Pouuuuinng !  :;D:

*Mode connerie off*

Bon, je sortirai la fic par imprimante pour la lire bien tranquillement le soir car la lecture a pris un sacré retard !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 17, 2009, 02:31:37 am
Je commence le post destiné à vous filer un quatorzième nouveau chapitre par un grand et sincère MERCI, destiné à Sephyra ! Vous allez vite comprendre pourquoi.

(http://th04.deviantart.net/fs51/300W/i/2009/315/0/5/Sephyra_et_Zalosta_by_CaelaSephyra.jpg)

Sephyra et Zalosta (http://caelasephyra.deviantart.com/art/Sephyra-et-Zalosta-143246328),
réunies en un tandem de tueuses. On retrouvera le petit décor ainsi que la robe de Zalos' plus tard dans la fic. Eh ouais, tant que j'y suis, autant renvoyer l'ascenseur, je l'inspire par ma fic, elle me guide par ses dessins °^°

J'aimerai juste bien appuyer sur le fait que Sephyra ne prend plus de requêtes depuis quelques temps, et elle n'a pas fait d'exception pour moi. Je ne lui ai rien demandé, c'est elle, de sa propre volonté et sans m'en parler à l'avance, qui a décidé de dessiner ça. Mes remerciements en sont d'autant plus chaleureux donc, puisque c'est une agréable surprise de pouvoir profiter autant que vous d'illustrations de NightDreamers =)
Et bien évidemment j'ai largement accepté de les reconnaître comme "officielles" ! Un grand merci, donc, à Sephyra ! ^^


Bien ! Sur ce, je vais vous répondre. Ensuite on démarre le prochain chapitre ! o/
Capita < ZALOSTA EST UN HOMME ! PARCE QUE T'ECRIS COMME UN HOMME !! *Fuit très loin la fureur des Bad Food
Kayra < Ma fille ! ^O^ Pour Zalosta et les enfants... Hé hé, tu vas la trouver beaucoup moins touchante dans le chapitre 15 ~ Sinon, vous aurez le début des révélations sur le Patron dans le prochain chapitre ! (Pas celui-là, l'autre, le 15. Eh ouais, encore attendre *SBAF) Merci à toi pour les encouragements =)
Hyguanlanga (J'ai réussis à écrire ton pseudo de tête sans faire de fautes !) < Qu'est-ce que fait le Patron maintenant ? Oh il s'est trouvé un petit job dans un fast-food, il bosse incognito et touche une paye. En fait vous apprendrez à la fin de la fic que sa mort a été mise en place parce qu'il en avait marre de jouer les gardes-chiourmes ^o^ *SBAF* Merci d'être passé encore une fois ! =)
Sephyra < ... Greuh... J'peux rien dire cette fois, je peux pas vous insulter, je peux pas vous rabattre votre langue de vipère... Raaah ! è__é Mais je vous remercie quand même pour ces dessins... J'ai hâte que vous postiez les autres é__è ET ECRIVEZ ESPECE DE VIEILLE BECASSE RABOUGRIE DEPLUMEE - bien que je vous remercie encore, croyez-le é__è Sinon pour le coup de la fausse modestie, je ne répondrais que par ceci : prout. ._.  FAR ! *Fuit
Naomi < Argh >< *Suffoque* Pourtant j'ai relu le prologue ya pas longtemps. Ca m'avait même pas sauté aux yeux. Mais en effet quand on y réfléchit... Ya de quoi se foutre de moi XD Bon ok je corrigerai, parce que là c'est gros, quand même. N'empêche que... Ca se fait pas de revenir avant le Chapitre 14 et balancer une faute qui date de plusieurs mois ! é_è *Va se pendre
Plus sérieusement, prend tout le temps qu'il te faudra pour lire ND ! Pour tout te dire, je suis même honoré que tu fasses attention à ma fic ^^
A la prochaine donc ! Et merci pour la faute x)


Voilà voilà ! Chapitre 14 donc. Et moi je commence le 16. Ce qui revient à dire que la preview pour le chapitre 15 est déjà prête... Ok les comptes sont bons, je vous balance la suite de suite ^o^
Dans celui-là, Myosotis, Millie et Arthur font leur come-back, Donf réapprend à conduire, Zalos et Hunter boudent, et enfin une fin de chapitre assez énigmatique, qui nous en révèle tout de même un peu plus sur cette étrange organisation de Loth et Rika. Enjoy comme disent les jeunes !
Ah, et comme quoi, Sephy m'a vraiment gâté. Elle m'a fait une très jolie enluminure pour le titre "NightDreamers" ! Je la mettrais donc à partir de maintenant, puisqu'elle le mérite bien ^o^
Enfin, je vous laisse lire. A dans quelques jours ! =)

Note d'avant-chapitre : Comme vous le constaterez, les cauchemars de nos protagonistes sont de plus en plus gores. Attention aux âmes sensibles donc (bien que ma maîtrise dans ce domaine reste encore à travailler).



(http://fc09.deviantart.net/fs51/i/2009/320/7/8/NightDreamers___Enluminure_by_Donfy.jpg)


L’histoire de cette fleur…
Ses pétales bleus, ovales, fines, auréolées en leur centre d’un soleil bourgeonnant. La myosotis, et sa beauté…
L’histoire d’un chevalier et de sa dame, il y a très longtemps, qui se promenaient au bord d’un lac. Le chevalier, galant et serviable, se pencha près de l’onde azurée pour cueillir cette fleur qu’il voulait offrir. Mais son armure, trop lourde, le fit basculer dans l’eau.
Alors qu’il se noyait, il jeta la fleur en direction de sa dame, et réussit à dire avant que l’eau ne pénètre ses poumons : « ne m’oubliez pas »…
Qui suis-je ? Une fleur. Je suis une myosotis. Je suis Myosotis. Je me suis réveillée dans ce champ, près du lac. Et comme symbole de cette si jolie fleur, je n’ai pas de souvenirs. Amnésique ? Non…
Je ne suis rien. Une fleur n’a pas de mémoire, pas de souvenirs. Elle n’a que la beauté pour elle.
Et sa vie est éphémère. Comme toutes les autres.
C’est peut-être pour ça que mes yeux perçoivent la mort…



NightDreamers
Chapitre 14 ~ Songes


Myosotis leva lentement les paupières. Son esprit était alangui par un sommeil forcé. Quand elle ouvrit les yeux, elle sentit le liquide dans lequel elle était plongée tracer des sillons sur sa cornée. Des lignes rouges, tremblotantes, palpitantes, apparurent, floues. Une vitre la protégeait du monde extérieur.
Cette vitre est vivante. Elle est née par la main de l’homme, et se fissurera un jour. Elle vit et meurt…
De l’autre côté de la vitre, Myosotis, dont l’esprit s’étirait lentement de cette langueur qui lui lancinait le crâne, aperçut les hommes en blouses blanches, dans une autre salle elle-même séparée par une autre vitre, plus grande. Une sorte de baie vitrée. Elle prit conscience qu’elle respirait grâce à un masque à oxygène, qui lui couvrait la bouche et le nez. Soudain, l’un des hommes tourna la tête vers elle, et il sembla s’agiter en laissant tomber les papiers qu’il tenait à la main, pointant du doigt la jeune femme. Ses lèvres remuaient vivement.
Les hommes sont si… Fragiles… Non… Ce n’est pas l’homme, c’est le monde entier qui est fissuré depuis… Si longtemps…
Myosotis tourna lentement la tête du plus loin que le lui permettait son masque, dont une longue fibre en plastique partait en arrière, au-delà de son champ de vision. Elle sentit les lanières en plastique retenir ses mains et ses pieds, ainsi que sa taille, pour la retenir contre une surface métallique. Alors cette position lui parut inconfortable. Son esprit s’ouvrait de plus en plus à une perception réveillée de son sommeil, et elle sentit un début de claustrophobie lui monter à la gorge. Elle était enfermée dans une sorte de bocal, plongée dans un liquide verdâtre, retenu par des lanières et respirant à l’aide d’un système douteux. Elle n’avait aucune confiance envers les machines.
Les hommes sont déjà si fragiles. Ils ne peuvent pas construire d’objets plus intelligents qu’eux. Si « ils » les ont construits, « elles » ne peuvent pas être au-dessus d’eux. « Elles » peuvent faire des erreurs. « Elles » doivent en faire, c’est le but des machines créées par l’homme : se rapprocher d’eux. Donc faire des erreurs, elles aussi.
Elle serra les poings en fronçant les sourcils, essayant de tirer sur les lanières qui emprisonnaient ses poignets. Mais peine perdue. En bougeant la tête dans tous les sens, prise de panique, elle réussit à détacher le masque de son visage. Alors elle se dit que si elle n’agissait pas vite et bien, elle y resterait.
Dans combien de situations la panique a-t-elle achevée le dernier espoir qui restait ?
Elle se plaqua contre la surface métallique, derrière elle, et réussit tant bien que mal à prendre le cordon en plastique qui retenait son poignet gauche entre ses dents. En tirant simultanément avec son poignet et ses dents, la lanière finit par émettre un craquement sourd, puis un des deux côtés rattachés à la surface se débloqua.
Je vois la mort de toutes choses. Mais pas la mienne. C’est paradoxal.
Sans perdre une seconde, serrant les dents et retenant du mieux qu’elle pouvait sa respiration, elle se concentra pour faire apparaître les lignes rouges palpitantes sur le deuxième cordon à sa droite. Avec un ongle de sa main gauche, elle traversa une des lignes, et le plastique se trancha de lui-même en suivant les courbes que traçait le doigt de la jeune femme.
Les fleurs ont besoin d’eau pour vivre, mais je ne veux pas mourir noyée dans une cuve douteuse. Je ne suis pas une expérience, à la fin.
Alors que les scientifiques s’agitaient grandement de l’autre côté de la pièce, derrière leur baie vitrée, Myosotis reprit la même méthode pour libérer sa taille et ses deux pieds. Enfin, nageant difficilement dans le peu d’espace noyé par le liquide verdâtre, elle avisa la vitre du bocal et repéra le gros point rouge.
Les lignes sont Ses traces. Les points Sa présence. Tout ce qui est vivant est fissuré dès sa venue au monde…
Elle leva le poing, les poumons en feu, et l’abattit avec la lenteur que lui conférait l’eau sur la vitre, en plein dans le gros point rouge qui palpitait avec frénésie, comme si celui-ci sentait sa mort venir le chercher. La vitre explosa toute entière, et une alarme résonna alors dans le complexe scientifique. Les scientifiques couraient en tout sens de l’autre côté de la baie vitrée. Myosotis, à quatre pattes sur les débris de verre, nue, essoufflée, reprenait difficilement de sa plongée forcée. Elle se força à se relever, titubante, préférant ne pas s’attarder sur sa nudité, et remarqua alors à sa gauche deux autres bocaux de la même taille et remplit du même liquide verdâtre. A l’intérieur de ceux-ci, les deux gamins qu’elle avait rencontré dans le manoir.
Alors ils étaient ici… Si je retrouve Zalosta et les autres avec ces enfants, on va encore me prendre pour une traître.
Elle se concentra, reprit sa vision particulière et avisa un nouveau point rouge sur la vitre intacte du bocal d’Arthur.
Mais je ne vais quand même pas laisser ces enfants devenir des expériences humaines sans broncher.
Elle leva le poing et l’abattit sans grande force sur la vitre, qui explosa comme la première avec un bruit plus assourdissant cependant. Ses oreilles n’étaient plus plongées sous l’eau pour amoindrir le vacarme. Elle fit de même avec le cercueil transparent de Millie.
Ca, c’est pour m’avoir foutu à poil, bande de pervers.
Elle retira les masques à oxygène plaqués sur le visage des deux enfants, puis leur mit à chacun une bonne gifle. Ils clignèrent des yeux avec surprise, l’esprit encore ensommeillé.
-   Allez réveillez-vous, on n’a pas de temps à perdre ! Lança-t-elle en coupant les liens en plastique d’Arthur.
-   Où on est… ? Demanda la petite voix endormie de Millie.
-   Pas dans un endroit accueillant en tout cas. Il faut pas traîner ici, dit-elle en se dirigeant vers la jeune fille et en la libérant à son tour.
Arthur se frottait les yeux en baillant. Puis il constata sa nudité parfaite et cria en cachant son entrejambe d’enfant entre ses mains.
-   Mais il se passe quoi là ?! S’écria-t-il, au comble de la honte, avant de rougir en posant ses yeux sur les corps de Millie, puis de Myosotis.
-   Sale gosse, déjà pervers à ton âge, ça te promet un bel avenir ! Rouspéta la jeune femme lui faisant signe de regarder ailleurs. Met tes hormones de côté pour le moment !
Millie cria à son tour en cachant son corps, toute rouge. C’est alors qu’une porte s’ouvrit à l’extrême droite de la petite salle. Des scientifiques entrèrent, armes en main.
-   Plus un geste ! S’écria l’un d’eux en pointant son pistolet sur le petit groupe.
Myosotis les fusilla du regard. Ses pupilles étaient d’un violet sombre, et contenaient quelques reflets noirs qui semblaient bouger lentement, comme vivants. Les corps des scientifiques lui apparurent criblés de lignes rouges tremblotantes, au même titre que la salle toute entière.
Ce monde est éphémère…
Alors qu’elle réfléchissait sur la conduite à tenir pour se tirer de ce pétrin, les hommes s’avançaient lentement vers eux, armes levées.
-   Ne bougez pas, on ne vous fera pas de mal… Proféra lentement le même homme qui les avait menacé le premier.
Ce qui suivit fut incompréhensible du point de vue de la jeune femme. Les néons au plafond clignotèrent, puis une pénombre entière envahit les lieux. Elle entendit les hommes se demander ce qu’ils se passaient, puis soudain il y eut un cri, des coups sourds et des corps tombant lourdement sur le sol. Myosotis prit à l’aveuglette les deux enfants contre elle en reculant lentement. Mais elle n’y voyait absolument rien.
-   Par ici, lança alors une voix calme et posée, grave.
Une voix qu’elle avait déjà entendue. Elle ne savait plus où, sur le coup, mais sa mémoire lui dictait d’obéir. Ses souvenirs lui rappelaient inconsciemment qu’elle pouvait avoir confiance. Sans lâcher les enfants, elle s’approcha en tâtonnant, un pas après l’autre, avant qu’une main puissante ne la prenne par l’épaule et ne l’entraîne sans même qu’elle ait le temps de se débattre. Un violent courant d’air emplit ses oreilles, et lorsqu’elle cria elle n’entendit même pas sa propre voix. Elle raffermit sa poigne autour des enfants ; dans le vide. Ils n’étaient plus auprès d’elle. Puis soudain le bruit s’estompa. L’agitation fit place au silence. Elle ne sentait ni ne voyait plus rien. Elle ouvrit lentement les yeux, et…

Je vois… Je vois une hybride, habillée d’une simple nuisette transparente. Elle se tient près du rebord. Trop près. Lentement, elle lève les bras, puis lève un pied face au vide. Elle chavire lourdement en avant. Je la suis des yeux, comme si j’étais elle. Non, je suis elle. Je chute ! L’image des immeubles se fait floue, puis vient le sol à une vitesse fulgurante. Je vais m’écraser !
Je ferme les yeux. Mais il ne se passe rien.
Je les ouvre à nouveau. J’ai l’impression étrangère de prendre part dans un corps qui n’est pas le mien. Je vois… Je vois du noir. Je vois des enfants bizarres, peignés d’un sourire grotesque, à en faire peur. Ils ont les yeux noirs, entièrement noirs, et trop volumineux. Ils dansent. Celui à travers lequel je vois danse aussi. En ronde. Autour d’un… D’un jeune homme. Hunter… ? Des rires se font échos, enfantins, devenant de plus en plus graves, de plus en plus résonnants. Mon âme se contracte, elle sent qu’il faut redouter ce qu’il se passe. Soudain, la danse s’arrête, tous les enfants regardent d’un même mouvement vers… Une intense lumière qui perce les ténèbres.
Je ferme les yeux. Le rire revient soudainement. Aigu. Amplifié. Puis une voix gutturale, sombre, puisant sa force d’un Mal sans pareil, détourné de la moindre lueur d’espoir. Elle susurre quelque chose que je ne comprends pas, comme si ça ne m’était pas destiné. J’aimerai me boucher les oreilles, mais je ne peux pas. Je n’ai pas de corps…
J’ouvre à nouveau les yeux.
Je vois… Un bureau, dans la pénombre. Je le reconnais. Je crois que c’est celui de leur Patron. L’homme en costume à travers duquel je vois tient des feuilles dans ses mains. Malgré les verres teintés qu’il portait quand je l’ai vu, je ne vois pas plus sombre. Mais je ne peux pas lire. Il fait noir. Soudain, l’homme relève la tête. Je distingue une des doubles portes qui s’ouvre, très lentement. Une voix étrange, sifflante, emplit alors la pièce. Comme une radio mal réglé. L’image se brouille. L’homme chavire. Je ressens une souffrance effroyable. J’aimerai crier. Je veux crier !
Mais je ne peux que fermer les yeux.
Et je les ouvre à nouveau. Comme si j’y étais obligée. Je vois un couloir. Un couloir d’hôpital. Je marche.  Aucune lumière n’est allumée. J’entre dans une chambre. Une grande chambre contenant six lits. Un bras nu, couvert de bandelettes, se lève devant mes yeux. Elle fait un mouvement du poignet. Les « bips » qui résonnaient dans la chambre se taisent une demi-seconde à peine, puis reprennent. Je ferme la porte de la chambre, et je me dirige à nouveau dans l’hôpital, sans savoir où je vais. J’ouvre une porte. Je crois que c’est une salle de garde, quelque chose comme ça. Plusieurs personnes sont assises autour d’une table. Ils tiennent pour la plupart une tasse dans les mains. Certains visages sont figés en plein rire, d’autres la tasse aux lèvres, les yeux fermés. Il fait sombre. Des écrans de contrôle émettent régulièrement plusieurs bruits différents. A nouveau, le bras bandés se lève dans les airs. Même mouvement de poignet. Les bruits automatiques s’arrêtent, le temps d’une petite seconde. Puis reprennent. Je sors comme à reculons. La porte se ferme d’elle-même alors que je suis déjà dans le couloir, à plusieurs pas. Je sors de l’hôpital sans voir où je marche. J’avance de plus en plus vite.
Comme si on rembobinait. Je revois ce qu’il s’est passé les derniers jours. L’hôtel. Le train. Le manoir dévasté. Le train. La nuit à attendre dans le froid avant que Saïko ne détecte quelque chose. Le train, à nouveau. Le Patron. Le manoir, neuf. Mon combat contre Valdamjong. Mon arrivée dans la ville. Mon voyage. Le champ de fleurs. La myosotis. Le sang sur ses pétales.
Puis tout se coupe brutalement. Je ne sais même pas si j’ai les yeux ouverts : je ne vois rien. Que du noir. Partout.
Le silence. La pénombre. L’immobilisme.
La mort… ?


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 17, 2009, 02:32:40 am
Le contact froid du métal sur son dos, qui était semblable à une terrible morsure. Hunter grelota violemment, les yeux fermés. Un terrible mal de crâne le lançait. Ses paupières étaient lourdes. Autour de lui il sentait plus qu’il n’entendait un silence opaque, grave et profond, comme surnaturel. Alors que ses pensées prenaient forme et qu’il reprenait peu à peu consistance de ses membres plaqués contre une surface dure et glacée, il sentit une souffrance au creux de ses mains, ainsi qu’autour de ses jambes et de son cou. Une souffrance qui augmentait un peu plus à chaque seconde. Grognant faiblement, il ouvrit lentement les yeux. Sa vision était floue. Il cligna plusieurs fois des paupières, la mine souffrante. Et ce qu’il discerna dans les ténèbres le glaça d’effroi.
Devant lui se tenait… Lui. Il se faisait face à lui-même. La même veste, la même cravate, le même chapeau, le même pantalon. Les mêmes yeux, les mêmes cheveux. Hunter ingurgita difficilement. Mais pas seulement à cause de cet étrange spectacle. En voulant abaisser la tête, il se rendit compte que son cou était retenu par quelque chose de froid. Des mailles métalliques. Pris d’effroi, il voulut bouger ses membres. Peine perdue. La souffrance dans les paumes de ses mains provenait des pieux en métal qui lui entaillait la chair. Et une chaîne métallique, certainement la même que pour son cou, entourait ses poignets. Ses pieds aussi, de la même manière, était entravés.
Il était nu, crucifié à une plaque de métal, incapable de tout mouvement. Et il se faisait face. La chair à vif au niveau de ses mains, il sentait la froideur du métal au creux de ses paumes. Et les chaînes métalliques entaillaient sa peau. Il reporta son regard sur celui qui lui faisait face. Debout,  immobile, le regard perdu derrière ses touffes de cheveux bruns, il se regardait sans mot dire. Silencieux. Comme un pantin. Soudain, il releva la main qu’il cachait un peu en retrait, dans l’ombre de son dos. Hunter découvrit avec frayeur le pistolet que son double pointait sur lui. Terrorisé, revoyant surgir de ses pires et plus angoissants souvenirs ce cauchemar qu’il faisait étant jeune, il tenta une nouvelle fois de bouger, s’arrachant de lui-même de nouveaux grognements de souffrance inutiles.
Puis un coup de feu phénoménal résonna dans les ténèbres. La douleur empêcha Hunter de respirer. Il écarquilla les yeux de souffrance. La balle venait de se frayer violemment un passage dans son ventre, broyant les canaux d’irrigations sanguins et les viscères qui se trouvaient sur son chemin. Quand il tenta de remuer plus par réflexe que par envie, Hunter suffoqua de douleur. La balle était encore dans son corps, arrêtée par la surface contre laquelle le jeune homme était durement plaqué.
Hunter releva des yeux cernés de douleur, mi-clos, sur son double. Celui-ci gardait le pistolet levé vers lui. Aucune émotion ne trahissait son visage impassible. Puis un second coup de feu retentit. Hunter, crucifié, rejeta la tête en arrière et se cogna brutalement le crâne contre le métal qui le piégeait. Troisième coup de feu. La balle perfora son épaule, broyant l’os, rejetant la chair à vif. Hunter hurla. Quatrième coup de feu. Cette fois-ci, le projectile déchira la boîte crânienne du prisonnier. La tête plongea mollement dans le vide, retenu seulement par la chaîne métallique. Quelques secondes de silence.
Puis un souffle inaudible. Un hurlement provenant de la plus profonde des douleurs, qui débuta sans se faire entendre, puis montant rapidement dans les sonorités avant d’attendre le summum. Hunter déploya sa mâchoire sans pour autant que l’effroyable douleur ne s’en échappe. Son cri resta longtemps perché au creux de sa gorge, déformé par les larmes de souffrance. Puis un nouveau coup de feu rejeta sa tête en arrière, stoppant son souffle net. Il n’arrivait plus à parler. Ses lèvres bougèrent sans souffle, signifiant difficilement dans un mutisme profond « pourquoi je meurs pas ».
Coup de feu sur coup de feu, la souffrance n’augmentait plus. Elle était tellement insupportable qu’Hunter en venait à prier pour mourir. Pour que la douleur cesse. Chaque balle perforait sa peau, entaillait sa chair, détruisait ses os. Son corps n’était plus qu’un débris d’où le sang s’écoulait à flot. Un long et large filet dégoulinant de deux trous dans sa tête noyait son visage, lui faisant goûter à sa propre vie, l’empêchant d’ouvrir les yeux.
Alors, dans un dernier coup de feu, la tête du crucifié chuta lentement en avant, le corps indolore par la souffrance extrême, le visage complètement noyé sous son propre sang.

*****
***


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Novembre 17, 2009, 03:24:15 pm
... ^0^
Pauvre Hunty quand même. Si les cauchemars sont de plus en plus dares, j'ai peur pour Donf et Zalos :'D
Bref! Super chapitre, j'adore tous tes parallèles avec l'histoire de la myosotis. Ya pas à dire ché clachieux. Mais pour le coup z'avez presque plagié Tetrix, avec le labo, les baies vitrées là... *SBAFFA* Ok Ok, c'est pas moi qui ai inventé le genre :'D
Flemme de relever les fautes, j'en ai vu très peu en plus. Et puis je suis pas foutue de critiquer autrement qu'en relevant les fautes d'ortho ^0^" Ah quoique! Ya un truc qui me chiffone dans le doux rêve d'Hunter. Quand son double maléfique lui tire dans le ventre, tu dis que la balle reste à l'intérieur car bloquée par le crucifix contre lequel il est plaqué... Mais techniquement, il est cambré le Hunty non? Donc la balle ne devrait pas être stoppée à l'intérieur même de son corps, mais devrait ressortir au moins en partie... Non? Enfin quoi qu'il en soit on a pigé le message : Hunty en a chié. XD

Super chap mais j'ai hâte à la résolvatation des mystères mystérieux moi è_é Et ne vous en faites pas, ça me fait plisir de vous dessiner illustrations et autres ^^ MAIS AVOUEZ QUE L'ENLUMINURE VOUS ME L'AVEZ DEMANDÉE !! è_é *SBAFFA*
Allez, je vous souhaite une très bonne continuation.
A bientôt ^^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Novembre 17, 2009, 04:47:44 pm
*Débarque avec un truc d'exorcisme, l'air folle o_o

FIIIILS ! Vient par ici, il faut purger ce mal o_o CHERI, par ici aussi, c'est pas humain de faire subir ça a fils .o.
J'veux voir les talents de conducteur aussi !
Et Myosotis <3 ! Finalement stune gentille un peu quand même.
Par contre, l'italique tue l'italique. J'ai du me reprendre à plusieurs fois pour lire le passage tout en . C'est pas permis aussi ! èoé

Voilà voilà .o. ! Hâte de voir la suite du chapitre, et les deux autres cauchemars suivant, plus GORE, déjà que ça c'est assez <3 !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Novembre 18, 2009, 10:02:24 am
Hum tu posts plus vite que je n'ai le temps de répondre. -_-. Pas grave je ferais un tir groupé.

Alors que ce soit une salle de réveil, ou les soins intensifs ou n'importe qu'elles autres chambres à partir du moment où il y a une surveillance avec un électrocardiogramme. Dès que les machines s'éteignent quelqu'un aurait du surgir. Ou alors il vaut mieux ne pas fréquenter cet hosto. Surtout si ils sont recherchés. Autre incohérence. Laisserais tu les armes de tes patients dans leur chambre si tu les sais dangereux ?

Chapitre 13 :
Pas grand chose à dire. De jolies et très effrayantes descriptions. Surtout le cauchemar de Saiko. Pauvre renard. J'aime lorsqu'on torture psychologiquement les personnages. ^^

Chapitre14 : Une petite fleur. Toute la première partie est dédiée à Myositis. On se rend compte qu'elle n'est pas ce qui semble être. Par contre je suppose qu'en italique ce sont ses pensées. Alors tu trouveras facilement la faute
Citation
Comme si j’y étais obligé.
Je sais pas si il en a d'autre à vrai dire j'ai imprimé et lu le texte après ma journée de boulot, j'avais pas la tête à me lancer dans une correction.
J'aime bien le pouvoir de Myosotis.J'aime surtout la façon dont tu décries sa capacité de voir les points faibles. Ou vitaux que ce soit sur les objets ou sur les personnes. Je commence à comprendre comment elle a réussi à détruire si facilement son adversaire lors de sa première apparition. Je l'aime  bien ce personnage.^^

Le cauchemar de Hunter est très gore. Mais intéressent pour son double sens.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Novembre 18, 2009, 01:10:30 pm
Je vais tout d'abord commencer par le dessin de ma grand-mère, qui est vraiment magnifique !!

Franchement, jamais rien vu d'aussi beau. Couleur, tout y est, et vraiment aucun défaut, sauf peut être le fond qui fait un peu plat ^^ Le sigle aussi est très beau ^^
*Serre elle aussi sa grand-mère dans ses bras*
Maaamiiie =3
C'est pas très gentil ce que tu dis sur papa, mais c'est vrai que les remarques qu'il te fait ne sont pas sympathique non plus !!!

Bref, revenons à l'histoire ^^
Très belle description, par contre je plains, dans la première partie, les enfants et Myosotis. Le fait qu'elle soit une fleur est étonnant aussi, mais bon. J'espère qu'il s'en sortiront bien. Et qui est cette mystérieuse personne qui les a fait sortir ? En tout cas Myosotis la connait, ça se voit à sa réaction. Mais purée, quel pervers ces médecins >.< Et j'ai remarqué une faute, au fait, papa !
Citation
-   Plus un geste ! S’écria l’un d’eux en pointant son pistolet sur le petit groupe
Il manque le point ^^

En tout cas, la deuxième partie est vraiment horrible. Grand frère, je te plains vraiment é.è
Ce doit être horrible cette sensation là. Se faire tuer, mais sans mourir. Arr, j'en frissonne même !! Heureusement que ça n'existe pas. Mais dans les cauchemar, c'est vrai que ça se pourrait bien...
Grand frère, j'espère que ça va mieux maintenant T.T

Bref, bon courage pour la suite en tout cas !!


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 20, 2009, 09:31:04 pm
La suite étant vigoureusement demandé par Sephyra en ce moment sur Msn (en fait je suis carrément séquestré, deuxième épisode), je me vois dans l'obligation de poster rapidement.
Je dirais donc, pour résumer cette fois-ci, un grand merci à vous tous, c'est toujours un plaisir de lire vos commentaires, et je vous remercie de rester fidèle à ND ! =)
D'ordinaire j'aime bien réponse au cas par cas, c'est marrant, mais là je suis carrément menacé alo*SBAF* OK !
Bon, hm. Voilà la suite. Une preview qui vous donnera à saliver je l'espère. Les deux chapitres seront forts en révélations, et la trame principale du scénario se fait enfin plus clair !
Bonne lecture, et à la prochaine ^^





Donf pivota la clé dans la serrure et ouvrit la portière.
-   Attend. Pourquoi c’est toi qui devrait conduire ? Le stoppa Hunter.
-   Quelqu’un d’autre ici a son permis ? Répliqua Donf en regardant le petit groupe.
Personne ne répondit. Hunter siffla dédaigneusement entre ses dents et croisa les bras.
-   Tss… Si ça avait été une moto…
-   Ben justement. J’ai pas envie de te laisser au volant pour que tu prennes notre moyen de fuite pour une deux roues et que tu fasses tout planter. Va t’asseoir à la place du passager si tu veux profiter de la route.
Et sur ce, Donf s’assit face au volant, avant de se tordre le corps pour débloquer les serrures des portes arrières, puis celle de la place avant. Sephyra, Zalosta et Saïko s’engouffrèrent derrière. La hérissonne à la robe sale prit un soin exemplaire pour que Saïko se retrouve au milieu, entre les deux hybrides. Celui-ci obtempéra sans chercher à débattre le pourquoi du comment. Hunter prit place comme convenu aux côtés de Donf, qui insérait déjà la clé dans la serrure moteur.
-   Belle bagnole n’empêche, ne put-il s’empêcher d’admettre en mettant le moteur en route.
La voiture se présentait en effet comme un magnifique assemblage de métal chromé, peinturé d’un violet sombre aux reflets rouges magnifiques. Ses courbes étaient arrondies, gracieuses, anticipant les performances de la machine pour la vitesse pure. Donf régla son siège, prit le temps de vérifier les rétroviseurs extérieurs ainsi que celui intérieur, boucla sa ceinture, prit le volant à deux mains, puis… Resta immobile.
Hunter le regarda avec suspicion, la ceinture bouclée.
-   … Ne me dis pas que…
-   J’ai pas touché un volant depuis quatre mois, répondit le pseudo conducteur en lançant son plus beau sourire à la cantonade.
Les réactions furent exemplaires. Hunter dégrafa sa ceinture, l’air de dire qu’il allait prendre le volant. Zalosta, qui était assise juste derrière Donf, balança un coup de pied dans le fauteuil, Sephyra soupira longuement, résignée, et Saïko ouvrit des yeux étonnés en contemplant ce qui était pour lui un engin trop moderne pour être compréhensible.
-   Nan mais ça va ! C’est comme le vélo, une fois qu’on a appris, ça s’oublie pas, non ? Rétorqua Donf, vexé.
-   Ouais mais en vélo quand tu te casses la gueule tu peux remonter derrière ! Là si on se casse la gueule, ya de grandes chances pour qu’on y reste tous !
-   Je sais conduire ! Ferme-là !
-   Donf, t’aurais mieux fait de laisser les clés à Hunter dès le début ! Intervint Zalosta.
Sephyra se passa une main sur le visage pendant que la discussion tournait à l’orage.
-   Bon ça suffit ! Lança-t-elle enfin d’une voix sonore.
Gros silence dans la voiture.
-   Même si c’est Hunter qui conduit, les risques sont à peu près les mêmes. Une moto n’est pas une voiture. Alors vu comment c’est parti, autant laisser Donf mener notre petite chance de survie !
Zalosta grogna sourdement en regardant à travers la vitre, l’air boudeur. Hunter croisa les bras. En boudant, lui aussi. Donf regarda la roussette dans le rétroviseur intérieur.
-   Merci Sephyra.
Celle-ci ne reprit même pas. Ce n’est pas qu’elle les trouvait immatures. La situation était incompréhensible, et ils étaient tous à bout de nerfs. Les tensions ne feraient que s’accentuer tant qu’ils ne prendraient pas tous un peu de repos, et surtout un peu de recul au vu des derniers événements. Mais pour cela, il fallait déjà sortir de cette ville et s’éloigner. Donf pesa lentement sur la pédale d’embrayage après avoir abaissé le frein à main et passé la première. La voiture, avec un ronronnement très séduisant, commença à rouler très doucement. Puis dans un bref sursaut, elle s’arrêta. Saïko demanda si c’était normal, s’il s’agissait d’une sécurité moderne pour empêcher le mécanisme de s’ébranler ou de se mettre à voler dans tous les sens. Donf rigola, l’air gêné. Hunter et Zalosta grognèrent à nouveau, synchrones.
Et Sephyra se dit que, tout compte fait, elle n’aurait peut-être pas dû intervenir.


Myosotis ouvrit lentement les yeux. Elle vit tout d’abord un rai de lumière, à peine voilé par un rideau trop fin, et des planches de bois comme plafond. Puis les lignes apparurent, brèves, tremblantes, avant de s’évaporer. Les fameuses lignes de la mort qu’elle voyait depuis son réveil. Elle se releva lentement sur sa couche, une main sur les yeux, un mal de crâne lui tirant un bref grognement quand elle releva les paupières, l’esprit encore ensommeillé, pour découvrir où elle avait encore atterrit. En face d’elle, dans la semi-pénombre, se présentait des couches de bois apparemment poussiéreuses. Quand elle tourna la tête, une touffe blonde l’empêcha de continuer son analyse.
-   T’es réveillée madame ? Demanda Arthur, le regard brillant et étrangement froid avec ses grandes pupilles ovales et jaunes.
La jeune femme le scruta longuement avant de répondre.
-   Oui je suis réveillée. Et c’est pas madame, c’est mademoiselle.
-   Mademoiselle comment ?
-   Myosotis, répondit évasivement la concernée en regardant sous les draps voir si elle était habillée, cette fois.
Effectivement on lui avait passé un habit. Et pas n’importe lequel. Son kimono beige. Le seul. L’unique. Elle retira alors la couverture miteuse avant de se lever lentement. Elle était maintenant parfaitement réveillée, et découvrait l’endroit avec suspicion. A tout prendre, c’était une vieille cabane qui avait brûlée, et avait été laissée à l’abandon. Là où ils se trouvaient n’était qu’une toute petite « pièce » (si autant pouvait-on appeler cela une pièce), sentant le bois pourri et l’humidité. Plusieurs planches étaient d’ailleurs arrachées, donnant sur… Sur rien. La pénombre d’une pièce adjacente inconnue sûrement. Le plafond était bas, à peine quelque centimètres de plus que ce qu’il ne fallait pour que la jeune femme se tienne debout. Elle reporta son attention sur le petit garçon. Lui aussi était habillé comme elle l’avait connu au manoir. Chemise blanche à carreaux boutonnée sur un maillot vert qui lui sortait du bas surmonté d’un petit col blanc, ainsi que d’un simple pantalon pour enfant dans les tons vert.
-   Depuis quand tu es réveillé ?
-   J’sais pas. J’ai pas dormi je crois, le monsieur en cape il nous a amené ici et il nous a dit d’attendre que tu sois réveillée, mademoiselle Myosotis. C’est tout.
-   Où est l’autre gamine qui nous accompagnait ?
-   Elle est dehors, juste derrière le drap. Elle a dit que la spirale que tu portais lui faisait mal à la tête…
-   La spirale… ?
Le gamin hocha les épaules, l’air de dire qu’il ne comprenait rien de plus qu’elle à cette allusion mystérieuse. Myosotis contourna donc le petit lit miteux et leva un peu le drap sombre rongé, qui était retenu au plafond par des planches de bois, pour tomber sur une sorte de ruelle puante et dégoulinantes d’ordures. L’odeur était infecte, et elle se demandait bien comment elle avait pu dormir au milieu de cette puanteur sans se réveiller, prise de nausées. Ni même comment elle avait pu se réveiller jusque là sans la remarquer. Elle se pinça le nez, les sourcils froncés. Il faisait nuit, dehors. Le rai de lumière provenait d’un lampadaire lointain, en-dehors de la longue ruelle qui ne faisait qu’une ligne droite jusqu’à la rue. Au milieu du chemin, une petite fille se tenait immobile, de dos à Myosotis. La jeune femme s’approcha d’elle.
-   Millie ! La devança l’autre garçon. La madame est réveillée !
La jeune fille se retourna lentement. Elle portait son grand chapeau de paille blanc, ainsi que sa petite robe à bretelles rose. Elle serrait son étrange peluche en forme de renard entre ses bras. Arthur s’avança avec Myosotis à sa rencontre, puis la jeune femme fit un effort immense pour éviter de parler avec le nez pincé. Quoique d’une voix encore un peu nasale, parce qu’elle voulait éviter autant que possible de respirer l’air ambiante, elle demanda à Millie :
-   Tu as dit que j’étais une spirale. J’aimerais que tu m’expliques.
La jeune fille étrange regarda sans sourciller la jeune femme avec ses grands yeux violet sombres. Ses pupilles étaient un peu trop grand pour la normal, justement. Myosotis tressaillit. Il lui semblait que le violet de ses yeux perçait son âme et dévoilait son entité même, son existence, son principe d’être humaine.
-   Tu es une spirale, dit-elle d’une voix faible, enfantine. Quelque part en toi, il y a quelque chose de connecté au Tout. Tu es une ouverture dans le système. Ton entité est une spirale vers l’infini. Et ça me donne mal à la tête quand je suis près de toi…
-   Pourquoi ?
-   Je ressens les choses, dit-elle, sa voix se faisant légèrement tremblante.
-   Tu ressens… Quoi exactement ? Rétorqua Myosotis, ne comprenant pas.
Millie baissa les yeux et serra un peu plus sa peluche contre sa poitrine d’enfant.
-   Je ressens la Vérité. Celle cachée derrière les apparences de ce monde. Et ça me donne… Mal à la tête…
Puis elle releva les yeux et fixa la jeune femme. Elle lança alors ces mots énigmatiques :
-   Pourquoi est-ce que tu n’es pas restée une fleur ?
Myosotis écarquilla les yeux. Un long silence prit place. Puis un semblant de sourire s’étira sur les lèvres de la jeune femme, et elle demanda, la voix tremblante :
-   Qu’est-ce que tu veux dire… ?


Le Président demanda à ses hommes de rester en position de par et d’autre du couloir. Seul, il franchit les deux portes en verre coulissantes. Dans la passerelle qui permettait de rejoindre les salles d’expérimentations et qui faisait office de long couloir ovale, un homme l’attendait en regardant par une fenêtre. Il se tourna lentement vers lui.
-   Monsieur le Président, je suis heureux que vous ayez accepté de faire le déplacement.
-   Voyons Nicolas, je réponds comme de coutume à vos sollicitations, répondit le Président d’un ton monocorde en serrant la main que lui tendait l’autre homme empêtré dans longue cape rouge soyeuse. Que vouliez-vous me montrer ?
Du haut de sa grande taille comparé à l’hybride, le chef de l’étrange organisation détailla d’un œil critique le « Président ». C’était un échidné de haute taille pour un hybride. Il atteignait presque la hauteur d’un adolescent humain. L’œil précis, le regard critique et connaisseur, il était connu pour sa rigidité et sa grande sévérité. Après la Grande Guerre qui avait secoué la planète toute entière il y avait quelques années, il avait gagné le pouvoir sur ce continent après s’être fait connaître par sa politique intransigeante envers tout crime de haine, qu’ils soient en direction des hybrides comme des humains. Impartial envers toute forme de violence, à n’importe quelle échelle, il œuvrait pour le bien de ses concitoyens, leur sécurité et leur confort.
Ca, c’était la version officielle. Car évidemment, chaque politique devait se revêtir d’une couche « officieuse » pour espérer gagner le pouvoir. On n’avait jamais vu d’homme politique sincère et n’ayant pas un texte tout préparé de la veille à lire lors d’une conférence dont le puissant homme n’en avait sensiblement rien à faire au final. En vérité donc, et Nicolas le savait, le Président, ou communément appelé Président Mitchell, était un échidné seulement préoccupé par la race de ces ancêtres et le sang des échidnés. Ce qu’il lui importait derrière toutes ces attitudes mensongères, c’était la sécurité et le confort pour ses frères de sang. Les hybrides d’autres races, quelles qu’elles soient, ainsi que les humains, passaient au second plan. Et encore. Si second plan il existait pour cet échidné conformé dans ses cultures ancestrales.
-   Et bien, nous avons eu un petit problème plus tôt dans la soirée. Venez, je vais vous montrer, vous le verrez bien par vous-même.
L’échidné rejeta sur son épaule la moitié de sa cape verte aux ornements anciens. C’était, cela aussi, une manière de se présenter extérieurement seulement hors des médias. Sa visite au laboratoire était strictement confidentielle. Il n’avait pas à s’engoncer dans un costume- cravate qu’il revêtait seulement pour la forme en temps normal. En se retournant pour lui ouvrir le chemin, Nicolas sourit pour lui-même. Décidément, hybrides autant qu’humains, il était facile de les manipuler dans l’ombre.
Le Président suivit l’homme à travers plusieurs couloirs.
-   Vos expériences avancent bien ? S’inquiéta poliment l’homme à la tête du continent.
-   Pour le mieux, grâce à vous ! Malheureusement, nous avons subis un léger retard dans l’ordre de nos priorités, à cause d’un contretemps majeur…
-   Le départ de votre frère ? Oui, votre subalterne, cette jolie femme, me l’a appris récemment. C’est dommage, un si bon élément…
-   Je pense que lorsque nos recherches ont touchés à leur fin, il a été surpris par l’immense puissance qui se dégageait de ce que nous attendions. Comme tout homme brillant, il cache en lui des troubles profonds qui en font sa faiblesse…
-   Tous les génies se ressemblent, Nicolas, affirma le Président sur un ton neutre, ne cachant même pas son timbre par une peine masquée.
-   En parlant de lui, vous allez être surpris… Nous sommes arrivés, dit Nicolas en s’arrêtant devant deux nouvelles portes coulissantes.
Celles-ci s’ouvrirent aux deux visiteurs. A l’intérieur régnait une pénombre sans pareil. Nicolas laissa son hôte entrer dans la pièce, avant d’appuyer sur un bouton collé au mur, près de l’entrée. Les néons accolés au plafond s’illuminèrent, révélant au Président une horreur effroyable. Sur les murs blancs de la salle d’opération qui jouxtait celle d’expérimentations, d’immenses tâches de sang repeignaient la peinture artificielle, donnant à la salle une atmosphère des plus macabres. Même les écrans d’ordinateur, en veille, n’avaient pas été épargnés. Sur un bureau était même encore fraîche une marque de main ensanglantée qui s’était traînée sur le bout de la surface ; comme si la victime s’était appuyée sur le meuble en métal avant d’agoniser. Nicolas laissa le mutisme se prolonger avant de reprendre la parole.
-   J’ai fait évacuer les corps avant de vous demander de venir. J’ai préféré faire ainsi pour vous éviter de voir ces… Horreurs. La situation est déjà assez macabre ainsi.
-   Qui a fait ça ? Demanda le Président, qui malgré les horreurs auxquelles il avait assisté pendant la Grande Guerre, ne put dissimuler le tremblement d’horreur et d’indignation dans sa voix.
Nicolas soupira tristement. L’hybride se retourna, le gratifiant d’un regard gravement étonné.
-   Ne me dîtes pas que c’est…
-   J’ai bien peur que si.
Le chef de l’organisation dépassa le président et se posta à la droite de la salle, devant une baie vitrée qui montrait trois bocaux horizontaux dont les vitres étaient brisées. L’échidné le suivit du regard.
-   Ici, nous gardions précieusement les offrandes destinées à notre but ultime. Et visiblement, avoir fui notre petit groupe n’a pas réussi à mon frère. Il a préféré… Nous montrer qu’il était prêt à tout pour nous empêcher d’aller jusqu’au bout. J’ignore ce qui le motive, mais…
-   Mais enfin, aller jusque là ! Le coupa le président en regardant une nouvelle fois les tâches encore fraîches qui teintaient les murs. Votre frère vient de perdre toute l’estime que j’avais pour lui. Je vais immédiatement lancer un avis de recherche.
Nicolas acquiesça de la tête. Le président le regarda à nouveau.
-   En parlant de ça, Lena m’avait donné ces autres avis. Deux adolescents, et quelques autres hybrides… Cela venait de vous, n’est-ce pas ?
-   Oui, je suspecte fortement ces jeunes personnes d’avoir un lien direct avec mon frère. Je voulais simplement que vous les retrouviez pour éclaircir mes soupçons, mais les choses étant telles qu’elles sont… Je pense qu’il vaut mieux ne pas prendre de risque.
-   Vous avez raison. Vu l’atrocité qui a été orchestré dans cette salle... Je préfère ne pas attendre qu’ils recommencent ailleurs et dans d’autres circonstances.
-   Je vous remercie de prendre cette affaire avec autant de sérieux, lui répondit Nicolas en l’enjoignant à sortir.
L’échidné rehaussa une nouvelle fois sa cape sur ses épaules, puis le suivit hors de la pièce. Les deux portes coulissèrent derrière eux, alors qu’ils reprenaient le chemin de la sortie en parlant sérieusement. Dans la pièce plongée à nouveau dans l’obscurité, cependant, deux yeux rouges s’ouvrirent lentement, brûlant d’une flamme perverse. Neal ricana diaboliquement en se léchant une canine encore rouge de sang frais.




Un vieillard sur le point de mourir appelle auprès de lui un jeune homme et lui raconte une histoire héroïque : au cours d’une guerre, il a aidé un homme à s’enfuir, lui donnant un abri, nourriture et protection. Mais alors qu’ils arrivaient en lieu sûr, l’autre a décidé de le trahir et l’a livré à l’ennemi.
« Et comment vous êtes-vous échappé ? demande le jeune homme.
-  Je ne me suis pas échappé, je suis l’autre, celui qui a trahi, avoue le vieillard. Mais lorsque je raconte cette histoire comme si j’en étais le héros, je comprends mieux tout ce qu’il a fait pour moi. »


Maktub, Paulo Coelho


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 20, 2009, 09:37:51 pm
Ma mission était simple : me fondre parmi des lycéens.
Apparemment, mes dirigeants avaient remarqué certaines choses étranges qui dénotaient du comportement ordinaire de simples étudiants. Des agressions de plus en plus violentes, de plus en plus fréquentes, mais aussi des rassemblements tenus secrets dans le corps enseignants qui s’inquiétait, ainsi que des disparitions étranges. Un sentiment de malaise profond et d’insécurité général planait sur la plupart des institutions, de l’école primaire jusqu’aux universités.


-   Alors tu es revenue… Mais sous quelle forme ! Pourquoi avoir choisi cette enveloppe… ? Toi qui étais si belle…
-   Ta gueule ! Vociféra Rika.

Dans les couloirs, les élèves seuls étaient rares et rasaient les murs. Ceux en petit groupe parlaient tout bas. Pas de chahuteurs, pas d’ambiance décontractée. Comme si une entité invisible hantait l’âme de chacun, épiant chaque mot, chaque attitude.
A la fin des cours, j’ai suivi discrètement un petit groupe d’élèves pour être certaine de mes doutes.


-   Zalosta… Murmura la roussette avant que la glace ne recouvre sa bouche.

Même moi,  j’ai eu du mal à ne pas les perdre. A la fin, ce groupe d’une vingtaine d’élèves s’est arrêté devant une bâtisse privée. D’autres les ont rejoins. Puis ils ont ouvert la grande grille qui délimitait l’ouverture de l’enceinte du domaine, et ils sont entrés dans le manoir après avoir traversé la longue allée. Un quart de lune brillant illuminait le jardin du domaine.

-   Désolé. Mais je vais devoir tuer notre Patron.

Quelque chose de bizarre se passait sous mes yeux. J’en étais certaine. Grâce à mes aptitudes, j’ai pu les suivre de près sans me faire repérer. Je suis entrée juste après eux dans la bâtisse, richement meublée. Je les ai suivis dans le couloir, puis dans l’escalier qui descendait…

-   Ne me cherche pas, ou tu me trouveras… Où que tu sois, je serais toujours derrière toi… Kane.
Un souffle fit alors rabattre la capuche du Patron, révélant...

Avant même d’entrer, j’avais déjà ce mal de cœur qui semblait me prévenir qu’un élément majeur me rattachait à cet endroit. A chaque recoin sur lequel se posaient mes yeux, une image floue, lointaine, remontait de ma mémoire. Comme si je connaissais déjà cet endroit. J’aurai dû laisser tomber quand j’en avais encore le temps.

-   Allons, Rika, même sous cette forme…, dit Marvin en se retournant à nouveau vers l’hybride et en la regardant tristement. Tu ne te souviens plus de ton propre frère ?

Mais je suis une professionnelle. Je vais toujours jusqu’au bout de mes missions. Quitte à en découvrir un peu trop…

-   Arrête de me faire poireauter, crache le morceau, dit Hunter, le cœur battant.
Donf prit le temps de prendre une nouvelle inspiration.
-   Hunter. Le Patron… C’est...





NightDreamers
Chapitre 15 ~ Révélations (Partie 1)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Novembre 21, 2009, 08:07:57 am
Fin de chapitre très intéressant. Je suis d'accord avec Donf conduire ça ne s'oublie pas. Mais Aurait il des problèmes avec l'embrayage.^^ Typique du jeune conducteur. La serrure du moteur c'est le neiman. Ca évitera la répétition dans ce petit passage.

Citation
Et Sephyra se dit que, tout compte fait, elle n’aurait peut-être pas due intervenir.
Une faute. Je te laisse chercher.

Citation
Myosotis, répondit évasivement la concernée en regardant sous les draps voir si elle était habillée, cette fois.
Effectivement on lui avait passé un habit.

Citation
Du haut de sa grande taille comparé à l’hybride, le chef de l’étrange organisation détailla d’un œil critique le « Président ». C’était un échidné de haute taille pour un hybride.
Des répétitions un peu maladroite.

La preview est très sympathique c'est la meilleure que tu ais faite. Elle donne vraiment envie de connaitre la suite. J'ai hâte de te lire.






Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Novembre 21, 2009, 11:15:45 am
J'ai tout lu hier soir mais comme j'étais crevée, je poste que maintenant ^^"

Ben je suis d'accord avec Miko, ce chap était intéressant et on sent qu'on va ENFIN avoir droit à des explication. è_é *SBAF*
Par contre on dirait que je vais me faire agresser par Zalosta. Je vais finir comme Nahru, ça craint :'D
J'ai bien aimé le passage avec la voiture, même si en regardant de plus près il s'est pas passé grand chose à notre niveau XD En tout cas j'ai hâte qu'il y ait de l'ACTIOOOOOOOOOOON ainsi que des RÉVÉLATIOOOOOOOOOOONS et autres réjouissances qui, je le sais, ne sauraient tarder.

Bon, la preview est toujours aussi rageante, mais je suppose que c'est volontaire. Allez, retourne au code réapprendre tes bases, et poste nous vite la suite! J'ai très hâte de voir quel sort cruel tu nous réserves ^^'


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hygualanga le Novembre 22, 2009, 09:48:57 am
Ah, je me motive enfin à répondre...
Bon chapitre, le passage avec Donf était tout aussi comique que pathétique. Si cela ne fait que quatre mois il ne devrais pas avoir trop de "mal" à se remettre dans le bain... non ?
Passage énigmatique avec Myositis et les deux enfants. Hmm, ça demande des expliquations et surtout des réponses, je pense que la suite sera intéressantes à ce niveau.
Heureux de voir que Neal s'est fait plaisir ^^, ça devait lui faire un poid de ne pas faire un tant soit peu d'exercice, quel qu'il soit... cependant  Nicolas m'intrigue.
Preview intéressante (ouais c'est tout...)
Bon, je crois que j'ai tout dit, prend ton temps pour poster la suite.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Novembre 22, 2009, 05:13:24 pm
Waaah !!

Je crois que je suis un peu en retard, papa. Pardon T.T

Bref, beau chapitre ^^ Je commence par les parties, comme j'ai l'habitude de le faire ^^
La première partie est marrante ^^ J'adore vraiment Donf, il me fait bien marrer ^^
Je pense qu'il ne devrais pas avoir trop de mal à reconduire, mais apparemment c'est mal partit. Enfin, on est de tout coeur avec toi, Donf !! Aaha XD
Sinon, belle écriture, vraiment j'aime beaucoup. Et Hunter, toujours en train de grogner !! J'espère que t'es pas comme lui, frérot ^^
*Se fait poursuivre par son frère*
En tout cas ça fait du bien de voir de l'humour, ça faisait un moment ^^ J'espère que ça continuera comme ça. L'humour est ce que je préfère dans ta fic, papa ^^

La deuxième partie, elle est très... macabre. Heureusement pour le président qu'ils ont dégagé les cadavres avant qu'il ne vienne, j'aurai pas voulu imaginer le reste >.<
En tout cas, cette histoire de frère... Ca devient intéressant. Surtout qu'il parle de nos amis, à un moment je crois >.<
Belle description, aussi !


Bref, bon courage pour la suite ^^ Ah, et jolie preview aussi ^^



Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hawk the Flying Hedgehog le Novembre 23, 2009, 02:19:14 pm
"You won a new Reader !"

Yeeeeeeeees ! J'y suis arrivé ! J'ai gagné !
*se calme*

Bon maintenant que j'ai fini de rattraper mon retard (14 chapitres en 5 jours, c'est pas mal...), je vais pouvoir commenter un peu.
Je trouve que tu manies très bien le suspense, et c'est sans doute pour ça que j'ai dévoré les chapitres. Ton style d'écriture est complètement flippant par contre ! La manière dont tu décris les scènes gores... Mais t'es un vrai psychopathe ou quoi ?
En tout cas, je trouve cette fic très prenante, et bien écrite.
J'ai quand même quelques remarques à faire :
- Un truc qui m'a frappé, je trouve que les personnages ont beaucoup trop de "mains réconfortantes". C'est une expression qui revient sans arrête "Machin posa une main réconfortante sur son épaule". Peut être que ça ne se voit pas en lisant les chapitres au fur et à mesure, mais en les lisant tous d'un coup, on a l'impression qu'ils passent leur temps à se mettre des mains réconfortantes. Non, pas taper pour le double sens pourri et pervers de cette phrase...
- J'adore les petits clins d'œils aux séries, FMA par exemple au début avec la poitrine de Sephyra (excellents ces passages du débuts d'ailleurs, ça me manque un peu...), mais par moment, j'ai l'impression de revoir des choses que j'ai vus dans d'autres histoires, mangas en particulier. Ce n'est pas une critique, juste une remarque personnelle, c'est normal d'avoir des sources d'inspirations (qui n'en n'a pas). Quelques exemples en vrac de référence que je pourrais citer : Togari, Chucky, Gantz et d'autres dont j'arrive pas à retrouver le nom. (mince j'en avais trouvé bien plus que ça...)
 Et c'est tout pour le moment en fait !

Sinon, content d'avoir trouvé quelqu'un qui a comme moi, du mal à faire des descriptions vestimentaires, même si tu te débrouilles quand même largement mieux que moi (mince, je suis vraiment mauvais alors...)
Et vivement les chapitres suivants !

*S'en va s'attaquer à une autre fic du Forum... Hawk, à qui le tour ?*

EDIT : En relisant mon commentaire, je me rends compte que non seulement, je suis nul en écriture, mais en plus, je suis incapable de faire une critique constructive et intéressante. Bouuuhhh...


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 24, 2009, 11:24:13 pm
Miko < Ok pour le neiman, je retiens. Quant à la preview, oui, je pensais aussi que je l'avais bien écrite, j'étais même impatient de la poster pour tout dire ^^
Sephyra < Eh oui, peu de choses pour vos personnages, mais les prochains chapitres vont rattraper ça ^o^ Et oui, vous allez en baver, je vous le confirme. Dommage que ce ne soit qu'un cauchemar... J'me rattraperai è__é
Hygua' < Pas de problème, poste quand tu le veux XD Et puis pour l'avant-dernier, je t'avais croisé sur la chatbox, donc ça va. T'auras pas de pompes à me faire x) Et oui, pauvre Neal, on le voit plus trop ces temps ci... Le passage dans le monde des Ténèbres nous l'a changé un peu. Il va avoir l'occasion de nous montrer ce qu'il est devenu ^o^ (Et ce sera sanglant.)
Kayra < Pas de problème pour ton retard, ma puce éoè *SBAFPEDOPHILE* Et si, je confirme, Hunter est aussi grognon Irl que dans la fic *RE-SBAF* Et sinon pour l'humour, tu vas être servi dans les prochains chapitres ! Surtout dans le seizième il me semble <3

Hawk < Oh ! OMG o_o A new Reader ! Pas tant que ça finalement, vu que tu me filais tes impressions en direct sur msn, fripouille <3 *SBAFGAY* Bref, voilà ce que j'aime ! Voilà ce qui me manquait ! ENFIN QUELQU'UN A QUI LES BLAGUES SUR LA POITRINE DE SEPHYRA MANQUENT !! Hawk, je t'aime ! Et pour ta dédicace, je t'attends au détour de la deuxième partie du chapitre 15 ! Tu comprendras pourquoi x)
Sinon... Psychopathe ? Nan, pas à ce point. Disons que depuis que je suis en couple avec Capita, j'ai dû arrêter de massacrer des chats dans les ruelles, du coup ça m'a radouci... *Fuit sa femme*
Pour les "tapes sur l'épaule et autres gayzatitudes", tu fais bien de le remarquer, j'avais rien vu venir, moi ! Du coup en relisant la fin chapitre 15 j'ai dû changer un petit truc... Mais bon, il n'est pas dit qu'on ne voit pas de couples Yaoi se former. *Fuit*
Citation
C'est une expression qui revient sans arrête
Dans le bifteck ? ._. *SBLAM
Sinon question références... Alors pour Chucky et Gantz, si inspiration il y a, c'est complètement inconscient, car du film et de la série je n'ai vu que le début, donc... Voilà :'D Mais sinon pour FMA oui, je rajouterais aussi mes divers petits clins d'œil aux studios TYPE-MOON et à leur Kara no Kyoukai et Tsukihime (si vous voulez voir la vraie Myosotis, dépêchez-vous de tomber sur Kara no Kyoukai, vous serez pas déçus, et l'ambiance est beaucoup mieux maîtrisée que dans ma petite fic de rien du tout)
Et enfin pour les descriptions vestimentaires... Bwah, j'suis un mec, j'y connais rien en fringues, MERDE TOT Alors j'demande quelques trucs par-ci par-là, comme Sephyra qui m'a appris ce qu'étaient une nuisette et une guêpière, et ma femme pour les tailles de bonnet... Nan, je vous jure, je suis pas si pervers que ça, ce sont elles qui m'ont expliquées tout ces machins là, j'ai rien demandé ._. Et en plus question bonnet j'ai retenu que ce qui m'intéressait : celui de ma femme. *SBAFMASSIF
Et si, tu sais très bien faire un post constructif ! Ca je te l'assure, ne doute pas mon ami é_è Aie confiance en l'âme des cartes ! (Et là tu la vois la référence ? Hein ? Hein *Fuit)


Bon bref. CHA-PITRE-EUH 15 ! Révélations, quoi. Ouais ouais, ben comme la ZyroParty (Chapitre... 9), les révélations font que soulever d'autres questions (même si ya quelques réponses ._.). Enfin voilà. Chapitre secoué (comme du Fanta), action... Mouais, action dans les paroles surtout, vu les révélations. ET VOUS ALLEZ AVOIR DROIT AU MYTHIQUE, AU CULTE, A L'EPIC MASTER-CHIEF.... JE SUIS TON PEEEEEEERE !! *A pété son câble, se rassoit sur sa chaise, les pages du chapitres dans les mains*
Hm. Donc voilà, j'vous laisse mon écrit en pâture. Au fait ! Ya beaucoup de questions, certes. Mais mine de rien, vous avez énormément de pistes pour tirer vos propres conclusions (Hunter et moi on l'a vérifié sur Msn, véridique). Hawk puisque tu viens de tout lire, tu m'en diras des nouvelles, si j'ai pas raison. Les indices sont cachés, évidemment, ils font partie des détails qu'on remarque peut-être pas du premier coup d'oeil, mais... Ils sont là ^o^
Alors arrêtez de chialer que vous avez pas de réponses, et concentrez-vous sur ce que vous lisez ! è_é Chaque détail est un indice ! Chaque parole est utile ! CHAQUE ACTION EST REFLECHIE ET YA RIEN AU HASARD !
... Putain je pète un câble ce soir. Peut-être le coca qui me fait cet effet. Pourtant c'est pas du Zéro. 'Fin bref racontage de vie.
J'vous laisse ! Bonne lecture ! Ah, nan. Je suis sûr que les trois quarts auront même pas lu ce que j'ai dit au-dessus... Alors je le répète.
Citation
LES REPONSES SONT DEJA INCLUSES DANS LES INDICES TOUT AU LONG DE LA FIC !
Voilà, je pense que ça ira comme ça. Ah et on continue avec une illustration de Sephyra (que j'ai dû obliger de ramener ses fesses sur DA pour qu'elle le poste sinon je pouvais pas mettre mon chapitre *SBAF). Sephyra que je remercie une nouvelle fois, sincèrement. J'espère que tu garderas l'inspi pour Tetrix ! Et pond-nous des illustrations pour ce petit bout de fic aussi, ça fait longtemps ! ^o^
Allez, à la prochaine tout le monde ! =)


(http://th06.deviantart.net/fs50/300W/i/2009/328/d/d/Hunter_et_Donf___Nightdreamers_by_CaelaSephyra.jpg)
Hunter et Donf sous les étoiles (http://caelasephyra.deviantart.com/art/Hunter-et-Donf-Nightdreamers-144651463), duo masculin qui ravira les fans de Yaoi *SBAF* Titre de la fic estampillé sur le dessin ! Par Sephyra (vous êtes libres de watcher le dessin, les DAistes, ça fera de la quote pour ND et pour la dessinatrice ^o^ *Balance des tracts)



(http://fc09.deviantart.net/fs51/i/2009/320/7/8/NightDreamers___Enluminure_by_Donfy.jpg)



Ma mission était simple : me fondre parmi des lycéens.
Apparemment, mes dirigeants avaient remarqué certaines choses étranges qui dénotaient du comportement ordinaire de simples étudiants. Des agressions de plus en plus violentes, de plus en plus fréquentes, mais aussi des rassemblements tenus secrets dans le corps enseignants qui s’inquiétait, ainsi que des disparitions étranges. Un sentiment de malaise profond et d’insécurité général planait sur la plupart des institutions, de l’école primaire jusqu’aux universités.
Ma mission était de découvrir ce qu'il se passait exactement. Dans l’établissement où j’ai été commis d’office par décret présidentiel, remis confidentiellement au directeur, j’ai pu enquêter en toute liberté sans me faire remarquer. J’ai découvert rapidement que les choses étaient encore plus graves qu’elles ne semblaient. Des tracts étaient collés au panneau d’affichage, des affiches aux phrases bizarres, allusives. J’ai tout de suite pensé à une secte d’étudiants. Dans les couloirs, les élèves seuls étaient rares et rasaient les murs. Ceux en petit groupe parlaient tout bas. Pas de chahuteurs, pas d’ambiance décontractée. Comme si une entité invisible hantait l’âme de chacun, épiant chaque mot, chaque attitude. A la fin des cours, j’ai suivi discrètement un petit groupe d’élèves pour être certaine de mes doutes. Le fait qu’ils aient fait des détours, pris des chemins escarpés et divers ruelles sombres, n’ont fait qu’ajouter à mes doutes l’appréhension qu’ils essayaient bel et bien de se perdre eux-mêmes ainsi que d’éventuels suiveurs. Mais pour quelle raison ?
Ce petit groupe, après avoir longtemps marché à travers la ville, a rejoint un autre groupe d’une quinzaine d’élèves. Il faisait déjà nuit. Ensemble, ils ont repris leur route. Même moi,  j’ai eu du mal à ne pas les perdre. A la fin, ce groupe d’une vingtaine d’élèves s’est arrêté devant une bâtisse privée. D’autres les ont rejoins. Puis ils ont ouvert la grande grille qui délimitait l’ouverture de l’enceinte du domaine, et ils sont entrés dans le manoir après avoir traversé la longue allée. Un quart de lune brillant illuminait le jardin du domaine.
Quelque chose de bizarre se passait sous mes yeux. J’en étais certaine. Grâce à mes aptitudes, j’ai pu les suivre de près sans me faire repérer. Je suis entrée juste après eux dans la bâtisse, richement meublée. Je les ai suivis dans le couloir, puis dans l’escalier qui descendait…
Avant même d’entrer, j’avais déjà ce mal de cœur qui semblait me prévenir qu’un élément majeur me rattachait à cet endroit. A chaque recoin sur lequel se posaient mes yeux, une image floue, lointaine, remontait de ma mémoire. Comme si je connaissais déjà cet endroit. J’aurai dû laisser tomber quand j’en avais encore le temps.
Mais je suis une professionnelle. Je vais toujours jusqu’au bout de mes missions. Quitte à en découvrir un peu trop…



NightDreamers
Chapitre 15 ~ Révélations (Partie 1)


Rika avait réussie à se fondre parmi les élèves qui traînaient, et suivait donc le groupe à travers le petit escalier. Du haut des marches, elle perçut une voix masculine, sans distinguer clairement le sens des paroles. Puis elle descendit lentement en compagnie des autres élèves, qui ne semblaient pas faire attention à la nouvelle qui les suivait. Lorsqu’elle arrivait au bout de l’escalier, Loth murmura, la voix tremblante :
-   Marvin…
Rika se stoppa sur la dernière marche. Ce n’était pas seulement la surprise de rencontrer son acolyte dans cet endroit. Ce n’était pas non plus juste le sentiment de s’être elle-même piégée en compagnie de ce jeune homme qu’elle détestait sans raison aucune. Mais à la seule allocution de ce nom inconnu, une foule d’images lui remonta à l’esprit, ainsi qu’une émotion particulièrement étrange. Sa gorge se serra sans qu’elle ne sache pourquoi. Une image, plus que les autres, s’imprima à ses souvenirs : celle d’un jeune garçon, les mains sur les hanches, un grand sourire aux lèvres, les cheveux blonds ébouriffés. Elle dégurgita difficilement. Puis une autre émotion remplaça la première. Du sang. Une souffrance et une angoisse effroyable. Sans savoir pourquoi, elle dégaina vivement ses deux Beretta 87 Target, retenus jusque là dans leurs holsters accrochés à la ceinture qui retenait le mini-short de la tigresse, le tout bien camouflé dans son large baggy beige qu’elle portait comme couverture.  Elle braqua les deux garçons, alors que de fines larmes s’écoulaient de ses yeux, inondant son visage.
-   MARVIN !! S’écria-t-elle sans pouvoir s’en empêcher.
Le groupe d’étudiants, qui se trouvait juste devant elle, se retourna, puis les élèves s’écartèrent du chemin que pointaient les canons des armes à feu. Loth se retourna, le visage apparemment affligé et souffrant. A ce moment, Rika su qu’ils avaient les mêmes souvenirs en commun face à cette personne.
-   Rika… Souffla le jeune homme, comme s’il n’attendait plus que la visite de la tigresse.
Le dénommé Marvin quant à lui regarda étrangement Loth, puis l’hybride qui les tenait en joue. Ses yeux s’agrandirent sous l’effet de la surprise.
-   Rika… ? Non, non… Ce n’est pas elle, c’est pas possible… Balbutia-t-il.
Il fit quelque pas en sa direction.
-   N’approche pas ! Vociféra la tigresse en l’assassinant du regard.
Loth fixait l’hybride comme s’il la voyait pour la première fois. Puis il se massa le front d’une main en serrant les dents. Marvin continuait de la fixer sans y croire.
-   Alors tu es revenue… Mais sous quelle forme ! Pourquoi avoir choisi cette enveloppe… ? Toi qui étais si belle…
-   Ta gueule !
Rika descendit la dernière marche et fit deux pas en direction des deux jeunes hommes. Elle s’adressa à Loth sans quitter Marvin du regard, ses flingues toujours pointés sur lui.
-   Loth, qu’est-ce que tu fous là ? L’agressa-t-elle rageusement. C’était ma mission ! Qu’est-ce qui nous rassemble ici ?!
-   J’ai eu une nouvelle mission. Ce n’est plus moi qui m’occupe des chouchous de Lena, maugréa-t-il en se passant une main sur les yeux, visiblement contrarié.
-   Comment tu connais ce type ? Qui est-il ?
-   Rika… Marmonna Marvin, complètement déboussolé.
-   La ferme toi ! Le coupa-t-elle en avançant un peu plus ses Beretta vers sa cible
-   Je crois… Je crois que c’est quelqu’un que j’ai connu, mais je n’en ai aucun souvenir… En tout cas ils sont flous. Et c’est la même chose pour toi, c’est ça ? Termina-t-il en relevant une mine souffrante vers la tigresse.
Celle-ci perdit son agressivité sans pour autant baisser ses armes. Dans son esprit, le ballet d’images et d’émotions continuait sa danse sans aucun sens, sans aucune chronologie. Pour elle, tous ces souvenirs ne lui appartenaient pas. Pourtant, les différentes émotions étreignaient son cœur comme si elle avait réellement vécu ce qu’elle voyait défiler. Comme dans une autre vie.
Marvin regarda tour à tour Loth, puis Rika. Alors il soupira tristement, une affliction réelle se peignant sur son visage.
-   Vous ne vous rappelez de rien, vraiment… ? C’est incroyable, je n’arrive pas à y croire… Marmonna-t-il.
Rika renifla discrètement. Elle hésitait entre discuter convenablement en rangeant ses armes, ou l’inverse. Elle darda quelques coups d’œil sur le groupe compact d’étudiants, qui l’entouraient comme autant de pions incontrôlables et potentiellement dangereux. Ils restaient immobiles face à ce qui se déroulait, n’essayant visiblement pas de comprendre, se contentant d’assister de manière impersonnelle. Marvin distingua le malaise de la tigresse, et se dépêcha de la rassurer :
-   Ne t’en fais pas, ils ne feront rien. C’est certainement pour cela que Loth est venu, dit-il en regardant le jeune homme. Je ne sais pas de quelle mission vous parlez, mais j’avais rendez-vous ce soir avec un représentant d’une certaine organisation rattachée au gouvernement. Ces jeunes là sont sous mon contrôle, reprit-il en regardant à nouveau Rika. Ils n’agiront que si je leur demande.
-   Et j’espère pour toi comme pour eux que tu n’auras pas à le leur demander, justement, répondit-elle froidement en rangeant lentement ses flingues dans leurs holsters. Maintenant j’aimerai que tu m’expliques. Loth d’abord. Ta mission consistait en quoi ?
-   Comme il l’a dit, expliqua le jeune homme. Je devais rencontrer quelqu’un qui était susceptible de faire partie de notre organisation. Avant que tu n’arrives, nous n’avons parlé de rien d’autre à part le fait… Qu’il semblait me connaître. Moi aussi, puisque j’ai prononcé son nom. Même si je ne me rappelle pas d’où le connaître, dit-il en détaillant Marvin fixement.
Rika frissonna. Non de peur ou de froid – bien que la température n’était pas très chaude en ce sous-sol -, mais plutôt de cette émotion étrange et inconnue qui restait bloquée dans sa gorge. C’est seulement à ce moment là qu’elle prit conscience qu’elle avait pleuré. Elle s’essuya les yeux avec surprise, un peu honteuse. Loth la regarda faire sans y croire. Rika, pleurer ? Jamais il n’aurait cru voir ça de son vivant.
-   Tu… pleures ? Demanda-t-il, perplexe.
La tigresse le fusilla du regard. Le jeune homme cru un instant qu’elle allait le dépecer sauvagement sur place.
-   De rage, répondit-elle froidement. Mais c’est à lui de m’expliquer cette réaction. Apparemment, tu nous connais. Comment ? Depuis quand ?
Marvin se prit le menton d’une main.
-   Que toi tu ais pu oublier en revenant, c’est encore à peu près logique. Mais toi, Loth…, dit-il en se tournant vers son interlocuteur. Je ne comprends pas.
Le jeune lui rendit son regard en grimaçant.
-   Explique-nous, à la fin.
-   Et ne te fais pas prier, pensa juste de rajouter Rika.
-   Allons, Rika, même sous cette forme…, dit Marvin en se retournant à nouveau vers l’hybride et en la regardant tristement. Tu ne te souviens plus de ton propre frère ?

Rika écarquilla les yeux. Loth regarda tour à tour Marvin et la tigresse, sans comprendre. Une hybride, frère d’un humain ? Celle-ci dégurgita difficilement. Elle serra les poings, fixant Marvin sans y croire. Les images de son passé se faisaient plus insistantes, et elle associa sans peine le garçon blond au jeune homme qui lui faisait face.
-   Marvin… ? Dit-elle du bout des lèvres en reculant d’un pas, comme si elle se rappelait soudainement de la vraie nature de ce nom.
Puis elle se prit la tête entre les mains et, lourde d’un fardeau qui lui retombait dessus après tant d’années oublié, elle s’agenouilla à terre en pleurant sans pouvoir se retenir.  Ses larmes coulaient sans qu’elle puisse les contrôler, sans même qu’elle sache exactement d’où elles provenaient. Une incroyable souffrance lui transperçait le cœur. Tout ce qu’elle savait, c’est que cette souffrance provenait de ces images floues qui s’affichaient dans son esprit les unes à la suite des autres, sans ordre, sans même aucun sens. Elle posa une main au niveau de sa poitrine et serra le poing.
Loth regardait le spectacle de la tigresse pleurer sans le savourer. Jusqu’alors, il s’agissait d’un fantasme qu’il n’aurait pu espérer voir un jour se réaliser : Rika, à genoux, en larmes… Mais dans ces circonstances, ses idées étaient complètement embrouillées. Il ramena ses yeux sur Marvin, qui restait immobile à contempler sa sœur.
-   C’est impossible. C’est une hybride, tu es un humain. Vous ne pouvez pas être frère et sœur.
-   Mon cher Loth…, susurra Marvin en se tournant vers lui. Ne te fie pas aux apparences.
Le jeune homme grimaça, les mains engoncées dans les poches de son long manteau.
-   Alors explique-moi, pourquoi est-ce que je connais ton nom ? Pourquoi est-ce que j’ai ces étranges images dans la tête, qui me reviennent depuis que je suis entré dans ce manoir ?
-   C’est simple. Tu as été adopté par notre famille. Rika, toi et moi, nous étions comme trois frères et sœurs. Nous avons passés une bonne partie de notre enfance ensemble, jusqu’à ce que…
Marvin s’arrêta. Loth venait de grogner, une main plaquée sur son front, l’autre tendue au fond de sa poche.
-   Continue… !
-   Jusqu’à ce que… Notre père, à Rika et moi, décide de nous tuer.
Rika, toujours agenouillée, raffermit sa poigne au niveau de sa poitrine. Loth gronda sourdement, les yeux plissés dans la douleur, des souvenirs amers remontant de ses entrailles pour venir se percuter dans sa mémoire.
-   Moi et Loth avons réussis à nous échapper, continua Marvin d’une voix forte pour couvrir les geignements de Loth. Mais toi Rika, tu n’as pas eu le temps. Tu es morte, Rika ! Notre père t’as tué !
Rika écarquilla les yeux. L’espace d’un instant, le temps sembla se figer, et son cœur s’arrêta de battre.
-   Mais tu es revenue… Tu n’étais pas une hybride, mais en revenant d’entre les morts, tu n’as pu reprendre ton enveloppe charnelle d’origine… C’est indéniable, le corps n’est rien, l’âme seule subsiste !
Une foule de souvenirs remonta aux deux membres de l'organisation. Les images prenaient sens. Elles s’emboîtaient dans une chronologie hésitante, mais au moins elles prenaient la place qui leur était dû.  
Les étudiants, immobiles, assistaient toujours à la scène silencieusement.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 24, 2009, 11:25:04 pm
Zalosta garda les yeux fermés. Elle sentait sa main se serrer autour d’une matière molle. Elle sentait qu’elle serrait fortement sa poigne. Son bras était légèrement levé en hauteur, tendu dans un effort considérable. Mais elle n’avait aucun mal à retenir sa proie au-dessus du sol.
Zalosta releva lentement les paupières. Au fond de ses pupilles vides au quotidien, un rose inquiétant semblait se mouvoir, vivant. Une intense braise léchait son cœur d’un feu destructeur. Au bout de son bras, Arthur gisait, mort, le cou brisé dans la poigne de la hérissonne, les paupières encore levées, les yeux révulsés. Derrière l’hybride, le corps de Millie gisait sur les escaliers du manoir. Son sang s’écoulait lentement, marche par marche.
Sephyra, le cœur battant, peinait à détourner les yeux. Elle restait immobile, les yeux écarquillés, la bouche entre-ouverte, ne pouvant croire ce qu’elle voyait.
Zalosta libéra le cou du petit garçon de ses doigts, qui s’affala à terre sourdement, puis laissa son bras retomber lourdement, le laissant pendre sur lui-même. Le museau légèrement baissé, elle avança très lentement en direction de la roussette, un pas après l’autre, en la fixant d’un regard froid, meurtrier. Soudain, Saïko s’interposa sur son chemin et lui prit une épaule, d’un geste qui se voulait ferme mais sécurisant. Il lui dit quelque chose d’un ton suppliant. Quelque chose que Zalosta n’entendit pas. Elle plongea ses yeux dans les siens. Les lèvres du goupil s’arrêtèrent de bouger. Ses yeux s’agrandirent lentement, comme sous l’emprise d’une terreur sans nom.
Vive comme l’éclair, Zalosta pivota sur elle-même dans un mouvement circulaire des plus dynamiques. Son talon heurta violemment la tête de Saïko. Il y eut un craquement sonore. Le renard resta debout, la tête à trois quart retournée sur son propre cou, puis il lâcha un long couinement de souffrance avant de s’affaler au sol. Sephyra recula à tâtons contre le mur derrière elle. La porte était juste à sa gauche. Mais elle était paralysée de terreur. Zalosta reprit sa lente avancée vers sa proie, continuant de la fixer. Le rose au fond de ses yeux brillait d’une lueur sauvage.
Une sensation glaciale. Sephyra baissa lentement la tête sur ses jambes. Celles-ci se recouvraient peu à peu d’une glace infime et transparente. Elle retint un hurlement quand la morsure du froid atteignit son ventre. Et elle eut du mal à respirer quand son buste se gela aussi rapidement que le reste de son corps.
-   Zalosta… Murmura-t-elle avant que la glace ne recouvre sa bouche.
La roussette, entièrement gelée, était encore vivante. Ne pouvant bouger ses yeux, elle regardait avec angoisse son amie s’approcher. Ses poumons étaient en feu. Elle ne tarderait pas à suffoquer.
Puis, quand Zalosta fut assez proche, la glace devant son visage sembla fondre légèrement. Mais pas assez pour la laisser respirer. La dernière chose qu’elle vit fut le poing de Zalosta qui se jetait sur son visage avec une cruauté sans borne.
Il y eut un craquement givré, puis l’odeur de sang se répandit dans l’entrée du manoir. Derrière la glace, sur le mur, à la place de ce qui était la tête de Sephyra, gisait maintenant une énorme tâche de sang. Le reste du corps restait debout, prisonnier dans la glace.
La hérissonne fixa longuement le sang qui dégoulinait sur mur. Puis elle leva ses deux mains devant ses yeux, et couvrit ces derniers de ses paumes, avant de s’agenouiller sur le sol en tremblant de tous ses membres. Ses infimes pics dont les bouts touchaient le sol se relevèrent lentement. Leurs bouts se teintèrent d’un rose sombre, tandis que Zalosta rejetait férocement le museau en arrière, déployant ses mâchoires pour hurler toute sa colère. Ses crocs s’allongèrent lentement. Ses ongles se changèrent en griffes. Son cœur battait au fond de sa poitrine, incandescent, comme bouillant dans une lave en effervescence. La lueur menaçante au fond de ses pupilles sans vie s’agrandit rapidement, plongeant ses yeux entiers dans un rose sombre.

*****
***


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hawk the Flying Hedgehog le Novembre 25, 2009, 08:00:53 am
Héhé, je me fais correcteur de fautes aujourd'hui ! Allez, on commence :

Citation
Ma mission était de découvrir ce qui se passait exactement
J'aurais mis "ce qu'il se passait". Je sais que les deux constructions existent, mais quand je me pose la question, je dis "qu'est-ce qu'il se passe ?", donc pour moi, la réponse serait plutôt "que qu'il se passe." Enfin, après c'est au choix.

Citation
Mais pour quel raison ?
Tu la vois celle là ou il faut que je te la dise ? Elle est grosse quand même (CMB)

Citation
Je suis entré juste après eux dans la bâtisse
Il me semble que "je" est féminin dans ce passage, non ?

Citation
une foule d’images lui remontèrent à l’esprit
Pas sûr à 100% pour celle là, mais j'aurais accordé le verbe avec foule, et non images (même si ça fait beaucoup d'images, le sujet est "foule" il me semble)

Citation
tous ses souvenirs ne lui appartenaient pas.
Question: tous les siens, ou tous les souvenirs dont tu parles à la phrase précédente ?

Citation
se contentant d’assister de manière impersonnel.
Mais où sont donc passées tes BONNES manières ? (Tu as compris, ou tu veux un des seins? Oups...

Citation
Celle-ci dégurgita difficilement.
Hum, je commence à avoir du mal avec ce verbe. On le retrouve assez souvent dans tes phrases, je pense que tu l'aimes bien, mais ça me choque. J'ai cherché une définition sur le net, je suis tombé là dessus :
Citation
dégurgiter transitif 1er groupe (conjugaison) /de.gy?.?i.te/

   1. Expulser de la bouche, de l’œsophage ou de l’estomac avant que la digestion ait accompli son œuvre.
   2. (Figuré) Réciter sans avoir compris ou assimilé.
          * Dégurgiter un cours, une leçon.
Or, pour moi, ta phrase ne correspond à aucune des deux définitions (dans son contexte), ou alors, c'est que tes personnages passent leur temps à gerber partout... Aurais-je mal compris ?

Citation
Une foule de souvenirs remontèrent à Rika et à Loth
Tiens, j'ai déjà vu cette phrase quelque part...

Citation
Elle sentait sa main se serrer autour d’une matière molle. Elle sentait qu’elle serrait fortement sa poigne
Sentir et serrer qui se répètent.

Citation
un rose inquiétait semblait se mouvoir, vivant.
Nieh ? Inquiétant je suppose...


Bon je crois que c'est tout.
Maintenant, commentaires sur ce début de chapitre.
La partie Rika/Loth/Marvin : je comprends mieux ton introduction à la "Je suis ton Père!" Des débuts de révélations, avec des questions bien sûr (mais c'est qui leur père ??), on parle beaucoup d'images qui leur reviennent à l'esprit, on aurait aimé les "voir" un peu ces images. Enfin, c'est mon avis.
Concernant le rêve de Zalosta, flippant à souhait ! J'adore ! Je dois être un peu psychopate, comme toi ! Au début j'ai cru que c'était une projection dans le futur, puis je me suis rappelé qu'on n'avait pas encore vu son cauchemar.
Maintenant, j'attends la suite de ce chapitre avec impatience, je sens que le gros morceau de révélations ne va pas tarder...

Sinon, en ce qui concerne les indices, j'essaie de recoller les morceaux progressivment, j'avoue avoir un peu de mal, mais j'ai quelques idées. A confirmer avec la suite.




Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 25, 2009, 04:30:52 pm
*Se passe une main sur le visage* Woh la la...
Et ben et ben. Bon j'avoue très franchement que quand j'ai corrigé ce chapitre en le relisant sur mon lit, je me suis un peu fais chier. Je sais pas, je suis pas fier de cette première partie. Donc d'un côté, ça m'étonne pas tout ce que je vois.

Citation
une foule d’images lui remontèrent à l’esprit
Grammaticalement il me semble bien que tu as raison, "une foule d'images" constituant le sujet, donc singulier, c'est UN tout, UN groupe. Et n'empêche j'ai beau relire cette phrase, à la diction ya rien que me gêne... Mouais, parfois étrange la littérature française. Enfin je vais corriger quand même x)

Citation
tous ses souvenirs ne lui appartenaient pas.
Alors pour être tout à fait honnête, j'ai retrouvé cette faute de ses/ces un nombre incalculable de fois dans mes derniers chapitres ! Je sais pas ce qui me prend, mais bon, ce qui compte c'est qu'en général je les repère vite et je les corrige. ... Sauf celle-là XD

Citation
Celle-ci dégurgita difficilement.
Alors ce que tu me dis là, ça m'en bouche un coin ! J'ai retrouvé cette expression je ne sais combien de fois dans je ne sais combien de bouquins, je savais que "dégurgiter" était synonyme de vomir, mais dans beaucoup de contextes c'était bel et bien "avaler difficilement sa salive". Donc là, je vois pas. Peut-être que c'est une expression qui se glisse dans le contexte, justement... Mais je vois pas quoi mettre d'autre. "Il avala difficilement sa salive..." si je mets ça à chaque fois je vais pas m'en sortir ._." NAOMI AIDE-NOUS *SBAF

Citation
Elle sentait sa main se serrer autour d’une matière molle. Elle sentait qu’elle serrait fortement sa poigne
Ce coup-ci, la répétition est un effet que j'ai voulu donner, c'était tout à fait exprès x)
Je voulais bien appuyer sur la sensation du personnage au moment où elle ne voit rien et sent seulement ce qu'elle fait et ce qu'elle tient. Ca permet d'appuyer sur la sensation de l'objet qu'elle tient, et de la poigne qu'elle y met.
Après si ça gêne, je peux changer. Mais en tout cas j'avais fait exprès :'D

Et enfin pour tout le reste tu as tout à fait raison. Donc je vais corriger ces erreurs de ce pas x)
Et puis tant qu'on y est je te réponds rapidement !
Le "Je suis ton père !" n'est pas pour le moment XD Pour les images qu'on ne voit pas... Mettons que Loth et Rika aient les mêmes, ben vous en avez déjà un aperçu avec une intro d'il y a pas longtemps. Mais c'est vrai qu'on sait rien de précis. Comme les personnages eux-mêmes, je pense. Enfin, et vous le verrez dans le chapitre 17, il y a quelques détails que je passe sous silence et que je fais dire aux persos, ou que je narre très rapidement après-coup. C'est complètement fait exprès, si vous avez l'impression que la fic ne s'attarde pas assez sur ces passages importants et que vous avez le sentiment d'être perdus, laissez-vous porter, le style est fait pour vous donner plein d'illusions ! =)
Enfin en ce qui concerne le cauchemar de Zalosta, qui était le dernier - eh non, pas de cauchemar pour notre chef-cuistot - je le trouve peut-être moins gore que celui d'Hunter, mais dans le sens où la violence se passe ENTRE les personnages, ça peut être tout aussi choquant.

Et pour les indices, c'est pas simple effectivement, c'est fait pour x)
Les chapitres 16 et 17 sont bourrés d'allusions, quelques unes se rapportant même au tout début de la fic. A vous de vous accrocher ^o^ Ou d'attendre que les choses soient dîtes clairement !
Pour terminer, enfin, et bien... Bon courage pour essayer de décortiquer tous les petits mystères qui s'entremêlent dans cette fic, surtout avec l'apparition de Marvin et bientôt les révélations du côté du Patron.
Tout est dit ! Merci d'être repassé Hawk, et pour la correction. A la prochaine ! =)


Titre: Re : Re : NightDreamers
Posté par: Hawk the Flying Hedgehog le Novembre 25, 2009, 04:56:39 pm
Citation
Celle-ci dégurgita difficilement.
Alors ce que tu me dis là, ça m'en bouche un coin ! J'ai retrouvé cette expression je ne sais combien de fois dans je ne sais combien de bouquins, je savais que "dégurgiter" était synonyme de vomir, mais dans beaucoup de contextes c'était bel et bien "avaler difficilement sa salive". Donc là, je vois pas. Peut-être que c'est une expression qui se glisse dans le contexte, justement... Mais je vois pas quoi mettre d'autre. "Il avala difficilement sa salive..." si je mets ça à chaque fois je vais pas m'en sortir ._." NAOMI AIDE-NOUS *SBAF

J'ai cherché de multiples définitions de "dégurgiter", je n'en ai trouvé aucune qui se rapproche de "avaler sa salive". Ces deux expressions sont plus antonymes (et moi je suis Anthony) que synonymes. "Ingurgiter" par contre, c'est avaler, donc ça pourrait déjà mieux correspondre.

Citation
Citation
Elle sentait sa main se serrer autour d’une matière molle. Elle sentait qu’elle serrait fortement sa poigne
Ce coup-ci, la répétition est un effet que j'ai voulu donner, c'était tout à fait exprès x)
Je voulais bien appuyer sur la sensation du personnage au moment où elle ne voit rien et sent seulement ce qu'elle fait et ce qu'elle tient. Ca permet d'appuyer sur la sensation de l'objet qu'elle tient, et de la poigne qu'elle y met.
Après si ça gêne, je peux changer. Mais en tout cas j'avais fait exprès :'D
J'y avais pensé en effet, mais bon, on ne sait jamais. Dans ce cas, pas de soucis :)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Naomi le Novembre 25, 2009, 06:49:55 pm
Non, le mot exact est déglutir, non ingurgiter !!


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hawk the Flying Hedgehog le Novembre 25, 2009, 07:02:12 pm
Effectivement, Naomi, tu as parfaitement raison. Merci à toi, tu nous permets de mettre fin au débat !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 25, 2009, 07:11:55 pm
Effectivement, il me reste plus qu'à faire la chasse à tous les "dégurgita" et remplacer, maintenant XD
N'empêche, déglutir, j'étais pas loin, Hawk ! x)
Merci d'être venue nous secourir Naomi, je savais que ta vaillance et mon appel au secours te ferais découvrir en ce topic ce soir pour nous éclairer de ta majesté, tu es si héroïque si *SBAFLECHE-Q*
Hm. Merci ! =)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Novembre 25, 2009, 07:24:49 pm
*prend une mitraillette, une grenade, un Magnum 367, de la nitroglycérine, un litre d'ammoniaque, un couteau de boucher, une troçonneuse, une hache, un couteau suisse, une scie, un marteau-piqueur, une aiguille, une fourche, un trident, de la vodka, un katana, un nunchaku, un aspirateur, une télé et un hachoir électrique puis lance le tout sur la tête de Donf*

Ca c'est pour m'avoir assassinée aussi sauvagement, saleté d'enfoiré! è__é J'men fous que c'était un rêve, vous avez dû trop vous faire plaisir à me torturer comme ça et je vous hais pour cette raison è___é

Pour la peine z'aurez pas de commentaire de ma part mis à part mon éternelle rancune è___é

Après tout ce que j'ai fait pour vous!... *part bouder*



PS : LA SUITE è______________é


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Novembre 25, 2009, 07:48:03 pm
Daaaaamn ! J'avais pas vu que tu avais posté tout ça ! >o<"

Bon, ça devient de plus en plus compliqué ^^". Soit c'est moi qui a des capacités de compréhension limitées, soit le tout devient de plus en plus tortueux (Je pencherais plutôt pour la deuxième solution XD !... Et vous aussi ! èoé)
Avec cette histoire de Président qui a un lien avec le chef de la mystérieuse organisation, le Boss de nos héros qui refait surface sans qu'on sache comment, la phrase très "poétique" de Millie à Myosotis et les révélations bizarres sur Rika (la partie qui m'échappe le plus XD), je m'embrouille les pinceaux moi ! @[email protected]
Sinon, encore un cauchemar bizarre. Alors comme ça, Zalosta est une bête sauvage en fait... ... mais 'tain Bro, t'as de la chance ! >o<" *UTIMATESBHÖBKCOMBO99HITS*
Même si en effet c'est moins sanglant que le cauchemar précédent, ça choque quand même pas mal surtout lorsqu'on sait que dans la Fic Zalo et Sephyra sont les meilleurs amies (Yur*SHBÖCK*). D'ailleurs, pour l'instant, le personnage qui me met le plus mal à l'aise c'est pas Loth, ni Rika, ni même cette Tarlouz de Neal >o> : mais bien Zalosta ! Et elle fait même pas partie des "Méchants", c'est pour dire !! °0° Moi je dis, si les gars veulent anéantir nos héros, qu'ils convertissent Zalo et on est morts ! °0°

Enfin bref, bon chapitre encore une fois Bro, même si je comprend de moins en moins bien XD ! Vivement qu'on ai enfin des réponses consistantes qu'on puisse se rappeler pourquoi les Héros se battent !... .... Non sérieux, jm'en souviens plus moi ^o^" *Se prend une brique dans la tempe*
Et soit plus attentif sur les fautes ! Moi je les vois pas mais heureusement qu'il y a Hawk et Naomi ! XD
Aller à la prochaine tournée ! (Peut-être ^^")

PS : Super dessin Sephyra ! Les gars ont la classe ! Hunter me fait penser à un Mac comme ça XDDD ! Où sont la canne et les Gagneuses ? *Fuit*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Novembre 25, 2009, 08:17:51 pm
Merci mon fils, toi au moins tu me comprends ^0^


Titre: Re : Re : NightDreamers
Posté par: Hunter le Novembre 25, 2009, 08:30:13 pm
Citation de: Sephyra
un Magnum 367

MON DIEU ! HORREUR ! HÉRÉSIE ! *crève*

Pour ta culture, on dit un .357 ... Bwef. Je passe juste pour dire que je suis ._. Et que vous avez l'air agités, aussi. 'Puis je voulais réagir à une certaine phrase.

Citation de: Saïko the fox
Hunter me fait penser à un Mac comme ça XDDD !

... *traumatisé à vie par cette phrase.*


*tousse*

Ah, oui. Donf, t'as besoin d'un correcteur. J'vais tenter de m'en occuper si tu veux bien. ._.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Novembre 26, 2009, 08:17:04 am
Citation
Citation de: Sephyra
un Magnum 367

MON DIEU ! HORREUR ! HÉRÉSIE ! *crève*

Pour ta culture, on dit un .357 ...

HU-MOUR, Hunter. HU-MOUR!!
Remarque, vu que ton père n'en a pas, je comprends que toi non plus. Mon pauvre, la nature t'a pas gâté. Tu veux signer une pétition pour torturer légalement Donfy? ^0^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hunter le Novembre 26, 2009, 04:57:48 pm
Ça va aller, merci. Je le torture déjà bien tout seul. ~~ *SBAF*

(Faudrait stopper le HS. .o.)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hygualanga le Novembre 27, 2009, 01:39:29 am
Quand j'ai vu le nombre de message posté après le dernier chapitre, j'ai cru un moment qu'une nouvelle partie, mais il n'en n'est rien, heureusement.

Passons, j'aime bien, énorme révélation dans la première partie. C'est marrant, on te demande des "révélations" et toi tu nous en sort sur des trucs que l'on ne se serait jamais posé la question. Tes "révélations" n'amènent pas des réponses bien au contraire, tout cela rameute des questions supplémentaires. Une joyeuse fratrie en somme, j'ai une impression que cette rencontre se terminera en fratricide, tout au moins en un essai. Les étudiants me laissent perplexes tout de même, leur comportements plus précisément.

Ensuite, bah j'aime ben ce petit rêve, Saïko qui essaya d'intervenir, mais qui fut totalement impuissant, cela donne une superbe impression d'effroi à l'approche de Zalosta. Du genre "toi là, pousse-toi tu m'génes".

Enfin bon, d'après ton (trop ?) long commentaire avant de poster tout serait inclus d'une certaine manière dans les chapitres auparavant... j'adore car je n'ai rien vu, si la majorité non pas capté je trouve que ça montrera un vrai talent. Selon mes rare connaissances sur le sujet, après avoir relu une oeuvre littéraire de certain auteur, on remarque que tout était écrit/prédit dès le début de manière implicite. Ces écrivains là sont extrêmement doué. J'espère que tu comprends ce que je veux dire, car il se fait tard en ce moment, mes idées ne sont pas forcement des plus claires.

Bref, bonne continuation...


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Novembre 28, 2009, 09:00:10 am
AAAH !! Encore en retard, je dois te faire honte, papa T.T

En tout cas, ce chapitre est fort intéressant. Rika aurait donc été une humaine, puis... Enfin, de toute façon, vous avez lu, j'vais pas tout raconter non plus XD
J'aurai jamais penser que Rika et Loth était "frère et soeur". Ca fait bizarre. En tout cas, c'est clair, je pense que Marvin va pas demander aux élèves de les tuer.
Mais une question reste quand même dans mon esprit... Pourquoi Loth ne s'en souvient pas ? Ca m'étonnerait pas que l'organisation dont ils font partit leur ont fait subir un lavage de cerveau. >.< Bref, ce n'est qu'une supposition.

En tout cas, j'ai adoré cette partie ^^ La seconde, est par contre, un peu bizarre...

Maman T.T Ca doit pas être agréable, ce rêve. J'aurai pas aimé être à ta place. Heureusement que ce n'était qu'un rêve, justement... >.<
En tout cas, les descriptions, sont, comme toujours, géniale. J'aime beaucoup.  ^^

Pas grand chose à dire sur ce chapitre, je l'ai trouvé génial ^^ Ah, par contre tu as fait une faute : un oubli de point dans un dialogue.
Citation
-   La ferme toi ! Le coupa-t-elle en avançant un peu plus ses Beretta vers sa cible

C'est pas grand chose, hein, mais en tout cas j'ai adoré ce chapitre, papa !!

Vivement le prochain =3
Bon courage pour la suite !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 29, 2009, 04:10:52 am
Je dédicace ce post à Kayra, ma fille, je l'adore, elle poste en dernière et après toutes les fautes, erreurs et dégueulasseries pointées par Hawk, elle arrive encore à me trouver un... Oublie de point... TOT *Fait un câlin à sa fille tellement il est fier d'elle*
Bref, cet oublie de point devient quasi-systématique dans chaque partie, sérieux ._. Je fais des fautes bizarres ces derniers jours...

Alors je vais répondre à tout ce joyeux bordel qui s'est déroulé sur mon topic. Après on va m'accuser de vous payer pour vos conneries rien que pour grossir mes quotas de réponses/pages ^O^ *Sort un lance-flamme et crame Sephyra, surtout Sephyra, toujours Sephyra* è__é

Hawk, Naomi < Je vous remercie encore tous les deux pour avoir repris mes fautes énormissimes x)
Saïko < Non, non, t'en fais pas, c'est normal que tu comprennes rien, c'est fait pour ^o^ *SBAF
Citation de: Saïko
Alors comme ça, Zalosta est une bête sauvage en fait... ... mais 'tain Bro, t'as de la chance ! >o<"
Ca, c'est mon frangin, on se comprend parfaitement et on se rejoint dans nos manières de penser ! Frérot, je t'aime TOT Mais tu l'auras pas ma femme. Elle est à moi.
En ce qui concerne Zalosta, donc... Oui, ce cauchemar est un bon début pour prouver que les "héros" de cette fiction ne sont pas si "héros" que ça. Et c'est qu'un début <3
Et pourquoi ils se battent ? Ben justement, ils le savent pas eux même :'D Et pour l'instant il se font torcher coup sur coup jusque là... Teuh, les tarlouzes... *Fuit
Hunter < *Facepalm* Le type qui poste jamais qui ramène son cul rien que pour une faute de dérivée de marque sur un semi-automatique :'D Et me faire corriger par mon propre fils ! La honte TOT *Déprime profond* Bon en tout cas, oublie pas ton défi hebdomadaire de postage, radin !
Hygualanga < J'invite tous les lecteurs à lire et relire la première partie de ton post sur la nature des révélations et sur Zalos'. J'en dis pas plus ! Pour la deuxième partie par contre, je n'oserai pas jusqu'à prétendre atteindre ce niveau d'écriture. C'est vrai, c'est ce que j'aimerai bien arriver à faire au final, mais d'ici là, j'ai le temps. Pour l'instant je parle surtout d'indices tout au long du texte qui préparent les réponses aux grandes questions =)
Kayra < Nan tu me fais pas honte ! é_è Rika et Loth sont pas vraiment frère et soeur, Loth étant adopté... Mais oui, c'est l'image de leur enfance, quoi. Quant aux souvenirs, oui oui, très compliqué, très bizarre tout ça >o< *Meurt
Bon et voilà, l'épic point final quoi XD J'étais plié quand j'ai lu ton post, sérieux !

Bref, voilà. Merci à tous pour vos posts, encouragements et mots de gentillesse...
Citation de: Sephyra
[...]saleté d'enfoiré![...]je vous hais pour cette raison è___é[...]z'aurez pas de commentaire mis à part mon éternelle rancune
... N'est-ce pas Sephy ^O^
Et sur ce, la deuxième partie de ce Chapitre 15 ! Je vous invite à re-mater l'illustration de Sephy en début de chapitre, elle colle parfaitement à cette deuxième partie. Vous allez vite comprendre...
Bonne lecture, et à la prochaine =)

Note d'avant-chapitre : *Balance un casque noir avec ventoline et moduleur de voix intégrés sur le personnage de Donf*





-   Là, c’est le prochain tournant ! S’écria Zalosta en pointant du doigt une bifurcation qui partait vers la droite.
Accrochée d’une main au repose-tête du siège de Donf, le buste à moitié affalé sur les jambes de Saïko, elle avait failli foutre un coup de bras à Hunter en tendant tout son corps en avant pour montrer le chemin.
-   Ok Zalosta, merci, on a vu, répondit Donf en rigolant légèrement, gêné.
Hunter repoussa le bras de la hérissonne en grognant, la carte dans l’autre main. Zalosta reprit sa place, un large sourire aux lèvres, sentant qu’elle avait fait œuvre de bien social pour le groupe. Donf actionna le clignotant, vérifia l’arrière et le côté gauche de la voiture, puis ralentit et tourna le volant sur la droite pour suivre le bon chemin. Hunter tâtonna nerveusement les deux cartes routières en les regardant l’une après l’autre.
-   Quand même… Il a pensé à tout, votre Boss, intervint Saïko en regardant le panorama assombri par la nuit, derrière le pare-brise.
-   Ouaip, c’est pas n’importe qui ! Ne put s’empêcher de lancer Zalosta.
Saïko la regarda bizarrement, puis se pencha à sa droite, vers Sephyra. Celle-ci tendit l’oreille.
-   Elle est quand même bizarre, ya pas cinq minutes elle boudait, murmura-t-il.
Sephyra lui fit signe à son tour de lui tendre son oreille.
-   Tu sais, moi j’oublie pas ce que tu m’as sortis quand on s’est rencontré la première fois, dans le désert, susurra-t-elle.
Saïko la regarda bizarrement. La roussette lui sourit discrètement, le regard menaçant.
« On réglera ça », mima-t-elle des lèvres. Puis elle détourna la tête sur le côté, replongeant son attention sur le paysage qui défilait à travers la vitre. Saïko resta un bon moment à la regarder, se demandant si elle blaguait ou si elle comptait vraiment en découdre avec lui pour cette toute petite histoire de rien du tout.
-   … C’est pas de ma faute si t’es plate, lança t-il d’une voix sonore qui fit soudain contraste avec le lourd silence qui s’était imposé dans l’habitacle en mouvement.
Sephyra sursauta violemment et décocha un regard meurtrier à Saïko ; Donf pouffa tout de suite ; Hunter siffla entre ses dents ; quant à Zalosta, elle s’avança devant Saïko, le regardant droit dans les yeux, voulant savoir tout ce qu’il se disait entre la roussette et le goupil.
Ignorant complètement ce qui se passait derrière, Hunter tritura les cartes, puis fit signe à Donf de prendre la prochaine à gauche. Le jeune homme restait songeur. Il resserra sa cravate en regardant la route qui se faisait avaler par l’avant de la voiture, dont les phares illuminaient l’asphalte. Quelques minutes plus tôt, pris d’un soupçon de curiosité, il avait ouvert la boîte à gants. A sa grande surprise, il était tombé sur un pistolet à la crosse noire et au canon argenté, posé sur deux cartes et une petite note écrite à la va-vite. Le temps que Donf reprenne ses habitudes de conducteur émérite, il avait eu le temps de lire le petit bout de papier et de regarder les deux cartes.

« Suivez l’itinéraire, vous arriverez sur une petite maison au fond d’une forêt. Vous ne pouvez pas vous tromper, elle est tout en bois et entouré de sapins.
Et ne vous inquiétez pas. Si on ne peut arrêter la spirale du temps, on peut en tout cas combler celle du vide.
Votre Patron »


Une des cartes était celle de la ville, l’autre était celle du continent. Sur les deux, un tracé rouge représentait la route à suivre. Concernant la ville, le tracé indiquait une petite route presque invisible, qu’ils n’auraient même pas remarquée si le crayon rouge ne l’avait pas surligné.
-   Sûrement pour éviter les contrôles aux sorties de la ville, puisque nous sommes recherchés maintenant, avait placidement commenté Hunter.
Et  justement, maintenant, la voiture approchait de la sortie de la ville mentionnée sur la carte par une petite croix. A l’intérieur de l’habitacle, tout le monde retint sa respiration quand la voiture bifurqua lentement sur la droite, s’angoissant à l’avance de voir des voitures de police stoppant les visiteurs. Ils poussèrent tous au même moment un gros soupir de soulagement en constatant que la petite route à sens unique ne montrait rien d’alarmant. Après quelques mètres, la voiture passa le panneau sur lequel était inscrit le nom de la ville barré d’une croix rouge. Si un sourire complice se peignait sur tous les visages, Hunter, lui, fronça les sourcils.
-   C’est bien trop facile, songea-t-il en lui-même en regardant la carte, perplexe. Comment a-t-il su à l’avance que l’accès serait sûr… ?
Bientôt, les derniers immeubles furent distancés de plusieurs mètres, alors que la voiture s’enfonçait dans une profonde forêt, la route sinueuse éclairée par les phares puissants de la voiture. Donf passa en feux de route, révélant une meilleure visibilité du petit panorama.
      -      Bon, nous voilà sortis de cette foutue ville ! S’exclama joyeusement le conducteur, résumant la pensée de chacun – sauf d’Hunter qui restait songeur. En route vers le nord, donc ! Heureusement que le plein est fait, on a de la route. Vous pouvez en profiter pour dormir.
-   Dormir ?! Comme si on allait dormir après s’être tapé un sommeil forcé de vingt-quatre heures ! S’exclama Zalosta. Compte sur moi pour te taper sur le système tout le long du chemin, plutôt, ouais ! Vous êtes pas d’accord, vous ? Demanda-t-elle en regardant Saïko et Sephyra.
Ceux-ci obtempérèrent en riant légèrement. Ils sentaient tous un profond malaise s’évanouir lentement, en quittant cette ville.

Au bout d’une demi-heure, les trois passagers arrière dormaient profondément. Donf les regarda dans le rétroviseur intérieur en souriant de manière désabusé. Il donna une petite tape sur l’épaule à Hunter sans quitter la route des yeux, puis lui fit signe de regarder derrière. Le jeune homme sourit ironiquement. Zalosta avait la tête posée contre l’épaule de Saïko, qui lui-même avait la sienne contre celle de la hérissonne. Quant à Sephyra, elle dormait paisiblement, la tête colée sur le rebord de la vitre.
-   Eh ben, eux qui disaient qu’ils n’allaient pas dormir. Une vraie bande de marmottes, ouais.
-   Tu peux dormir aussi, si t’es fatigué, lui rétorqua Donf. Je peux me débrouiller seul avec les cartes.
-   Ca va aller, va. D’ici là que tu t’endormes au volant, ya pas loin, si je te laisse seul…
Donf s’esclaffa légèrement.
-   Ca fait un petit moment qu’on est sur cette route, dit-il après un court silence. On a bientôt terminé l’épisode forêt nocturne ?
-   Je sais pas trop, répondit Hunter en regardant sa carte à la lumière d’une petite ampoule au-dessus de son siège qu’il venait d’allumer. Ouais, je crois. Je pen…
-   Hunter.
Le jeune homme releva les yeux sur son ami, soudain curieux. Il éteignit la petite ampoule et reposa la carte sur le devant de la voiture.
-   Quoi ?
-   J’ai un truc à te dire.
-   Ca je m’en doute. Raconte.
Donf vérifia dans le rétroviseur que les autres dormaient derrière, puis prit son inspiration.
-   Avant de mourir… Enfin mourir, vu ce qu’il s’est passé, on sait plus trop où on en est… Enfin, en tout cas, avant que le Patron que j’ai vu ce soir-là ne meure, il m’a dit une chose. Un « secret ».
Hunter resta pensif un petit instant.
-   Continue.
-   Il m’a dit que je ne devais t’en parler qu’à toi, et le plus tôt possible.
-   A moi ? Demanda soudainement Hunter en regardant Donf, avant de jeter un coup d’œil à l’arrière. Pourquoi à moi ? Reprit-il plus bas.
-   Parce que tu es le seul concerné par ce qu’il m’a dit, continua le conducteur sans quitter la route des yeux, les mains légèrement crispées sur le volant.
-   Arrête de me faire poireauter, crache le morceau, dit Hunter, le cœur battant.
Donf prit le temps de prendre une nouvelle inspiration.
-   Hunter. Le Patron… C’est ton père.
Il y eut un grand silence. Donf lança un regard en coin à son ami.
-   Arrête-toi.
-   Quoi ?
-   Arrête-toi, je te dis.
Donf hésita un instant, puis pesa légèrement sur la pédale de frein en déboîtant en seconde, puis en première, avant d’arrêter complètement le véhicule. Un profond silence régna plusieurs secondes dans la voiture. Donf se tourna vers Hunter. Celui-ci gardait les yeux fixés dans le vide, devant lui. Derrière, Sephyra bougea légèrement sans se réveiller.
-   Hunter, écoute…
-   Laisse. Ca va aller. Faut juste…
Le jeune homme en cravate soupira silencieusement en fermant les yeux, et se força à avaler sa salive inexistante. Sa bouche était sèche.
-   Attends-moi là, j’en ai pas pour longtemps.
Il retira sa ceinture, puis ouvrit la portière avant de la refermer discrètement derrière lui. Donf fit les mêmes gestes, un plus précipités, avant d’abaisser le frein à main et de couper le moteur. Il referma sa portière silencieusement et s’élança sur les pas de son compagnon, qui s’engageait dans la forêt.
-   Hunter ! Qu’est-ce que tu comptes faire ?
Son ami ne lui répondit pas. Il descendit la petite butte, puis marcha à travers les branchages, se perdant entre les arbres. Donf regarda dans la direction où il l’avait perdu de vue, la silhouette s’évaporant dans les ténèbres de la forêt. Entre ses lèvres, une buée opaque s’exhalait dans la fraîcheur de la nuit. Il frissonna légèrement. Soudain, un hurlement résonna dans toute la forêt. Un long hurlement, de rage, de tristesse, de désespoir, de colère enfouie depuis des années, qui dura longtemps. Puis un profond silence revint, contrastant paradoxalement avec ce qui venait de se passer. Après quelques secondes, Hunter se montra de nouveau, sortant d’entre les arbres, la cravate desserrée, le pantalon poussiéreux au niveau des genoux. Il remonta la petite butte lentement, puis passa devant Donf, les yeux fermés.
-   C’est bon, on peut repartir, dit-il sans s’arrêter.
Alors qu’il s’apprêtait à regagner la voiture, Donf lui attrapa le bras. Hunter détourna la tête sans même chercher à esquiver la poigne de son ami.
-   … Imbécile, rétorqua Donf. Si ya un truc qui va pas, tu peux me le dire.
Hunter soupira lentement avant de se retourner. Les yeux un peu brillants, il lui répondit d’un ton effacé :
-   Merci de me l’avoir dit. Ca a pas dû être simple pour toi de garder ce truc pendant tout ce temps.
Donf regarda Hunter dans les yeux avant de grimacer. Il soupira à son tour, puis joua avec les clés de la voiture qu’il tenait dans sa main.
-   … Allez, terminons la route à faire. On a tous besoin de réfléchir au calme, dit-il en lui tapotant l’épaule, avant de le devancer en contournant l’avant de la voiture.
-   Donf.
Le jeune homme stoppa son mouvement au moment où il allait ouvrir la portière, et regarda Hunter par-dessus le capot.
-   Désolé. Mais je vais devoir tuer notre Patron.
Donf baissa la tête. Puis il ouvrit sa portière sans répondre. Hunter fit de même, et ils reprirent leur place. Derrière, les trois autres hybrides dormaient toujours profondément. Sephyra avait juste changée de place, et se tenait maintenant appuyée contre l’épaule de Saïko, un bras sur le ventre du renard. Donf reprit la route sans forcer sur l’accélération. Hunter resta la tête appuyée contre la vitre, le regard vide, le paysage défilant dans la nuit derrière la vitre.
Et ils ne s’échangèrent plus aucune parole durant le voyage.


Le Patron restait debout dans le cimetière au cœur d’une campagne vide et silencieuse, la capuche rabaissée sur sa tête. Plus loin, derrière lui, quelques rayons de lumière prouvaient l’existence d’un petit village. Un quart de lune brillait dans le ciel étoilé, où aucun nuage ne venait perturber sa clarté. La silhouette contemplait la plaque funéraire inscrite sur la tombe.
-   Nous l’avions décidé ainsi, Julianne… Pardonne-moi si j’ai été trop loin…
Alors qu’il restait silencieux, les mains dans les poches de sa parka noire, un vent étrange souffla derrière lui. Les quelques fleurs sur la tombe s’agitèrent lentement.
-   Ca faisait longtemps, dit-il lentement sans élever la voix, un triste sourire sur ses lèvres, sous la capuche.
-   Cette pauvre, pauvre Julianne… Combien de temps vas-tu encore rester à te morfondre de sa mort ? Résonna alors une voix féminine, au timbre âgé sans être vieille.
-   Toute ma vie je n’ai aimé qu’elle, tu le sais bien, déclara le Patron en souriant ironiquement sous sa capuche.
Le souffle de vent revint alors, plus froid et un peu plus fort, entourant la silhouette dans la nuit.
-   Ne me cherche pas, ou tu me trouveras… Où que tu sois, je serais toujours derrière toi… Kane.
Un souffle fit alors rabattre la capuche de l’hybride, révélant un museau d’échidné noir. Celui-ci gardait les yeux fermés. Derrière lui, des cliquetis métalliques se firent entendre, comme si des chaînes se mouvaient entre elles.
-   Nous sommes liés, ne l’oublie pas, continua la voix féminine dans sa tête.
-   Nous le serons, en tout cas, jusqu’à ce que l’un de nous ne meure dans ce monde…
Kane se retourna lentement, puis releva les paupières. Ses yeux entièrement blancs s’ouvrirent sur une femme à la peau mâte, le corps couvert de bandelettes, les yeux cachés par le même tissu blanc. Des chaînes métalliques se mouvaient en effet autour d’elle, dans les airs. Ses pieds ne touchaient pas le sol. Sa voix âgée contrastait beaucoup avec son corps de jeune femme.
-   N’est-ce pas, Lucia… ?




       La vie est une spirale. Elle nous entraîne sans attendre que nous soyons prêts dans sa course folle. La spirale réunit les temps passé, présent et futur, et rassemble toutes les possibilités et toutes les expériences acquises en un même point : nous-mêmes. Nous sommes ce qui fait cette spirale, elle fait ce que nous sommes.
       La vie est une spirale. Toute chose a forcément une répercussion, pas forcément sur l’instant présent. Ce que vous vivez, vous le revivrez de manière similaire plus tard dans votre vie, parce que dans votre passé vous n’aviez pas su gérer sereinement cet évènement. Il vous sera renvoyé comme une balle de tennis plus tard dans l’avenir, quand vous aurez mûri, quand vous aurez grandi, quand vous aurez apprit. Peut-être suffisamment pour, cette fois, vous débarrasser de cet évènement. Ou peut-être pas.
       La vie est une spirale. Mais elle n’est pas seule. Si cette spirale existe, c’est parce que vous existez. Vous avez donc un but, un objectif à accomplir. On ne se contente pas de suivre la spirale, ce n’est pas elle qui se contente de vous attirer. Si vous choisissez de ne rien faire, vous ne ferez rien. Et il ne se passera rien. C’est tout.
       Si la vie est une spirale, c’est parce qu’elle respecte ce que vous êtes : vous êtes un paradoxe. Regardez au fond de vous-même, analysez-vous. Vous avez des désirs contradictoires, vous dîtes parfois des choses dont vous pensez le contraire, vous faîtes ce que vous ne voudriez pas faire. L’être humain est un paradoxe. Ce que vous lisez est paradoxal.


Ad Lunam


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Novembre 29, 2009, 04:16:13 am
Voilà. D’autres personnes sont maintenant au courant de ma non-appartenance à ce présent là. Pour être franc, leur attitude m’a plutôt étonné. Ils ne se sont pas montrés suspects ou hostiles envers moi, encore moins moqueurs. Ils m’ont cru, sans poser de questions.

Sephyra raffermit sa prise autour du ventre du renard, et caressa lentement son museau contre l’épaule du goupil qui n’osait pas bouger.
-   Athem…, murmura-t-elle doucement.

Maintenant, j’aimerais bien savoir qui ils sont, tous. Voyons…
Mon premier est un humain qui ne s’essouffle pas et qui détient un démon en lui.
Mon second est une hérissonne dont le jeune corps ne fait pas son âge réel.


-   On se croirait en vacances ! Déclara Zalosta, toute joyeuse.

-   Question de point de vue, murmura le jeune homme entre ses dents en glissant le M9 dans son dos, le coinçant contre son pantalon blanc.

Mon troisième est une roussette plate qui est arrivée au même moment que moi dans cette ville.
Mon quatrième est un cuistot à lunettes à la blague facile qui fait office de couteau-suisse.


-   Cet anneau, là… Ca signifie que quelque part dans ce monde, quelqu’un attend ton retour, non ? Alors qu’est-ce que tu fais ici ?
La roussette détourna les yeux, portant une main devant son alliance.
-   C’est… Plus compliqué que ça…, se justifia-t-elle mollement.

Mon tout est un groupe de jeunes adultes, qui malgré les apparences, doit cacher un lourd et terrible secret… Mais lequel ?

-   Peut-être que leur Patron… Pense que nous formons un groupe. Nous tous. Et pas seulement ses employés.
Sephyra se releva, ayant terminé de plier les vêtements de Donf.
-   Mais tu ne sais pas en quoi consiste leur boulot, répondit-elle en regardant Saïko dans les yeux. Et moi, je ne veux pas être embauchée par ce Patron-là.

En tout cas, ils ont tous un point qui les relient entre eux : leur Patron. D’après Donf, il était censé être mort. Il l’a lui-même aspergé d’essence avant de mettre le feu au manoir. Ca n’a rien de logique. Les morts ne reviennent pas à la vie, pourtant…
… Pas vrai ?


-   Le « Patron » que j’ai rencontré au manoir était un homme, pas un échidné… Susurra-t-elle lentement en retrouvant sa perception visuelle, détaillant à l’avance les points stratégiques de son éventuel ennemi.
-   Myosotis, la fleur… Tu es pourtant bien placée pour savoir qu’en ce monde, les apparences ne valent rien, non ? Déclama l’échidné noir aux yeux tout blancs.




NightDreamers
Chapitre 16 ~ Réunification


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Novembre 29, 2009, 07:51:02 am
Je poste en retard. Avec cette semaine de fou j'ai pas eu le temps de te faire un commentaire entre les deux parties. Désolée.

Alors chapitre 15 plein de révélations. La première partie m'a beaucoup surprise je m'attendais pas à un quelconque lien de parenté entre Lost et Rika. C'est plutôt amusant et effrayant. Cette fratrie est plutôt mystérieuse.
La seconde partie, le rêve. Durant un moment je me suis demandée si cétait celui de Zalos ou de Sephyra. Très angoissant comme toujours. C'est un sujet que tu maitrises à la perfection.^^
Dernier passage hum je ne suis pas vraiment étonnée mais je pense que c'est propre à moi puisque je soupçonnais cet état de chose depuis un moment déjà. En fait la phrase " Hunter. Le Patron… C’est ton père." m'a limite fait pouffé de rire. Par contre je ne pensais pas que c'était ca le secret dont Donf était dépositaire. Je pensais que tu nous l'apprendrais d'une autre façon, plus violente.

Les fautes je laisse de côté celles déjà révélées par Hawk et puis je te laisse chercher tout seul, si t'as un doute MP moi :

Citation
Tu sais, moi j’oublie pas ce que tu m’as sortis quand on s’est rencontré la première fois,
Citation
Il donna une petite tape sur l’épaule à Hunter sans quitter


Citation
Donf hésita un instant, puis pesa légèrement sur la pédale de frein en déboîtant en seconde, puis en première,
Tu t'arrêtes en première toi ?XD



Citation
Rika avait réussie à se fondre parmi les élèves qui traînaient,

Citation
Sans savoir pourquoi, elle dégaina vivement ses deux Beretta 87 Target, retenus jusque là dans leurs holsters accrochés à la ceinture qui retenait le mini-short de la tigresse,

Citation
A ce moment, Rika su qu’ils avaient les mêmes souvenirs en commun face à cette personne.
Citation
Le jeune homme cru un instant qu’elle allait le dépecer sauvagement sur place.








Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Novembre 29, 2009, 02:23:52 pm
Pa... Papa T.T

C'est trop gentil de m'avoir dédicacé ce chapitre, merci !! *Saute dans les bras de son père*

En tout cas, cette dernière partie était vraiment génial. Bon, y a pas énormément d'action mais c'est pas grave, parce que c'est vraiment super.
Donc, le Patron serait le père de... Hunter ? Et bah purée, j'aurai jamais cru >.< C'est clair que ça fait bizarre. Arr, c'est vraiment trop trop bizarre >.< Mais je vois pas vraiment pourquoi Hunter veut tuer son... père. J'ai du oublier un truc au début de la fic, mais bref. >.< (Pardon si c'est le cas !!). En tout cas Hunter a pas vraiment l'air content... Enfin, il est même pas content du tout, je devrais dire... ^^"
Le fait que Donf dise ça, ça m'a fait pensé au délire de grand-mère, avec Donf et le Patron quand il dit "Donf... Je suis ton père* XD 

Enfin, en tout cas j'ai adoré cette fin de chapitre !!! Vivement le prochain, surtout qu'il semble prometteur =)
Encore merci de me l'avoir dédicacé !! Et bon courage pour la suite ^^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hawk the Flying Hedgehog le Novembre 29, 2009, 02:39:09 pm
OOOOOh la fin du chapitre ! Bon, je commence par les choses désagréables : les fautes. Par chance, il y en a moins que dans la première partie.

Citation
moi j’oublie pas ce que tu m’as sortis
Il lui a sorti quoi le vilain pervers ? (Au passage, il y a une faute...relevé par Miko zut !)

Citation
C’est pas de ma faute si t’es plate
Ouais ! Mon souhait a été entendu ! Le retour de la vanne :;D: (Au passage, il n'y a pas de faute ::P:)

Citation
elle est tout en bois et entouré de sapins.
Une maison, mon cher...

Citation
de manière désabusé
Tu serais pas un peu macho ? T'aime pas les féminins....

Citation
puis pesa légèrement sur la pédale de frein en déboîtant en seconde
Toi, tu n'as pas le permi. Le verbe, c'est débrayer, pas déboîter. En fait, j'aurais même dit rétrograder ici.

Citation
Un long hurlement, de rage, de tristesse, de désespoir, de colère enfouie
Qu'est-ce qui est enfoui ? La colère , la rage et la tristesse et le désespoir et la colère, ou juste le hurlement ?


Maintenant, le texte en soi. Comme Miko, je pensais que le secret touchait Sephyra, ou au pire Zalosta, je n'avais pas du tout penser à Hunter. Je me doutais par contre ce secret allait être révéler dans ce passage, quand tu as parlé de Donf qui enfile le masque de Dark Vador  :;D: Du coup, moi aussi je me demande pourquoi Hunter veut tuer son père.
Bon en tout cas, un très bon passage. A bientôt pour la suite.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Novembre 29, 2009, 03:22:55 pm
Haha ! Pour une fois, je viens à l'heure ! ^^

Alors, alors, enfin le chapitre qui nous dévoile l'identité du Boss ! J'ai adoré le passage à la Star War, c'est fou comme une réplique peut casser toute une ambiance XD D'ailleurs, en parlant d'ambiance, c'est cool de voir les sourires revenir, après avoir quitté la ville maudite, ça va bien mieux pour tout le monde ^^ (enfin presque...).
J'ai bien aimé aussi le passage du dodo et également la réplique qui tue et qui fait pour Sephyra ce que le mot "petit" fait à Edward Elric ! XDD
C'est un petit chapitre tranquille quand même. Hunter va commencer à sortir les armes pour descendre le Pater', j'ai hâte de voir ça XD Et d'ailleurs le père, il est avec Lucia ? Pourtant Lucia, elle est pas avec les "méchants" ? Et apparemment, le géniteur de Hunter a aussi un démon (enfin... une succube XD) intérieure si j'ai bien compris. Le choc Hunter VS Big Daddy risque d'être épique ! Vivement la suite !

Bon chapitre Bro, comme d'habitude ! Garde le rythme ! J'ai l'impression qu'on est même pas encore au milieu de l'histoire et j'ai trop hâte de voir la fin ! ^^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Novembre 30, 2009, 08:25:27 pm
Mouais... Hum... Bon, j'avoue... j'ai adoré ce chapitre. Ca change de d'habitude, c'est clair!
Juste un truc. Un truc qui me hérisse la colonne vertébrale. Un truc que je hais. Presque autant que vous. Un truc que j'excècre. Que j'abhorre. Que je renie. Que je voudrais charcuter autant que je voudrais charcuter Robert le "beau" vampire de Twilight.
Un certain accent grave mal placé. TRES mal placé.

Citation
La vie est une spirale. Toute chose a forcément une répercussion, pas forcément sur l’instant présent. Ce que vous vivez, vous le revivrez de manière similaire plus tard dans votre vie, parce que dans votre passé vous n’aviez pas su gérer sereinement cet évènement. Il vous sera renvoyé comme une balle de tennis plus tard dans l’avenir, quand vous aurez mûri, quand vous aurez grandi, quand vous aurez apprit. Peut-être suffisamment pour, cette fois, vous débarrasser de cet évènement. Ou peut-être pas.

L'équation a deux solutions :
x1 = Vous me corrigez ça TOUT DE SUITE MAINTENANT avant de finir broyé, écrasé, puis cuit à petit feu ;
x2 = Vous finissez broyé, écrasé et cuit à petit feu.

A vous de choisir. Faites vite... è_____é

Bref sinon, le chap m'aura l'air tout mignon avec le câlin à mon fils (dire que je le prends pour son pire ennemi... quelle ironie), ça fait plaisir de voir que Sephyra peut pas s'empêcher de penser à Athem malgré tous les événements extérieurs ^^ C'est exactement ce qu'elle devait ressentir, vous l'avez parfaitement cernée!

Allez, je vous souhaite une bonne continuation. J'ai hâte à la suite, comme toujours. Et je veux des révélations, des révélations!! X3


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Décembre 04, 2009, 07:18:13 pm
J'suis crevé !
*Se prend une armoire Ikéa dans la gueule*
*Ressort difficilement de sous les planches de bois en se massant la nuque*
Ca doit être Décembre, l'approche de l'hiver, le froid, le fait que je glande même en révisant pour le bac... Ou bien que j'écrive ND souvent jusqu'à 6h du matin, vu que je dors pas ._. *Se reprend un meuble quelconque tapé Ikéa*
Donc je le dit tout court, j'ai eu la flemme grave de corriger les fautes. Je suis vraiment désolé pour ceux qui lisent derrière, je repasserai dans les jours qui suivent. Bon, sinon, on en a parlé avec Hunter, donc il accepte de repasser après ma propre relecture, histoire de corriger celles qui traînent encore. Vu son niveau, vous en trouverez certainement moins x)
Merci à lui !

... Bon déjà je lis vos posts, et je trouve dès le début UNE EPIC QUOTE DE FOU signée Miko ! J'vous la laisse tellement c'est énorme, je suis encore plié XDD
Citation de: Miko
quelconque lien de parenté entre Lost et Rika
Pas grave Miko on t'en veut pas, ça arrive à tout le monde XD Eh nan, je confirme, Matthew Fox n'a pas voulu signer le contrat pour ma fic !
Sinon Miko, je peux pas t'en vouloir pour ton retard, vu celui que j'accumule ces dernières semaines...

Kayra < *Rattrape sa fille, lui ébouriffe les cheveux <3* T'en fais pas, si t'as oublié quelque chose au début de la fic, les autres en sont au même point je pense. En même temps, les liens sont fait pour rester flous ^o^
Hawk < Arf les manques de précision en ce qui concerne la conduite... L'arrêt en première, le "déboîter", désolé je suis pas encore connaisseur x) Mais pas grave, on va souvent retrouver la voiture, alors autant se faire corriger de suite et retenir ! Merci d'être passé Hawky *Fuit
Saïko < Nan my bro, Lucia n'est pas le démon du géniteur d'Hunter XD En effet ils ont un lien (assez spécial), mais c'est pas ça. Bien tenté !
Sephyra < Dans Twilight c'est pas Robert, c'est Edward - à prononcer avec un anglais très très accentué ! Puis beau, beau... Si les filles de votre génération sont en kiffe sur les androgynes au teint blanc comme une merde de laitier, c'est pas ma faute ._. Mais la BA au cinéma pour le deuxième film est trop forte, j'adore "VAS-Y COURT JACOB !" quoi, mais merde, j'ai hurlé de rire au cinéma tellement c'était niais, j'me suis pris l'affiche avant que 2012 ne commence XD Ah putain... *Soupire
Et j'vous mémerde ! Evèèèèèèèèèèèèèèènement ! è__é Sinon merci pour la petite note sur votre perso, c'est avec plaisir et honneur ^o^ *Fuit

Bref veuwala, dans une heure je vais me faire torcher par Hunter sur Call Of, j'en rigole à l'avance, cet enfoiré va se foutre de ma gueule sur le Live ~~
Mais la vie continue ! Pas le rhume. *Se prend un panneau giratoire par sa femme*
Chapitre 16, chapitre transitoire, il se passe pas grand chose. Ce genre de chapitre qui permet surtout aux persos de se reposer un peu, et de tisser un peu plus les liens entre eux. Le premier qui remarque que Sephyra a l'air grognon dans ce chapitre remportera un paquet de Cracotte au chocolat. Vous savez, pour faire crac-crac dès le matin quoi ! o/ *Creuse lui-même sa tombe
Allez ! Sur ce, bonne lecture, et à la prochaine =)



(http://fc09.deviantart.net/fs51/i/2009/320/7/8/NightDreamers___Enluminure_by_Donfy.jpg)



Voilà. D’autres personnes sont maintenant au courant de ma non-appartenance à ce présent là. Pour être franc, leur attitude m’a plutôt étonné. Ils ne se sont pas montrés suspects ou hostiles envers moi, encore moins moqueurs. Ils m’ont cru, sans poser de questions. Maintenant, j’aimerais bien savoir qui ils sont, tous. Voyons…
Mon premier est un humain qui ne s’essouffle pas et qui détient un démon en lui.
Mon second est une hérissonne dont le jeune corps ne fait pas son âge réel.
Mon troisième est une roussette plate qui est arrivée au même moment que moi dans cette ville.
Mon quatrième est un cuistot à lunettes à la blague facile qui fait office de couteau-suisse.
Mon tout est un groupe de jeunes adultes, qui malgré les apparences, doit cacher un lourd et terrible secret… Mais lequel ?
En tout cas, ils ont tous un point qui les relie  entre eux : leur Patron. D’après Donf, il était censé être mort. Il l’a lui-même aspergé d’essence avant de mettre le feu au manoir. Ca n’a rien de logique. Les morts ne reviennent pas à la vie, pourtant…
… Pas vrai ?



NightDreamers
Chapitre 16 ~ Réunification


Saïko ouvrit lentement les paupières, encore à moitié endormi. La voiture roulait à allure modérée sur une petite route de campagne. Le renard, en voulant s’étirer, se rendit compte que les deux hybrides à ses côtés le tenaient comme une vraie peluche. Sephyra était collée à lui, la respiration lente, plongée dans un profond sommeil réparateur ; Zalosta, le museau renversé en arrière, dormait la bouche à moitié ouverte, un discret petit filet de bave aux commissures de ses lèvres, la tête calée sur l’épaule gauche du goupil. Ce dernier bougea discrètement pour s’asseoir correctement contre le siège, tout en prenant bien soin de ne pas réveiller les deux hybrides. Il bailla à s’en décrocher la mâchoire, puis étira ses bras en fronçant les yeux.
-   Enfin réveillé ? Demanda Donf en le regardant dans le rétroviseur intérieur.
-   Oui, répondit simplement Saïko en lui souriant. On a roulé toute la nuit ?
-   Sans s’arrêter une seule fois ! Je vais reprendre du service en taxi, je crois, ironisa le conducteur en rigolant légèrement.
-   Hunter s’est endormi aussi ? Demanda le renard en regardant le siège à sa droite.
Le jeune homme avachi dessus bougea légèrement en grognant, signe que non. Saïko, ne prenant pas à mal la réponse pour le moins grincheuse, regarda à travers la vitre à sa droite. Le soleil s’était levé depuis à peine quelques heures, tout au plus. C’était le petit matin, calme et tranquille, qui prenait place après ces dernières heures mouvementées.
-   Tu dois être fatigué, ça va aller ? Demanda-t-il en regardant à nouveau le reflet de Donf dans le rétroviseur.
-   Ca va, je tiens le coup. Reprendre le volant donne de l’entrain, ça faisait un petit moment, répondit le jeune homme sans quitter la route des yeux.
-   On est bientôt arrivés… ? Demanda alors une voix endormie.
Zalosta, le regard dans le vide, encore endormie, regardait à travers la vitre.
-   Je prendrai un chocolat et un croissant…, dit-elle lentement en articulant avec peine, les yeux de nouveau fermés.
-   Pas encore Zalos’, mais bientôt ! Lui répondit Donf.
La hérissonne s’étira sur son siège en poussant un long geignement de sommeil.
-   T’es sûre de pas avoir de double-personnalité ? Se moqua gentiment Saïko en la regardant tendrement. Quand tu es colère on dirait une vraie machine à tuer sans aucuns sentiments, mais là je te découvre toute mignonne et presque enfant !
Pour toute réponse, Zalosta plaqua la paume de sa main sur le front du renard.
-   Toi tu te tais et tu continues de me servir d’oreiller, avant que mes soupçons sur toi ne reprennent le dessus, rétorqua-t-elle paresseusement en se plaquant à nouveau contre le goupil. Je préfère un oreiller tout doux plutôt qu’un en glace… Murmura-t-elle avant se rendormir à nouveau la bouche ouverte.
Saïko la regarda bizarrement.
-   Ne t’en fais, intervint doucement le conducteur en souriant. Si elle ne t’a pas déjà tué, elle ne le fera plus maintenant.
-   Merci, ça me rassure ! Lança Saïko en riant nerveusement.
A ce moment, Sephyra bougea dans son sommeil. Elle raffermit sa prise autour du ventre du renard, et caressa lentement son museau contre l’épaule du goupil qui n’osait pas bouger.
-   Athem…, murmura-t-elle doucement.

Une petite heure plus tard, la voiture s’arrêtait devant un chalet en bois de taille modeste. Comprenant un étage, il était bâti avec de solides planches repeintes en marron. La peinture s’écaillait cependant par endroits, signe que la couche avait été appliquée depuis un bon moment sans être rénovée récemment. Une sorte de terrasse de plein air abritée par un toit en bois faisait office de perron familial, et la porte d’entrée doublée d’une moustiquaire se situait au milieu. A la droite du perron se trouvait un vieux rocking-chair poussiéreux, à la gauche une petite table rectangulaire contre laquelle quatre petites chaises blanches en plastique se tenaient en équilibre sur leurs deux pieds avant. Les rideaux étaient tirés sur les quelques fenêtres qui s’offraient à la vue des visiteurs, non contents d’être enfin arrivés. Les quelques cailloux et branchages crissèrent et craquèrent sous leur pas. Le chalet se tenait en plein milieu d’une forêt de sapins très dense, abrité du regard de tout autre curieux. Un véritable repaire au fin fond des bois, habitacle rêvé des trappeurs vétérans et autres gardes-chasses. Le seul repère vivant le plus proche se tenait à quelques kilomètres d’ci, et revêtait la forme d’un petit village tranquille, sans histoire particulière.
-   Nous sommes arrivés en gare de Perpète-l’infini-trou-du-cul-du-monde, et c’est notre Terminus, dit Donf en tapotant le toit de la voiture avec la paume de sa main, réveillant les endormies, Hunter s’arrêtant à ses côtés. En espérant vous avoir offert un agréable voyage au sein de notre compagnie, tout le monde descend !
Saïko, cachant sa gêne du mieux qu’il pouvait, prit Sephyra par l’épaule en l’agitant doucement, lui soufflant de se réveiller. Zalosta quant à elle s’étirait une nouvelle fois en baillant. Elle descendit de la voiture en se frottant les yeux, puis lâcha un murmure ébahi devant le chalet qui se présentait à elle.
-   On se croirait en vacances ! Déclara-t-elle, toute joyeuse.
Sephyra, pour sa part, émergeait lentement du pays des rêves. Quand elle croisa le regard de Saïko, elle resta un moment interdite, puis se rendant compte qu’elle se tenait encore collée à lui, un bras autour de son ventre, elle se détacha immédiatement, profondément gênée.
-   Je… Désolée !
-   C’est pas grave, tu devais être en plein rêve, répondit sagement Saïko.
Puis il sortit à son tour de la voiture, et, se retournant, passa la tête à travers l’ouverture.
-   On est arrivés !
La roussette détacha sa ceinture et ouvrit la portière de son côté, avant de contempler le chalet. Elle referma la portière sans quitter la maison en bois des yeux, puis contourna la voiture et s’arrêta entre Donf et Hunter.
-   Les gars, ce soir je veux manger barbecue ! Déclara Zalosta en les pointant du doigt. Vous vous démerdez pour trouver des trucs à faire griller !
Puis, toute contente, elle se dirigea la première vers le chalet, monta les quelques marches du perron, puis toqua à la porte l’air de demander s’il y avait quelqu’un. Elle se retourna et cria à Donf de lui envoyer les clés. Ce dernier obéit tout en s’avançant, la pochette en cuir brun contenant les fameux livres au creux du bras. Hunter, derrière le petit groupe, vérifia discrètement le chargeur quinze coups du pistolet qu’il avait trouvé dans la voiture. S’assurant qu’il était plein, il chargea le Beretta 92F, communément appelé M9, puis le soupesa en passant un coup d’œil sur le canon argenté. Semi-automatique de calibre neuf millimètres, c’était un pistolet simple, sans fioriture, basique mais utile. Enfin, il scruta les environs du chalet. Tout autour, les sapins se dressaient, immobiles. La forêt les protégeait. Ou les enfermait.
-   Question de point de vue, murmura le jeune homme entre ses dents en glissant le M9 dans son dos, le coinçant contre son pantalon blanc.
Puis il s’avança à son tour derrière Sephyra et Saïko, qui étaient déjà rentrés à l’intérieur.


Myosotis regardait le soleil se lever paresseusement derrière les hauts immeubles qui faisaient face à la ruelle. Lentement, elle avança une main en avant, dans le vide… Avant que ladite main ne s’arrête contre quelque chose d’invisible. La jeune femme soupira.
-   Toujours pas…
Elle ferma les paupières un instant, puis les rouvrit, utilisant sa perception particulière. Alors elle vit distinctement une sorte de barrière translucide s’étirant pile à la limite de la ruelle entre les deux bâtiments, offrant un écran invisible et inviolable entre le petit espace restreint et sombre et le trottoir public. Inviolable… Enfin presque. Myosotis pouvait y voir les lignes de la mort palpiter, comme vivantes. Mais elles semblaient calmes. Comme si la barrière sentait d’elle-même que le temps de sa mort n’était pas encore arrivé. Myosotis soupira, ferma les yeux pour revenir à une vision normale, puis fit demi-tour pour retourner au petit abri en bois dans lequel dormaient les deux enfants. Après leur petite conversation dans la nuit, Millie s’était retirée dans un profond mutisme, ne répondant plus aux questions de la jeune femme. Puis les deux gamins, rompus de fatigue, s’étaient tous les deux allongés sur le seul lit miteux, et étaient partis dans un pays lointain, onirique, propre à chacun. Myosotis attendait depuis lors, divisée entre le fait que la personne qui les avait fait s’évader ne lui était pas inconnue, et donc qu’ils devaient rester ici jusqu’à ce qu’il revienne leur donner des explications – c’était d’ailleurs, et très certainement, le but du kekkai. Mais Myosotis avait horreur de se sentir enfermée contre son gré. Alors qu’elle se demandait une nouvelle fois si elle ne devrait pas plutôt briser ce maléfice et s’enfuir d’ici, une ombre se dressa devant elle. Elle recula vivement, scrutant l’apparition du mieux qu’elle pouvait. Malgré le soleil qui se levait lentement, les immeubles qui entouraient la ruelle étaient de hauteur assez conséquente, et la pénombre régnait encore dans le petit chemin étroit. Myosotis était acculée. Derrière elle, la barrière magique. Et derrière cette apparition, les enfants. C’est alors que l’ombre disparut, et fit place à une silhouette un peu plus humanoïde.
-   Désolé de t’avoir fait attendre, dit une voix masculine, posée et grave, presque fatiguée.


-   On a un problème, déclara Zalosta en descendant les escaliers en bois sombre.
Donf, qui avait élu la cuisine comme sa propriété, referma un placard vide et s’avança près du bar – qui délimitait la cuisine du reste du rez-de-chaussée. Hunter détourna les yeux du grand téléviseur qui se trouvait à l’opposé de la cuisine, et qui était à peu près le même modèle que celui qu’ils avaient au manoir, directement accroché au mur, pour interroger la hérissonne du regard. Sephyra, affalée sur le canapé trois places qui faisait face à la télé, fit de même. Quant à Saïko, il se retourna sur son fauteuil, placé à gauche du canapé.
-   Ouais, ya pas grand-chose à bouffer, répondit Donf à la place de Zalosta.
-   Non, pas ça. On a un problème avec les lits, rétorqua la hérissonne en pointant l’étage supérieur du pouce.
-   Pas assez de lits ? Bah, je dormirai sur le canapé, c’est pas un problème, répondit Hunter d’un air blasé.
-   Y a bien cinq places, répliqua une nouvelle fois la hérissonne en fixant le jeune homme du regard. Mais…
Tous restèrent suspendus à ses lèvres.
-   Trois lits simples, un lit deux places, conclut-elle finalement.
Un silence de mort s’abattit sur le chalet. Donf rigola nerveusement.
-   Hé hé… C’est le moment de savoir qui est en couple avec qui, entre nous.
-   Te marre pas abruti, le fustigea Hunter. Bon, tant pis, je dormirai dans le canapé comme je l’ai dit, ça me pose pas de problème.
-   Attendez, je peux très bien dormir dans le lit deux places avec Zalosta, ça me pose pas de problèmes, intervint Sephyra en regardant les autres, avant de poser ses yeux sur Zalosta. Pas vrai Zal…
Elle se stoppa d’elle-même en découvrant le regard de son amie, fixé sur Saïko. Un regard glacial, impénétrable, froid comme la mort. Un nouveau silence s’abattit entre eux, Saïko ne baissant pas les yeux face à Zalosta, les autres assistant à la scène sans mot-dire.
-   Il y a une chambre avec deux lits, je dormirai dans celle-là avec Saïko, proféra-t-elle lentement. Je préfère te prévenir à l’avance, le goupil… Je ne dors toujours que d’une oreille. Et encore, quand il m’arrive de m’endormir, ce qui est relativement… Rare.
Hunter et Donf se regardèrent du coin de l’œil. Ils pensèrent la même chose. Si demain, au réveil, ils retrouvaient un renard décédé dans la chambre, il ne faudrait pas se poser de questions. Sephyra restait silencieuse. Saïko se massa la nuque en riant nerveusement.
-   D’accord…, répondit-il en relevant ses yeux sur la hérissonne, souriant sagement. Je comprends, et je me plie à tes exigences. Si tu souhaites garder un œil sur moi, ça ne me dérange pas.
-   Très bien ! Rétorqua Zalosta en fermant les yeux le temps de quelques secondes.
Puis elle releva les paupières, et s’avança vers le bar. Souriante, elle apostropha Donf de manière ironique.
-   Bon ! Qu’est-ce qu’on bouffe pour le petit-dèj’, chef cuistot ?
Le jeune homme se passa une main dans les cheveux, grimaçant légèrement, comme s’il n’attendait que ça pour passer à autre chose.
-   Ya pas grand-chose, ça, c’est formel. Mais j’arriverai bien à nous faire un petit truc quand même, va !
Pendant que Zalosta rejoignait son acolyte dans la cuisine, à la recherche de la moindre petite chose mangeable à se mettre sous la dent, Saïko interrogea Hunter du regard. Celui-ci haussa les épaules, l’air de dire que ce qui venait de se passer n’était pas de ressort, et contempla à nouveau l’écran de la télévision. Le renard regarda alors Sephyra, et celle-ci lui sourit, gênée, sous-entendant que tout se passerait bien… Peut-être…


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Décembre 04, 2009, 07:20:30 pm
Myosotis reconnut tout de suite la voix qu’elle avait perçue dans le laboratoire, la nuit d’avant. Mais ce ne fut pas un prétexte assez conséquent pour qu’elle abandonne sa défensive.
-   Qui êtes-vous… ?
-   Je suis le Patron, l’homme du manoir, répondit sagement la silhouette encapuchonnée sans hausser le ton.
Myosotis essaya de percer l’ombre du visage que cachait la capuche.
-   Retirez-la, exigea-t-elle sans détours.
Le Patron s’exécuta docilement. Et Myosotis fit un pas de plus en arrière, la mine plus sombre que jamais, sa main gauche déjà posée sur le fourreau de son couteau accroché dans son dos grâce à la ceinture de son kimono. Couteau qu’elle avait récupéré à côté du lit où elle s’était réveillée plus tôt.
-   Le « Patron » que j’ai rencontré au manoir était un homme, pas un échidné, vous venez de le dire vous-même… Susurra-t-elle lentement en retrouvant sa perception visuelle, détaillant à l’avance les points stratégiques de son éventuel ennemi.
-   Myosotis, la fleur… Tu es pourtant bien placée pour savoir qu’en ce monde, les apparences ne valent rien, non ? Déclama l’échidné noir aux yeux tout blancs.
La jeune femme leva un sourcil. En quelques heures, lui rappeler sa nature de fleur de manière aussi étrange et aussi directe, c’était un peu trop. Néanmoins, les yeux blancs expliquaient le port de lunettes teintées du Patron qu’elle avait connu.
-   Vous auriez dû mourir dans cet incendie. Donf nous a raconté ce qu’il s’était passé.
-   Doucement, rétorqua sagement le Patron en levant une main, coupant net aux questions. Je suis venu vous reprendre, on va rejoindre les autres.
-   Pourquoi nous avoir laissé ici ?
-   Je ne pouvais pas vous y amener directement, ils auraient pu nous suivre.
-   Qui ça, « ils » ?
Le Patron soupira légèrement.
-   Je répondrai à ces questions une fois qu’on sera avec les autres.
Myosotis resta silencieuse un moment, jugeant l’hybride de ses yeux particuliers.
-   … Qui sont les autres ? Demanda-t-elle alors.
-   Donf, Hunter, Zalosta, Sephyra, et celui qui était présent à ton combat contre Valdamjong, Saïko. C’est le même soir que vous vous êtes retrouvés dans mon manoir tous les deux, toi endormie par une attaque de mon chef-cuistot qui n’a aucun sens du devoir envers les femmes. Ca te va ?
Myosotis reprit sa vue habituelle, puis relâcha un peu sa tension en laissant le fourreau dans son dos.
-   Ca ira pour le moment. On part quand ?
-   Tout de suite.

*****
***


PS : J'ai pas posté l'illustration de Sephyra, j'ai mal au crâne et j'ai la flemme. Je le ferais pour la deuxième partie ._.
Et merci à ceux qui m'ont ramenés en Best-Of ! D'après ces personnes elle valait le coup du déplacement, j'espère qu'ils ont raison, en attendant moi je fais mon possible pour apprendre et maîtriser toujours un peu plus ce talent qu'est l'écriture du mystère et de l'horreur =)
Merci encore ! *S'incline*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hunter le Décembre 05, 2009, 08:30:12 am
Bon, chose promise, chose dûe.

Mystère, encore et encore ... Le principe de cette fic, croirait-on. Héhé. C'est toujours aussi plaisant de voir à quel point tu manies bien ton affaire. J'espère seulement que tu lèveras le voile sur cette histoire hybride/humain ... Quoiqu'on a déjà eu quelques pistes. Comme tu l'as dit, tout est dans le texte. (On se croirait dans une matière littéraire. *sort*)

On a une progression sur plusieurs plans. Les méchants, Myosotis et le reste du groupe. A quand un gros plan sur le Patron ? Je sais que c'est un homme plus que mystérieux, qu'on ne sait pas ce qu'il fait, mais ... Le suivre un petit moment, je pense que ce serait une bonne idée. Bref.

Y a pas eu de baston depuis un moment, par contre .o. Ça commence à manquer. M'enfin. Continue, y a des révélations qui arrivent, je le sens. °0° *SBAF*


Titre: Re : Re : NightDreamers
Posté par: Capita le Décembre 05, 2009, 11:07:28 am
Mais la vie continue ! Pas le rhume. *Se prend un panneau giratoire par sa femme*


*/Poubelle remplie de mouchoir usagé qui suit/*

Barbecue, je veux.
On s'fait un renard grillé, comme dans la pub des Lind ou j'sais plus quel chocolat ! Fondu, puis refroidi pour garder toute sa saveur <3

Citation
Celui-ci haussa les épaules, l’air de dire que ce qui venait de se passer n’était pas de ressort,

De son ressort ?

'Fin y'a que ça qui m'a tilté sur la fin.

Suivre le patron ce serait pas marrant, il bouge partout justement ! XD Donc le voir c'est déjà le suivre je pense.
Puis on bouffe quoi au pti dej finalement ? .o.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Décembre 05, 2009, 07:24:24 pm
Citation de: papa
*Rattrape sa fille, lui ébouriffe les cheveux <3*

*Sors, puis revient avec un peigne*
XD
*Se donne un rapide coup de peigne puis va le ranger. Ensuite, elle revient*

Citation de: papa
T'en fais pas, si t'as oublié quelque chose au début de la fic, les autres en sont au même point je pense. En même temps, les liens sont fait pour rester flous ^o^
D'accord ^^ Merci, papa !

En tout cas, ce chapitre est vraiment sympa =) Ca m'a fait bien marrer la réaction de Zalosta, avec Saïko en "coussin". Enfin, un peu d'humour, et ça compense le manque d'action ^^ Mais vraiment, tu décris super bien.
J'aurai jamais pensé que c'était le Patron qui était venu sauver Myosotis, mais apparemment si XD En tout cas il a bien fait. J'ai hâte de voir la réaction de Zalosta quand elle va revoir les enfants !! J'espère en tout cas que personne ne va venir les embêter (jusqu'à ce qu'ils se retrouvent, en tout cas).

Mais vraiment c'est un superbe chapitre ! Et puis j'ai bien aimer le coup du barbecue !! XD

Bref, pas grand chose à dire tellement j'aime bien ! Bon courage pour la suite, papa !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Décembre 06, 2009, 05:11:25 pm
Citation
sans aucuns sentiments,

Citation
On est arrivés !

Citation
l’air de dire que ce qui venait de se passer n’était pas de ressort,

Voila déjà les quelques trucs qui m'ont sautés aux yeux. Ensuite comme d'ordinaire des questions qui trouvent des réponses et encore plus de questions qui me font attendre avec impatience la suite.
Désolée pour la petitesse de ce commentaire je suis vraiment pas en forme.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Décembre 06, 2009, 06:37:49 pm
Première à lire, dernière à poster... on change pas les vieilles habitudes :'D

Très bon chapitre, encore une fois, malgré les petites imperfections imparfaites. Ca fait du bien, ce genre de chapitre-transition, où on accentue les liens entre persos. Un bon bol d'air entre deux couches d'action! Ya pas mieux pour apprécier les moments où tout se bouscule!

Bref, comme vous le savez, j'aime énormément les persos de cette fic, et le respect avec lequel vous les réinterprétez. Leurs relations et réactions sont le plus souvent crédibles, et les dialogues sont vraiment savoureux. Bon, on va faire court, vous gérez! è__é Voilà, z'êtes content?

*plante un panneau "J'attends la suite" à ses pieds et croise les bras* Du nerf è___é *SBAF*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Décembre 07, 2009, 06:56:41 pm
J'éditerai le post dans la nuit ou demain pour vous répondre et mettre l'illustration de Sephy. En attendant, je vous remercie à tous d'être passé, comme d'habitude ^o^
Voilà la suite !


Hunter, Donf, Zalosta, Sephyra et Saïko se trouvaient devant le lit à deux places du second étage. Sur le grand matelas, une pile d’objets peu communs et des vêtements s’imbriquaient les uns dans les autres. Au hasard, Hunter en retira un fusil à pompe, dont la crosse dépassait du tas de vêtements.
-   … Mon SPAS, dit-il simplement en découvrant son arme.
Zalosta s’avança alors à son tour pour décortiquer le petit tas de tissus qui s’amoncelait. Elle regarda plusieurs vêtements les uns après les autres, son sourire s’élargissant quand elle découvrit une robe bleue à elle. Donf retira du paquet informe une petite mallette.
-   C’est mon nécessaire à aiguilles, mais…
-   Le Patron a vraiment pensé à tout ! Déclara joyeusement Zalosta. Il y a même…
La hérissonne regarda un vêtement, puis se retourna pour décortiquer Sephyra du regard.
-   Mais oui ! Sephyra, c’est ce que tu portes ! S’écria-t-elle en prenant un obi vert et en le montrant à la roussette.
Cette dernière n’en crut pas ses yeux et s’avança pour prendre le vêtement dans ses mains.
-   Il y a même la cape de Saïko ! Clama à son tour Donf en retirant une longue et large écharpe jaune, toute fine.
Le renard prit la cape de même que Sephyra, n’y croyant pas.
-   C’est… Exactement la même, mais comment il a fait… ?
-   Alors ça, j’arrive pas à le croire, l’approuva Sephyra.
Hunter pour sa part retira du tas quatre autres armes, louchant sur le dernier pistolet qu’il venait de découvrir sous un jean bleu délavé que Donf eut tôt fait de récupérer.
-   Ya même mon Deagle…, murmura-t-il simplement, ébahi.
Bientôt, le tas informe disparut, et chacun se retrouva avec sa pile d’achats dans les bras. Donf regarda ses acolytes les uns après les autres, puis rit légèrement de manière sardonique.
-   Hé hé, voilà le programme du jour, amis vacanciers. Tout le monde sous la douche, et on se refait une beauté !
Zalosta rigola joyeusement. Sephyra de même. Saïko suivit le mouvement, et Hunter daigna en tirer un léger sourire. La tension retombait enfin, après ces quelques jours mouvementés. Même si tout était loin d’être réglé, ils goûtaient un repos bien mérité.
-   Bon, j’y vais le premier, intervint Hunter en sortant de la chambre, quelques vêtements pliés et ses armes dans les bras.
-   Moi je vais m’en griller une, rétorqua Donf en reposant ses petites affaires sur le lit.
-   Quoi ?! S’écria Zalosta en foudroyant le jeune homme du regard.
-   Quoi… Quoi ? Se défendit-il. J’ai bien mérité ça, quand même, j’ai roulé toute la nuit je te rappelle !
La hérissonne marmonna dans sa barbe, puis sortit de la chambre la tête haute, les bras pris par sa robe bleue et sa fameuse et indémodable cape noire (un peu moins miteuse pour l’occasion), ne daignant même pas répondre à son ami. Celui-ci se massa la nuque en soupirant, puis sortit à son tour. Sephyra et Saïko restèrent seuls dans la grande chambre.
La roussette déposa ses affaires sur le lit, pliant un à un ses vêtements. Le renard l’imita.
-   C’est le moment ou jamais de revenir sur notre rencontre, dit-il pour briser le silence.
-   J’en ai pas tellement envie, répondit-elle évasivement. Et toi ?
-   Je passe mon tour, de même.
Ayant terminé de s’occuper de ses affaires, Sephyra décida de passer à celles de Donf, qui avait posé ses vêtements en un nouveau petit tas personnel. Le goupil la regarda faire en silence.
-   Qu’est-ce que tu en penses ? Demanda-t-il d’une voix calme et amicale.
-   A vrai dire, ça fait quelques heures maintenant que je ne pense plus grand-chose. Je me contente de suivre les évènements. Mais si tu parles des vêtements… Je ne sais pas quoi en penser, exactement. Et je ne sais pas quel est le message à saisir derrière ce cadeau.
-   Peut-être que leur Patron… Pense que nous formons un groupe. Nous tous. Et pas seulement ses employés.
Sephyra se releva, ayant terminé de plier les vêtements de Donf.
-   Mais tu ne sais pas en quoi consiste leur boulot, répondit-elle en regardant Saïko dans les yeux. Et moi, je ne veux pas être embauchée par ce Patron-là.
-   Alors pourquoi est-ce que tu restes ? Reprit gentiment Saïko en souriant tristement.
Sephyra soupira légèrement en détournant le regard, posant inconsciemment un doigt sur son alliance.
-   Je ne sais pas vraiment, moi-même…
Un silence s’abattit dans la petite chambre. Puis Sephyra se détourna, et sortit sans mot-dire. Saïko resta immobile, le regard perdu dans le vide.
-   Moi non plus, je ne sais pas…, murmura-t-il pour lui-même.

Donf alluma sa cigarette sur le perron du chalet. Il expira sa fumée avant de soupirer de soulagement, relâchant la tension et la fatigue qu’il avait emmagasiné depuis le réveil à l’hôpital.
-   Ca fait du bien, mine de rien, souffla-t-il avant de porter une nouvelle fois sa cigarette à la bouche.
C’est à ce moment-là que la porte d’entrée s’ouvrit. Tournant la tête en expirant sa fumée nauséabonde, Donf découvrit Sephyra qui grimaça perceptiblement en s’avançant vers lui, près du vieux rocking-chair poussiéreux.
-   J’ai horreur de ça, expliqua-t-elle.
-   Je ne te force pas à rester, rétorqua le jeune homme sans agressivité.
Mais la roussette resta quand même, s’accoudant au balcon de bois près de son compagnon d’infortune.
-   Pourquoi est-ce que tu fumes ? Demanda-t-elle soudain sans regarder Donf. Je veux dire, qu’est-ce qui t’as poussé, un beau jour, à te mettre à fumer ?
-   Je fume… Depuis le jour où j’ai perdu une amie.
-   Oh, je… Je suis désolée, je ne savais pas, rétorqua tristement Sephyra en le regardant, soudain coupable.
-   Non, pas perdre dans ce sens-là, se reprit le jeune homme en riant légèrement. Je parlais de perdre l’amitié qu’il y avait entre elle et moi.
-   Ah, je vois… Marmonna la roussette en s’accoudant à nouveau, le regard plongé dans le vide. Elle devait être importante pour toi. A moins que ce ne soit qu’une simple excuse, railla-t-elle sans le vouloir.
-   Bof, on s’est pardonné peu de temps après, en fait, rétorqua Donf avant de reprendre sa cigarette à la bouche.
-   Alors pourquoi tu continues ?
-   Parce que… Dit le jeune homme en s’arrêtant pour recracher sa fumée avant de reprendre. Quelque part, je crois que je n’ai jamais réussi à combler le manque.
Sephyra tourna la tête vers son ami pour le regarder de travers.
-   Mais vous vous êtes réconciliés, non ?
-   Peut-être, oui. Mais je l’ai quand même perdue pendant quelques mois. Je n’oublierai jamais ce que ça m’a fait de la perdre, même si on s’est réconciliés.
-   Je vois… Répondit Sephyra, qui comprenait le sens de l’histoire. Vous vous revoyez de temps en temps ?
-   Pas du tout ! Rétorqua Donf en riant à nouveau légèrement. Nos vies ont pris deux chemins différents, et on s’est plus revus depuis pas mal de temps maintenant. Mais…
Donf laissa passer un court silence en s’avançant près du petit balcon de bois, levant la tête pour apercevoir le ciel derrière le toit du perron. Il souriait largement, la cigarette à la main.
-   Je sais qu’on est encore ensemble, quelque part. On ne s’est jamais oubliés. Savoir qu’elle se bat au quotidien sous le même ciel que le mien, ça me suffit…
Et sur ces paroles, il inspira une dernière fois sur le bout de la cigarette avant d’éteindre celle-ci sur le talon de sa chaussure.
-   Et toi, qu’est-ce que tu attends ? Demanda-t-il soudain alors que Sephyra s’était replongée dans ses pensées, l’histoire du jeune homme lui rappelant ses propres souvenirs.
Elle sursauta légèrement et se retourna pour regarder son ami dans les yeux, l’interrogeant du regard. Craignant quelque part qu’il n’aborde « ce » sujet. Et effectivement, le jeune homme montra du doigt l’alliance qu’elle portait à l’annulaire.
-   Cet anneau, là… Ca signifie que quelque part dans ce monde, quelqu’un attend ton retour, non ? Alors qu’est-ce que tu fais ici ?
La roussette détourna les yeux, portant une main devant son alliance.
-   C’est… Plus compliqué que ça…, se justifia-t-elle mollement.
-   Ah ça ! Rétorqua soudainement le jeune homme en souriant. Les problèmes ont toujours l’air plus compliqués qu’ils ne le sont en vérité. Mais quand on prend le temps de réfléchir posément et de prendre la situation comme elle vient, on se rend compte… Que le choix, quel qu’il soit, n’est pas si difficile à faire, tout compte fait.
Sephyra ne répondit pas. Elle se contenta d’abaisser un peu plus les yeux, entravant la main porteuse de l’anneau dans l’autre avec force.

C’est alors que Donf porta son regard derrière Sephyra. La roussette sursauta violemment quand le jeune homme laissa sa joie éclater. Elle se retourna vivement alors que son ami se jetait sur la porte d’entrée, l’ouvrant à la volée et criant :
-   Zalosta ! Les enfants sont là ! Ils sont revenus !
La hérissonne bouscula son acolyte pour se jeter sur le perron. Un large sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu’elle poussait un énorme soupir de soulagement.
-   Je le savais ! Je le savais ! Se contenta-t-elle de répéter en riant de bonheur, dévalant les quelques marches du perron.
Millie et Arthur se jetèrent dans ses bras et elle s’agenouilla pour les prendre contre elle tous les deux, leur caressant tendrement la tête.
-   Zalos’, tu m’as manqué !
-   Tante Zalosta… !
-   Vous m’avez manqué aussi, vous savez ! Je suis tellement heureuse de voir que vous allez bien…
-   Eh, Zalos ! S’écria Donf. Ils sont revenus vivants, alors va pas les étouffer avec ta poitrine !
Trop joyeuse pour être ronchonne, la hérissonne rit en serrant les enfants contre elle. Sephyra sourit tendrement, soulagée elle aussi. Saïko se posta à côté de Donf, redécouvrant après plusieurs jours celle qui l’avait sauvée ; celle qui était toujours aussi belle, malgré ses cernes prononcées : Myosotis. L’apercevant sur le pas de l’entrée, un très infime sourire se peignit sur les lèvres de la jeune femme. Le goupil le lui rendit pareillement. Hunter quant à lui débarqua sur ces entrefaites, la chemise ouverte, découvrant son torse barré d’une large cicatrice. Il s’arrêta sur le pas de l’entrée. Derrière l’épaule de Saïko, il apercevait l’échidné noir, qui se trouvait à côté de Myosotis. Les deux yeux complètement blancs, il releva cependant la tête quand Hunter le découvrit. Et il sembla au jeune homme que l’hybride le regardait, lui rendant son regard sans même avoir besoin d’iris et de pupilles.
Les paroles de son ami lui revinrent en tête comme un venin, s’entrechoquant entre ses pensées et ses souvenirs. Il vacilla légèrement. L’hybride qui se tenait là, devant le chalet, ne pouvait pas être leur Patron. Ou si c’était le cas, ce qu’avait dit Donf était faux.
Hunter ne pouvait pas être le fils d’un échidné…




Au printemps, l’oiseau naît et chante ;
N’avez-vous pas ouï sa voix ? …
Elle est pure, simple et touchante,
La voix de l’oiseau – dans les bois !

L’été, l’oiseau cherche l’oiselle ;
Il aime, et n’aime qu’une fois.
Qu’il est doux, paisible et fidèle,
Le nid de l’oiseau – dans les bois !

Puis quand vient l’automne brumeuse,
Il se tait avant les temps froids.
Hélas ! qu’elle doit être heureuse
La mort de l’oiseau – dans le bois !



Dans les bois, Gerard De Nerval



*****

***


L'ascenseur est descendu très bas au niveau du sol. Ce salaud m'a tenu la main tout du long, sans que ça me préoccupe. J'aurais dû voir le coup venir. J'aurais dû être sur mes gardes.

-   Vous saviez que nous trois, nous avions un lien en commun… Vous saviez tout depuis le début, vous avez tout fait pour ça.
-   Effectivement, susurra Lena en se détachant du bureau.

Mais découvrir enfin ce que mes parents faisaient durant tout ce temps que je ne partageais pas avec eux me donnait un formidable élan de curiosité. Une sorte de vengeance, aussi. J'allais enfin savoir ce qu'ils me cachaient.

-   Qu’est-ce que tu veux savoir ? Demanda Kane. Pourquoi je t’ai infligé autant d’épreuves ? Pourquoi je ne t’ai pas élevé ?
-   Espèce de…

J'espérais qu'ainsi, je pourrais leur faire comprendre que j'étais assez grand pour saisir le sens de ce qu'ils faisaient. J'espérais...

Sephyra posa ses mains sur les manches de ses katanas en souriant dangereusement, les sourcils froncés.
-   Ca fait bien longtemps que je n’avais pas ressenti cette tension si particulière de l’odeur du sang et de la concentration des combats…

On dit que l'espoir fait vivre. Moi, c'est l'espoir qui m'a tué ce jour-là. Quand je me suis retrouvé nez à nez avec ce foutu projet « Arès », je suis mort une première fois. La vie n'a plus jamais eut le même goût après.

-   Je me fous du lien qu’on peut avoir, je me fous du passé ! S’écria-t-elle alors en redressant son museau, fixant Loth droit dans les yeux, la mâchoire serrée par la colère dont l’émotion transperçait chacun de ses mots. Ce qui compte à mes yeux, c’est le présent. Et je suis sûre d’une chose, c’est qu’un jour… Un jour, je te tuerai, Loth.

Celui du sang empestait mes narines et tâchait mes mains.
Pour ce qui s'est passé exactement, mes cauchemars attestent de mon imagination débridée, mais ma mémoire consciente refuse de me révéler la vérité.


-   L’Enfer, reprit Zalosta, songeuse. Dans le discours de cette femme, la nuit du bal… Elle parlait de la « nuit éternelle ». Ce serait l’ouverture de la Porte des Enfers… ?

J'imagine que...

-   C’était… Une femme merveilleuse...




NightDreamers
Chapitre 17 ~Maman


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Décembre 07, 2009, 07:35:51 pm
Hum fin de chapitre plutôt courte et qui laisse beaucoup de questions en suspend. La preview comme d'ordinaire laisse entrevoir un chapitre bien intéressant et plein de révélations. Quoique te connaissant ces révélations vont encore amener d'autres questions...

Les voila donc tous réunis bien j'ai hâte de voir qui tuera qui en premier ! Parce que si les retrouvailles ont l'air si idylliques, je ne suis pas certaine que cela dure. Les tentions au sien du groupe vont bien finir par revenir. 

J'ai pas vu de faute, je ne les ai pas chercher non plus. Mais si Hunter repasse derrière toi il y a peu de chance que j'en trouve. ^^


Citation
Citation
quelconque lien de parenté entre Lost et Rika
Pas grave Miko on t'en veut pas, ça arrive à tout le monde XD Eh nan, je confirme, Matthew Fox n'a pas voulu signer le contrat pour ma fic !
Hum je devrais éviter de faire des message lorsque je suis fatiguée et malade. Mais éclaire ma lanterne : qui est Matthew Fox ?




Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Décembre 07, 2009, 07:54:48 pm
... Je ne vais pas faire un roman par rapport à cette suite, un peu comme d'habitude finalement... Mais comme vous devez vous en douter - non, comme vous le savez - cette suite était un peu... particulière à mes yeux.
Fin bref. Je saisis enfin mes vieux cours de français de 1ère S, quand on me parlait de textes à plusieurs niveaux de lecture. Je commence à comprendre la signification de cette expression.
Je dois vous féliciter comme d'habitude pour la qualité de vos écrits, et puis sachant que ça va roxxer par la suite, je ne peux que vous soutenir... J'ai très hâte de découvrir ce qui va arriver ^^

Bon, j'ai déjà fait le tour... Bordel, je vais la relire cinq fois cette scène. Je la quoterais presque en signature si on était pas limités à 300 caractères. En revanche j'ignore si je dois vous remercier ou m'excuser encore...




Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Décembre 09, 2009, 06:39:13 pm
Coucou papa ^^

Superbe suite, comme d'habitude !! Très émouvante quand Zalosta retrouve les enfants... Et Donf... Purée ce qu'il parle bien. J'ai trouvé ce moment très touchant, parce que je l'avais jamas vu comme ça.
En tout cas, Hunter a vraiment l'air de détester son père. Je sais pas, quand tu y a écris, il avait l'air d'y avoir une de ses haines... Serait-ce à cause du "projet Arès" ?
En tout cas, dans le prochain chapitre, il va y avoir pas mal d'action...
Enfin, revenons à celui-ci. Saïko et Myosotis, ils sont trop choux tous les deux !! Je les imagine déjà en train de se prendre par la main (enfin, venant de Myosotis, ça m'étonnerait XD) !! Mais qu'ils sont mignons !!

Rien d'autre à dire, moi j'aime beaucoup !! Bon courage pour la suite, papa !!


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hawk the Flying Hedgehog le Décembre 10, 2009, 05:39:55 pm
Un léger retard de ma part, j'avais loupé le début du chapitre 16. Me voilà enfin à jour.

Bon, je n'ai pas vu de fautes, en même temps, d'autres s'en étaient déjà occupés avant moi.
Ensuite, sur le contenu, c'est marrant parce que l'ambiance est complètement différente des précédents chapitres, beaucoup plus calme et détendue, mais je me suis quand même senti oppressé tout du long... Sans doute parce que je sais que ce n'est que passager, et je sens que bientôt ça va redevenir intense. La preview du prochain chapitre d'ailleurs me laisse croire que j'ai raison :D

Enfin, c'est toujours aussi agréable à lire, et toujours aussi prenant. J'adore. :)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Décembre 13, 2009, 08:28:09 pm
Miko < Oui les réponses amènent d'autres questions, sinon la fic se terminerait prématurément x)
Matthew Fox ? C'est le héros principal dans Lost ! J'regarde pas cette série, j'ai fouiné sur Wiki pour retrouver le nom ^o^
Sephyra < *Tape sur l'épaule* Ne soyez pas si émotive, maman, vous me faîtes rougir XD L'aube est un nouveau jour !
Kayra < Saïko et Myosotis, Myo-chan pour les suicidaires... Eh oui, quel beau petit couple... Hu hu hu...
Hawk < Pas de problème pour le retard, comme d'hab, vu celui que je me traîne... En tout cas, je suis plutôt content que tu te sois senti oppressé, la suite va débouler très fortement =)

Merci une nouvelle fois à vous tous ! Les trois  prochains chapitres qui vont pointer maintenant sont très importants. Je vous demande de faire attention, d'accrocher à chaque détail, bref, de lire NightDreamers comme la fic se doit : à plusieurs niveaux de compréhension.
Je vous laisse avec ce début de chapitre 17 !
Au fait, j'ai pas pu éditer mon post l'autre fois, sinon il dépassait la limite des caractères :'D J'mettrais l'illustration de Sephy pour la prochaine fois, promis promis, je m'y prendrai avant pour faire le post et tout sera parfait !
Bonne lecture et à bientôt =)


(http://fc09.deviantart.net/fs51/i/2009/320/7/8/NightDreamers___Enluminure_by_Donfy.jpg)


-   Ca fait longtemps que vous connaissez mes parents ? Demanda Hunter dans un couloir, à celui qui le guidait.
-   Pas mal d'années, en effet. Eux et moi, on a fait beaucoup de grandes choses. Mais en ce moment, nous sommes sur le point de faire une découverte qui pourrait bouleverser le monde.
-   Ah ?
-   En fait, pour te dire la vérité, ça fait des années que tes parents et moi travaillons sur ce projet. Ils ne t'ont jamais parlés du projet « Arès » ?
-   Je ne les vois pas souvent...
-   Je comprends... Tu aimerais le voir ? Ce projet qu'ils te cachent... ?
Hunter releva les yeux et s'écria, joyeux :
-   Oh, ça alors, oui !
Le scientifique rit gentiment.
-   Très bien ! Suis-moi, c'est par içi. Nous allons prendre cet ascenseur...

L'ascenseur est descendu très bas au niveau du sol. Ce salaud m'a tenu la main tout du long, sans que ça me préoccupe. J'aurais dû voir le coup venir. J'aurais dû être sur mes gardes.
Mais découvrir enfin ce que mes parents faisaient durant tout ce temps que je ne partageais pas avec eux me donnait un formidable élan de curiosité. Une sorte de vengeance, aussi. J'allais enfin savoir ce qu'ils me cachaient. J'espérais qu'ainsi, je pourrais leur faire comprendre que j'étais assez grand pour saisir le sens de ce qu'ils faisaient. J'espérais...
On dit que l'espoir fait vivre. Moi, c'est l'espoir qui m'a tué ce jour-là. Quand je me suis retrouvé nez à nez avec ce foutu projet « Arès », je suis mort une première fois. La vie n'a plus jamais eut le même goût après.
Celui du sang empestait mes narines et tâchait mes mains.
Pour ce qui s'est passé exactement, mes cauchemars attestent de mon imagination débridée, mais ma mémoire consciente refuse de me révéler la vérité.
J'imagine que...



NightDreamers
Chapitre 17 ~ Maman


Hunter gardait les sourcils froncés. Il ne quittait pas des yeux cet étrange échidné aux yeux complètement blancs, sans iris ni pupilles. Et cette impression que l’hybride le regardait malgré sa semblable cécité ne le quittait pas non plus. Ils se dévisageaient mutuellement. Donf en vint à son tour à remarquer cet échidné qui était un peu en retrait, derrière Myosotis. A  remarquer ces yeux, surtout. Il resta indécis, la bouche à moitié ouverte. Il décroisa lentement ses bras, ne pouvant y croire. Il ingurgita difficilement.
Jusque là, le jeune homme avait fait semblant d’y croire. Oui, l’homme qui était apparu dans la ruelle était leur Patron. Il avait participé à ce petit jeu, simplement parce que le but final était de sortir de cette situation de recherchés. Les livres et le moyen de partir de la ville, c’étaient tout ce qui comptait pour lui. Il avait refoulé ses doutes, son incompréhension. Cette émotion, amère, triste, et coupable surtout, d’avoir assisté à la mort de cet homme, de l’avoir imprégné d’essence, de lui avoir mis le feu… Il ne pouvait pas oublier tout cela. Il ne pouvait pas accepter qu’un autre se montre, comme ça, impunément, et se proclame tout simplement « Patron ». De toute façon, une telle chose était improbable. Le Patron, le seul, était mort. Et les morts ne reviennent pas à la vie.
Pourtant… Ces yeux anormalement blancs étaient les mêmes. C’était complètement paradoxal. Ils étaient juste blancs. Vides. Et malgré tout, résidait en ces orbites une lueur surnaturelle, qu’on percevait plus qu’on ne voyait. Et Donf ne se faisait pas d’illusion. C’était cette même lueur qui habitait les mêmes yeux du Patron qu’il avait vu mourir. Alors qui était cet échidné ? Un parent de leur Patron ? Par instinct, Donf regarda à sa gauche. Hunter était sur le pas de la porte, juste derrière Saïko, et restait  immobile, les sourcils froncés, les poings serrés, la chemise ouverte. Le lien qui existait entre Hunter et leur Patron revint à Donf. Il regarda à nouveau l’étrange échidné qui restait immobile, lui aussi. Impossible. Improbable.
Un humain ne pouvait être le fils d’un hybride.


Le soleil était déjà haut dans le ciel. Loth et Rika se présentèrent à la porte du bureau de Lena. Ce fut Loth qui frappa. Ils entrèrent quand la propriétaire des lieux le leur permit. Le jeune homme ouvrit alors la porte, puis il laissa passer sa coéquipière avant de la refermer sur eux. Le bureau de Lena respirait la féminité. Un bâton d’encens dégageait une douce odeur dans toute la pièce, la fumée se disloquant lentement du bâton incandescent posé sur le bureau, sur un petit support en bois taillé. A la droite de la pièce, une double-fenêtre ouvrant sur un balcon laissait entrer la lumière du jour naissant. A droite de la fenêtre, sur le mur adjacent, était accrochée la photo d’une petite île presque vierge, vue du ciel. Comme brûlée. Derrière Lena, qui était assise sur sa chaise de bureau, les mains croisées sur ses genoux, siégeait un grand tableau représentant un petit lac embrumé, entouré de sapins. Sur l’eau, un homme dirigeait sa pirogue avec un long bâton, sondant les écumes. Le ciel se baignait dans le lointain d’un orangé qui perçait paresseusement les nuages blancs, effilés comme de gros bouts de cotons. Le reste du paysage semblait fantomatique dans la brume matinale.
A la gauche du bureau, une petite armoire, plus haute que large, sur laquelle reposait quelques livres, dossiers, et autres papiers. Lena ne se leva pas. Loth et Rika s’avancèrent, et ne s’assirent pas sur les deux fauteuils bruns, restant debout, immobiles face au bureau. Le regard de la jeune femme, à moitié caché par ses paupières mi-closes, passait de l’un à l’autre.
-   Quelle a été la réponse ? Demanda-t-elle d’une voix suave en décroisant ses mains autour de ses genoux et en appuyant doucement une joue sur la paume de sa main gauche, le coude appuyé sur la surface en bois poli du bureau.
-   Il accepte, répondit Rika sans aucune émotion dans sa voix.
Il y eut un rapide battement de cils chez Lena. Puis elle changea une nouvelle fois de position, se vautrant dans son fauteuil, croisant les jambes et les bras.
-   Bien. Qu’avez-vous appris ? Continua-t-elle sans se départir de son petit sourire en coin, qui recourbait ses lèvres fines.
-   Il a un groupe assez conséquent, répondit Loth, constitué d’enfants de tout âge, de tout sexe et de toutes races. Il affirme qu’il en a le contrôle, mais il reconnaît manquer de moyen et surtout d’envergure. Toutes ses actions se font dans le plus grand silence.
-   Il avait dans l’idée de dresser tous ces jeunes, continua Rika, pour renverser le pouvoir et « foutre un peu le bordel », selon ses mots. Mais nos objectifs l’intéressent bien plus depuis qu’il a pu s’entretenir avec un de nos dirigeants, et il est prêt à se tenir à vos obligeances.
Lena se tapota la joue avec un doigt en détournant le regard.
-   Je vois, je vois…, dit-elle distraitement. Et pour terminer ?
-   Pour terminer nous lui avons dit de rester sur ses positions pour que nous puissions revenir lui donner une réponse définitive.
-   Très bien ! S’exclama alors Lena en se relevant, posant les deux mains à plat sur son bureau, savourant du regard ses deux acolytes. Vous avez fait du bon travail, comme de coutume. Je suis fière de vous !
-   Vous saviez.

Un court silence s’abattit dans le bureau. Loth regardait Lena dans les yeux. Rika ne bougeait pas.
-   Vous saviez, reprit Loth d’une voix où ne perçait aucune émotion. Que Rika et moi étiez en mission dans le même périmètre. Qu’on allait se rencontrer.
Le sourire de Lena s’élargit légèrement.
-   Continue, enjoignit-elle d’une voix douce.
-   Vous saviez que nous nous retrouverions au même lieu que celui que je devais voir.
Les yeux de la jeune femme se plissèrent significativement. Le museau de Rika se fronça de même. Loth continua.
-   Vous saviez que nous trois, nous avions un lien en commun… Vous saviez tout depuis le début, vous avez tout fait pour ça.
-   Effectivement, susurra Lena en se détachant du bureau.
Elle se retourna et contourna son fauteuil pour contempler le tableau.
-   Nous pensions qu’il était temps, tout simplement.
-   Temps pour quoi ? Demanda froidement Rika.
-   Temps pour vous… Elle tourna la tête de profil, regardant le sol, le même sourire toujours affiché sur ses lèvres. De connaître la vérité sur votre identité.
Rika et Loth restèrent silencieux, fixant du même regard la silhouette drapée d’une robe noire qui taillait ses courbes à la perfection. Même à cet instant, Loth ne put s’empêcher d’admirer l’admirable fessier qui se devinait sous le fin tissu. Il en réprima une grimace gêné.
-   C’était quoi le délire, précisément ? Pourquoi on ne s’en rappelait plus ? Qui nous avait caché tout ça ? Et plus important encore. Marvin, puisque vous devez le connaître au fond, a dit que Rika avait été tuée, qu’elle n’était pas hybride à l’origine. Qui ou quoi a provoqué tout ça ? C’est quoi, cette vérité ?
Lena se retourna lentement, dévorant Rika de ses yeux verts.
-   La vérité ? Mais c’est à vous de la connaître, pas à nous. Quand nous vous avons recruté, nous ne savions pas qui vous étiez. Nous ne savons rien de plus que ce que nous raconté a ce Marvin. C’est moi la dirigeante qu’il a rencontré, complètement par hasard. Il aurait été plus simple de tout vous dire, c’est ce que vous pensez ? Mais nous avons préféré que vous alliez voir vous-même sur place. C’est même ce que ce Marvin nous a dit. Ce manoir où vous vous êtes retrouvés a dû faire ressurgir en vous bien des souvenirs, n’est-ce pas… ?
Rika détourna la tête. Loth baissa les yeux. Ils grimacèrent tous les deux. Lena n’en sourit que plus davantage.
-   Le goût de la vérité… Amer, et sucré à la fois…
-   Ca suffit.
Loth se détourna du bureau, les mains dans les poches.
-   J’en ai assez entendu. Je me tire.
Rika resta immobile, les lèvres pincées. Loth s’avança vers la porte du bureau.
-   Loth, tu ne vas pas nous abandonner ? Demanda alors Lena dans son dos.
-   … J’ai une autre question à vous rétorquer, répondit Loth d’une voix ferme. Changez de disque. J’en ai marre d’entendre la même question. Que je vous quitte ou non, c’est pas ça qui vous arrêtera d’aller jusqu’au bout. J’ai juste besoin de faire une pause.
Puis il se détourna une bonne fois pour toute, ouvrit la porte, et  la referma derrière lui sans la claquer. Lena regarda alors la tigresse en souriant, dont les poings serrés tremblaient.
-   Eh bien ? Dit-elle dans un murmure.
Rika se détourna alors rageusement, et s’élança sur la porte avant de l’ouvrir brutalement.
-   Loth !
Le jeune homme, à quelques pas dans le couloir, se retourna, surpris. La tigresse le fixa. Ses yeux jaunes lançaient des éclats meurtriers. Son baggy contrastait affreusement avec sa personne réelle, détournant sa rage et son désir de tuer en crise d’adolescence pré-pubère.
-   Je me fous du lien qu’on peut avoir, commença-t-elle, la voix vibrante de rage, le museau légèrement baissé. Je me fous de toutes les pièces de ce manoir qu’on a visité dans la nuit, de tous les souvenirs qui nous sont remontés en mémoire et qu’on peut avoir en commun, je me fous du passé ! S’écria-t-elle alors en redressant son museau, fixant Loth droit dans les yeux, la mâchoire serrée par la colère dont l’émotion transperçait chaque mot. Ce qui compte à mes yeux, c’est le présent. C’est sur ça que se construit l’avenir, et pas l’inverse ! Et je suis sûre d’une chose, à défaut de savoir qui je suis réellement et d’où je viens. C’est qu’un jour… Un jour, je te tuerai, Loth. C’est moi qui t’enverrai dans l’autre monde, et personne d’autre. Je te tuerai, tu comprends… ?
Le jeune homme resta silencieux, les mains plongées dans les poches de son long manteau noir. Puis il détourna légèrement la tête, sortit son paquet de cigarettes et en coinça une entre ses lèvres avant de l’allumer.
-   Comme tu voudras, dit-il en recrachant sa fumée. Tu n’as qu’à faire tes propres choix et vivre ton présent comme tu le souhaites. Mais moi, je resterai dans le passé jusqu’à ce que je puisse y voir clair. Tu n’auras qu’à te retourner pour m’avoir. Je serais derrière toi… Dans ton ombre.
Puis il se retourna tout à fait et partit. Rika le regarda s’éloigner la mine sombre, sans pouvoir détacher son regard sauvage de cette grande silhouette noire, dont les longs cheveux de la même couleur balayaient le col du manteau. Enfin elle se retourna à son tour, sans un mot, sans un geste, revint sur ses pas, et referma la porte du bureau de Lena derrière elle. Celle-ci s’était dirigée entre temps devant ses deux double-fenêtres, et contemplait le ciel bleu à travers les vitres.
-   Il y a tellement de choix qui se dressent sur notre chemin, dit-elle sans émotion. Tellement de portes. Parfois on se demande combien sont restées fermées pour qu’on puisse en ouvrir une seule, et on souhaite retourner en arrière pour vérifier si on a fait le bon choix, mais… C’est impossible. Il est déjà trop tard. Alors il faut continuer d’avancer. Jusqu’aux prochaines portes menant à l’inconnu. Le Grand point d’interrogation, qui est le même pour tout le monde, mais différent pour chacun d’entre nous. L’Avenir.
Rika resta silencieuse entre la porte et le bureau, immobile, effacée, le regard perdu dans le vague.
-   Et toi Rika, que décides-tu ? Demanda finalement la jeune femme en se retournant vers la tigresse.
La queue de l’hybride fouetta l’air. Elle redressa le museau, fixant Lena d’un regard où ne perçait aucun sentiment.
-   A défaut d’être un félin, je préfère être un félin en captivité plutôt qu’un félin errant. Au moins j’ai un but à accomplir.
Le sourire de Lena s’élargit, et elle s’avança vers son bureau, s’asseyant de nouveau sur son fauteuil.
-   Ca tombe plutôt bien, ma chère Rika. Le boulot n’attend pas. J’ai déjà une nouvelle mission pour toi. Et cette fois, tu ne seras pas seule…


Saïko, Sephyra et Myosotis étaient assis sur des tabourets qu’ils avaient repris du bar et qu’ils avaient ramenés autour de la grande table en bois, entre le canapé et la télévision accrochée sur le mur. A côté d’eux, Hunter et Donf restaient debout, ne quittant pas des yeux l’échidné noir qui avait pris place sur le fauteuil en face d’eux, derrière la table. Enfin, Zalosta s’était assise sur le canapé, Millie et Arthur à ses côtés. Hunter détaillait l’hybride, l’esprit embrumé par toutes ses questions, tout ses souvenirs, toutes ses incertitudes.
-   Je vous dois quelques explications, dit lentement la voix grave et posée de l’échidné.
Tous les regards convergèrent – si ce n’était déjà fait – vers lui. Ses yeux blancs restèrent droits face à lui-même, dans le vide, ne « regardant » rien de précis.
-   Je m’appelle Kane. Et je suis bel et bien votre Patron.
Hunter ingurgita avec peine, la bouche sèche, le cœur battant. Donf recula d’un pas, la bouche entre-ouverte, le souffle court.
-   C’est impossible…, rétorqua-t-il faiblement.
-   Non, ça ne l’est pas, intervint placidement Myosotis. Son point vital se trouve au même endroit que pour l’humain que j’ai croisé à votre manoir. Et s’il portait des lunettes teintées, c’était pour cacher ces yeux. C’est bien lui.
Hunter balança lentement la tête en avant. Ses cheveux bruns cachèrent ses yeux. Le regard de Donf passait de Kane à son ami.
-   Non, vous ne pouvez pas être… Vous êtes un hybride ! Qui était l’homme au manoir ?! Répliqua-t-il avec colère et impuissance.
-   C’était un clone. Et il avait conscience de sa nature. J’ai le pouvoir de créer des clones de moi, lesquels peuvent prendre n’importe quelle enveloppe charnelle, déjà existante ou inédite. Cependant, c’était la première fois que je m’essayais à créer un clone qui pourrait… Exister et survivre sans mon pouvoir.
-   Alors… Depuis tout ce temps c’était vous sans être vous ? Demanda curieusement Zalosta, nullement étonnée.
-   Tout à fait. Celui que vous avez connu jusqu’ici était une réplique de moi. Il agissait comme j’aurais agis, pensait comme j’aurais pensé.
-   Mais ce n’était pas vous en tant qu’identité, continua Zalosta dans sa logique. Donc, vous ne devriez pas nous connaître, puisque le clone avait sa propre expérience de nous. Vous-même, vous ne nous avez jamais rencontré. Et inversement.
L’échidné tourna légèrement son museau vers la hérissonne. Ses yeux vides semblèrent la regarder un instant. Un léger sourire se peignit sur ses lèvres.
-   Ta vivacité d’esprit m’étonnera toujours, Zalosta. Pour t’expliquer simplement, le clone est un résidu de moi-même. Quand j’ai appris que j’étais mort dans l’incendie du manoir, je suis venu reprendre le résidu de mon pouvoir. Ce qui comprend la mémoire consciente et inconsciente de mon clone pendant sa période d’activité, ainsi que ses impressions, et tout ce qui suit. Ca coûte beaucoup d’énergie, mais c’est faisable.
-   « Quand j’ai appris que j’étais mort je suis venu reprendre mon résidu de… » Holà, dit simplement Saïko, pour qui l’histoire de clone, de résidus et de pouvoir bizarre ne disait absolument rien.
A ce moment, Millie tressaillit brutalement. Zalosta réagis aussitôt, se tournant vers elle. La jeune fille avait les yeux grands ouverts, perdus dans le vide, et ses pupilles d’un violet sombre s’étaient dilatées.
-   Millie ? Demanda Zalosta en se penchant légèrement vers elle.
-   Activité démoniaque… intérieure… Récita la jeune fille d’une voix éteinte, ses lèvres bougeant à peine, le corps et le regard complètement immobiles.
Au mot « démoniaque », tous les regards se posèrent sur Hunter. Celui-ci avait gardé la tête baissée. Ses yeux restaient cachés sous ses cheveux bruns.
-   Kane, je dois te parler, dit-il d’une voix blanche, relevant à peine la tête, sans même regarder son interlocuteur.
Puis il se dirigea vers la porte d’entrée, et sortit sans la refermer. Le Patron releva ses yeux vides sur Donf.
-   Tu lui as dit ? Demanda-t-il simplement.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Décembre 13, 2009, 08:30:15 pm
Le jeune chef-cuistot, ne sachant que dire ou faire de plus, hocha la tête de haut en bas, les sourcils froncés. Kane détourna les yeux.
-   Je vois…
L’échidné noir se leva alors et, contournant le fauteuil et le canapé comme s’il voyait très bien, se dirigea vers la porte, puis referma doucement celle-ci derrière lui. Zalosta reposa directement son regard sur Donf, qui était resté immobile, dans la même position.
-   Donf, qu’est-ce qu’il y a qu’on ne sait pas ? Demanda-t-elle d’une voix sans détour.
Le jeune homme baissa la tête, les poings tremblant, n’osant regarder par la fenêtre pour voir ce qui s’y passait.
-   Kane, le Patron, est… C’est le père d’Hunter, dit-il difficilement.
Zalosta resta songeuse.
-   Son père, hein… ?
Sephyra et Saïko regardaient les deux amis s’interroger en silence sans trop comprendre la situation. Myosotis pour sa part était tout à fait indifférente à ce qu’il se passait.
-   Hunter ne connaissait pas son père ? Osa finalement demander Sephyra, aussi bien pour elle que pour son acolyte le renard.
-   C’est… Plus compliqué que ça, répondit Donf, la voix légèrement tremblante. Beaucoup plus… Compliqué.
-   Mais c’est un hybride, et Hunter est humain, releva sagement Saïko avant de comprendre la réaction du chef-cuistot quelques minutes plus tôt, réaction qui sur le moment lui avait paru être sur le coup de la surprise.
-   Apparemment, une révélation en cache irrémédiablement une autre…, conclu Myosotis en croisant les bras.

Kane s’immobilisa à quelques mètres de son fils, après avoir descendu les quelques marches du perron. La voiture était garée juste à côté d’eux.
-   Qu’est-ce que tu veux savoir ? Demanda l’échidné. Pourquoi tout ça est arrivé ? Pourquoi je t’ai infligé autant d’épreuves ?
Hunter resta silencieux, la tête légèrement baissée, les bras raides autour du corps.
-   Pourquoi je ne t’ai pas élevé ? Pourquoi je ne suis pas intervenu ce fameux jour ? Continua l’hybride. Demande-moi, maintenant que je suis là. Profites-en.
-   Espèce de…
Pour toute réponse, Hunter s’avança vers lui à grands pas, la mâchoire serrée, les yeux toujours dissimulés derrière ses mèches brunes. Kane ne fit aucun geste quand son fils l’attrapa par le col de sa parka noire. Mais Hunter ne fit rien de plus. Il gardait ostensiblement la tête baissée. L’échidné remarqua alors que le poing du jeune homme tremblait légèrement. Puis, lentement, la poigne se relâcha, sans pour autant qu’Hunter ne lâche totalement prise. Une fine et unique larme tomba silencieusement sur le sol. Lorsqu’il parla, ce fut d’une voix presque éteinte, où se mélangeaient tristesse et haine, mais aussi regrets et incompréhension.
-   Dis-moi juste… Comment était maman…
Kane soupira lentement. Lorsqu’il répondit après un court silence, sa voix se fit plus fatiguée qu’elle ne le semblait déjà à l’accoutumée.
-   C’était… Une femme merveilleuse…
Hunter trembla légèrement sans lâcher la parka de son père, alors qu’une deuxième et toute petite larme s’écrasait sur le sol sec.

*****
***



J'ai cherché à changer la couleur, du blanc comme ça partout, ça finit par faire mal aux yeux je pense. Comme je suis nul en couleur, j'ai pris la première qui me convenait, mais c'était du hasard quoi :'D Si ça va pas, dîtes-le, je changerai.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hunter le Décembre 13, 2009, 09:02:49 pm
Du violet ! o/ *PAN*

Bref. C'était juste pour dire que la couleur passait, du moins de mon point de vue. Après, faut voir avec les autres.

Lisez NightDreamers.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hygualanga le Décembre 13, 2009, 10:30:10 pm
Et voilà donc là suite de ND. Il serait temps que je rattrappe une fic que je suis plus ou moins activement.

Ce dernier chapitre porté sur la relation entre Kane et Hunter, ça devait arriver un moment ou à un autre. Cependant, je ne pensais pas que la confrontation arriverait si vite, j'aurais plus penché vers les alentours du chapitre 20. Sinon, relation Rika-Marvin-Loth, peut-être un abandon de ce dernier et le fait que Sephyra est prononcé "Athem" donne toujours envie de lire, d'attendre la suite (pas trop tôt non plus hein ?).
Arf, je vois pas quoi dire de plus à part que c'est toujours aussi plaisant de lire, et comme Hunter l'a si bien dit :

Lisez NightDreamers.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Décembre 15, 2009, 07:59:32 pm
Je sais pas pourquoi, mais j'ai particulièrement aimé cette suite. Tout roxxe, comme d'hab TOT
C'est limite déprimant, parce que les attentes pour la suite s'en font insupportables... J'espère qu'on aura le droit à une méga suite pour Nowel é___è

En tout cas c'est encore une super suite. Tout est super bien décrit, surtout les attitudes de Lena qui sont très simples à visualiser. Ca rend ton monde vivant, tes persos vivants... On sent qu'il y a quelque chose derrière tes mots, que Nightdreamers n'est pas seulement un long texte sur une page internet, mais une histoire apte à nous faire rêver... Une histoire dont, bizarrement, on adorerait tous faire partie, malgré la terreur qu'elle fait régner. Alors pourquoi est-elle si attirante? C'est sa magie qui l'est, peut être.

En tout cas, un grand bravo, et surtout, une très bonne continuation ^^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Décembre 16, 2009, 03:26:39 pm
Papa !! =3

Quelle suite magnifique !! Non, franchement, moi aussi je l'ai adoré ! J'aime tout particulièrement la fin, quand Hunter demande avec sa maman... C'est trop mignon !!
Bref, en tout cas une suite riche en révélation. Je n'aurai jamais cru que le Patron du début était un clone, mais en même temps ça explique bien des choses. Et d'après ce que j'ai compris, la maman de Hunter était une humaine, c'est ça ?

Lena, quant à elle... Je sais pas pourquoi, je la déteste de plus en plus !! Elle fait vicieuse, hypocrite... Bref, je l'aime pas. Par contre Rika, elle, est très franche XD Ca change complètement !

En tout cas j'adore comme tu écris !! Je n'ai plus qu'à te souhaiter bon courage pour la suite !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Décembre 17, 2009, 12:54:37 am
Hunter < Je commencer à m'inquiéter. C'est vrai, ça fait plusieurs fois de suite que tu laisses un coment', je me pose des questions. T'as un truc à te faire pardonner, je le sens è_é
Hygua' < Content de te revoir Pain de Mie ! Ooh, confrontation, confrontation... Pour l'instant je pense que c'était plutôt un retour aux sources. On ne connaît pas encore les détails du passé d'Hunter (si vous voulez tout savoir, lisez sa fic ! *SBAF), mais voir apparaître son géniteur comme ça, - pire ! - se rendre compte que depuis quelques années il vivait à ses côtés, ce doit être un véritable choc pour lui ! Je pense que tout ça n'est pas très clair dans sa tête, il doit se poser beaucoup de questions. Et pas de gentilles questions, à mon avis. Pour le reste je te laisse cogiter ! A la prochaine =)
Sephyra < Pour nowel vous aurez un chapitre spécial, je pense é__è
Et merci pour tout ces compliments ! J'y suis pourtant pas habitué de votre part, c'est tellement agréable é_è *SBAF* Non, vraiment, merci, votre post m'a fait un réel plaisir quand je l'ai lu. Encore merci, pour tout é__è (Ya que des "é__è" dans ce commentaire è_é)
Kayra < Ma fille ! <3
Mui c'est mignon avec la question de Hunter, j'en avais l'idée depuis un bail je crois. Le pauvre a  pas eu une enfance facile... Mais on en verra les détails petit à petit dans les intros et au cours de la fic. Comme pour les autres persos. Mais si vous voulez les GROS détails, pour Hunter comme pour Sephy ou Zalos, lisez les fics de leurs créateurs ! o/ *Coup de pub no jutsu*
Citation de: Kayra
la maman de Hunter était une humaine, c'est ça ?
La réponse te sera très bientôt donnée, mais en tout cas, ça reste une bonne question. Très intéressante ^o^
Quant à Lena... Attention attention aux apparences, comme toujours ! XD
Merci pour les encouragements et les compliments, ma fille <3

Très bien, alors au final je garde encore une fois l'illustration de Sephy pour ma pomme et je la mets pas *Se fait lyncher* Mais ya une raison ! Je la mettrai pour le prochain chapitre, soit le 18. Et pour le 19, y en aura encore une autre ! Alors, content ? Remerciez à l'avance notre chère Sephy, de ce côté là elle me fait tout plein de cadeaux ^o^ Merci Sephy !
Ya un autre truc que je vous réserve mais faudra que je pense à demander à ma femme une petite correction. 'Fin vous verrez.
Bref. Suite et fin de ce chapitre 17, "Maman". A quand "Papa" me direz-vous *SBAF
Voilà ENFIN les grosses explications que vous attendiez ! Et le premier qui me dit que j'ai une écriture de fille se prend mon écharpe dans la gueule ._.
La robe qu'enfile Zalos est aussi celle qu'elle porte sur l'illustration de Sephy, je vous laisse découvrir ce que ça donne par écrit (si je décris bien XD).
Bon j'arrête de parler, et voilà la fin de la fic*SBAF* du chapitre.
A la prochaine ! =)




Hunter était directement remonté à l’étage prendre sa douche, sans un mot, sans un geste. Au fond de lui bouillait toujours la haine inextricable qu’il vouait à cet homme, qui l’avait manipulé depuis sa naissance, et à qui il devait tous ses malheurs. Mais au fond, il restait quand même son père, celui dont il provenait, et pour cela, par respect pour sa mère mais aussi envers son sang, il devait se contenir. Sans compter que ses sentiments étaient complètement embrouillés. Pour l’heure, Hunter était sûr d’une chose. Kane était venu pour mettre la situation au point. La destruction du manoir, les attaques, l’avis de recherche, la fuite… Ils ne comprenaient rien, absolument rien. Mais leur Patron, lui, savait. Et pour le moment, seul Donf avait l’air de savoir également pourquoi ces personnes leur en voulaient. Il était temps de mettre les choses au clair. Mais avant cela, ils devaient se reposer.
Donf prépara un petit-déjeuner en se servant de ce qu’il y avait dans le réfrigérateur. Seul Kane ne mangea pas. Le cuistot en profita pour prendre sa tasse de café et aller fumer une nouvelle fois sur le perron, s’entretenant par la même occasion avec son Patron. Puis le jeune homme monta se reposer dans la chambre où il y avait deux lits simples. Il en avait bien besoin après le trajet de nuit et les derniers évènements. Après avoir pris sa douche et passer des vêtements propres, Hunter fit de même en s’enfermant dans la chambre contenant un seul lit. Les autres se suivirent à la suite dans la salle de bain, certains profitant d’un bon bain chaud, d’autres préférant prendre une bonne douche. Le sourire revint sur les visages au fur et à mesure que les heures passaient. A midi, le Patron les quitta pour aller faire quelques courses, sans donner plus de précisions. En début d’après-midi, Zalosta, Sephyra et les enfants en profitèrent pour aller faire un tour dans le bois. Saïko les accompagna avec plaisir, se sentant très à l’aise, entouré de la nature. Un vent léger faisait bruisser les branches raides des sapins, emportant avec lui les rires des deux enfants, qui s’amusaient à collectionner les plus grosses pommes de pins. Myosotis pour sa part resta allongée sur le canapé, somnolente, jusqu’à ce qu’Hunter redescende et n’allume la télé. La jeune femme suivit distraitement le téléviseur des yeux, les deux jeunes adultes restant silencieux.
Les heures passèrent, lentement mais sûrement. Quand Zalosta et les autres revinrent de leur balade, Donf sortait de la douche. Il se présenta avec un maillot blanc à col fin, une petite fermeture éclair ouverte sur son torse, et habillé d’un jean bleu délavé, long et large. Hunter pour sa part avait trouvé dans le tas de vêtement du matin le même maillot que celui de Donf mais en bleu, le col plus large, mais il portait toujours le même et inimitable pantalon blanc, cette fois impeccable et parfaitement repassé. Zalosta quant à elle avait passé sa nouvelle robe bleue, une robe assez originale dont les manches étaient retenues par deux boutons blancs, l’un au niveau du coude, l’autre au niveau du poignet ; de derrière, la robe s’arrêtait au niveau des pieds, mais de devant, elle s’ouvrait au niveau du bassin pour laisser les jambes à l’air libre. Une petite jupe courte, assortie à la robe et qui se portait avec, cachait l’intimité de la hérissonne.
Quant aux autres, ils avaient tout simplement remis leurs vêtements ordinaires, mais cette fois-ci tout propres. Et c’est précisément à ce moment que leur Patron revint, portant dans une main une boîte remplie de pâtisseries, dans l’autre un petit sac plastique qu’il remit à Donf, avant de repartir aussi rapidement qu’il n’était revenu. Tout le monde s’agglutina près de la grande table en bois, écoutant distraitement les informations télévisées en grignotant les sucreries.
Et enfin, Hunter éteignit la télévision, on débarrassa la table de la petite boîte et on nettoya les miettes, puis Donf alla chercher le sac en cuir brun contenant les trois mystérieux livres dans la voiture. Il les disposa côte à côté sur la table, puis un silence religieux prit place, chacun décortiquant les  bouquins des yeux.

Ce fut le cuistot qui prit la parole le premier, assis sur un tabouret, la voix un peu hésitante.
-   Je crois avoir compris ce que cherchent à faire toutes ces personnes, surtout après ce que m’a raconté Hunter dans la voiture sur ce qui s’est passé la fameuse nuit du bal, mais… Enfin, c’est tellement… Incroyable, que j’arrive pas à imaginer…
-   Qu’est-ce que ça raconte ? Demanda Hunter qui était assis sur le fauteuil en faisant un signe de tête en direction des livres.
-   Beaucoup de choses. En fait, ce sont des notes prises par Kane. Certaines parlent de sujets, d’expériences, ou de pensées. Mais le sujet qui revient le plus, c’est… l’Enfer.
-   L’Enfer ? Interrogea Zalosta, sincèrement étonnée, ce qui était rare.
-   D’après les recherches du Patron, la Porte des Enfers existerait bel et bien sur notre planète. Il n’est pas précisé si elle est matérielle ou non… Mais elle existe.
-   Et donc ? Rétorqua Myosotis, les bras croisés, affalée sur le canapé à côté de Zalosta.
Arthur se trouvait sur les jambes de la hérissonne, écoutant distraitement, fixant Donf les yeux grands ouverts ; Millie était assise juste à côté, les deux bras repliés autour de sa peluche. Elle regardait fixement les trois livres sans pouvoir en détacher ses yeux. Sephyra et Saïko quant à eux étaient assis sur deux autres tabourets, encadrant Donf qui se massa le front d’une main avant de reprendre.
-   Et donc, selon ce que j’ai compris, cette Porte serait bloquée par trois sceaux.
-   L’Enfer, reprit Zalosta, songeuse. Dans le discours de cette femme, la nuit du bal… Elle parlait de la « nuit éternelle ». Ce serait l’ouverture de la Porte des Enfers… ? Donf, est-ce que c’est précisé dans ces bouquins ce qui se passerait si la Porte était ouverte ?
-   Non, je ne crois pas, répondit-il. A vrai dire, avant que vous ne débarquiez, j’avais lu à peine quelques pages en entier, mais survolé tout le reste. Il y a encore certainement des zones d’ombres que ces bouquins peuvent éclairer.
-   C’était à cause de ça que tu avais l’air si tourmenté, quand on est arrivé ? Demanda alors Sephyra en regardant son ami de biais.
Celui-ci serra les poings sur ses genoux. C’était la question qu’il aurait voulu éviter.
-   Et bien… Dans certaines pages, il est expliqué ce que sont les sceaux et quelles sont leurs formes. Mais il y a autre chose d’annoté à côté, et c’est ça qui m’a perturbé.
Donf prit un des livres, le feuilleta, puis en prit un autre, cherchant la bonne page. Les autres le regardèrent faire, jusqu’à ce que le cuistot ne pose le doigt sur une page, la relisant rapidement.
-   C’est celle-là.
(http://fc08.deviantart.net/fs51/i/2009/350/4/6/NightDreamers___Recherches_5_by_Donfy.jpg)
Il passa le cahier à Saïko, qui se trouvait à côté, puis le livre passa de mains en mains. Avant de passer le bouquin à Hunter, Myosotis fronça les sourcils en s’attardant sur le titre et sur son prénom. Elle reposa ses yeux bleu-gris sur Donf.
-   Tu as pu comprendre le sens du message ?
-   Et bien… Commença Donf avant de se pencher pour récupérer le livre qu’Hunter lui tendit, puis de chercher une autre page qu’il retrouva rapidement. Voilà. En mettant en relation les annotations rattachées à vos prénoms, « connaissance », « innocence », et « réminiscence », on peut faire le lien avec cette page-là.
Il hésita un instant avant de tendre une nouvelle fois le livre à Saïko. Le renard lu la page sans comprendre, ses sourcils se fronçant à la lecture de « Démons », « Monstres » et « Anges déchus », annotés au crayon de bois juste au-dessus de trois noms étranges. Ce qui restait effrayant parce qu’ils ne comprenaient pas, c’était que les noms de Myosotis et des enfants revenaient encore, celui de la jeune femme en-dessous de « Anges déchus », celui de Millie et Arthur en-dessous de « Monstres ».
(http://th07.deviantart.net/fs50/300W/i/2009/350/1/9/NightDreamers___Recherches_by_Donfy.jpg)
(Voir ici en plus grand) (http://donfy.deviantart.com/art/NightDreamers-Recherches-140998657)
Le cœur de Sephyra se serra dans sa poitrine. Elle prit bien soin de passer le cahier directement à Zalosta sans le faire transiter par les deux gamins qui écoutaient distraitement. La hérissonne serra le livre dans sa main.
-   Ceux qui sont marqués, ce sont ceux qui ont été enlevés, remarqua-t-elle.
Donf opina discrètement du chef. Hunter reposa le livre sur la table, puis se gratta le début de barbe qui lui poussait sur les joues et le menton.
-   Bon. Pour résumer ? Demanda-t-il simplement.
-   Cette femme au bal a répondu qu’ils avaient besoin d’eux, énonça Zalosta en faisant allusion aux deux enfants. Myosotis a elle aussi été enlevée… Trois sceaux. Une Porte.
-   Ils ont besoin d’eux et de Myosotis pour ouvrir les trois sceaux, intervint Sephyra. Mais ce qui est bizarre, c’est qu’ils ont l’air de les compter pour deux. Il reste un blanc pour un des trois noms. D’ailleurs, Donf, je suppose que ces noms étranges, ce sont les sceaux ?
-   Je suppose, oui. Mais ce n’est pas terminé, on peut encore aller plus loin. Dans la page « Spirale », il est question d’une boussole, reprit-il en regardant le groupe. Et bien…
Le jeune homme prit un autre cahier que celui qu’il avait montré jusque là, et chercha une page, avant de prendre le troisième. Enfin, il fit passer une nouvelle fois, attendant la réaction des autres et leurs conclusions, la mâchoire serrée.
(http://th05.deviantart.net/fs50/300W/i/2009/294/a/6/NightDreamers___Recherches_2_by_Donfy.jpg)
(Voir ici en plus grand) (http://donfy.deviantart.com/art/NightDreamers-Recherches-2-141000014)
-   C’est difficile à lire, remarqua Saïko en approchant le livre de ses yeux. C’est bien marqué… « Sacrifices » ? Demanda-t-il d’une voix blanche en décryptant les signes.
-   C’est ce qu’il m’a semblé comprendre, oui, répondit difficilement le cuistot.
Les autres restèrent silencieux. Arthur chercha à voir lui aussi quand Zalosta eu le cahier entre les mains, regardant la page contre le dos de l’enfant pour que celui-ci – assis sur les genoux de la hérissonne – ne puisse lire.
-   Et bien, ça me parait très simple, commenta finalement Myosotis en croisant les bras, s’enfonçant dans le canapé. Ils ont besoin de moi et des deux autres pour nous sacrifier et ouvrir les sceaux. Voilà.
-   Mais il manque une personne – ou deux, comme eux, remarqua Hunter.
-   Et pourquoi ne pas l’avoir fait quand ils en avaient l’occasion ? Continua Saïko.
-   Il leur faut peut-être attendre un moment précis…, tenta de résoudre Sephyra en se prenant le museau d’une main, songeuse. Ou même sacrifier ceux qui sont choisis pile à l’endroit où se trouve le sceau correspondant.
-   Il n’y a pas d’autres indications précises, Donf ? Les coupa Zalosta d’une voix éteinte en regardant le chef cuistot.
Celui-ci hocha la tête de façon négative.
-   Pas à ma connaissance, mais il faut décortiquer ces bouquins, ça c’est sûr. On en apprendra plus.
-   Je vais t’aider à le faire, répondit la hérissonne en descendant Arthur de ses jambes.
Hunter signifia de même sa participation en prenant simplement un livre en main, le feuilletant distraitement.
-   Je veux vous aider aussi, intervint Sephyra en se levant.
-   Non.
Zalosta regarda son amie droit dans les yeux.
-   C’est notre problème. Vous êtes étrangers à notre vie, à notre boulot. Ces personnes se sont attaquées à nous personnellement, et c’est à nous de régler ça.
-   Mouais, continua Hunter en se levant à son tour, presque indifférent. Sans compter qu’ils ont bousillé le clone de notre Patron. C’est pas cool.
-   Zalosta a raison, reprit Donf en allant ranger son tabouret, puis en revenant prendre un des trois livres sur la table. Il regarda Saïko et Sephyra. Désolé de vous avoir embarqué là-dedans, vous deux, mais laissez-nous gérer ce petit problème de concurrence. Et puis Sephyra, fais attention à toi, ta poitrine pourrait encore rapetisser si tu t’investis trop…
-   Quoi ?!
-   L’Enfer ! Ben voyons…
Tous les regards convergèrent sur Saïko, qui restait assis sur son tabouret. Le goupil dévoila ses canines blanches, le regard plus flamboyant que jamais.
-   On vous laisse vous occuper de ces bouquins, mais quand il faudra se battre, on sera là ! Hors de question de laisser des tarés de ce genre ouvrir une Porte pareille.
-   Je suis assez d’accord, l’Equilibre serait rompu, intervint FireFox, alors que le médaillon de Saïko s’illuminait.
Sephyra posa ses mains sur les manches de ses katanas, bien à l’abri dans leurs fourreaux, en souriant dangereusement elle aussi, les sourcils froncés.
-   Ca fait bien longtemps que je n’avais pas ressenti cette tension si particulière de l’odeur du sang et de la concentration des combats… A croire que notre route se croisait exprès pour nous amener à ça. Très bien ! Faîtes-nous signe une fois que vous aurez compris le pourquoi du comment. On ira foutre une raclée à ces barges de première.
Donf soupira de manière désabusée, puis reprit son sérieux. Zalosta fit de même, souriant aux deux hybrides. Hunter se contenta de siffler entre ses dents en détournant la tête. Myosotis restait bras croisés, immobile, les yeux clos. Arthur, que l’impatience gagnait, intervint d’une voix grincheuse en se mordillant un doigt :
-   J’ai faim…
Millie quant à elle s’était assoupie sur le canapé.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Décembre 17, 2009, 01:03:33 am
La soirée approcha, et le soleil se coucha vite.
-   Les miracles de la nature, les quatre saisons, prophétisa Saïko de manière poétique en regardant par la fenêtre les derniers rayons orangers se perdre entre les troncs des sapins. Les journées raccourcissent vite, en cette période.
-   Oui, c’est bientôt l’automne, déjà… Encore quelques semaines.
Saïko retourna s’asseoir à l’autre bout du canapé, à l’opposée de Sephyra. Cette dernière apprenait à tapoter sur la télécommande. Elle s’étonnait elle-même de se dextérité à comprendre comment fonctionnaient les boutons. On tape, on change de « chaîne ». On tape, on augmente le volume du son. Mais la roussette prenait bien soin de ne pas mettre trop fort. Au-dessus, les enfants dormaient dans les deux lits séparés, Myosotis s’était accaparée la chambre isolée, et pour finir, Hunter, Donf et Zalosta s’étaient enfermés dans la dernière chambre qui contenait le lit deux places, décortiquant ensemble les trois mystérieux livres.
-   … J’ai horreur de me sentir impuissante, dit-elle soudain en rompant le silence.
Le goupil rit légèrement, sans ironie.
-   Il ne faut pas confondre impuissance et patience. Pour l’instant, il suffit d’attendre. Ce sont eux qui nous l’ont demandé… De leur faire confiance.
La roussette approuva en silence, les yeux mi-clos. Elle n’écoutait plus le programme des informations.
-   Ca fait combien de jours qu’on s’est rencontré ? Demanda-t-elle en ramenant ses pieds sur le canapé, coinçant ses genoux contre elle et entourant ceux-ci de ses bras avant d’y poser son menton.
-   On s’est rencontré dans le désert… C’est le soir même que je suis intervenu pour sauver Hunter. Ensuite il y a eu toute une journée de passée… Et le soir d’après je me battais contre ce type invincible, dont Myosotis m’a sauvé. Le même soir Donf et les deux gamins nous ont trouvés, et on s’est revu à ce moment-là quand vous nous avez escortés au Manoir. Une nuit, une journée, une nouvelle nuit… Et après le voyage jusqu’au bal, la soirée. Le lendemain, voyage sur les traces de Donf, puis l’hôtel…
-   Et l’hôpital, conclu Sephyra d’un ton morne. Hier, quoi. Donc ça fait… Six jours, en mettant qu’on soit resté comateux vingt-quatre heures à l’hôpital ?
-   Six jours en comptant aujourd’hui, approuva Saïko.
La roussette soupira, ses yeux contemplant la table en bois devant le canapé.
-   J’ai du mal à m’imaginer que toutes ces choses soient arrivées en à peine une semaine… C’est fou, tu trouves pas ?
-   C’est vrai que notre perception du temps est altérée depuis ces derniers jours…
Un long silence suivit ces paroles. Sephyra repensait à ces derniers jours. Elle avait croisé Zalosta complètement par hasard, dans la ruelle, et était intervenue, pensant qu’une jeune mendiante se faisait agresser.
-   Quelle ironie…, murmura-t-elle en plongeant son museau entre ses bras, se souvenant de ce qu’étaient advenus des trois agresseurs au final.
Elle était libre de partir sur le champ. Là. Maintenant. De se lever, d’ouvrir la porte, et de partir, simplement, comme elle l’avait fait quelques années auparavant face à celui qu’elle avait épousé. Elle n’avait rien demandé, n’avait aucun lien avec aucun d’entre eux. Et pourtant… Elle ne comprenait pas pourquoi, mais elle voulait rester. Chaque minute, le doute revenait. Et ce doute ne concernait pas son possible départ, mais plutôt sa ferme décision de rester. D’où venait ce sentiment, quel était-il… ?
Soudain, Saïko se leva du canapé. La roussette releva son museau, regardant le goupil avec curiosité. Son médaillon brilla tout à coup d’une lueur éblouissante. Le renard pesta en se jetant sur la fenêtre.
-   Eteint les lumières ! Ordonna-t-il à Sephyra sans même la regarder.
La roussette obéit, percevant la tension qui était revenue sans prévenir. Elle se leva vivement et éteignit la télé avant de courir appuyer sur l’interrupteur plaqué contre le mur près de la porte. La pénombre envahit le rez-de-chaussée. Le soleil s’était couché, dehors. Sephyra s’approcha silencieusement de la fenêtre. Dehors, un vent étrange s’insinuait entre les branchages des sapins. La roussette se plaça à côté de Saïko et regarda comme lui à travers la vitre. Alors, contemplant la pénombre qui régnait derrière les troncs, en face du chalet, elle vit.
Une silhouette se dessinait dans les ténèbres, s’avançant lentement. Quand Sephyra distingua ce que la silhouette tenait entre ses mains, elle recula lentement en arrière, le cœur battant. L’hybride qui s’avançait dans les ténèbres tenait une longue tige, sertie au bout d’une large lame courbée. Une faux. Sephyra contempla de loin cette silhouette qu’elle avait combattue à deux reprises sans pouvoir la vaincre quelques jours plus tôt.
Un corbeau piailla alors dans la nuit. Et Saïko distingua d’autres silhouettes émergeant derrière le renard. Il prit son médaillon brillant en main, avant de murmurer dans un souffle :
-   Ils sont là…





L’enfant chantait ; la mère au lit, exténuée,
Agonisait, beau front dans l’ombre se penchant ;
La mort au-dessus d’elle errait dans la nuée ;
Et j’écoutais ce râle, et j’entendais ce chant.

L’enfant avait cinq ans, et, près de la fenêtre,
Ses rires et ses jeux faisaient un charmant bruit ;
Et la mère, à côté de ce pauvre doux être
Qui chantait tout le jour, toussait toute la nuit.

La mère alla dormir sous les dalles du cloître ;
Et le petit enfant se remit à chanter… -
La douleur est un fruit : Dieu ne le fait pas croître
Sur la branche trop faible encor pour le porter.



L’Enfance, Victor Hugo




*****
***




Hier soir, j’ai fait un rêve. Un songe d’une autre fois.
Le genre de rêve qui fait que quand on se réveille, on a envie de pleurer. Un peu.


Ses bras reposaient sur son ventre, les mains jointes sur la couverture blanche.
-   Notre enfant… C’est notre enfant, Kane…, murmura-t-elle faiblement dans un doux sourire mélancolique. Il sera le dernier gardien… Et son nom sera…

Dans la neige, seules nos traces de pas étaient visibles. De ces pas qui nous éloignaient de l’orphelinat dans lequel on avait voulu nous emprisonner.  Les gouttes de sang tombaient une par une sur la terre blanche dans laquelle nos chaussures s’enfonçaient.

-   Donf, Saïko, Myosotis ! Clama soudain Zalosta.
Les trois concernés, derrière elle, à côté de Millie et Arthur, la regardèrent de dos.
-   … Je vous confie les enfants. Prenez-en soin, termina-t-elle en se retournant finalement, leur souriant tristement.

Arthur a été puni à rester toute une journée dans le noir complet, dans une petite pièce… Comment on dit déjà, sans sons ? Ah, oui… Insonorisée. Ils disaient que ça calmait. Mais c’était la première fois qu’ils enfermaient un enfant de même pas dix ans aussi longtemps. C’était pour l’exemple.

-   C’est au moins ça que j’ai pu prendre au Diable, répliqua Lena avec souffrance.
-   Mais qu’est-ce que tu es, nom de Dieu…, souffla la roussette.

Quand Arthur est ressorti, il était différent. Quelque chose en lui avait changé.
Et moi, je crois que c’est en restant à ses côtés que ma perception a évoluée aussi.
Parce que nous étions différents, parce que nous étions à part, parce que nous étions plus matures que les autres… Les gens nous ont poussés à devenir des monstres.


-   Essaye seulement de les toucher. Je te gèle les entrailles de l’intérieur.
-   Toi, j’ai hâte de te dépecer vivante…

-   J’aime pas bastonner les femmes. Me cherche pas.
-   Tu me rappelles un humain que je déteste. Tu as presque les mêmes traits. Je vais te tuer.

J’aimerais que ma maman me retrouve un jour. Pour que je puisse lui dire en face, après qu’elle m’ait mise au monde pour m’abandonner, après tout ce que j’ai subi, après toutes ces incertitudes sur mon existence…

-   … Là, c’est officiel, j’ai les boules, commenta placidement le chef cuistot, son fusil à pompe entre les mains.

Et bien, je lui dirais, à ma maman : « Même pas mal ! ».

-   Tu ne te souviens même pas que nous avons passé notre enfance ensemble, Sephyra… ? Demanda la jeune femme sans lever les yeux.



NightDreamers
Chapitre 18 ~ Requiem [Goodbye my hearts, goodnight my sista 1/2]


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hawk the Flying Hedgehog le Décembre 17, 2009, 06:59:24 am
Ouais, prems !
Bon je commence par le traditionnel.... recueil de fautes ! (enfin de trucs bizarres que j'ai repéré, pas forcément des fautes)

Citation
et dont il devait tous ses malheurs
Le "dont" (ffff) est pas terrible je trouve, j'aurais plutôt dit "à qui" (devoir quelque chose à quelqu'un)

Citation
Les heures passèrent, lentement mais sûrement.
Oui, c'est sûr, les heures passent, je te le confirme... Non, je sais pas je trouve cette phrase bizarre, mais j'ai rien à proposer (je sers à rien, je sais XD)

Citation
Quand Zalosta et les autres revinrent de leur ballade
Un seul L à balade. Ballade avec deux L existe aussi, mais désigne un poème ou un morceau de musique.

Citation
l’un au niveau du coude, l’autre au niveau du poignet ; de derrière, la robe s’arrêtait au niveau des pieds, mais de devant, elle s’ouvrait au niveau du bassin pour laisser les jambes à l’air libre
Je te laisse deviner ce qui ne va pas ici. Un indice : LEVEL UP !!! (ouais, je sais, moi j'ai pas level up en humour...)

Citation
cachait l’intimité de la hérissonne.
Quel dommage :( *SBAF*

Citation
Elle regardait fixement les trois livres sans pouvoir en détacher les yeux.
Les livres ont des yeux ??? oO Je n'arrive pas à trouver une autre façon de tourner la phrase, mais que je la lis, j'ai l'impression que les yeux sont ceux des livres...

Citation
Et puis Sephyra, fais attention à toi, ta poitrine pourrait encore rapetisser si tu t’investis trop…
Perso, je ne vois pas le rapport entre la taille de la poitrine et le fait de s'inverstir, mais j'adore cette phrase  :D

Citation
Un long suivit ces paroles.
Un long quoi ?

Maintenant le chapitre 17 en lui-même.
Un excellent chapitre, qui comme le précédent, garde une ambiance oppressante malgré le calme apparent. Et la fin du chapitre vient confirmer qu'on a raison de se sentir oppressé. Des révélations, même si il reste encore pas mal de questions en suspens. A vrai dire, comme à chaque fois, tes révélations apportent de nouvelles questions, et j'aime la manière que tu as de les amener. Sinon, une petite question : les feuilles écrites à la main, c'était tes idées au brouillon pour le scénar ? Si oui, c'était une excellente idée que de les introduire dans l'histoire. Sinon, ben rien :D

La preview du chapitre 18 nous promet une bonne bastonnade en perspective et encore des révélations. Je sens que les prochains chapitres vont être violent. A vrai dire, je pressens qu'il va y avoir des morts prochainement...

Bon continuation :)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Décembre 17, 2009, 12:54:06 pm
Une... Une suite!!

*se rue sur le topic et le dévore des yeux*

*0*...

...

... *0* c'était super...

J'ai franchement trop adoré, ça devient de plus en plus palpitant! Mais c'est relou du coup d'attendre la suite, l'attente est trop dure, la pression est trop forte!! *fait un arrêt cardiaque*

MAIS !!! Mais je constate que vous avez ENCORE fait la faute à événement è_é Vous le faites exprès, avouez! è_é Et non seulement vous insultez encore ma splendide poitrine, mais en plus vous plagiez un nom de volume de Bleach, nan mais! Okay ce nom pue la classe, le nom Requiem aussi, j'ai grave envie de lire ce foutu chap 18, le 19 aussi, tout ce que je sais pour l'instant c'est que je vais m'en prendre plein la gueule, et vous savez quoi, cette attente est insupportable!
Ah et sinon, vous dites que Sephyra a quitté son mari il y des années, mais... Ca fait plutôt des mois en fait, elle l'a quitté à 16 ans et là elle en a 17 techniquement... Ou 18? En tout cas sauf si personnellement ça vous arrange, ça ne fait pas si longtemps qu'elle a quitté Anethie ^^' 

Ah là là... grande fic, grands moments de stress et de plaisir... Argh, j'ai hâte à Noweeeel X3 Bonne continuation très cher !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Décembre 17, 2009, 01:02:58 pm
Non, très chère. Sephyra est plus âgée dans cette fic. Elle dépasse la vingtaine =)
Techniquement ça fait donc quelques années qu'elle pérégrine, l'âme en peine, etc etc ^o^
Pauvre Athem qui attend son retour... En espérant vous avoir correctement répondu, chère amie.

Hawk < Mp !

PS pour Sephy : J'suis étonné que vous ne trouviez pas les références à FMA, pour une fois qu'elles sont si visibles ! XD C'est tout ou rien avec vous è__é *SBAF


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Décembre 17, 2009, 07:20:11 pm
Elle a... dépassé la vingtaine?... .__.

Euh... ça veut donc dire que Jaël, Iden et Rhéa sont nés :'D
Donc non seulement elle se sent loin de son mari, mais en plus de ses enfants... Ah là là, vous la torturez encore plus que je le pensais, ma ptite Sephy! TOT

Et sinon pour les références à FMA, je relève plus rien parce qu'après je me fais insulter de parano è_é Et puis j'étais tellement captivée par le texte que j'ai pas fait gaffe au reste TOT


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Décembre 18, 2009, 04:06:47 pm
Papa !! Je suis là XD

Quel superbe chapitre ! Franchement, j'ai adoré ! "Marrant", Kane part puis le renard fou arrive. Ca m'étonnerait qu'il l'ai fait exprès, mais vu l'étendu de sa connaissance...
En tout cas, on comprends maintenant à peu près ce qu'il y a dans ces livres. Je me demande bien qui est cette troisième personne, d'ailleurs... La réaction de Saïko, je ne l'ai comprise qu'après. Un peu logique quand toute sa tribu est morte qu'on ai cette réaction. M'enfin bref.
La fin... Ouah, ça fait peur >.< J'espère qu'ils vont s'en sortir, parce que là j'aime vraiment pas ! Ca fait peur, en grosse partie comment tu y écris... Brr ! En plus, la preview ne prévoit rien de bon.

Pas grand chose à dire, mais en tout cas quel beau chapitre !! J'adore comme t'écris, papa ^^

Je n'ai plus qu'à te souhaiter bon courage pour la suite, en tout cas !! Mais j'ai vraiment adoré =)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Décembre 20, 2009, 09:36:15 pm
Vie de couple ~ Data Base
Un dimanche matin
08:13 A.M.


"Chéri, t'es réveillé ? <3"
"Maintenant oui .o."
"Awhn, tu veux te rendormir ?"
"J'suis un peu crevé, il fait tôt, café pas prêt encore ^o^"
"Ok, mais après j'te bouffe <3"
"... owo MAINTENANT ! J'suis réveillé là !"

Fin transmission ~ ...

C'est pas toujours facile... *Soupire*
*Se prend une baignoire*
Ok c'est bon ! Mes gosses ont bien le droit de savoir quels tourments je vis avec une folle pareille .o. *Fuit très loin, sous son lit*
Nous disions donc que j'étais là pour ma fic... Bon.

Hawk < Bon, répondu par Mp, m'enfin un petit mot : t'as bien eu raison de rester oppressé. La suite va te le confirmer ! =)
Sephyra < TOT POURQUOI VOTRE INTERNET BUG A CE POINT ?! C'est trop cruel ! La vie est injuste ! Quelle épreuve vous m'infligez là, vous vous rendez compte ! Je...
... é__è ...
*Te baffe* Faudra qu'on parle de votre perso ! Pas du point que vous avez soulevé, ça c'est broutilles, mais d'un autre truc. Réparez votre net ou donnez un coup de pied dans votre modem, j'en sais rien mais réagissez nom de dieu ! è__é
... TOT
Kayra < Mh, Kane part et Neal débarque... Intéressant, intéressant. Je remarque c'est toi qui prend l'habitude de soulever les petites questions qui passent inaperçues mais qui restent très intéressantes. Tu es bien la fille de ta mère ^o^ *SBAF
Pour les bouquins, on est encore loin de tout savoir sur eux... Mais on y reviendra !
Et effectivement, la preview n'annonçait rien de bon. Ce qui ne va pas s'arranger, à vrai dire. Je te laisse la surprise de la lecture =)
A bientôt ma fille <3


Annonce spéciale ! Le chapitre 18 est posté ce soir pour le début, mardi soir pour la fin. Le chapitre 19 sera posté en une seule fois le vendredi 25 Décembre, soit... Mon p'tit cadeau de noël à mes lecteurs.
Pourquoi le chapitre 19 ? Vous verrez bien rapidement, et avoir le chapitre d'un coup vous évitera une bonne dose d'impatience mortelle en cours de lecture, comme vous vous en rendrez compte.
Allez sur ce, l'illustration de Sephy que cette dernière a déjà posté depuis un bail sur sa galerie, et en route pour le 18 !
A la prochaine =)



(http://th06.deviantart.net/fs71/300W/i/2009/354/7/f/NightDreamers__Art___by_Sephy_by_Donfy.jpg)
Saïko et Myosotis (http://donfy.deviantart.com/art/NightDreamers-Art-by-Sephy-147412172).
Jusqu'où peut aller le mensonge, où s'arrêtent les illusions ? Quand l'amour est détourné par le sentiment de ne pas appartenir à son présent...



(http://fc09.deviantart.net/fs51/i/2009/320/7/8/NightDreamers___Enluminure_by_Donfy.jpg)


Hier soir, j’ai fais un rêve. Un songe d’une autre fois.
Le genre de rêve qui fait que quand on se réveille, on a envie de pleurer. Un peu.
Il y avait cette petite route de campagne. Dans la neige, seules nos traces de pas étaient visibles. De ces pas qui nous éloignaient de l’orphelinat dans lequel on avait voulu nous emprisonner.  Les gouttes de sang tombaient une par une sur la terre blanche dans laquelle nos chaussures s’enfonçaient.
Je crois que Dails a toujours été là pour moi. Je ne me souviens pas d’un moment sans elle, dans mon enfance. Mais je n’avais jamais imaginé ce que je pouvais réellement faire avec et grâce à elle. Jusqu’à cette nuit d’hiver. Lorsque ma perception s’est éveillée, je ne pouvais plus rester ici. Et cet enfant m’a accompagné. Cet autre enfant, à peine plus âgé que moi. Nous étions pareils, différents des autres, mis à l’écart. Les autres nous lançaient des pierres, nous narguaient, nous insultaient.
Et ce jour là, Arthur a craqué. Il a été mis dans la « cellule noire » comme ils l’appelaient, en punition de son acte. Il avait mordu jusqu’à l’os le poignet d’un gamin qui m’avait frappé avec son bâton. Le gosse en question lui n’a rien eu, il a été plaint. Arthur a été puni à rester toute une journée dans le noir complet, dans une petite pièce… Comment on dit déjà, sans sons ? Ah, oui… Insonorisée. Ils disaient que ça calmait. Mais c’était la première fois qu’ils enfermaient un enfant de même pas dix ans aussi longtemps. C’était pour l’exemple.
Quand Arthur est ressorti, il était différent. Quelque chose en lui avait changé. Ou s’était ajouté. Je ne sais pas trop comment ça s’est produit, ni ce qu’était la nature de cette chose, mais en tout cas, Arthur n’était plus le même. Son regard s’était transformé.
Et moi, je crois que c’est en restant à ses côtés que ma perception a évoluée aussi.
Parce que nous étions différents, parce que nous étions à part, parce que nous étions plus matures que les autres… Les gens nous ont poussés à devenir des monstres.
De véritables monstres…
J’aimerais que ma maman me retrouve un jour. Pour que je puisse lui dire en face, après qu’elle m’ait mise au monde pour m’abandonner, après tout ce que j’ai subi, après toutes ces incertitudes sur mon existence… Et bien, je lui dirais, à ma maman : « Même pas mal ! ».



NightDreamers
Chapitre 18 ~ Requiem [Goodbye my hearts, goodnight my sista 1/2]


Les paupières de Millie s’ouvrirent soudainement sur ses grands yeux violets. La chambre était plongée dans la pénombre. Elle referma les yeux, serrant la couverture qui la réchauffait. Aussitôt, sa perception revint. Elle sentait le silence de la chambre. Elle percevait la nuit, au dehors, ainsi que le vent qui soufflait légèrement sur les sapins. Mais c’était quelque chose d’autre qui l’avait réveillée. Dans sa perception, il n’y avait plus de murs, de portes, de fenêtres, de chalet. C’était tout un monde qui s’offrait à elle. Et quelque part, non loin d’ici, quelque chose grouillait dans l’ombre. Quelque chose de dangereux, de noir… De ténébreux.
Millie se leva sans bruit de son lit, tenant Dails dans ses mains. Elle s’approcha du lit d’Arthur, qui dormait profondément.
-   Arthur…, murmura-t-elle.
Le garçon, allongé sur le dos, la tête renversée sur la gauche, vers Millie, marmonna quelque chose d’incompréhensible dans son sommeil. La petite fille murmura un peu plus fort le prénom de son ami. Celui-ci ouvrit timidement les yeux, lui offrant un visage encore endormi.
-   Quoi…, Demanda-t-il par reflexe en se relevant sur le matelas et en se frottant les yeux.
-   Il y a quelque chose dehors…
Arthur la fixa avec ses yeux jaunes aux fentes anormalement minces, presque félines.
-   Tu as ressenti quelque chose ?
Millie acquiesça lentement de la tête, serrant sa peluche contre elle.
-   J’ai peur…, murmura-t-elle.

Zalosta referma le petit livre et le posa sur le grand lit avec nonchalance.
-   Bon, finalement, on n’apprend pas grand-chose de plus…
Donf feuilleta le sien en se grattant le menton, sur lequel pointait un début de barbe aux poils drus. Hunter fit de même en se grattant les joues, pour sa part.
-   Trois sceaux, trois sacrifices, une boussole…, résuma Donf en jetant son livre, à son tour. Une chose est sûre, Myosotis et les enfants sont concernés. Mais qui est le candidat pour le troisième sacrifice… ?
Hunter restait pensif.
-   On a déjà un début de piste en ce qui concerne les emplacements des sceaux, dit-il après un court silence.
-   Mais qu’est-ce qu’on va en faire ? Rétorqua la hérissonne.
-   Ca pourrait les intéresser eux, approuva le cuistot, mais nous…
Hunter se leva de sa chaise qu’il avait prise du petit bureau de la chambre pour s’asseoir – au contraire de Donf et Zalosta qui s’étaient avachis sur le lit pour bouquiner -, et fit quelques pas dans la chambre, plongé en pleine réflexions.
-   Je comprends toujours pas le rapport avec nous, dit-il après un temps. Quoique… Ce type, quand il m’a attaqué, m’a dit que c’était pour être certain que nous n’interviendrions pas. Donc pour nous prévenir de l’ouverture de la Porte, qui détruit l’Equilibre.
-   Oui, ils savaient que nous œuvrions pour la Balance, continua Zalosta. Mais je suppose que ça sert à rien de se demander comment ils ont su pour nos actions, ça nous amènera à rien et je suppose qu’ils savent encore beaucoup plus de détails sur nous que notre simple boulot…
-   Sans compter qu’ils ont besoin de Millie et Arthur, intervint Donf. Qui font partie de nous. Mais ils auraient pu les kidnapper sans faire plus d’histoires. Et je ne compte même plus le nombre de fois où ils ont eu l’occasion de nous tuer, tout simplement.
-   Donc il y a bien quelque chose qui nous échappe…, maugréa Hunter en se tenant le menton.
C’est alors que la porte s’ouvrit lentement. Arthur entra le premier, suivit de près par Millie qui se tenait dans l’ombre de son jeune ami, sa peluche coincée contre elle, entre ses bras. Zalosta se leva immédiatement pour s’approcher des enfants.
-   Vous n’arrivez pas à dormir ? Demanda-t-elle d’une voix maternelle.
-   Non, c’est Millie, elle a senti un truc, et elle a peur.
Donf et Hunter se regardèrent. Zalosta quant à elle s’agenouilla pour prendre Millie contre elle.
-   Qu’est-ce que tu as senti ? Demanda-t-elle doucement.
-   La même chose que le soir, quand vous étiez pas là…, murmura timidement l’enfant.
Donf se leva vivement du lit.
-   Mais c’est quand ils ont été…
-   Donf, Zalos, Hunter ! Le coupa Saïko en débarquant en trombe à l’entrée de la chambre, juste devant Zalosta et les enfants.
Tous trois le regardèrent, présumant à l’avance de ce que signifiait l’inquiétude dans la voix du goupil.
-   … Ils sont dehors.

Hunter retenait sa respiration en détaillant les silhouettes qui se tenaient immobiles, dehors, à quelques dizaines de mètres du chalet.
-   Ils sont trois, apparemment, dit le jeune homme. Trois à découvert. Et ils restent sans rien faire. Depuis combien de temps sont-ils arrivés ? Demanda-t-il en tournant la tête vers Saïko et Sephyra, à sa droite.
-   A peine cinq minutes, je dirais, répondit le goupil. Mon FireFox les a pressentis, on les a vus débarquer entre les arbres.
Hunter regarda à nouveau à travers la vitre, l’air soucieux.
-   Peut-être qu’il s’agit…, commença Donf, qui réfléchissait les bras croisés derrière son ami.
-   D’une diversion, termina Hunter. Ils sont là pour attirer notre attention.
Aussitôt, le jeune homme s’éloigna de la fenêtre et gagna l’escalier d’un pas vif, montant les marches quatre à quatre. Donf le suivit. Hunter gagna la chambre au lit deux places, et ouvrit l’armoire qui s’y trouvait. Dedans se trouvaient les affaires qu’il avait récupérées plus tôt sur le lit. Il prit les armes à feu et les aligna sur le lit, avant de prendre les différents holsters que le Patron lui avait ramené. Ses affaires.
-   Qu’est-ce que tu veux ? Demanda-t-il à Donf en enfilant son holster d’épaule, qui contenait deux étuis au niveau des côtes.
-   Il me faudrait un flingue, n’importe quoi.
-   T’as pas tes affaires ? Continua son ami en ceinturant un autre holster au niveau de sa cuisse.
-   J’ai pas préparé assez d’aiguilles, et  vu la situation… Je suis plutôt furtif comme attaquant, mes aiguilles sont pas adaptées en terrain dégagé. Elles feront pas long feu.
-   Je vois.
Hunter prit le pistolet qu’il avait trouvé dans la boîte à gants, quelques heures plus tôt, et le lança à Donf. Celui-ci le récupéra au vol et le soupesa dans sa main.
-   M9, un flingue basique, récita le connaisseur en rangeant deux autres pistolets dans leurs étuis au niveau des côtes. Ni faible, ni puissant. T’as quinze balles, chargeur plein, mais j’en ai pas d’autres. J’espère que t’as préparé suffisamment d’aiguilles derrière.
Il s’arrêta quelques secondes pour coincer une sorte de pistolet-mitrailleur dans le holster au niveau de sa hanche, et reprit sur un ton toujours aussi froid et calculateur :
-   M’enfin. Une balle bien tirée est faite pour tuer. Si t’es dans la merde, fais-moi signe, je ferais ce que je peux. Compris ?
Pour toute réponse, son ami fit tourner le M9 dans sa main avant de mettre en joue son propriétaire. Un dangereux sourire se dessina sur ses lèvres.
-   Compris.
Le jeune homme laissa alors son ami terminer d’aligner les chargeurs sur sa ceinture équipée et redescendit l’escalier en coinçant le pistolet au niveau du bas du dos, contre son jean. Le métal était plaqué contre sa peau, mais ce n’était pas le moment de se plaindre d’avoir une arme de défense.
-   Du nouveau ? Demanda-t-il en s’approchant du petit groupe.
Sephyra se retourna pour lui répondre à la négative d’un signe de tête. Zalosta, face à la fenêtre, gardait derrière elle les deux enfants qui restaient silencieux. Arthur se suçait un doigt, ses pupilles ovales anormalement larges. Millie tremblait légèrement. La petite boule au bout du fil métallique attaché sur la tête de sa peluche en témoignait.  
Soudain, il y eut un grondement. Sourd et bref. Ils sentirent tous le sol s’agiter le temps d’une petite seconde. Comme si le pas d’un géant venait d’ébranler sa surface. Les planches en bois du chalet grincèrent. La lumière du couloir et de la chambre s’éteignirent. Un courant d’air surnaturel s’insinua dans toutes les pièces. Tous, ils frissonnèrent. Quelque chose était présent. C’était plus que le noir. C’était autre chose que la nuit et la pénombre totale. C’était une présence perceptible, mais immatérielle. Au rez-de-chaussée, les enfants, Saïko, Sephyra et Donf jetaient des regards de tous côtés, se sentant épiés. Zalosta, dans le noir, restait étrangement immobile, les yeux braqués sur la fenêtre en face d’elle, le regard au-delà de la vitre, éteint de tout sentiment.
Dans sa chambre, Myosotis ouvrit lentement les yeux.

A l’étage, Hunter retira sa cravate et remit sa chemise blanche en place, tirant sur le col avec ses deux mains en faisant craquer ses cervicales. La porte se situait à sa droite. Elle s’ouvrit alors lentement en grinçant sur ses gonds. Hunter dégaina ses deux Five-Seven de leurs holsters au niveau des côtes, et pointa leurs canons en direction de la porte. Ses yeux bleus contemplèrent le vide avec méfiance. Son visage restait impassible. Autour de lui, la chambre était plongée dans le noir. Il sentait que quelque chose se tenait là, mouvante, silencieuse, patiente, comme un serpent se glissant vers son ennemi, attendant le moment propice pour se jeter gueule ouverte et crocs en avant. Hunter balaya la pièce du regard, ses flingues toujours pointés sur la porte.
Alors quelques rires, furtifs, au début presque silencieux puis résonnant de plus en plus fort, se faisant échos, l’agressèrent. Il grogna sourdement en tirant une grimace réprobatrice. Les rires étaient enfantins, parfois féminins, d’autres masculins. Hunter porta une main à son oreille, le pistolet toujours en main, et tâchait de garder l’autre en joue. Peu importait le vide, mais ses instincts lui dictaient de garder une arme levée. Alors une voix, déformée, vibrante, suintante d’un mal pur, lui susurra doucement à l’oreille :
-   Hunter, sais-tu ce qui fait mal ?
Le dernier mot résonna dans sa tête, comme si la voix provenait de lui-même. Il ferma les yeux en serrant les dents. La voix revint, les mots se faisant échos, répétés mais déformés, comme si son origine était multiple.
-   Moi je sais…
Il y eut alors comme une implosion dans la pièce. Comme si l’atmosphère se compressait brutalement en un centre névralgique, faisant vaciller les meubles en direction de son origine. Hunter fut pris par le souffle puissant et s’étala en avant, alors qu’une intense lumière brilla le temps d’un instant avant de se faire avaler par un noir ténébreux qui pointa en son centre.
-   Je sais ce qui te fait mal.
Alors le noir, opaque, comme une fumée, se densifia pour former un écran, face à Hunter. Celui-ci se releva tant bien que mal, comme si un poids l’écrasait, mais il ne put que poser les mains à terre pour se soulever un peu et fixer l’écran. Celui-ci s’avança alors et l’entoura, le coupant du monde, le retirant dans ses propres ténèbres. Mais dans ces ténèbres là, tout n’était pas que pénombre. En effet, une lumière brilla bientôt, et aussitôt Hunter se retrouva dans une nouvelle pièce. Les contours étaient flous, et il ne se distinguait qu’une chose dans cette image brouillée : un lit. Sur celui-ci reposait une échidné aux cheveux longs, blancs comme neige – ou n’était-ce que par la brillance de l’image. Hunter n’arrivait pas à distinguer clairement le contour de son museau, mais il lui semblait qu’elle avait les yeux fermés. Ses bras reposaient sur son ventre, les mains jointes sur la couverture blanche.
-   Notre enfant… C’est notre enfant, Kane…, murmura-t-elle faiblement dans un doux sourire mélancolique. Il sera le dernier gardien… Et son nom sera…
A ce moment, le son sembla se couper, et le nom se perdit dans le silence, alors que les lèvres de l’hybride remuaient faiblement. Puis elles restèrent à moitié ouvertes, et l’échidné resta immobile, comme coupée dans son souffle. Un de ses bras dériva lentement du dessus de la couverture pour se balancer dans le vide. Inerte. L’image sembla alors se perdre dans le lointain, emmenant le lit, l’hybride et la pièce floue dans les ténèbres, jusqu’à ne former qu’un petit point de lumière qui s’éteignit bientôt.
Alors Hunter resta seul dans la chambre, seul dans la pénombre, les yeux fermés, les sourcils froncés, grognant de souffrance, les deux mains plaqués sur son crâne, à plat ventre par terre. Il se rendit compte que les ténèbres étaient parties. La nuit était redevenue ce qu’elle était à la normale, et plus rien d’immatérielle ne traînait dans la grande pièce. Le jeune homme se releva alors, le souffle court, les tempes battantes. Son cœur semblait vouloir éclater dans sa poitrine. Hunter releva lentement les paupières, et contempla la pénombre comme absent, reclus en lui-même. Ses yeux violets retrouvèrent alors leur éclat, et il resserra son emprise autour de ses Five-Seven qu’il tenait toujours dans ses mains. Il les rengaina, attrapa son fusil à pompe posé sur le matelas, et se dirigea vers la porte avec calme et assurance. Au fond de ses pupilles brillait une lueur noire, ténébreuse, comme porteuse d’une sombre folie.
Au moment de sortir, il faillit se heurter contre Myosotis, qui se trouvait immobile dans le couloir. Ils se fixèrent plusieurs secondes dans le noir, ayant tous deux le visage plongé dans la pénombre.

Millie se retourna immédiatement quand Hunter descendit les escaliers, et contempla celui-ci avec une note d’effroi mêlée à la stupeur. Arthur le remarqua et détailla avec suspicion le jeune homme qui s’approchait d’eux.
-   Ils ont bougé ? Demanda-t-il d’une voix sombre.
-   Non…, lui répondit Saïko tout en contemplant les silhouettes à travers la vitre.
Donf et Sephyra restaient tendus à ses côtés, Zalosta juste derrière eux, tenant les enfants dans son ombre immobile.
-   Ils ont l’air de nous attendre, releva le cuistot en se grattant le menton.
-   Allons leur dire bonjour, alors.
Tous, ils tournèrent la tête en direction d’Hunter, tandis que celui-ci s’avançait déjà à grands pas vers la porte et l’ouvrait à la volée. Avant même que quiconque puisse faire quelque chose, le jeune homme balança un gros coup de pied dans la moustiquaire qui vira de ses gonds et glissa sur les marches du perron avant de terminer sa course par terre en frottant contre les quelques cailloux.
-   … Il a pas l’air content, commenta simplement Donf.
Hunter descendit les marches et fit quelques pas en direction des silhouettes avant de s’arrêter à quelques mètres d’elles, son SPAS de quatre kilos posé négligemment sur l’épaule. Les autres sortirent tout de suite après que Saïko ait pris soin de rallumer la lumière au rez-de-chaussée, se dépêchant de rejoindre leur ami, craignant le pire. Ils s’arrêtèrent derrière Hunter.
-   Avant de vous péter la gueule, déclama Hunter avec calme et assurance, déjà une chose, restons polis. Donc, bonsoir.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Décembre 20, 2009, 09:38:14 pm
Lena se passa un doigt sur ses lèvres l’air ravie et inclina lentement la tête en avant. Rika, à la gauche de sa supérieure, détailla son ennemi avec tactique sans lui répondre. Neal enfin, à la droite de Lena, sourit dangereusement en montrant ses canines menaçantes.
-   Salut, lança-t-il d’une voix où perçait la folie.
-   Bon, on est en bonne voie, reprit Hunter sans sourciller, le visage impassible et la voix posée. Maintenant, les présentations. Je suis Hunter, mais vous devez déjà le savoir, je suppose. A vous, maintenant.
Lena fit un pas en sa direction, et leva les bras avant d’applaudir.
-   Je suis vraiment, vraiment étonnée. Et ravie ! Je ne m’attendais pas à un accueil si agréable de votre part ! Et bien je vais te répondre, mon beau brun, puisque c’est demandé si gentiment…
Elle posa alors une main au niveau de sa poitrine, la faisant doucement glisser sur la courbe de ses seins en fixant Hunter.
-   Je suis Lena, supérieure des deux autres qui m’accompagnent.
Elle leva alors son bras gauche en arrière pour montrer la tigresse, dont la queue fouettait l’air.
-   Ici, je vous présente Rika, et enfin…
Elle se tourna de profil pour montrer le renard de son autre bras, sans cesser de contempler Hunter.
-   Voici Neal. Est-ce que cela te convient, mon chasseur… ? Termina-t-elle d’une voix suave.
Celui-ci resta silencieux en détaillant successivement chacun de ses trois présumés ennemis. Derrière lui, les autres se tenaient aux aguets, suivant l’étrange conversation en silence.
-   C’est pas mal, rétorqua-t-il enfin, toujours aussi calme. Maintenant j’aimerais savoir ce que vous nous voulez.
-   Je vous l’ai dit il y a à peine quelques jours, vous détenez des personnes dont nous avons besoin, lui répondit sagement Lena.
-   Et à part eux ? Pourquoi ne pas nous tuer ? Pourquoi ces avis de recherches ?
-   Pour le plaisir ! Rétorqua savoureusement la jeune femme.
-   Et le cul de Donf c’est du carpaccio, répliqua Hunter, le concerné sursautant derrière à l’appel de son nom.
La jeune femme resta silencieuse, souriant vaguement.
-   Je suis sûr que c’est Kane, il a d’une manière ou d’une autre une affiliation avec vous, et ses employés représentent une gêne.
-   Qui sait…, répondit lentement son ennemie en continuant de le fixer.
-   Bon. Vous voulez pas répondre. C’est pas bien.
Hunter empoigna alors son fusil à pompe et le chargea de sa main libre en fixant ses ennemis. Ses acolytes, derrière, se mirent en position de combat ; Sephyra empoignant les manches de ses katanas, Saïko se concentrant, Myosotis prenant lentement son couteau dans son dos en laissant tomber à terre son fourreau, Zalosta en fronçant les sourcils, Donf en serrant les poings.
-   Lequel je dois buter en premier pour avoir mes réponses ?
Rika s’avança aux côtés de Lena.
-   Je prends le brun au fusil, dit-elle en contrôlant parfaitement la rage de tuer dans sa voix froide.
-   Neal ? Questionna doucement leur supérieure en se léchant furtivement les lèvres à l’avance.
-   Je m’occupe des gosses, répondit sauvagement celui-ci en prenant sa faux à deux mains.
-   Et moi… Bien, bien… Quant à ceux qui restent…
Lena claqua des doigts. Le son se trouva anormalement amplifié dans la nuit. Les branches des sapins vibrèrent sous l’impulsion de la venue d’êtres qui n’étaient pas de ce monde. Puis la jeune femme redressa la tête et parcourut ses ennemis du regard. Neal transperça les deux enfants de ses yeux fous, un large sourire aux lèvres. Zalosta, placée devant Arthur et Millie, écarta ses bras sur les côtés en rendant son regard à Neal. Le rose de ses pupilles, vides en général, semblait vouloir s’éveiller.
-   Essaye seulement de les toucher. Je te gèle les entrailles de l’intérieur.
Lorsqu’elle parla, une infime pellicule de buée s’échappa de ses lèvres. Pour toute réponse, le corps du renard fut secoué par un léger rire démoniaque.
Hunter pour sa part fixait Rika. L’hybride et le jeune homme se dévisageaient réciproquement.
-   J’aime pas bastonner les femmes. Me cherche pas.
-   Tu me rappelles un humain que je déteste. Tu as presque les mêmes traits. Je vais te tuer.
Hunter resserra sa prise sur son fusil à pompe. Rika caressa lentement les crosses de ses Beretta bien à l’abri dans leurs holsters, au niveau de ses hanches. Pour cette mission, la tigresse avait repassé sa jupe de combat habituel des missions d’infiltrations. Un vêtement court, assez ample pour la course et les coups de pied, qui ne faisait que peu de bruit en se froissant. Comme maillot elle portait aussi un vêtement assez court, qui laissait libre son nombril ainsi que son sternum. Les manches étaient très courtes, le vêtement serré. Sa poitrine, discrète sans être invisible, ressortait joliment sous le tissu.
Lena, elle, fixait Sephyra de ses yeux verts. Mais elle avait perdu son sourire de façade. La roussette lui rendait son regard, l’esprit embrumé. Les rires enfantins, lointains, refaisaient surface. Sephyra sortit lentement ses katanas de leurs fourreaux, puis ferma les yeux l’espace d’un instant. Elle inspira, puis relâcha la tension avant de relever les paupières. Alors elle se mit en position. Lena lui sourit ; de ce qu’il semblait être un sourire triste. Elle leva sa main droite devant elle, paume face au ciel. Il y eut un éclair sombre, et dans une traînée de vapeur ténébreuse se forma alors ce qui semblait être une lance. Une lance aux deux bouts plats et tranchants, à l’aspect redoutable.
Un éclair déchira le ciel, révélant une ultime fois les visages des uns aux autres. Ce fut alors le signal qu’ils attendaient, et ils se jetèrent en avant d’un même mouvement.

*****
***


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Décembre 21, 2009, 03:24:54 am
'Tain, mais le Bro, il coupe au moment où c'est le plus intéressant ! >o<
A croire qu'il fait exprès ! XD

Ça faisait un petit moment que j'étais pas venu poster ici ^^". A ce que je lis, les choses sérieuses commencent... enfin ! Enfin un combat massif avec tous les perso principaux dans le même périmètre ! Ça sens déjà le sang, l'acier, la poudre, le givre et le cramé ! \o/
Comme toujours, c'est bien écrit, surtout dans le passage des émotions. Il me tarde de voir ce que ça va donner dans le combat intense qui arrive ! Mais c'est con quand même que Kane soit pas là, j'aurais bien voulu voir de quoi il était capable. J'ai bien envie de voir comment se bat Donf aussi, avec des aiguilles c'est pas forcément évident. Et puis Sephyra avec le Duo Katana *3* ! En fait je veux voir tout le monde en action, sans exception ! ^o^ Ça fait trop longtemps que j'attends cette scène ! T'as intérêt ç nous donner du grand spectacle comme si ta fic était un grand Blockbuster Hollywoodien ! XD

Enfin bref, vivement Mardi ! Et vivement Noël aussi ! ^o^
P.S : Mon dieu, que j'aime cette illustration ! X3


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Décembre 21, 2009, 03:57:16 am
T'as droit à la réponse PERSONNALISEE parce que je veux revenir sur un truc bien particulier et très important...
...

Ouiii t'as vu comment elle déchire l'illustration de Sephy, hein ? ^o^ *SBAAAF
Le premier truc qui m'a choqué quand je l'ai vu, c'est l'expression sur le museau de ton goupil. L'air malicieux... Ca change de la petite bouille tranquille, calme et posée, hein ? XD
Mais au final je trouve que ça creuse le perso, Saïko n'est pas QUE le renard calme, intelligent, à la voix sensuelle etoo, c'est aussi un petit démon en lui-même, manipulateur, et il tombe amoureux d'une jeune femme comme ça au premier coup d'oeil. Frangin, t'as pas honte ?! Espèce de patate chaude ! *Meurt
Mais ça fait le lien avec un des gros thèmes de la fic : les doubles-apparences. A méditer ~~

Sinon oui oui va y avoir du gros bordel... Ca va commencer mardi soir et ça se terminera (?) vendredi, ça va péter, va y avoir du sang, va y avoir de l'émotion, C'EST LA SEQUENCE-TIME OU LA MUSIQUE DE L'OST DOIT PETER SA RACE (?) TU COMPRENDS ! Avec des images supra-fluides d'animation japonaise en pleine battle des trucs que tu t'en prends plein la rétine et tu dis sans même te demander si ça pourrait être réaliste un quart de seconde "... wah... Ca déchire °° !"
Lisez NightDreamers.

*Fuit en gueulant comme un sadique, bâille rapidement après, rattrapé par son sommeil en retard*
Allez sur ce frangin, merci d'être passé, ça faisait un moment (ici comme sur SP ou msn). J'espère te revoir bientôt =)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Saïko the fox le Décembre 21, 2009, 04:14:08 am
Et bien comme j'ai eu droit a The réponse personnalisée dont le monde entier va m'envier pour ça (XD), je répond UNE DEUXIÈME FOIS ! Et oui ! XDD

C'est clair que voir Saïko ainsi, ça ma surprit, mais ça le fait tellement que je vois pas pourquoi je me plaindrais ! (Oula, oula ! Moins fort, on va faire rougir Sephy si ça continu ! XD)
Citation de:  Ma Bro
Saïko n'est pas QUE le renard calme, intelligent, à la voix sensuelle etoo, c'est aussi un petit démon en lui-même, manipulateur, et il tombe amoureux d'une jeune femme comme ça au premier coup d'oeil. Frangin, t'as pas honte ?! Espèce de patate chaude ! *Meurt

Owi, calme, intelligent, à la voix sensuelle... Saïko, le beau mec avec l'âme pure d'un jeune Indien limite Chaman *3* ! Il faut un pur acteur pour jouer son rôle quand le film sortira ! *SHBÖCK*
Mais c'est vrai qu'il peut devenir un démon... par contre calculateur, j'ai du mal a l'imaginer comme ça :s. Et puis comment ça "t'as pas honte " ? C'est toi qui à précipité les choses, petit entremetteur de pacotille, j'suis sûr que tu lui a même pas laisser le choix ! XD *Se fait tuer*

Citation de: Brotha le Fou
C'EST LA SEQUENCE-TIME OU LA MUSIQUE DE L'OST DOIT PETER SA RACE
Hell Yeah ! Le pur film d'animation à la Steem-Boy ou Métropolice ! Comment j'imagine le truc !! *3* Il y a personne ici qui veut faire un dessin animé ? XD


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Katos le Décembre 21, 2009, 09:34:50 am
J'ai lu =) (on s'en doute ! *SBAAAFFF*)

Alors, déjà compter pas sur moi pour un relever de faute, les lions sont super paresseux, c'est bien connus. Sinon, j'ai bien aimé le chapitre... MAIS PUTAIN J'AI HATE DE LA BASTON @[email protected] ! Du sang, du sang, du sang, du singe, du sang, du sang... Et de la glace, car y'a Zalosta qu'a froncé des sourcil Okeputain j'ai peur O.O !

Sinon, la réplique qui tue : "Et le cul de Donf c’est du carpaccio" xD
/me se fait tuer

Et bien comme j'ai eu droit a The réponse personnalisée dont le monde entier va m'envier pour ça (XD), je répond UNE DEUXIÈME FOIS ! Et oui ! XDD

Lion PAWNCH è__é *sors un baton de combat (car ça a la classe) et veut tabasser Saïko avec*
Je sais pas pourquoi, bien que je trouve ce dessin d'une classe pas possible, je trouve que Saïko ressemble à une fille dessus xD. Vengeance du coup de la poitrine de Sephyra ? *SBAFSBAFSBAF* Aieuh...

Citation de:  Saïko
Saïko, le beau mec avec l'âme pure d'un jeune Indien limite Chaman *3* ! Il faut un pur acteur pour jouer son rôle quand le film sortira ! *SHBÖCK*

Limite Chaman ? *grand sourire* Dans certaines (dont les Lakota) tribu indienne, les chaman sont des intérmédiaire entre l'homme et la femme ! Ce sont des "hommes à coeur de femme" (source : mon livre sur les lakota xD) ! *se fait tuer violemment* (ma vengeance pour la réponse personnaliser (http://illiweb.com/fa/i/smiles/fresse.png))
/me fuit

Citation de: Saïko
Citation de: Donf
C'EST LA SEQUENCE-TIME OU LA MUSIQUE DE L'OST DOIT PETER SA RACE
Hell Yeah ! Le pur film d'animation à la Steem-Boy ou Métropolice ! Comment j'imagine le truc !! *3* Il y a personne ici qui veut faire un dessin animé ? XD
/me reviens

Les musiques qui peuvent trop bien coller à l'ambiance de la fic sont celle d'ALI PROJECT =D. Petit exemple : http://www.youtube.com/watch?v=cV97H4Mkj7Q&feature=related
/me fuit de nouveau, mais un crammage le fait s'envoler vers d'autre cieux

(http://illiweb.com/fa/i/smiles/fresse.png)


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Décembre 21, 2009, 11:15:58 am
Coucou Papa !!

Citation
Mh, Kane part et Neal débarque... Intéressant, intéressant. Je remarque c'est toi qui prend l'habitude de soulever les petites questions qui passent inaperçues mais qui restent très intéressantes. Tu es bien la fille de ta mère ^o^ *SBAF

Héhé ^^ Merci ! Mais je dois avouer que je ne les interprètes pas souvent comme il le faut, souvent même j'ai beau chercher la réponse dans mon p'tit cerveau, je trouve rien >.< C'est juste que j'aime bien remarquer les petits détails. ^^

En tout cas, je trouve ce chapitre superbe, papa !! Vraiment ! De belle description, du suspense, vraiment, tout est super !!
Comme Katos, j'adore la "réplique qui tue". Elle m'a fait bien marrer XD
Enfin bref. Le passage avec Hunter et ces rêves étranges, j'ai frissonner. Non, vraiment ! Donc, si j'ai bien compris, sa mère était une échidné blanche... Mais alors comment Hunter est-il un homme ? Serait-ce des pouvoirs de Kane ? Oo Ce serait bien étrange, mais bon...
Sephyra et Lena aussi, c'est bien mystérieux. Je me demande vraiment quel rapport elles ont toutes les deux...

Rien d'autre à dire, mais juste une erreur :
Citation
Hunter dégaina ses deux Five-Seven de leurs holsters au niveau des côtes, et pointa leurs canons en direction de la porte. Ses yeux bleus
Citation
Ses yeux violets retrouvèrent alors leur éclat,

Je pense que tu as remarqué l'erreur, alors je n'ai rien à dire ^^

Enfin, bon courage pour la suite !! Et vivement la suite, d'ailleurs ^^


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Décembre 21, 2009, 12:08:46 pm
*0*
CA PETE DE PARTOUUUUUUUUUUUT *fait un arrêt cardiaque*

T'ain, j'ai trop hâte d'être à Nowel moi... C'était génial, vraiment... Je sais pas quoi dire tellement j'ai adoré! Votre fic a tout pour elle, avec sa dose de mystères, d'humour, d'action et de tristesse ; le cocktail ultime qui vous place au sommet de la fanfiction, très cher!
Pas étonnant que j'ai plus un seul lecteur de mon côté à par vous è_é Vous me les piquez tous! *PAF*

Génial, génial. Je suis en surkiffe totale. Et ravie que l'illustration vous plaise autant, mes braves fistons! ^0^

Allez, une très bonne continuation! Et pour l'OST de NightDreamers, je vous propose de plagier toutes les musiques de Final Fantasy VIII. Les musiques sorceresques s'accorderaient diaboliquement bien avec Lena.

Vraiment, bravo. Vous êtes vraiment talentueux, c'est un si grand plaisir de vous lire... é_è Merci, merci TOT

*va chialer dans son coin*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Décembre 22, 2009, 06:06:46 pm
Saïko < T'inquiète frangin, si je deviens riche et célèbre un jour, je m'arrangerai pour faire de grands films de toutes les plus belles fics de ce forum °O°
Katos < Ahyo ! Un Lion sur mon topic *Jette une table Ikea sur Katos, s'enferme dans les chiottes* Un lecteur de plus say cool, tu te pointes au bon moment en plus, saligaud owo Et Katos... J'aime tes musiques. *Te balance son ordi portable sur la pware*
Kayra < Coucou ma fille <3 ! Même sans trop comprendre, c'est toujours bien de relever les p'tites questions qui traînent comme ça ! En fait, ce sont elles qui font le scénario de la fic, derrière les Grandes Questions et la trame principale. L'histoire derrière l'histoire, tu comprends =)
Woops les erreurs sur l'adjectif de couleur :'D
Et j'aime le carpaccio. *Meurt
Sephyra < Et oui que voulez-vous, c'est ma grâce inégalée, mon talent, mon esprit retors qui fait que... Je suis Donf *Se lime majestueusement les ongles sans daigner regarder sa mère*. Merci, merci, vos compliments flattent mon appareil auditif... Et faudra que je prenne ces musique, FFVIII je connais pas trop (à vrai dire avec le IX ce sont les deux de la série que je connais le moins :'D). En tout cas si ma fic vous plaît, j'en suis très heureux, ainsi je vous rends une petite partie de tout ce que je pense de vous à propos de vos merveilleuses illustrations é__è (F)

Ca va chier.
Je préviens que le 25 décembre 2009 sera placé sous le signe du sang et de la mort, cette date sera gravée du sceau de NightDreamers à l'encre rouge qui bavera sur vos calendriers pour effacer sous sa morbide couleur toutes les autres dates qui ne seront rien face à ce qui vous attend...
Tout ça pour dire que je vous prépare un de ces post-cadeau monstrueux qui vous en foutera plein laggle.
Mais en attendant, terminons ces festivités avec la fin du chapitre 18 !
Bon réveillon à tous et rendez-vous vendredi =)
PS : Si vous croisez le père-noël, demandez-lui une peluche Dails en cadeau *SBAF



Rika se jeta sur Hunter en courant. Ce dernier lâcha son fusil en arrière pour éviter le poing de la tigresse qui manqua de lui caresser tendrement le visage, avant de répliquer par un coup de genou bien placé dans le bassin. La tigresse grogna. Ce fut à ce moment là qu’Hunter fit sa première erreur. Le jeune homme ayant baissé sa garde, Rika en profita immédiatement pour jeter en avant un crochet du gauche qui atteignit Hunter dans le plexus, lui coupant sa respiration. Elle ne s’arrêta pas pour autant, se glissant furtivement derrière le jeune homme après lui avoir enfoncé son coude gauche dans le ventre, et en profita pour lui emprisonner le cou entre ses bras.
-   Alors beau gosse, on a voulu sous-estimer les femmes ? Grogna sourdement la tigresse, fière de son effet.
Hunter resta silencieux le temps d’une seconde, juste assez pour que Rika se demande ce qui se passait chez son ennemi. Le jeune homme rejeta alors violemment sa tête en arrière. Son crâne percuta le museau de la tigresse, et elle desserra automatiquement sa prise. Hunter pivota sur lui-même et balança son pied droit en avant, en plein dans le ventre de l’hybride qui recula en se tenant la zone meurtrie de ses deux mains. Le jeune homme fit quelques pas en arrière, prenant ses distances pour le prochain assaut, et en profita pour retirer sa chemise. Il assouplit ses jambes le temps que la tigresse se reprenne en crachant un filet de sang, puis leva ses bras en signe de défense, sautillant sur lui-même.
-   Ca fait bien longtemps que je m’étais pas servi de mes jambes. Mes victimes en ont rarement besoin… On va voir ce que tu vaux, ma tigresse.
Rika lui décocha un rictus méprisable, avant de se mettre elle-même en place, jambes légèrement écartées, une main levée devant ses yeux, l’autre repliée en son poing un peu plus bas.
-   Je t’attends, saloperie de mec, susurra-t-elle de rage.
Hunter ne se le fit pas dire deux fois. Il se jeta sur la tigresse en criant pour libérer sa rage de vaincre.

La lame du katana se stoppa brutalement sur le manche en bois situé au centre de la lance. Sephyra leva sa seconde lame, mais Lena fit tournoyer son arme, rejetant l’attaque. La roussette recula avec méfiance.
-   Tu es à moi… Susurra la jeune femme en souriant dangereusement.
Sephyra dévisagea son ennemie en grognant sourdement.
-   Mais pour quelle raison, qu’est-ce que tu me veux… ? Demanda-t-elle en levant ses  katanas.
Lena soupira avec dédain.
-   Tu ne te rappelles même pas, c’est pitoyable, rétorqua-t-elle.
-   Me rappeler de quoi ?!
-   De ton enfance !
La jeune femme ne souriait plus. Elle fixait Sephyra avec colère, une pointe de mélancolie au fond de ses pupilles. La roussette fronça les sourcils en grimaçant.
-   Je n’ai pas eu d’enfance…
-   C’est parce que tu ne t’en souviens pas.
-   Ils ont tous été tués !
-   C’est ce qu’on t’as dit…
-   L’île a brûlé ! C’est l’Hydre de feu qui s’en est chargée, j’en ai été la seule rescapée !
-   Mais ça ne change rien au fait que toi et moi nous sommes liées par nos souvenirs d’enfance !
-   QUELS SOUVENIRS ?! Finit par exploser Sephyra en tranchant l’air avec sa lame.
Lena la dévisagea calmement sans répondre. La roussette reprenait son souffle.
-   Sur cette île ne vivaient que des hybrides de mon espèce. Et tu es humaine.
Un coup de vent fit voler les deux chevelures des ennemies communes. L’une d’ébène, l’autre blonde, tirant presque sur le châtain.
-   Vous ne vivez qu’avec ce que vous voyez, dans le monde des apparences… Murmura Lena. Quand on repasse la Porte, c’est impossible de retrouver son enveloppe originelle.
-   De quoi tu parles… ? Les morts ne reviennent pas à la vie !
-   Je ne suis pas vivante. Je suis damnée.
Sephyra fixait la jeune femme avec de plus en plus de méfiance, s’interrogeant sur l’intégrité mentale de son ennemie.
-   Mais j’ai gardé quelques « traces » de mon premier passage… Tu veux voir ? Demanda alors Lena en souriant, menaçante. Ca pique un peu, mais je vais faire un effort pour toi…
Lena ferma alors les yeux, alors que Sephyra abaissait lentement ses katanas, redoutant le pire. La robe que portait la jeune femme était ouverte au niveau de son dos. Sous sa peau, ses omoplates semblèrent bouger d’elles-mêmes. Lena grimaça ostensiblement. Dans une giclée de sang, deux excroissances d’os sortirent alors du dos de la jeune femme, dans un bruit de craquement et de déchirure sonore. Sephyra n’osait croire ce que ses yeux apercevaient dans la silhouette de son ennemie.  Du dos de Lena pointaient deux os assez volumineux, longs, et qui s’articulaient lentement. Bientôt, deux toiles s’ouvrirent soudainement dans une nouvelle volée de sang, révélant deux ailes de chiroptère. Sephyra réprima un frisson d’angoisse, alors que ses yeux écarquillés contemplaient ces deux excroissances surnaturelles. Lena releva ses paupières, des cernes de souffrance sous ces yeux, et sourit alors pendant que sa peau se reformait d’elle-même autour des os qui sortaient de son dos, stoppant le saignement.
-   C’est au moins ça que j’ai pu prendre au Diable, répliqua-t-elle avec souffrance.

Neal restait à quelques mètres de Zalosta, la fixant avec un sourire carnassier qui n’envisageait rien de bon. La hérissonne regardait du coin de l’œil ses deux autres amis se battre. Elle ne fit pas plus attention que ça à l’allure différent qu’arborait maintenant Lena. Plus rien ne l’étonnait après quelques millénaires de vie et des poussières. C’est alors que le médaillon de Saïko s’illumina. En une seconde, le petit groupe composé de Donf, Myosotis, Saïko, Zalosta et les enfants se retrouva encerclé par de petites silhouettes toutes de noir, aux têtes pointues et aux bras faisant office de lames. La hérissonne reconnut immédiatement les êtres anormaux qui leur avait servi de « gardes » à la réception. Elle reposa ses yeux vides de tout sentiment sur Neal, qui ricanait sourdement. Ses yeux flamboyants, d’un rouge anormal, transpercèrent Zalosta.
-   Toi, j’ai hâte de te dépecer vivante… Prononça-t-il en levant sa faux, se mettant en position de combat.
La hérissonne resta de marbre. Elle réfléchit quelques secondes, puis relâcha la tension et se massa la nuque sans cesser de fixer le renard.
-   Donf, Saïko, Myosotis ! Clama-t-elle soudain.
Les trois concernés, derrière elle, à côté des enfants, la regardèrent de dos.
-   … Je vous confie les enfants. Prenez-en soin, termina-t-elle en se retournant finalement, leur souriant tristement.
Arthur et Millie affichèrent une mine inquiète, alors que Zalosta s’avançait entre les petits êtres ténébreux qui la laissaient passer docilement. Saïko, Myosotis et Donf se regardèrent, puis hochèrent la tête en même temps, sachant ce qu’ils leur restaient à faire. Ils se mirent autour des enfants, chacun occupant une zone stratégique pour défendre Arthur et Millie. Donf prit le M9 que lui avait donné son ami et pointa aléatoirement un des innombrables êtres qui se mouvaient sur place devant lui. Saïko rassemblait son énergie en levant les mains en signe de défense. Myosotis, couteau en main, lame vers le bas, en position de combat, avait retrouvé sa perception visuelle et contemplait un à un les multiples points rouges battants qui se trouvaient dans son champ de vision.
-   Arthur, protège Millie, t’as l’autorisation de bouffer tout ce qui passe ! Ordonna Donf sans se retourner. Millie, aide-toi de Dails, faîtes comme vous pouvez, mais… Putain, vous avez pas intérêt de crever avant moi, grogna-t-il en grimaçant, s’adressant cette fois à ses deux acolytes.
Saïko ricana franchement, son regard passant de l’un à l’autre des petits êtres. Myosotis sourit discrètement en empoignant la manche de son couteau. Arthur se mit juste devant Millie comme pour la protéger. 
-   Ca va pas être simple vu leur nombre, rétorqua Saïko en souriant de manière désabusée.
-   On se retrouvera en enfer, au pire, continua Myosotis de sa voix féminine et froide. On se donne rendez-vous maintenant ou on attend un peu ?
-   Ca va être difficile, j’ai un planning chargé, objecta Donf avec une ironie mordante.
-   Alors personne ne va mourir, conclut Millie de sa petite voix en serrant sa peluche contre elle.
Saïko acquiesça de la tête en souriant un peu plus. Les êtres ténébreux levèrent alors leurs bras-lames et fondirent sur le petit groupe.


Hunter balança son pied droit en avant, visant la tête de son ennemie. Celle-ci para le coup en levant son bras gauche, et, véloce, empoigna la jambe du jeune homme. Celui-ci grimaça et prenant une impulsion sur son pied gauche, sauta carrément sur Rika. La tigresse tomba en arrière, Hunter se retrouva assis sur elle. Il lui décocha un direct du droit en plein dans le museau avant même qu’elle ait pu faire quoi que ce soit. L’hybride grogna de rage, un mince filet de sang au bout des lèvres. Elle leva violemment son genou pour le cogner contre le dos du jeune homme qui grimaça de souffrance, et continua en l’empoignant par le col avant de lui mettre un coup de boule. Hunter se releva en se massant le front, tandis que Rika exécutait une roulade arrière avant de se remettre agilement sur ses pieds. Puis soudain elle fit volte-face et courut vers le chalet, sautant par-dessus les marches du perron. Hunter la suivit rapidement et, dégainant ses Five-Seven en pleine course, tira à vue d’œil sur la silhouette qui traversait la porte d’entrée. Les balles se fichèrent dans le bois, dégageant des éclaboussures qui volèrent dans les airs tandis que Rika se jetait sur le canapé à sa droite. Roulant sur elle-même, elle se réceptionna à terre et bougea le canapé de place pour avoir le dos du meuble comme écran de protection. Quand Hunter débarqua dans le salon les deux flingues levés, elle tira à l’aveuglette depuis son abri. Le jeune homme glissa derrière le comptoir, dans la cuisine, et prit le temps de recharger ses armes pendant que son ennemie faisait de même. Dans le silence qui suivit, ils perçurent leurs respirations respectives, mêlées aux bruits de combat qui venaient de dehors.
-   Pourquoi notre mort maintenant, et pas plus tôt ? Demanda soudainement Hunter en couvrant le vacarme de sa voix grave et posée.
-   Et vous ? Pourquoi avoir fuis plutôt que de combattre ? Rétorqua Rika en reprenant sa respiration.
-   C’est difficile de viser un ennemi invisible. Encore une question.
-   Demande toujours, on reprend après.
-   Le type à la malle, avec son manteau noir et ses clopes, il est de votre groupe ?
-   Me parle pas de ce connard ! Vociféra soudain Rika en se redressant derrière le canapé et en balayant la surface du bar sous une pluie de balles.
Hunter soupira en attendant que la tempête se calme.
-   Tu vas user tes balles pour rien, comme ça.
-   Ta gueule, répliqua simplement la tigresse en se protégeant à nouveau derrière son canapé.
-   Pourquoi chercher à ouvrir la Porte des Enfers ? Continua le jeune homme sans hausser la voix. Vous espérez y trouver quoi ?
-   La rédemption ? Qui sait.
-   Je vois… Bon, on reprend ?
-   Ok.
-   Sans flingues ?
-   Sans flingues.
Hunter contourna alors le bar en replaçant ses Five-Seven dans leurs holsters au niveau des côtes, tandis que Rika rangea ses Beretta dans leurs étuis accrochés autour de ses hanches.
-   Honnêtement, je m’attendais à ce que tu me canardes avec tes flingues.
-   Idem, répliqua froidement la tigresse en fixant son ennemi dans les yeux.
Hunter fit alors craquer ses cervicales en soupirant, puis se remit en position de combat. La queue de l’hybride s’agita dans les airs juste avant qu’elle ne s’élance avec une vélocité féline sur le jeune homme. 

Zalosta avait fait un bond énorme. Son boken de glace fut violemment paré par le manche de la faux. Le renard et la hérissonne se contemplèrent un instant pendant que leurs armes se repoussaient réciproquement. Les éclats meurtriers de leurs yeux respectifs se rejoignaient pour ne former qu’une seule issue à ce combat : tuer ou être tuer. Neal repoussa alors son ennemie en la poussant vers l’avant, puis enchaîna des mouvements circulaires avec sa faux. Zalosta évitait la lame et la parait avec sa glace de justesse. Le renard était encore plus rapide qu’auparavant. Anormalement rapide. Quelque chose avait changé. Il était plus puissant, plus véloce. Beaucoup trop pour la normale. Zalosta fit alors tourner son boken entre ses mains en anticipant le mouvement de la lame. Elle réussit à parer l’attaque et balança le bout de son bâton de glace dans le ventre du goupil. Celui-ci recula en se tenant la zone meurtrie d’une main. Mais son sourire sadique ne se dépeignait pas de ses lèvres, ne trahissant aucune souffrance. Seulement le désir de tuer.
-   Ya un truc qui va pas, toi…
Pour toute réponse, son ennemi ricana dangereusement.
-   Et toi, tes yeux sont vides ! C’est bizarre ça. Pourtant je ressens cette tension si particulière, si… Jouissive. Le désir irrépressible de tuer, pas vrai ? Susurra-t-il en fixant la hérissonne de ses yeux fous.
La hérissonne lui rendit son regard en restant impassible. L’atmosphère se refroidit alors, et les petites pousses d’herbe aux pieds du goupil se gelèrent instantanément. Le renard poussa une exclamation de surprise en regardant le phénomène avec une curiosité mal placée. Un large écran de buée se forma alors entre lui et son ennemie. Un écran qui se solidifia rapidement. Derrière l’opacité de la glace, Neal voyait encore la silhouette de Zalosta qui restait immobile.
-   Encore un truc pour te protéger ! Vociféra-t-il avec un plaisir sauvage. Ca marche pas, ça marche pas ! Trop prévisible, la glace… C’est fragile.
Il leva alors sa faux, mais retint son geste alors que la lame se trouvait au-dessus de lui. Il contempla la surface de l’écran en penchant la tête sur le côté, l’air curieux. Zalosta abattit alors avec force son boken sur l’écran, de l’autre côté. La glace se craquela de manière sonore, tandis que Neal abaissait sa faux, son sourire se perdant dans sa curiosité. Alors, soudainement, les bouts de glace qui se craquelaient tournèrent leurs bouts coupants et piquants vers le renard, et se jetèrent sur lui d’un même mouvement. L’attaque fut si rapide que Neal ne put rien faire pour l’éviter. Les morceaux de glace, résistants, dangereux, transpercèrent son corps et l’éraflèrent à plusieurs endroits. Après quelques secondes, la glace s’humidifia, puis se transforma en buée. Buée que Zalosta fit s’envoler dans les airs avec force. Le corps de Neal apparut alors, debout, recroquevillé sur lui-même. Il tenait sa faux contre lui, le museau baissé, le corps ensanglanté de partout. Plusieurs filets d’un goût douteux s’écoulaient de ses poils hérissés, recouvrant la terre gelée d’une flaque de sang.
Zalosta fronça les sourcils. Le corps du renard tremblait légèrement. Puis un grognement se fit entendre. Neal eut un soubresaut, tandis qu’un petit rire sadique traversait sa gorge avec passion. Puis il releva lentement son museau, fixant la hérissonne de ses yeux meurtriers et levant à nouveau sa faux. Zalosta grogna méchamment en serrant les poings.
-   A mon tour maintenant…

Lena balaya l’air d’un coup d’ailes. La chevelure de Sephyra s’agita derrière elle. Elle contemplait son ennemie, à moitié effrayée. Elle ne pouvait pas croire ce qu’elle voyait.
-   Mais qu’est-ce que tu es, nom de Dieu…
-   Je ne suis pas humaine. J’étais roussette, mais je suis morte. Voilà le résultat final.
-   C’est impossible, les morts ne peuvent pas revenir à la vie… ! Objecta de nouveau Sephyra en contemplant les ailes avec effroi.
-   Je ne suis ni vivante, ni morte.
-   Non, c’est… Je ne peux pas y croire… Souffla difficilement la roussette en hochant la tête de droite à gauche sans cesser de contempler son ennemie.
Celle-ci la fixait sans sourire. Dans l’esprit de Sephyra, les rires étaient toujours présents. Ils se faisaient plus féminins. Elle fit un pas en arrière en levant un de ses katanas. Elle ouvrit la bouche, mais les mots ne sortant pas, elle se contenta d’ingurgiter difficilement avant de reprendre.
-   Ne me dis pas que… Nous nous sommes connues ?
A ce moment, les lèvres de Lena s’étirèrent en une grimace de colère. Les traits de son visage, parfaits à l’ordinaire, se transformèrent sous l’effet d’une rage incontrôlable. Elle replia ses ailes dans son dos. Lorsqu’elle parla, sa voix se fit encore plus sifflante qu’à l’accoutumée. Elle crachait les mots comme s’ils lui donnaient la nausée.
-   Tu es vraiment pitoyable !
Puis, avec une rapidité surprenante, elle leva sa lance devant elle, une des deux lames pointées en direction de Sephyra, et chargea avec vélocité. La roussette para le coup en projetant un de ses katanas en avant pour donner un effet circulaire à la lance qui la manqua de peu, et en profita pour passer derrière son ennemie. Celle-ci se retournait déjà dans un mouvement circulaire de son arme, projetant la lame de bas en haut en direction de la roussette. Cette dernière exécuta une roulade sur le côté droit, puis enchaîna sur un saut en arrière juste au moment où la lame du côté inverse de la lance ne s’enfonçait dans le sol. Lena garda le manche de son arme dans les mains sans extraire celle-ci, la tête basse, ses cheveux couleur d’ébène balayant son visage.
-   Tu ne te souviens même pas que nous avons passé notre enfance ensemble, Sephyra… ? Demanda la jeune femme sans lever les yeux.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Blackdoom le Décembre 22, 2009, 06:10:50 pm
Donf appuya une nouvelle fois sur la détente après avoir foutu un coup de pied à un des petits êtres noirs. Un cliquetis sonore lui répondit, plutôt qu’un coup de feu. Son teint, rouge par l’effort, devint livide. Saïko, qui venait d’exterminer trois êtres ténébreux d’un jet de flamme tout droit sortis de la paume de sa main droite, regarda en direction de Donf, à sa droite, pour voir celui-ci jeter son arme contre un des innombrables ennemis.
-   Donf !
-   « Si t’as un problème fais-moi signe », qu’il disait ! MAIS OÙ IL EST EST, LÀ ?! Hurla le jeune homme en regardant en tout sens.
Soudain, son regard tomba sur le fusil à pompe que son acolyte aux cheveux bruns avait laissé tomber pour se battre à mains nues, quelques minutes plus tôt. Un jet de flamme lui frôla alors les fesses. Se retournant, il vit deux petits êtres se consumer. Car c’était ainsi qu’ils mourraient, en se consumant dans un brouillard noir, peu dense, rien qu’une petite fumée. Mais le  nombre de leurs ennemis ne semblait jamais vouloir diminuer.
-   Saïko ! Fais gaffe aux petits, je reviens !
-   Quoi ?!
Donf passa alors à côté de Millie et Arthur qui le regardèrent partir en courant vers Myosotis avec des yeux ronds.
-   Arthur, fais gaffe à ta sœur !
-   … Ma sœur ? Demanda celui-ci en s’interrogeant.
-   Arthur ! S’écria alors Millie qui se trouvait juste derrière lui.
Arthur se retourna juste à temps pour voir le bras-lame d’un ténébreux s’abattre sur lui. Au moment où il cru mourir, un couteau d’une taille assez conséquente stoppa la lame noire à quelques centimètres du visage du garçon. Dails, la peluche de Millie, se tenait sur son épaule, son gros couteau de cuisine entre ses mains pelucheuses. Ses yeux noirs, vides et luisants comme deux billes, contemplaient le petit être. Puis la peluche repoussa son assaillant avec une facilité déconcertante, au vu de sa taille et de sa nature. Sautant de son perchoir, elle coupa net le bras-lame de la créature ténébreuse, puis tombant agilement sur ses pattes en coton rafistolé, balança son couteau de la gauche vers la droite en sectionnant les deux petites jambes de l’être à la tête pointue. Celui-ci tomba en arrière sans un bruit. Dails sauta sur son ventre presque plat et planta son arme dans le cou de son ennemi, qui s’évapora tout de suite dans une petite fumée noire.
-   Merci Dails ! S’exclama Arthur avec entrain.
Pendant ce temps, Donf donnait des coudes et des pieds pour passer de force parmi la horde de ces autres créatures ténébreuses. Quelques lames lui tailladaient les vêtements et la peau, mais il restait concentré sur l’arme qu’il voyait à terre, à quelques mètres. Le jeune homme sauta, se réceptionna sur deux ou trois êtres qu’il écrasa face contre terre (ils lui arrivaient à hauteur de poitrine, même un peu moins), puis roula en avant et se jeta à cœur perdu. Enfin il arriva. Il ramassa l’arme à terre, et sans réfléchir se retourna et tira dans le tas, la crosse du fusil callé sur l’épaule, le canon bien empoigné dans l’autre main. La détonation fut sonore, et plusieurs créatures volèrent en avant. La fumée qui s’en échappa fut plus opaque que jusqu’alors. Entre un pistolet et un fusil à pompe, le résultat était probant.
-   … Là, c’est officiel, j’ai les boules, commenta placidement le chef cuistot.
-   Donf, ramène-toi dans le cercle, on va pas tenir ! S’exclama alors Myosotis en passant la lame de son couteau dans un des êtres ténébreux comme dans du beurre.
Dans son champ de vision n’apparaissaient que lignes et points rouges palpitants qu’elle s’empressait de suivre et de planter une fois leur propriétaire à portée de lame. Donf se fraya un chemin un peu plus facilement avec son arme, tirant deux coups de feu et se servant même à la fin de la crosse de son fusil comme d’un club de golf pour envoyer balader la dernière créature qui s’apprêtait à cisailler Dails à coups de lames. Le petit être noir partit en fumée sans même retomber sur le sol.
-   Myosotis, tu sais créer un kekkai ? Demanda alors Saïko en reculant légèrement après avoir flambé une petite dizaine de créatures.
-   J’ai jamais vraiment essayé, mais puisque je connais le système de l’intérieur… A voir. Tu veux que je le fasse où ?
-   Autour de nous, lui répondit le goupil en balançant son poing dans le ventre d’une créature trop sûre d’elle.
Myosotis se concentra l’espace d’une seconde, puis leva haut son couteau, et l’abattit violemment sur le sol en s’accroupissant. La lame se ficha profondément dans la terre pourtant peu meuble. Un cercle luminescent apparut alors, brillant dans la nuit, repoussant les créatures des ténèbres en s’agrandissant sur le sol.
-   Merde, j’aurai dû le faire en plein milieu… Ramenez-vous près de moi !
Donf tira une dernière fois avant de se retourner, et pressa les enfants de rejoindre Myosotis qui se trouvait juste derrière eux.
-   Saïko, viens ! S’exclama Donf en s’apercevant que le goupil restait à sa place.
-   Nan laisse, c’est fait exprès ! Myosotis, active la barrière, maintenant !
La jeune femme ne se le fit pas dire deux fois en voyant les autres créatures en face d’elle s’approcher dangereusement. Un nouveau cercle s’échappa alors du sol, pile à l’endroit où était planté le couteau, et s’arrêta à quelques centimètres du premier qui entourait Myosotis, Donf et les enfants d’un ou de deux mètres seulement. Des inscriptions étranges et brillantes se tracèrent alors entre le premier et le deuxième cercle, puis le tout rayonna vivement avant que la nuit ne reprenne ses droits. Le rez-de-chaussée du chalet était leur seule source de lumière dans ce bois inhabité. Myosotis se releva, son couteau à la main, légèrement essoufflée. Une des créatures noires en face d’elle tenta de s’approcher en levant sa lame. Au moment où elle s’apprêtait à faire un nouveau pas en direction de sa proie, elle rencontra une résistance inattendue qui ne produisit aucun son. La jeune femme soupira de soulagement en constatant qu’elle avait correctement mis en place la barrière protectrice.
-   C’est bon Saïko, ça marche ! S’exclama-t-elle en se retournant vers le goupil qui brûlait de nouveaux ennemis avec ses flammes.
-   Ok ! Lui répondit le renard sans même se retourner. Cramponnez-vous, ça va secouer !
Donf s’agenouilla pour prendre les enfants contre lui. Myosotis assura sa prise sur le sol en s’accroupissant. Saïko se concentra alors en fermant les yeux. Il rassembla son énergie, alors que le médaillon autour de son cou émettait une lueur vive. Lorsqu’il releva les paupières, des flammes rouges, brûlantes, dansaient dans ses yeux. Il leva les bras sur les côtés, déployant son énergie autour de lui, puis leva son pied gauche. Au moment où il le rabattit brutalement sur le sol, une vague de flammes impressionnante déferla tout autour de lui. Le feu se propagea en un cercle parfait dont l’épicentre se révélait être le renard, qui manipulait son attaque à la perfection. Les créatures noires brûlèrent sans un cri de souffrance, silencieuses. Un énorme brouillard noir s’éleva bientôt du champ de bataille pour s’évaporer dans les airs.
A l’intérieur du kekkai, Myosotis, Donf et les enfants assistaient à un spectacle époustouflant. Les flammes léchaient la barrière invisible sans y entrer, les enfermant dans un cercle de feu où ils ne ressentaient nulle chaleur hostile, bien à l’abri de la magie provoquée par la jeune femme qui n’était pas peu fière d’elle. Puis après quelques secondes, le feu se retira vivement pour retourner en son centre : Saïko, qui – ayant gardé ses bras levés tout le temps de l’attaque – rabattit ces derniers contre lui en posant un genou au sol, essoufflé.
Myosotis leva son couteau et rompit le kekkai en plantant sa lame dans le gros point rouge palpitant. Les deux cercles se désactivèrent automatiquement. La jeune femme s’empressa d’accourir aux côtés du renard, l’aidant à se relever.
-   C’est bizarre…, commenta celui-ci en acceptant l’aide. D’habitude ça… Ca consomme pas autant d’énergie…
Myosotis le regarda en coin, puis sourit discrètement en épaulant le goupil.
-   C’était quand même pas mal, le coup du four vivant, daigna-t-elle le complimenter. Beau à voir depuis un kekkai. Bien joué.
Le renard rit légèrement. Donf, à leurs côtés, releva alors son fusil en regardant à sa droite, l’air méfiant. Arthur et Millie aussi regardaient en des directions différentes, pressentant le danger. Alors, tout auteur d’eux, les petits êtres ténébreux se reformèrent en cercle en apparaissant dans une fumée noire. Quelques uns aiguisèrent leurs lames l’une contre l’autre en penchant leur tête pointue sur le côté.
-   Là, ça va devenir plus compliqué…, murmura Donf en rechargeant son fusil à pompe.



Dona eis requiem sempiternam.

Agnus Dei



*****
***



A cet instant, j’étais seule. Seule dans l’univers, seule sur ce monde, seule en moi-même. Ma vie se trouvait derrière moi. Mon présent n’était qu’un rêve épuré de tout sens. Je n’avais plus d’objectif, plus de motivation.
Je n’avais plus d’existence.


-   Si les gosses ont la moindre égratignure, je vais finir en statue pour ce foutu chalet. Ramenez-vous, prononça à son tour le cuistot en levant son fusil comme une batte.
Un des petits êtres, le plus proche du jeune homme, le toisa en levant ses bras-lames vers lui. Au moment où la créature s’élança, Donf fit de même en hurlant son désespoir.

Alors cet homme est arrivé. Il m’a dit qu’une place m’attendait, si je le voulais. Moi qui n’étais plus que le reflet d’une conscience aussi éphémère qu’un papillon, alors que j’avais gagné une demi-immortalité dans ma postérité… Cet homme est arrivé, sans prévenir, et a ravivé dans mon regard pourtant dénué de pupilles ce doux élan de curiosité.

Sephyra battit lentement des paupières. Elle sentait son sang s’échapper petit à petit de son corps. Lena se tenait près d’elle, le visage ruisselant de larmes.
-   Tu comprendras un jour, pourquoi j’ai fait ça… Tu es libre de vouloir me chercher, maintenant. Tu es libre de vouloir me tuer. Je t’attendrai…

J’ai refusé. En tout cas, je n’avais pas accepté. J’ai erré en me posant des questions. Moi, m’interrogeant. Moi, me poser pour ou contre ma conscience. Mes envies. Mes désirs. Les engrenages de la machine rouillée que j’étais reprenaient peu à peu leur travail.

-   Attend… Qu’est-ce que tu comptes faire ?! S’écria Donf.
-   C’est trop dangereux de la laisser continuer son petit jeu, si ça continue on va y passer ! Répliqua Hunter, qui était obligé de tenir son simple flingue des deux mains pour contrôler les tremblements de froid de ses membres.

Mais la véritable étincelle a été cette rencontre, un soir de pluie, un jour quelconque, à une heure perdue dans l’immensité de l’infinie. Comme le pendule de l’horloge qui s’arrête soudainement. Mon regard voilé a croisé ces deux enfants.

-   Za… los…
Millie, dont le bras était emprisonné contre elle sous la chaîne, essaya de lever sa main vers la hérissonne qui se trouvait à quelques mètres, bloquée par le kekkai. L’enfant la regarda d’un air implorant, pleurant chaudement.

Et j’ai su à cet instant, j’ai accepté, j’ai désiré que ma vie, ce soit eux. Plus que les prochaines missions, plus que mon passé, plus que mon identité. Ma vie, mes désirs, mes envies, mes objectifs n’étaient tournés que vers eux et dans leur bien.

-   Fox, fais quelque chose…
-   Je suis ton esprit protecteur, Saïko, pas celui des autres…
-   Sauve-la, je t’en supplie…, implora le goupil en reposant ses yeux bleus sur le corps de la jeune femme, qui respirait par à-coups brefs et souffrants.
-   Je ne peux pas, Saïko…
-   SAUVE-LA ! Hurla alors le renard en tapant du poing sur le sol.

D’une certaine manière, je crois que j’avais toujours eu envie d’avoir des enfants.
J’avais toujours voulu être maman…


-   Tout est terminé, maintenant…, prononça Kane de sa voix grave et posée.




NightDreamers
Chapitre 19 ~ Requiem [Goodbye my hearts, goodnight my sista 2/2]

Vendredi 25 Décembre 2009
Noël


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Sephyra le Décembre 22, 2009, 07:35:03 pm
*0*

...

(sous le choc)

...

*0*

MAIS CÉKOICEMERDIER ET LENACÉUNEROUSSETTEENFAIT JYCROIPA *SBAFA*

C'est... C'est... ça va être chaud ce combat, je sens... on va se faire atomiser :'D COMMENSSACRAINT

*Lena l'achève en avance*

Bordel, sans forcément parler de la preview qui donne DIABOLIQUEMENT envie d'être le 25 Décembre, la suite était extra... On sait enfin qui était Lena, bien que ce ne soit pas forcément une bonne nouvelle... :'D Argh, argh argh... On va se faire éclater, on va tous MOURIIIIIR NAAAAAAAAAAN *part en courant et en chialant tout ce qu'elle peut*

'Tain, je sais plus quoi dire à force moi! A part que ca déchire sa race grave ouech zyvah bien ou quoi! Bref... je vais finir par créer une secte en votre nom. Quoique, je vous ai dessiné tellement d'illustrations jusqu'à aujourd'hui... Alors on va dire qu'on est quittes. *PAF*

Purée... ONVATOUSSCREVER *se ramasse un pavé*


La suiiiiite... *agonise*

PS : Mon fiston il va pleurer, nan pas pleurer mon Saïko! é__è *câlin*


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Katos le Décembre 22, 2009, 09:03:39 pm
Mes musiques ont la classe, je sais =D

Z'allez crever, ='D Enfin bon, j'ai pas vraiement de chose intelligente à dire...

Déjà, j'ai hate d'être à NOWEL ToT ! Donf t'es méchant, je comptais sortir ma fic à minuit pile à nowel, tu va me piquer tout mes lecteurs, mécréant !

*se fait tuer par le cuistot*

Sinon, super chapitre, super review, et super tout.


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Hawk the Flying Hedgehog le Décembre 23, 2009, 08:40:19 am
WOOOH Il vient de se passer un truc magique là ! J'ai lu le chapitre, puis j'ai mis à jour ma page internet, pour voir s'il n'y avait pas d'autres réponses, et là, tous les textes en blanc sont devenus noirs ! Bref, fin du HS, revenons à ND.

Comme les autres, je dirais que c'est un excellent chapitre. Tu décris vraiment bien les combats, c'est très prenant, on a l'impression de vivre le combat, d'être au coté des personnages... ce qui est encore plus angoissant, du fait qu'ils sont un peu tous dans le caca (sauf Hunter, qui a l'air de gérer).
En tout cas, comme je te l'ai déjà dis, ça sent la mort dans les prochains chapitres, en particulier pour les 3 personnages féminins. Cependant, je commence à me dire que ce c'est pas forcément une mort définitive, si on en croit Lena. En plein milieu d'un combat, tu as quand même réussi à caser un début de révélation qui éclairci par mal de choses mine de rien (enfin "éclaircir" est un grand mot, mais il y a des pièces du puzzle qui commencent à se regrouper petit à petit...)

Vivement Noël, même si je ne sais pas si je pourrais lire le jour même.

Ah sinon, je suis déçu, je n'ai pas repéré de fautes d'orthographe dans ce chapitre. Je dois être fatigué (ou alors, tu n'en as pas fait, ce qui est une bonne chose  :;): )


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Kayra le Décembre 23, 2009, 10:13:05 am
Papa !! =3

Quel superbe chapitre !! Vraiment superbe, j'adore !!
De belle description, de belles bastons, vraiment tout est superbe !! J'aime énormément ta manière d'écrire, je trouve ça fantastiques ^^
Lena... Donc, avant elle était une roussette. Ca explique alors le comportement qu'elle a vers Sephy. Mais je la trouve toujours ignoble, cette fille !! >.<
Quoiqu'il en soit, j'ai adoré un passage en particulier : Saïko et Myosotis... Qu'est qu'ils sont choux, tous les deux !! *Se fait tuer par une Myosotis en colère*
Vraiment, j'adore quand elle vient parce qu'il est fatigué.. C'est trop mignon ! *Agite un drapeau : SaïkoXMyosotis pour toujours !!*
Mais en tout cas, je suis pressée de voir la suite !

Bon courage pour celle-ci, d'ailleurs !


Titre: Re : NightDreamers
Posté par: Miko le Décembre 24, 2009, 04:02:07 pm
Pff j'en ai mis du temps à rattraper mon retard. Y'a pas grand chose à dire de plus que d'ordinaire, c'est simplement superbe. J'ai repéré deux fautes dans ce chapitre un "suivit" à la place du participe passé et un "habituel" qui est mal accordé (féminin).
le chapitre en lui même est fantastique enfin ca commence à bouger sérieusement. Bastons... ^o^

La preview encore une fois met l'eau à la bouche, mais poster le 25 décembre c'est cruel. J'vais devoir attendre